Édition du
20 April 2019

ASSISTE-T-ON À UN REMAKE DE LA PÉRIODE KHELIL ?

Hocine MALTI

« Quand il y a un flou, il y a un loup », dit le proverbe. C’est ce qui se passe depuis 2017 dans le secteur pétrolier algérien, car les quelques rares informations concernant les activités du secteur qui sont fournies à l’opinion publique sont plutôt vagues et prêtent à confusion. Et ce particulièrement au sujet de la nouvelle loi des hydrocarbures actuellement en gestation, dont tout ce que l’on nous en dit, est plutôt flou et nous donne l’impression de revivre un film que l’on a déjà vu en 2000 – 2002.

Dès son accession à la présidence de la République en avril 1999 Abdelaziz Bouteflika avait été chercher son ami d’enfance Chakib Khelil à la Banque Mondiale pour le nommer ministre de l’énergie. C’était pour lui le candidat idéal, non seulement en raison des liens étroits d’amitié qui les unissaient depuis leur plus jeune âge, mais aussi et surtout parce qu’il voyait en lui une passerelle d’accès au président américain George W. Bush. Khelil était citoyen américain. Il avait fait ses études dans une université du Texas et avait travaillé dans un bureau d’études texan; il connaissait donc une bonne partie du groupe des pétroliers qui entouraient le président américain. Sachant qu’il avait été mal élu, Bouteflika voulait avoir le soutien de George W. Bush pour pouvoir s’imposer, pensait-il, aux généraux qui l’avaient coopté. Mais le soutien du président de la première puissance mondiale se paye; celui-ci avait exigé que la politique pétrolière algérienne soit conforme à la nouvelle doctrine américaine en la matière. L’élaboration de cette doctrine avait été la première tâche à laquelle s’était attachée la nouvelle administration dès l’arrivée de George W. Bush à la Maison Blanche, qui en avait chargé un groupe de travail créé spécialement à cet effet, le NEPD Group (National Energy Program Development), présidé par le vice-président Dick Cheyney. Le principe de base de cette doctrine était que les compagnies pétrolières américaines devaient s’accaparer d’un maximum de réserves pétrolières à travers le monde, particulièrement dans un certain nombre de pays nommément cités, dont l’Algérie. Abdelaziz Bouteflika avait accepté cette condition, à la suite de quoi son ministre de l’énergie avait confié l’élaboration de la nouvelle loi des hydrocarbures à des cabinets d’études américains. La disposition principale de cette loi répondait en tous points aux désirs du président américain. Elle prévoyait que la compagnie nationale des hydrocarbures SONATRACH ne pouvait détenir plus de 30% de participations dans toute association avec une entreprise étrangère et ne disposait que de 30 jours pour accepter ou refuser une telle proposition de la part de ladite entreprise; celle-ci devait, par ailleurs, être l’opérateur sur le gisement objet de l’association. Ce qui signifiait qu’à long terme serait transférée aux compagnies pétrolières étrangères, les américaines essentiellement, la propriété des réserves pétrolières algériennes[1].

On assiste aujourd’hui à une situation en tous points identiques à celle qu’a vécue l’Algérie à cette époque. Sur le plan des hommes et de leurs parcours tout d’abord. Abdelmoumen Ould Kaddour, P-DG de SONATRACH depuis un peu plus de 18 mois est, tout comme Chakib Khelil,  l’homme des Américains. Il en a fourni de multiples preuves du temps où il était P-DG de BRC : des surfacturations à 600 et 700% destinées à alimenter la cagnotte dans laquelle piochaient les mafieux américains et algériens, BRC transformée en une simple courroie de transmission vers Brown & Root, les mallettes de commandement achetées chez Raytheon pour les besoins de l’armée algérienne – ou pour ceux des services secrets américains, devrais-je dire, etc. Bouteflika qui avait eu recours, en 1999, aux services de son ami d’enfance afin de renforcer et pérenniser son pouvoir, a fait appel à Ould Kaddour en 2017, c’est-à-dire à un moment où lui et son régime craignaient de se voir éjectés du pouvoir, en raison de la chute des prix du pétrole, qui avait entraîné une diminution notable de la rente pétrolière. Car à ses yeux et à ceux de la nébuleuse qui l’a entouré durant 20 ans, tout s’achète, y compris la docilité du peuple. Ils ne pouvaient imaginer qu’arriverait le jour où le peuple voudrait prendre son destin en mains et exigerait leur départ. Ould Kaddour a été nommé à la tête de SONATRACH afin de retisser les liens avec les milieux pétroliers américains, des liens qui s’étaient effilochés depuis le départ de Khelil et afin aussi, pensait-on, d’attirer les grosses multinationales américaines, en leur rachetant leur vieille quincaillerie comme ce fut le cas de la raffinerie d’Augusta d’Exxon-Mobil.

Tout comme Khelil, Abdelmoumen Ould Kaddour s’est assigné comme première tâche celle  d’élaborer une nouvelle loi des hydrocarbures, dont il a, lui aussi, confié la conception à plusieurs bureaux d’études américains. Il a même fait « mieux » que Khelil en la matière, puisque actuellement ce sont 5 ou 6 consultants qui travaillent sur le dossier. On a d’ailleurs l’impression que les différents responsables du secteur de l’énergie cherchent à dessein à entretenir une certaine confusion quant au nombre exact de bureaux d’études auxquels a été confiée l’affaire et quant à la mission qui a été confiée à chacun d’entre eux. Ould Kaddour nous dit qu’il a été fait appel aux « quatre bureaux de consulting, spécialisés notamment dans les domaines des lois sur les hydrocarbures et tout ce qui est légal et marketing ». Le vice-président Business Development et Marketing donne des informations différentes; il affirme que l’on a chargé 3 cabinets de consulting – pas tous les mêmes que ceux cités par Ould Kaddour – américains bien entendu, « d’établir un diagnostic simplement », un diagnostic qui a nécessité cependant « un examen approfondi de l’état du secteur pétro-gazier algérien, notamment des aspects fiscal, contractuel et institutionnel ». Rien que cela. Encore récemment, le ministre de l’énergie déclarait que la refonte de la loi sur les hydrocarbures s’était faite sur la base d’une large concertation avec les partenaires et les experts.

L’autre similitude que l’on constate entre la situation durant la période Khelil et celle d’aujourd’hui, est que ce dernier était impliqué dans l’affaire des pots-de-vin versés par des filiales de l’ENI à des personnalités algériennes, puis avait fui aux États-Unis afin d’échapper à la justice algérienne qui avait émis un mandat d’arrêt international à son encontre, avant de revenir au pays en grande pompe et d’y être accueilli avec les honneurs, comme si on le destinait à occuper un très haut poste de responsabilité. Quant à Abdelmoumen Ould Kaddour, il a lui purgé une peine de prison, suite à une condamnation pour intelligence avec une puissance étrangère, pour avoir fait commander par BRC, auprès de Raytheon, les fameuses mallettes de commandement, qui ont coûté la bagatelle de 1,5 milliards de dollars et qui ont permis aux services de renseignements américains d’espionner l’armée algérienne; avant d’être ramené lui aussi dans le secteur économique pour y occuper un poste prestigieux et extrêmement sensible. On peut enfin dire que tous deux ont assumé le double rôle de ministre et de P-DG de SONATRACH, même si cela n’a pas toujours été officialisé par décret.

Sur le plan de la forme, on constate donc que les deux hommes sont El Hadj Moussa, Moussa El Hadj. Le plus grave reste cependant à venir; il est dans le fond. Il n’est pas nécessaire de revenir sur les dégâts qu’aurait pu causer à l’Algérie la loi de Chakib Khelil si la levée de boucliers à laquelle  avait fait face Bouteflika, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, ne l’avait pas poussé à y renoncer en 2006. Pour la remplacer par quoi ? Par l’épouvantail imaginé, encore une fois par Khelil, comme s’il avait voulu démontrer par l’absurde que sa loi était bonne. Il n’est qu’à voir, pour s’en convaincre, le nombre d’arbitrages perdus par SONATRACH depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2006 et à quel point l’Algérie est devenue un pays non attractif pour les compagnies pétrolières étrangères. Mais j’ai bien peur que l’on est entrain d’essayer de guérir par cette nouvelle loi, un mal par un autre mal, encore plus grand.

Que nous disent, en effet, les différents responsables du secteur de l’énergie à propos de cette loi ? Ils nous parlent de discussions avec les partenaires afin de connaitre leurs attentes; ils nous parlent d’une loi dans laquelle serait introduite plus de souplesse pour ce qui est de la fiscalité; ils nous parlent de dispositions juridiques et fiscales qui devront encourager les investisseurs à venir en Algérie, etc. Comme quoi on est prêt à leur accorder tout ce qu’ils demandent. Est-on devenu, dans le secteur des hydrocarbures algérien, naif au point de ne pas savoir que dans le milieu pétrolier on a affaire à des requins qui sont prêts à nous « manger tout cru » ? A-t-on oublié que le pétrole mondial est contrôlé depuis bientôt un siècle par Sept Soeurs, qui ont imposé leur loi même aux plus grandes puissances de la planète ? Quelles sont ces attentes que les partenaires vont invoquer aux Algériens ? Qu’ils veulent une plus grande ouverture du secteur, un euphémisme pour signifier qu’ils désirent que leur soit transférée la propriété du ou des gisements sur lesquels ils interviendraient; qu’ils veulent que leur soit accordé, au plan fiscal, un taux d’imposition très proche de zéro, si ce n’est zéro; qu’au plan social, ils voudraient que les quelques agents algériens qu’ils emploieraient, ne bénéficieraient que des « avantages » que eux leur accorderaient, autant dire zéro dans ce domaine également (bien entendu, pas de syndicats, pas de grèves, etc.); qu’ils veulent qu’au plan réglementaire, leur soit réservé un traitement spécial libre de toute contingence. Cette liste de désirs n’est, bien entendu, pas exhaustive. Ils voudraient aussi bien sûr que ce traitement privilégié leur soit garanti pour toute la durée du contrat. 

Mais tout cela SONATRACH et le ministère de l’énergie le savent; il n’est pas nécessaire de poser la question à Exxon-Mobil, à BP ou à Total pour le découvrir. Sauf qu’en entamant, des discussions sur les attentes des partenaires uniquement, on fait d’emblée un énorme aveu d’impuissance. On leur laisse l’initiative dans toute discussion ou négociation à venir; on leur permet d’imposer leur point de vue dans ces négociations. Il apparait d’autant plus clairement que l’on a admis être en position de faiblesse, que l’on a fait appel à des bureaux d’études américains pour élaborer la loi elle-même, mais aussi pour examiner les aspects fiscal, contractuel et institutionnel du secteur de l’énergie algérien. N’y a-t-il pas de compétences en Algérie pour effectuer ce travail ? Il est absolument certain que la loi actuelle doit être révisée. N’est-on pas capable de savoir quels en sont les points faibles ? Compte tenu du nombre d’appels d’offres improductifs reçus depuis une quinzaine d’années, n’est-on pas en mesure de dire quels sont les dispositions qui rebutent les investisseurs étrangers ? Tout le monde sait que les articles à revoir sont au nombre de deux ou trois, tout au plus. Est-il nécessaire de se retourner vers les Américains pour leur demander quels sont ces articles, et leur demander aussi qu’ils nous fassent les modifications requises ? L’Algérie en est, je crois, à sa quatrième ou cinquième loi en 30 ans. N’y a-t-il pas dans le pays des juristes, des financiers, des fiscalistes et des ingénieurs pétroliers compétents qui reverraient, les quelques dispositions qui posent problème, sans jamais perdre de vue les intérêts supérieurs du pays ? Faut-il se mettre à nu devant des spécialistes américains qui viendraient nous dire qu’est-ce qui cloche aux plans fiscal, contractuel et institutionnel de notre secteur de l’énergie ? Si plus de 55 ans après sa création SONATRACH n’est pas en mesure de faire cela par ses moyens propres, on est alors en droit de se demander à quoi ont servi les milliards de dollars qui ont été investis dans les contrats de consulting et/ou de partenariat passés avec les plus grandes firmes mondiales.

À moins que l’on ne veuille, encore une fois, céder le contrôle des ressources naturelles du pays à l’étranger. J’ai bien peur, hélas, que c’est bien de cela qu’il s’agit. C’était la technique utilisée par Abdelaziz Bouteflika pour acheter le soutien des puissants de ce monde pour renforcer son pouvoir. Mais Bouteflika c’est le passé, il n’est plus président de ce pays. C’est pourquoi je dirais à mes frères algériens, à ces jeunes tout particulièrement qui, en l’espace d’un mois, ont réussi à pousser en dehors d’El Mouradia celui qui se voyait président de la République Algérienne à vie, je leur dirais donc que ce n’est là qu’une première étape et qu’ils finiront certainement par obtenir la disparition d’un système, qui a fait notamment des ressources naturelles du pays son bien propre. Je leur demande instamment d’être particulièrement vigilants quant aux magouilles qui pourraient intervenir dans le secteur des hydrocarbures durant cette période trouble, alors que les hommes du système sont encore en place; pas seulement à SONATRACH ou au ministère de l’énergie, mais partout ailleurs dans les autres structures de l’État. Car la manière dont est conduit ce tripatouillage de la loi qui gère l’unique (hélas!) ressource du pays n’inspire pas confiance; cela pourrait avoir des conséquences funestes pour l’Algérie et pour l’avenir de son peuple. Une tâche immense attend les hommes qui devront demain mettre en place un nouveau modèle économique en Algérie. Cela prendra beaucoup de temps. Il faudra donc, pendant longtemps encore, compter sur le pétrole et le gaz pour couvrir les besoins de 40 millions d’Algériens. Ne laissez pas alors les vautours, nationaux et étrangers, prendre dans leurs serres les hydrocarbures algériens.

Le 07 avril 2019


[1] Voir « Histoire secrète du pétrole algérien », Editions La Découverte, 2010, pages 305 à 318


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2 Commentaires sur cet article

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  • wahid
    15 avril 2019 at 1 h 20 min - Reply
  • W.A.H.I.D
    15 avril 2019 at 17 h 09 min - Reply

    Vous étiez des zéros vous mourez des zéros.

    1
    Zouiouach PDG de sonatrah de Mediene 1995 …..1997
    Fathiza DG Association sonatrah+Rout el baguel (soufi)

    https://www.lematindz.net/news/8952-scandale-de-sonatrach-larbre-qui-cache-la-foret.html

    2
    Depuis 1982 que zerhouni (ex chef SM, un parmi la premier promotion des boys et khelil après le MALG de Krim) alors ambassadeur d’Algérie, Panama, Japon, Mexique et USA qui a fait venir Anadarco en Algérie

    Biographie Zerhouni l’assassin
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Noureddine_Yazid_Zerhouni

    CV de l’assassinet voleur
    https://www.info-algerie.com/cv-VICE_PREMIER_MINISTRE-Noureddine_Yazid_ZERHOUNI-2.html

    Anadarco.
    http://archives.datapages.com/data/HGS/vol40/no02/10.htm

    https://www.algerie-focus.com/2016/09/exclusif-1150-contrats-douteux-groupement-sonatrach-anadarkoles-dessou/

    Copie en cache TXT seulement ( Une copie de texte avant que ce lien soit supprimé)

    Fathiza, Zouiouach, zerhouni ect……exemples de parasites

    En partenariat avec l’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC), Algérie-Focus a obtenu pas moins de 1150 contrats de gré à gré du groupement pétrolier Berkine composé de Sonatrach et de la compagnie américaine Anadarko.

    Les deux firmes ont créé, en 1998, le groupement avec un comité chargé de la supervision et la direction des opérations pétrolières. Deux administrateurs représentant les deux compagnies se relaient tous les trois ans. Le travail se fait en équipe et les décisions sont collégiales.

    L’entité créée par Sonatrach et Anadarko exploite le gisement El Merk, dans le bassin de Berkine, dans la wilaya d’Illizi, considéré comme l’un des plus importants d’Algérie. Elle y produit l’équivalent de 146.000 barils/jour. Le gisement d’El Merk est d’une grande capacité estimée à 1,2 milliard de barils de pétrole, dont près de 40%, 647 millions de barils, sont récupérables. Les contrats de gré à gré obtenus par l’ANLC d’une source anonyme très bien introduite au sein de l’administration de Sonatrach et Anadarko démontrent, selon les investigations menées par Algérie-Focus, que de nombreuses irrégularités ont été commises

    Ainsi, en 2012, pas moins de 338 contrats ont été accordés de gré à gré. Leur montant global avoisine, selon nos calculs, les 100 millions de dollars. Cela signifie que ces sommes ont été attribuées à des entreprises partenaires sans qu’il y ait la moindre procédure de concurrence claire et transparente. Pis, ces contrats ont été conclus sans que des besoins précis aient été établis. Leurs bénéficiaires ont été sélectionnés sans identifier les références qui les distinguent de leurs concurrents. Dans d’autres contrats, il n’y aucune spécification technique et les seuils de compétence des commissions des marchés n’ont pas été déterminés. En somme, prés de 100 millions de dollars ont été accordés dans des conditions opaques et sur aucune base rationnelle. De nombreux contrats ont été traités de gré à gré sans apporter aucune justification.

    Ainsi, en mars 2012, le groupement Sonatrach-Anadarko a accordé un marché de pas moins de 650 000 dollars US à Baker Hughes EHO GB pour une prestation d’achat de réservoirs. Les administrateurs n’ont même pas pris la peine de justifier leur décision alors qu’aucun appel à la concurrence n’a été lancé.

    contrat-37

    On retrouve le même procédure avec Schlumberger, une autre multinationale qui décroche, à chaque fois et avec une facilité déconcertante, des contrats juteux en Algérie. En février 2012, elle a obtenu, pour un montant de 990.000 USD, un marché d’approvisionnement de tubes d’enroulement et de stimulation. Et là aussi, aucune justification n’a été apportée à la conclusion de ce contrat sans aucune procédure de concurrence.

    contrat-46

    Haliburton est l’autre puissante multinationale qui a également bénéficié de plusieurs contrats importants conclus selala procédure du gré à gré, c’est-à-dire sans se frotter à aucune concurrence. A titre d’exemple, en avril 2012, une filiale d’Haliburton obtient un marché de prestation de maintenance de logiciels pour un montant 995.432,82 dollars US. Au cours du même mois, un autre marché d’un montant 6.042.500,82 USD lui a été accordé par Sonatrach-Anadarko. Ces marchés sont évidemment “offerts” sans consigner la moindre justification.

    contrat-82

    Dans d’autres contrats, les gestionnaires de Sonatrach-Anadarko se contentent de consigner que les bénéficiaires détiennent des “situations monopolistiques” dans leurs secteurs. Or, une recherche sommaire permet de déceler qu’il y a plusieurs concurrents internationaux dans leur secteur. C’est le cas du français GEODIS, un influent opérateur de logistique qui a obtenu plusieurs marchés avec le groupement Sonatrach-Anadarko sans avoir été confronté à un seul appel à concurrence. Pourtant, plusieurs opérateurs algériens et étrangers activent dans ce secteur .

    geodis-contrat

    D’autres contrats ont été conclus sans que l’identité du bénéficiaire n’ait été révélée ! Une première. Car comment peut-on accorder un marché à un opérateur “inconnu”. C’est le cas en octobre 2012, où un contrat de prestation de maintenance d’un montant de 30.000 euros a été accordé à un opérateur non identifié, mais qui jouirait, selon les administrateurs de Sonatrach-Anadarko, d’une “situation monopolistique” et d’un “lien technologique direct préexistant” !

    contrat-271

    Sous couvert de l’anonymat, un expert, très au fait des rouages du secteur pétrolier algérien, a révélé à l’Association Nationale de Lutte contre la Corruption que les sociétés Schlumberger, Halliburton, Weatherford, Baker Hughes, lui donnaient “l’impression de s’être assurés une rente sur le dos du client”. “Chacune a, pourtant, un concurrent, mais la facilité fait qu’on s’adresse par habitude aux sociétés présentes sur place, qui viennent démarcher et qui ont un nom prestigieux et reconnu”, explique cet expert, selon lequel “ceci, n’empêche, pourtant, pas de consulter la concurrence et de faire un contrat annuel ou pluriannuel avec elles et de convenir des listes de prix et tarifs négociés, surtout, si cela pouvait se faire en coordination avec les autres sociétés du secteur d’autant plus que des filiales de Sonatrach existent sur le marché et sont performantes”.

    Ces contrats de gré à gré épluchés par nos soins font apparaître également la prédominance de certaines entreprises algériennes appartenant à des magnats des affaires, à l’instar de Star Aviation appartenant aux richissimes frères Fechkeur. “Les opérations type Star Aviation auraient dû faire l’objet d’un Appel à la concurrence ou au moins une consultation restreinte car pour le montant de 45.000.000 DA payé chaque mois, soit, 1.500.000 DA/jour, ils auraient eu des candidats…”, confie le même expert à l’ANLC. Cet ancien haut cadre du secteur pétrolier reconnaît également que ces contrats de gré à gré dénotent d’un manque criant de rigueur, notamment dans les prestations de services comme pour ce qui est des logiciels d’informatique avec Oracle et d’autres, où “des licences pour des outils téléchargeables gratuitement” ont été “payés à des prix exorbitants et en … devises”.

    En conclusion, l’ANLC n’hésite pas à parler de “lacunes graves et inadmissibles” dont ont fait preuve “des gestionnaires soucieux de préserver les intérêts de leur société”. L’ANLC pointe du doigt la “mauvaise gestion” et “la dilapidation des deniers” de ce groupement dont la compagnie publique Sonatrach est actionnaire. Elle s’interroge sur des infractions caractérisées au Code des marchés publics et constate que plusieurs marchés ont été “morcelés” par un payement en plusieurs tranches pour se placer en dessous du seuil de 1 million d’USD.

    ————————————————————————————

    Ils ont ruiné le pays ces morveux, hier ils vivaient dans la miséré et grâce aux sacrifices des moudjahines et moudjahidates qui ont libéré le pays (1 500 000 hommes et femmes), les parasites stationnés hors du maquis à Ouajeda et à Ghardimaou débarquent lourdement armé, en tuant des innocents ils ont confisqué le pays et ces richesses, la majorité de ces morveux ont quitté l’Algérie durant la deuxième période de la guerre (1958-1962) en passant par Paris pour rejoindre la base arrière de l’ALN et FLN à Tunis et Ouejda sous l’oeil des services de sécurité de la France coloniale et aujourd’hui ils nous parlent de la légitimité révolutionnaire.

    Fakou, les véritables révolutionnaires ont été soit en prison ou ont été éliminé durant la guerre et le peu qui ont survécu aient des rôles secondaires sinon des rôles insignifiants dans la révolution par contre ils sont devenu les détenteurs du pouvoir sur les hommes et sur les richesse du pays.

    Maintenant ils disposent de palais dans les meilleurs quartiers d’Alger, des comptes bancaires en Euros et en Dollars dans des paradis fiscaux, ils affrètent des jets privés pour faire sortir de l’or et du cash, ils ont des investissements dans l’immobilier dans les plus grand capitales du monde et dans le actions de bourse Dubai, Paris, Londres, New york et Hong gong.

    Yassef saadi, il vivait dans arriérée boutique d’une koucha, le lendemain de l’indépendance il squatte deux belles villa coloniale dans les hauteurs d’Alger, ils louait ses deux villa en millier de dollars A BP.

    هناك نوعنين من المجاهدين

    هناك مجاهد في سبيل الله الوطن

    و

    هناك مجاهد في سبيل الغنيمة

    المجاهد في سبيل الله الوطن إستشهد و هو في الجنة

    و

    المجاهد في سبيل الغنيمة

    مازال ياكل في الغلة و يتامر على الملة

    Le système politique depuis la naissance de l’État Algérien a favorisé émergence d’une élite nationale corruptible, incompétente par le système de cooptation et l’exclusion systématique de la compétence intègre, par ce que au sommet du pouvoir il y a avait le terreau et environnement favorable a la prolifération des parasites et des bactéries, le corps du jeune état Algériens était prédisposé aux maux et aujourd’hui le corps est dans un état avancé de décomposition elle risque de mourir.

    Il faut en débarrasser si non le pays risque de se désintégrer.

    2
  • Congrès du Changement Démocratique