Édition du
23 May 2019

La dictature, la corruption et le mal-être de l’Algérie

La construction d’une Algérie nouvelle, démocratique et moderne, devra commencer par la pose de socles solides et de lignes rouges à ne pas dépasser où l’individu doit protéger le groupe et le groupe l’individu sur la base de principes inaliénables.

Par Nesroulah Yous

Si des millions de personnes se retrouvent tous les vendredis depuis le 22 février dernier pour réclamer le changement radical du système politique en Algérie, il est important de marteler que le passage d’une dictature  corrompue vers  une république démocratique ne se fera pas sur un coup de baguette magique. Ce système rentier existant depuis fort longtemps, basé sur la dilapidation des richesses nationales, la rapine et le clientélisme, a non seulement travaillé en profondeur pour diviser le peuple, semer la haine entre algériens, atomiser la société civile et les partis politiques d’opposition et laminer le tissu associatif, mais il a aussi corrompu toutes les institutions et les individus sur le plan matériel comme sur le plan de la réflexion et des idées.

Ce régime fort par ses puissants alliés internationaux a mis en place ses propres partis politiques, ses propres associations, ses médias, ses organes de contrôle et son observatoire des droits de l’Homme. Il a su relancer ses réseaux et ses soutiens à travers le monde et notamment au niveau des instances onusiennes. Pour ces raisons là et malgré la forte mobilisation, beaucoup restent pessimistes et prônent le moindre mal, risquant du même coup de nous ramener 57 ans en arrière.  

Si le peuple, aujourd’hui, en dépassant ses peurs a retrouvé sa dignité et sa fierté en se réappropriant l’espace publique et la politique, nous ne pouvons considérer cette étape comme une grande victoire, car le chemin qui mène à la liberté est très long et semé d’embûches. Il serait simpliste de croire  que la construction d’un Etat de droits basé sur une justice sociale, sans un travail de terrain au préalable, peut se faire en un clin d’œil. Il n’existe pas de démocratie « clefs en main » ! Les libertés se gagnent et la démocratie se construit jour après jour.

Quelques associations de la société civile, des syndicats, des universitaires, organisent, ici et là, des conférences, des débats pour maintenir la mobilisation et sensibiliser l’opinion publique. Des citoyennes et citoyens, des artistes, s’accaparent l’espace publique pour trouver des solutions à la crise politique, au vide juridique, aux formes de gouvernance qui pourraient prévaloir, mais il n’empêche que beaucoup de questions sont éludées volontairement ou involontairement par peur de diviser le mouvement. Même si cela n’est pas primordial, toutes les questions restent d’actualité. Elles doivent être abordées et posées sans tabous notamment en ce qui concernent la transparence et le fonctionnement de nos institutions qui ont failli, l’incapacité des partis politiques à créer une alternative politique, l’incapacité des élites nationales et des différentes corporations à exister en tant que pouvoir et forces motrices de changement, voire force d’éveil des consciences. Aujourd’hui le courage de dire les choses est de mise. Il est important d’affirmer clairement les principes d’une démocratie et les lignes rouges à ne pas dépasser, sinon, la démocratie restera éternellement menacée. C’est parce qu’aujourd’hui, les élites algériennes sont  inaudibles quedominent la médiocrité, le « populisme » et le « m’as-tu vu ? » en Algérie.

Le temps est à l’affirmation, haut et fort, de ce qui est non négociable dans une démocratie et un Etat de droits, afin d’obliger les citoyen.nes individuellement ou collectivement à une profonde réflexion, sans tabous, sur les bouleversements qui doivent s’opérer dans notre société à l’aune du XXI siècle et à l’ère des hautes technologies. Le temps est à la remise en question de chacun d’entre nous, dans l’intérêt de tous, pour permettre l’émergence d’une classe dirigeante ayant l’approbation et la confiance du peuple algérien. Avant cela, tout compromis avec les détenteurs du  pouvoir serait dangereux et mal venu.

La dictature, la corruption et le mal-être de l’Algérie

La corruption ne doit pas être vue uniquement sous le prisme de l’argent. Elle doit être auscultée sous ses formes les plus intimes (clientélisme, passe-droits, modèles et critères de sélection, injustice sociale, violence…etc.) car ce fléau est si destructeur qu’il nous a fait perdre le sens du devoir et de l’intérêt général. Depuis plusieurs décennies, il a emprisonné tous les algériens dans une forme de survie quotidienne, les poussant malgré eux à l’égoïsme et à l’individualisme. Plus encore, la corruption a réussi à pervertir notre façon d’exister, notre façon de penser et notre rapport à l’autre. La construction d’une Algérie nouvelle, moderne, doit commencer par la pose de socles solides et de lignes rouges à ne pas dépasser où l’individu doit protéger le groupe et le groupe l’individu sur la base de principes inaliénables.

Si à travers le monde les partis politiques sous l’emprise de la finance ne représentent plus qu’une infime minorité d’électeurs, en Algérie, par contre, il n’existe même plus de partis politiques aptes à apporter une alternative au régime actuel. Il est donc primordial et urgent que la société civile dans son ensemble s’organise pour pallier à ce manque et porter des projets qui pourraient nous sortir de la crise actuelle afin de permettre à l’Algérie de devenir un pays démocratiquement moderne. Les plus grandes démocraties sont celles qui ont à la fois un Etat fort et une forte société civile structurée et organisée pour défendre l’intérêt général et les principes qui soudent les citoyens et protègent l’individu et la société.

Car ce système, certes affaibli, ouvertement défendu depuis le 2 mars dernier par le chef des armées, pourrait se régénérer à tout moment et sous d’autres formes. Le chef des armées, en invoquant sa légitimité historique et celle de l’armée nationale, se donne la posture du « sauveur » – comme l’ont déjà fait avant lui ses prédécesseurs –  ne cessant de marteler qu’il est le seul à pouvoir changer les choses et à garantir la stabilité du pays. Ceci est totalement faux !

            Le peuple souverain doit être le seul sauveur 

Pour rappel, la courte période entre l’ouverture démocratique, le multipartisme et l’arrêt du processus électoral du 11 janvier 1992 qui a permis, dans un premier temps, certains acquis et quelques libertés fondamentales, n’a pas été l’occasion tant espérée pour permettre à la population algérienne de s’organiser  en tant que société civile et poser les premiers prémices d’une réelle démocratie. Le rapide passage aux élections municipales puis aux élections législatives s’est fait de manière partisane, non citoyenne et non corporatiste. Très tôt, la lutte pour la démocratie s’est transformée en  combat idéologique, provocant la guerre civile et d’énormes traumatismes au sein des citoyennes et citoyens. Les vingt années du  règne de Bouteflika qui s’ensuivirent, avec la complicité des chefs militaires et de la finance, ont non seulement étouffé encore plus la société mais ont également  empêché l’émergence d’une élite capable de redresser le pays.

Ce régime a tout fait pour diviser les algérien.nes, atomiser la société en jouant sur le régionalisme, en montant les victimes les unes contre les autres, en utilisant la justice comme forme de répression pour bâillonner les journalistes et les contestataires, en utilisant certains médias pour manipuler l’opinion publique et  pour détourner l’attention pendant que les tenants du pouvoir dilapidaient les richesses nationales. Durant des années, toutes les corporations ont été « ciblées » par le terrorisme islamique et les forces de sécurité. Pire encore, sous couvert d’une certaine « paix » et  la prorogation de la charte dite « charte pour la paix et la réconciliation nationale »,  Bouteflika, avec la complicité de hauts gradés, s’est doté des pleins pouvoirs  pour  verrouiller encore plus la société et vider les institutions de leur substance.

Pour toutes ces raisons, en l’absence de partis politiques forts et  crédibles, nous appelons les citoyennes et les citoyens de chaque commune, de chaque wilaya, de toutes les corporations à travers tout le pays, à s’organiser le plus rapidement possible pour élire des personnes dignes de les représenter et leur établir une feuille de route. L’union de tous ces représentants constituera une force de proposition pour celles et ceux qui auront la charge de mener cette transition démocratique.

L’Algérie ne pourra plus faire les frais d’un retour en arrière et fonctionner avec les mêmes pratiques moyenâgeuses si fortement ancrées dans l’Etat et nos institutions. Notre Etat ne devra plus être sources de favoritisme et sources de graves injustices envers les populations les plus défavorisées.

Le passage d’une dictature vers une démocratie, d’un état clientéliste, séparatiste, vers un état soucieux de l’intérêt et du bien être de ses citoyens, d’une justice aux ordres vers une justice complètement indépendante et impartiale, ne pourra se réaliser qu’avec toutes les forces vives du pays réunies. Ce processus démocratique ne sera possible que si l’on accepte l’idée d’une Instance de Justice transitionnelle ayant les pleins pouvoirs, qui aura comme buts de travailler sur les traumatismes, sur la violence qui traverse toutes couches sociales, sur la réparation vis à vis de toutes les victimes, sur le mode de fonctionnement de notre état, sur la corruption et les graves dérives de nos institutions.

Plusieurs modèles de « Justice Transitionnelle » existent à travers le monde, plusieurs pays en ont fait l’expérience. Si certains ont moyennement réussi, c’est le cas de l’Afrique du sud, d’autres ont mis du temps à se mettre en place ou ont échoué par manque de volonté politique ou d’accompagnement populaire. Même en cas d’échec, ces processus ont un eu un grand impact sur les sociétés et ont eu le mérite de déclencher de grands débats et de produire de la réflexion sur de graves problèmes sociétaux. Ces projets de transition démocratique et de « Justice transitionnelle » sont intimement liés dans l’avènement d’un Etat de droit démocratique.  C’est notre devoir d’y réfléchir et d’en dessiner les grands axes, en tenant compte des paramètres historico-politiques et socio-culturels de notre société, pour permettre sa réussite. Une Algérie moderne et plurielle ne peut se construire sur les erreurs du passé.


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9 Commentaires sur cet article

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  • Ahmed Boudraa
    26 avril 2019 at 12 h 44 min - Reply

    Si l’élite est inaudible c’est parce qu’elle a légué l’espace public, médiatique et culturelle en transitant vers l’intellectualisme organique, c’est à dire s’arrimer au pouvoir ou dans le meilleur des cas feindre le soutien critique totalement inopérant car ne disposant pas de courroies de transmissions efficaces, restées aux mains du pouvoir.

    1
  • wahid
    27 avril 2019 at 13 h 01 min - Reply

    1
    Scandales de ministres Algériens – ملخص عن الفضائح العقارية لبعض المسؤولين الجزائريين

    https://www.youtube.com/watch?v=HrqG1BWPIsc

    https://www.youtube.com/watch?v=YFZrX9D8cuY

    2

    « Panama Papers »
    https://www.youtube.com/watch?v=dFVsEM5XIuc

    Il faut les obliger ( Détention préventive ) ou les contraindre à céder de gré à l’État les fonds détournés ( actions, bien immobiliers, fonds dans les banque ou de l’or et bijoux etc..) à Paris, Londres, Dubaï, Genève, New york, Hong kong etc

    3
    Ou cas les autorités des capitales de pays refusent de collaborer

    Revoir les négociations dans le cadre des relations économiques et diplomatiques avec ces pays, rouvrir les accords bilatéraux et internationaux pour voir ce qui possible de faire pour rapatrier les fonds détournés ou illicitement transférer .

    a
    Panana papers Mohamed Loukal

    https://www.lematindz.net/news/20733-le-pdg-de-la-banque-exterieure-dalgerie-sexprime-sur-laffaire-panama-papers.html

    b
    Émirats et gestion des infrastructures portuaires En Algérie

    J’ai la certitude que les Bouteflika ont reçu des pot de vins pour permettre aux Emiratis de mettre la main sur les infrastructures portuaires en Algérie.

    c
    Boycotter le business du tabacs ( Emiratis )

    d
    Pour les européen la coopération dans le domaines de l’énergie , de la sécurité régionale dans la zone du Sahel, de l’immigration et la circulation des bien et de personnes etc…

    3
    Un homme & Le fichier des corrompus (DRS, TOUFIK & co) ou les maîtres chanteurs.
    https://www.youtube.com/watch?v=PJiiNNtbN9o

    Souvent ça fini comme ça.

    https://www.youtube.com/watch?v=Vn_UxX9ScCk

    ou

    https://www.youtube.com/watch?v=4EYpcoaV4oc

    1
  • wahid
    2 mai 2019 at 11 h 58 min - Reply

    «Ils sont passés par la Suisse pour siphonner l’argent algérien»
    AlgérieAlors que la rue continue à réclamer le départ du système au pouvoir en Algérie, la traque des avoirs détournés s’annonce longue et difficile.

    Où sont passées les dizaines de milliards de dollars détournés par le clan Bouteflika au cours des dernières années? Les Algériens veulent savoir. L’intérêt des hommes du système pour les rives du lac Léman les a convaincus qu’une grande partie de ce trésor se trouve en Suisse. Apparemment, la justice algérienne vient de frapper un grand coup. Le puissant patron du groupe CEVITAL, Issad Rebrab, considéré comme la première fortune d’Algérie, a été arrêté pour «fausse déclaration» concernant des mouvements de capitaux dissimulés au fisc algérien. Certains de ces montages avaient fuité au moment des «Panama Papers».

    Et les affaires d’Issad Rebrad passent notamment par la Suisse au travers d’une société de trading, SKOR international, rebaptisée Antein International. L’arrestation et le placement en détention cette même semaine à Alger des trois frères, Rédha, Karim et Nouh Kouninef, confortent les Algériens dans l’idée que l’argent soustrait aux caisses de l’État était passé par la Suisse. La famille Kouninef, proche du clan Bouteflika, y a créé plusieurs sociétés. Reste que cette opération mains propres orchestrée par le nouvel homme fort, le général Gaïd Salah, ne convainc pas la rue qui préférerait qu’on s’attaque au noyau dur du régime: à l’ex-président, à son frère Saïf et aux généraux.

    Pour Me Lachemi Belhocine, qui a déposé une plainte en Suisse pour faire bloquer les avoirs illicites des caciques du régime, les arrestations de ces derniers jours sont l’arbre qui cache la forêt. L’avocat fribourgeois estime entre 1000 et 1500 le nombre de sociétés créées en Suisse pour «siphonner l’argent algérien» en éditant des factures. Un système qui se serait notamment développé sous couvert d’activités commerciales dans le domaine de l’agroalimentaire.

    «Lorsque la facture présentée à la Banque centrale algérienne a été éditée en Suisse, cela passe comme une lettre à la poste. Si la facture venait du fin fond de la Chine ou d’un autre pays exotique, ça ne passerait pas pareil. Et entre-temps, le prix facturé initialement a été multiplié par deux ou trois», explique-t-il. Certaines sociétés enregistrées dans différents cantons auraient ainsi prospéré sans activité réelle. «C’est facile à vérifier. Certaines n’ont ni locaux, ni employés, ni stock», confirme un autre connaisseur du dossier qui a déjà identifié plusieurs de ces sociétés dont une sur le canton de Vaud. La traque de cet argent s’annonce longue et difficile. La loi sur les valeurs patrimoniales d’origine illicite (LVP) entrée en vigueur le 1er juillet 2016 cible principalement les hommes de pouvoir.

    Pistes brouillées

    Dans les milieux financiers, certains opérateurs confirment que la fortune du clan Bouteflika a été ventilée et dissimulée derrière des trusts pour brouiller les pistes. Un premier ménage a été opéré au début des printemps arabes. Pressés par les banques de mettre de l’ordre dans leurs comptes, les PEP (personnalités exposées politiquement) se sont adressées à des avocats et conseillers fiscalistes de la place genevoise.

    Il y a un an, UBS aurait à nouveau rappelé à certains de ses clients algériens les exigences posées par la loi.

    ««Il ne reste dans les banques suisses que l’argent de ceux qui sont en mesure d’en justifier l’origine en présentant des attestations visées par les grands cabinets d’audit», confie l’opposant Ali Benouari.
    L’ex-ministre au Trésor du gouvernement Ghozali n’a cessé de dénoncer le pillage des richesses du pays ces dernières années. Une dizaine d’établissements continueraient cependant à héberger des comptes qui ne seraient pas totalement en règle. D’autres interlocuteurs affirment qu’une partie des avoirs illicites a été transférée vers Dubaï pour être réinvestie en Suisse et en Europe sous couvert de fonds émiriens.

    La Suisse, qui a fait bloquer par le passé les avoirs illicites tunisiens et égyptiens, se contente pour l’heure de rappeler quelle est sa doctrine. En réponse à la plainte de Me Belhocine, le service du droit international du DFAE a répondu dans un courrier daté du 15 avril que la Suisse avait «un intérêt fondamental à ce que les valeurs patrimoniales illicites de personnes politiquement exposées ne soient pas investies sur sa place financière» et que «tout était mis en œuvre pour identifier efficacement les avoirs d’origine criminelle, pour les bloquer et pour finalement les restituer dans les meilleures conditions à leur pays d’origine». En ce qui concerne le cas précis de l’Algérie, le DFAE se garde de prendre position en confiant seulement suivre «les développements récents avec attention».

    De leur côté, les Algériens restent déterminés à obtenir justice. Me Lachemi Belhocine n’est pas le seul à traquer les avoirs illicites. «Je ne suis que la partie visible», affirme l’avocat fribourgeois. «Je travaille en réseau avec des représentants de la société civile et d’autres avocats aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne et en Algérie», affirmet-il. «La corruption et les passe-droits ont fait beaucoup de mal au pays. Il y a une grande attente au sein de la population», explique Zine Cherfaoui, du journal «El Watan».

    Pour l’heure, la purge qui vient de démarrer est accueillie avec scepticisme. Beaucoup y voient un début de règlement de comptes entre clans rivaux et une manœuvre des militaires pour garder la main sur le pays. «Une situation qui risque de nous emmener tous dans le mur», redoute Ali Benouari. Le journaliste et entrepreneur Mohamed Khadir, installé en France voisine, est moins pessimiste. «Gaïd Salah a répété qu’il était là pour protéger les juges et la justice afin que les procès se déroulent dans la plus grande transparence. Il l’a dit, son rôle est d’accompagner le peuple et de le protéger jusqu’à ce que le changement souhaité soit une réalité.»

    https://www.youtube.com/watch?v=GF2FGEuL7hI

    2
  • Dria
    2 mai 2019 at 15 h 21 min - Reply

    @Wahid

    On devrait prendre le relais et réactiver des plaintes au niveaux de la Suisse et d’autres pays qui offrent des paradis fiscaux à des criminels qui ont spolier leur pays. La justice dans ces pays n’est pas sous emprise, ni aussi souillé que chez nous. Il suffit de déposer des plaintes et de présenter des preuves.

    Les magistrats algériens (juges, avocats , procureurs), les journalistes, les blogueurs, la société civile, les associations doivent prendre le relais et reactiver les procédures pour récupérer l’argent et les fortunes détourner par la mafia au pouvoir depuis des décennies.

    Faire comprendre et entendre au monde entier le cas Algerie. Et dénoncer le transfert de ces sommes faramineuses et ces fortunes avec la couverture et l’aide de certain état et leurs banquiers en saisissant leur justice.

    Pour le moment on doit dénoncer le reste des GANGS qui continuent de sévir chez nous et le GANG le plus criminel et celui des GÉNÉRAUX RIPOUX qu’on dénoncera lors des marches de ce vendredi 03 mai. L’ANP est appeller a faire son ménage de l’intérieur. Il y va de sa survie et la sauvegarde de toute l’Algérie. Il se trouve que notre armée nationale et populaire a à sa tête un clan qui partage des intérêts avec des gens qu’ils ont placé par des scrutins frauduleux pour gouverner le pays démocratiquement zaama, en usant d’une constitution qu’ils n’ont jamais respecter et d’institutions fantoches qui n’ont jamais fonctionné dans la légalité.

    Alors résumons la situation, votre diktat vos injustices, votre Hogra ont bâillonné le peuple , qui n’était jamais d’accords et ne pouvait donner son avis. Ce sevrage de la liberté de penser et de parler a pris fin en ce 22 février. Rien n’arrêtera ce peuple a continuer dans cette voie de la liberté retrouvée. C’est l’heure de demander des compte au niveau national et international, sauf si vous penser faire taire 40 millions d’Algériens ou de les éliminer carrément.

    Dire que c’était le pays des SULAHS , hélas ce n’est plus le cas aujourd’hui, avec plein de SALAH , Gaid SALEH, BENSALAH, Naima SALHI des SALAH wahedcfihoum mayeslah ya latif …Ce n’est pas avec des marches de Djelfa ou des visioconférence de Tizi que vous allez rendormir ce peuple.

    Il n’y a qu’une solution celle de remettre le pouvoir au peuple vos diatribes ne bernerons plus aucun Algériens et seule un ETAT DE DROIT nous réconfortera , autant l’instaurer le plutôt possible.

    Rendez-vous demain Vendredi pour signifier le départ des GÉNÉRAUX RIPOUX des NEZZAR TOUATI AMARI TEWFIK CHENGRIHA BELBEY TARTAG DAOUDI BELEQSIR …il est temps que le peuple fassent connaissance avec vous et de vos crimes, a défaut de votre départ , ce sera devant des cours de justice nationale et internationale, des preuves sont entrain d’êtres collectés concernant les crimes économiques et dilapidation des richesses nationales.

    Pour ceux qui ont les mains souillés de sang , ils sont passibles du TPI, et leur noms seront gravé a jamais dans les pages sombres de l’histoire de l’humanité.

    Je fais parti d’un clan celui du PEUPLE et je sais qu’ils ne vous pardonnera jamais les crimes de sang même a titre posthume YA QATEL ERROH WIN TROH.

    3
    • wahid
      2 mai 2019 at 21 h 20 min - Reply

      1
      commencez à sensibiliser le citoyen lambda et lui expliquer les concepts, État, Système politique, bon Gouvernance, pouvoir politique, élite politique, élite militaire, l’armée, commandement militaire.

      À ce moment là, les citoyens vont comprendre pour quoi ils se mobilisent et ils sauront quoi faire pour faire changer les règles du jeux du pouvoir.

      ‘Pour le moment on doit dénoncer le reste des GANGS qui continuent de sévir chez nous et le GANG le plus criminel et celui des GÉNÉRAUX RIPOUX qu’on dénoncera lors des marches de ce vendredi 03 mai.’

      UNE LECTURE DANS LE SYSTÈME DE GOUVERNANCE EN ALGÉRIE

      Commencez par faire la différence entre l’institution militaire, l’armée et le commandement militaire.

      La différence entre la légitimité militaires et la légitimité populaires,

      la légitimité historique et la légitimité révolutionnaire

      l
      L’élite militaire et l’élite politique

      La différence Entre

      Ahemed Gaid Salah le GCA

      Ahemed Gaid Salah l’Algérien

      Ahmed Gaid salah el moudjahed

      Ahmed Gaid salah vice ministre du gouvernement de l’article 102
      .
      .
      .

      Cela n’empêche la neutralisation des acteurs responsables (Tous sans exception, civiles ou militaires) de ce qui s’est passé en Algérie durant ces 20 dernières années.

      La différence entre la justice

      Dans un État de droit

      Dans un processus révolutionnaire

      L’assainissement et la moralisation de la gestion des affaires publics commence par une guerre sans merci contre les Corrompus et les corrupteurs.

      Des peines exemplaire sont nécessaires contre les corrompus et les corrupteurs qu’ils soient des civiles ou militaires, des hommes de la politique, des hommes des affaires, des magistrats, des hommes de lois, des administrateurs, des élus etc…..

      L’élite militaire et l’élite politique ces 20 dernière années se sont associé avec des hommes d’affaires pour imposer des réglés injustes et discriminatoires à la société Algérienne, c’est cette alliance qu’il est impératif de démanteler le plus vite serait le mieux avant de construire quoi que ce soit de nouveau.

      Symboliquement ( ces octogénaires malades qui gouvernent l’Algérie ou 75% de la population à moins de 25 ans)

      l’élite militaires à leur tête GAid salah ( Il est l’homme fort de facto)

      L’élite politique à leur tête Bouteflika ( Cloué sur son fauteuil risque à tout moment de mourir )

      L’élite économique à leur tête Mediene ( diabète risque à tout moment de mourir)

      2
      Pour quoi soutenir GCA dans sa guerre contre ces morveux arrivistes qui se sont accaparé illégalement de 10% de toute la richesse de l’Algérie et le danger qu’ils représentent dans la société Algérienne.

      Un fléau aussi dangereux que le terrorisme.

      Réflexion:

      ‘L’oligarchie est donc la forme d’organisation d’une catégorie particulière de l’élite se caractérisant par l’accaparement d’une telle proportion des ressources matérielles qu’elle acquiert un pouvoir particulier sur les sociétés. Ce groupe peut agir au sein d’une monarchie comme d’une démocratie. Ce qui est à craindre n’est pas son action politique active comme ce serait le cas dans une ploutocratie, mais bien son influence politique, importante, insidieuse, découlant de son pouvoir pécuniaire gigantesque’

      Oligarchy: Jeffrey A. Winters

      https://actu.orange.fr/monde/videos/lutte-contre-la-corruption-en-chine-des-milliardaires-executes-pour-l-exemple-VID0000001vY21.html

      https://www.youtube.com/watch?v=CWRwOo2vH_s

      ……

      https://www.youtube.com/watch?v=8xiI2n0fHR8

  • wahid
    3 mai 2019 at 13 h 19 min - Reply

    .
    .
    Scoop ou manipulation

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    Archivés ces informations.
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    .

    Je ne crois pas qu’il s’agit des bouteflika, J’ai lu en 2011 un journaliste juste après publication de Wikileaks, la rencontre said saadi et mediene au sujet de la corruption des frères de bouteflika et gaid, ou il a déclaré Même mediene est implique avec ces enfants dans des affires de corruption et il a parlé de mine d’or au sud Algérien.

    Peut être une enquête est nécessaire surtout que cet zone est une zone militaires interdite aux civiles.

    Il S’agit de:

    1
    https://www.youtube.com/watch?v=m0xQCeHmnPw

    Google Map
    https://www.google.fr/maps/dir/23.6025118,8.51442/In+Amguel,+Alg%C3%A9rie/@23.3811117,7.3679268,7z/data=!4m8!4m7!1m0!1m5!1m1!1s0x1221e74e255cf071:0xedc75007e9685dbb!2m2!1d3.4195527!2d24.4857286?hl=fr
    http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-361635.html

    Bing Map
    https://www.bing.com/maps/aerial

    2
    Mines d’or et de diamons
    http://i67.tinypic.com/nwmssz.jpg

    Voyez vous les enjeux …..Il vont pas lâcher le morceau les morveux.

    1
    • Dria
      3 mai 2019 at 18 h 02 min - Reply

      Cher @Wahid

      Au contraire c’est pour toutes ces raisons qu’ils vont partir. En tous les cas pour GAID il n’y a plus rien à cirer, côté peuple , le divorce est bien consommé, s’il n’a pas compris que le peuple vient de le virer… Il lui reste Cheriet Lakhdar, Naima Salhi , Ali Fodil pour faire dans la diffamation et la propagande qu’ils les enlève avec lui à Dubaï. Ils sont appellé à disparaitre avant le 04 juillet 2019.

      L’ANP doit faire le ménage, ce PEUPLE LAUREAT AU PRIX NOBEL DE LA PAIX MÉRITE UNE ARMÉE NATIONALE ET POPULAIRE REPRÉSENTATIVE ET DIGNE DU PEUPLE QU ELLE REPRÉSENTE.

      On ne veut pas s’immiscer dans les affaires militaires. Mais là, il s’agit de l’image de notre armée et il y va de sa souveraineté. Ce sont les enfants du peuple qui la constitue. On veut une armée unie forte et solidaire avec le peuple. Le message d’aujourd’hui ne peut être plus claire. Le slogan de ce vendredi 03 mai résume toutes nos pensées AL DJICH DJICHA WAL GAID KHANNA.

      Une réponse claire du DJICH s’impose, il y’a des Hommes dignes dans cette ANP, ils doivent relever le défi, et suivre l’exemple cdes civils du peuple qui ont commencé le changement.

      S’il n’y a aucune action alors ce sera au peuple d’aider son armée à se débarrasser du mal qui la ronge et qui nous dérange tous. Ce peuple fera la besogne que les militaires évitent, on le fera pacifiquement FAIRE DES SIT IN PACIFIQUE AU NIVEAU DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE EN CE MOIS DE RAMADHAN PAR EXEMPLE. OU DEVANT DES CASERNES…

      LE PEUPLE EST SOLIDAIRE AVEC SON ARMÉE PAS CELLE DE GAID ET SES GÉNÉRAUX RIPOUX . LE PEUPLE EST PRÈS A FAIRE FACE A TOUS LE DÉFIS. NOUS NE VOULONS AUCUNE INGÉRENCE ÉTRANGÈRE NI FRANÇAISE NI ÉMIRATI OU AUTRE .

      NOUS VOULONS UN PAYS LIBRE, UN PEUPLE LIBRE ET UNE ARMÉE LIBRE. CE N’EST POINT UN RÊVE.

      5
  • Bachir
    5 mai 2019 at 11 h 59 min - Reply

    Merci Monsieur Nesroullah pour cette belle contribution . Nous sommes a la croisee des chemins et la lutte sera longue .
    Le systeme dictatorial et corrompu base sur la rapine et la dipalidation EST TOUJOURS EN PLACE . Notre seul objectif doit etre
    le demontage et la disparition de ce systeme . Comme vous l’avez dis , toute negociation avec lui NOUS SERA FATALE .

    Il faut terasser la bete defintivement .En clair , il faut prendre les instruments du pouvoir ; legiferer par decrets afin que tout retour en arriere sera impossible dont voici quelque uns :
    * Dissolution des deux chambres parlementaires ainsi que du conseil constitutionel.
    * Creation d’une commission electorale independante et placee loin des mains malefiques du ministere de l’interieur .
    * Gel des activites du FLN et recuperation par l’etat de tout ses biens .
    * Changement de tout les Walis et surtout reformer le mode gestion des territoires. Les prerogatives des walis devront etres
    drastiquement reduites . La gestion des territoires doit etre decentralisee .
    * Criminaliser par une loi la fraude electorale
    * Criminaliser par la loi les pressions sur la justice ( la justice du telephone) . Les preuves audio-visuelles seront recevables
    par la justice .

    Si on reussi a concretiser cette phase ; personellement je suis plus optimiste que vous pour la suite .
    Prenant exemple de l’experience Polonaise .

    Amicalement
    Ing. D. Bachir

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  • l’issue de la révolte populaire ne peut plus passer par la vieille « classe politique » – Irzazen.Net
    22 mai 2019 at 15 h 42 min - Reply

    […] au-delà, je ne peux que réaffirmer les termes de mon article du mois dernier, « La dictature, la corruption et le mal-être Algérien » (Le Quotidien d’Algérie, 26 avril 2019) : « La construction d’une […]

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  • Congrès du Changement Démocratique