Édition du
23 May 2019

Ce que veut la rue, en Algérie

L’heure a sonné pour les  3 B,  ils ne pourront pas longtemps résister,

Car ils sont à l’antipode de la volonté de ceux qui ont manifesté,

Et ne peuvent s’imposer sur le dos des concernés,

Dont  leurs doléances sont justifiées

Et même avec la traque et la matraque, les résistants  ne vont pas reculer,

Même si c’est pour une durée limitée,  Ils ne pourront pas perdurer,

Devant tout un peuple vigilent et qui reste mobilisé,

C’est pourquoi, le despote   étant parti,

 Il faut que toute sa clique soit poussée comme lui, à la sortie 

Car ils sont issus d’un système révolu et honni,

A cause des scandales qu’ils ont servis.

On apprend que N.  Bédoui a tripoté la démocratie

Et que A. Ben Salah, bien qu’il porte le nom est illégitime pour diriger l’Algérie,

Etant en complète contradiction avec la Constitution,

Qui stipule qu’il faut être  originaire de souche du même pays,  

Or, même naturalisé, il reste  Marocain, d’un Etat souverain,

Quand d’autres, ont été évincés  pour les mêmes raisons, aux dernières élections. 

Tayeb Belaiz a également failli en prêtant serment, tout en  déjouant la légalité,

Par le fait de valider une  manifeste  invalidité,

Ayant pris parti  de servir l’ombre d’un Homme et non une population,

Sans se soucier de choquer l’opinion,

En tant que président  impotent, à la tête de toute une Nation.

Aussi, Il est facile de les relayer  parmi les opposants,

Quand le droit a déjà été bafoué,

Faisant  partis d’un système corrompu et moribond.

Car ce trio est vu comme des malfaiteurs, qui pourront encore récidiver.

Et ce n’est pas avec  des canons stridents,

Que les voix qui se sont enfin  exprimés pourront être étouffées.  

Alger, le 12 avril 2019

Pr. Nadia Lallali 

Sociologue de formation


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  • said
    18 avril 2019 at 19 h 30 min - Reply

    . Pour vous, Dirigeants algériens occultes et visibles, la vérité historique finira par vous rattraper !

    Un jour, vos arrières petits enfants seront sur les mêmes bancs d’école que ceux du peuple. Dans les quatre coins du pays, l’Histoire de l’Algérie sera racontée sans mensonges, ni falsification. Elle épargnera les louanges de Abdelkader et des militaires voire de Boumediène, Ben Bella, Chadli , Bouteflika et tous les dirigeants occultes ou visibles de cet acabit.

    Vous serez déjà ailleurs, quand Monsieur le professeur, entamera paisiblement son cours. De Massinissa, de Jugurtha, de Fadhma Nsoumer, d’El Mokrani…etc, il racontera les glorieuses épopées. La guerre de libération, Avril 1980, Octobre 1988, Avril 2001 seront quelques dates phares pour la mémoire. Du 22 février 2019, il constatera que, vous les renégats de la démocratie, vous vous êtes accrochés avec voracité aux rampes du pouvoir sans jamais le lâcher. Vous vous êtes permis comme à l’accoutumée des atrocités : gaz lacrymogène, arrestations musclées, filles dénudées, places d’expression libres bâillonnées, souricières de policiers à Alger et ailleurs dans le pays, barrages filtrés, internet infiltré, jeunes raflés et bastonnés, conférences et rassemblements interdits,…etc. Votre progéniture ne sera que bouche bée et s’empressera de vous condamner puisque la vérité et toute la vérité aura été rétablie.

    L’Histoire écrira au tableau puis à la dactylo, lettre par lettre, mot par mot, toutes les violences, tous les crimes, tous les détournements, tous les abus, toutes les injustices, toute la torture, enfin, tous les maux que vous et vos despotes prédécesseurs, vous avez additionnés.

    Vos arrières petits enfants , votre propre chair, vous renieront à jamais pour vos actes dégradants, car autrement l’opprobre leur collera à la peau comme l’écorce sur le tronc.

    Le peuple n’ a pas ordonné l’exécution de Abane, ni de Boudiaf. Ni de Krim,ni de Mecili. Ni de Khider, ni de Mekbel…etc. Le peuple ne s’est pas non plus gavé de l’argent du pétrole ni de celui du gaz. Vous avez forgé en lui la faim comme dans le roman de Dib quand la mère bouillit des pierres à ses enfants toute la nuit. Vous avez aiguisé sa soif de liberté. Vous avez irrigué de sang son honneur. Vous lui avez déguisé les mensonges en vérité. Comme un esclave, vous avez marqué son dos de lourdes peines. Vous avez spolié son cerveau et enterré ses libres pensées dans le royaume de l’amnésie. Entre vous et les Touaregs, les Chawis, les Kabyles, les Mzabs, les Constantinois, les Oranais…etc, il y a un océan de ténèbres.

    Vous avez plongé le peuple dans le noir malgré que les martyrs lui ont offert la lumière et la gloire. Vous lui avez crevé les yeux, vous lui avez arraché le cœur, vous avez tué en lui l’espoir, puis vous le trainez encore et encore comme un paria en lambeaux tiré par les pieds derrière le charriot de vos bêtises immondes. Vous l’empêchez de vivre, de choisir, de décider. Mais il n’a jamais abandonné. Avant tout, vous êtes sadiques, inhumains sans aucune empathie. Vous n’avez ni foi ni loi. La haine est votre butin. Peut-on croire un instant que vous avez une once de bonté dans votre cœur de pierre?

    Ni libre arbitre, ni compétences, ni talents, ni sagesse, vous avez géré le pays comme votre propre bien. Vous avez fait de l’Algérie votre harem où se côtoient la laideur des galons éminents et les cravates de personnages incultes. Vous avez triomphé par la force, la violence, les manigances, les vols et les viols. Mais le peuple est au pied d’estale, vainqueur grâce à l’Amour qu’il voue pour sa patrie tandis que votre cupidité ronge vos esprits. La corruption est votre idole. Elle est le symbole de votre richesse, de votre paresse, de vos biens immobiliers mal acquis, de vos hectares de terrains où les abeilles n’osent butiner ni pollen ni nectar. Vous avez meurtri les jeunes de tous les âges dans les enclaves du chômage. Combien de villas luxueuses, d’appartements outre-mer, de maisons bâties sans raison en possédez-vous? Combien d’entreprises en gérez-vous? Combien de fric y a-t-il dans vos coffres forts en Algérie où ailleurs en Suisse, en France, en Amérique? Quel pardon le peuple peut-il vous accordez?

    Orphelins, pauvres, misérables, femmes, hommes, enfants, non-voyants, personnes à mobilité réduite, étudiants, intellectuels…etc., ont souffert et souffrent encore de votre pouvoir aux chimères démocratiques dont les élections sont toujours trempées dans le trafic des urnes bourrés. Puis, c’est l’éternel recommencent de la fraude d’échéance en échéance. Pouvez-vous méditer un instant votre acharnement à vouloir à tout prix soumettre l’Algérie à vos appétits démesurés ?

    Sortez donc dans la rue pour comprendre et de visu vous constaterez contre qui le peuple est-il en colère? Mais, vous préférez envoyer les policiers en tenues et en civils pour serrer l’étau aux villes. Vous vous barricadez derrière les boucliers des forces armées, en espérant disloquer les marches du vendredi. Au même moment, vos émissaires foulent les tapis rouges de l’occident et concluent tranquillement vos affaires, vos transactions, vos transferts et vos dernières traites bancaires. Le peuple bat le pavé et le bitume mal fait à cause de vos travaux bâclés dans des marchés puant les pots et les grosses commissions. Vous feignez d’ignorer les millions d’Algériens qui descendent dans les rues, car votre mépris n’a pas d’égal. Vous continuez à signer et persistez que vous prônez le changement en programmant des élections en juillet pour demeurer les maîtres incontestés. Quand est-ce que le bon sens frôlera vos esprits pour saisir que le verbe « dégager » se conjugue aussi bien à la première personne du singulier que du pluriel? Vous n’êtes pas prêts à céder la moindre parcelle de liberté.

    La cloche est déjà sonnée et vos arrières petits enfants ne sont guère fiers de vous puisque vous avez choisi la voie de l’imposture au lieu de la démocratie. Le cœur gros, le soupir profond et la tête baissée, ils rentrent chez eux sous le regard rempli de pitié de Monsieur le professeur.
    Par Ali Atman, Enseignant de français langue seconde – Montréal.

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