Édition du
17 June 2019

LETTRE OUVERTE AU GÉNÉRAL-MAJOR AHMED GAÏD SALAH

Hocine Malti, le 21 mai 2019

Mon général,

Hocine Malti

J’espère que ce n’est pas au futur maréchal Sissi algérien que je m’adresse. J’espère franchement me tromper, mais l’histoire récente de notre pays nous a appris que le pouvoir rendait fou. Nous avons eu la démonstration que ceux qui le détenaient réellement – qu’ils s’appellent Abdelaziz Bouteflika, Mohamed Tewfik Médiène, Saïd Bouteflika ou Bachir Tartag – étaient prêts à mettre le pays à feu et à sang pour s’y maintenir. Je parlerai des Ouyahia, Sellal, Haddad et autres plus tard. Mais le Hirak a été plus fort qu’eux et, avec votre assistance certes, nous nous en sommes débarrassés.

Parlons de l’ex-président de la République, tout d’abord. Il est clair que si le pouvoir ne lui avait pas fait perdre la raison, il se serait retiré dès la fin de son second mandat, plutôt que de triturer la constitution dont vous vous prévalez aujourd’hui, pour faire un 3ème, puis un 4ème et qui sait,  grâce à votre soutien notamment, un 5ème mandat, voire plus. Mais le peuple s’était rendu compte que la poupée bien dopée, bien habillée et bien peignée que l’on nous présentait de temps à autre à la télévision durant quelques secondes, pour nous faire croire qu’elle était en mesure de présider aux destinées de 42 millions de personnes, n’était en réalité qu’un zombie et a dit « Barakat ». Ce qui m’amène, mon général, à vous poser une première question : où étiez-vous lors de chacune de ces apparitions ? N’aviez-vous pas encore découvert l’existence de l’article 102 de la constitution ?

Vous avez semblé découvrir, tout d’un coup, il y a un peu plus d’un mois, qu’il existait des forces « anti-constitutionnelles » autour de l’ex-président de la République, dirigées par son frère Saïd et que ces « forces » envisageaient de vous destituer. Tout le monde sait qu’en réalité, vous connaissiez l’existence de ces « forces » depuis très longtemps. Vous saviez bien sûr que Saïd faisait office de président; vous l’avez cependant laissé agir à sa guise, car jusque-là il nommait ou dégommait des ministres, des ambassadeurs, des walis ou d’autres hauts fonctionnaires, ce qui ne vous dérangeait pas outre mesure. Mais à partir du moment où il s’en est pris à vous, qu’il a voulu vous destituer, alors là, ça n’allait plus. Vous avez pris les devants, vous vous êtes souvenu que l’article 102 de la constitution était là pour vous protéger, vous avez adressé un ultimatum au frère aîné le sommant de démissionner illico presto. Vous avez ainsi neutralisé Saïd. Le peuple vous est reconnaissant de lui avoir évité le bain de sang dans lequel l’aurait plongé la folie de cet homme qui voulait proclamer l’état de siège. Me vient alors à l’esprit la seconde question que je voudrais vous poser : pourquoi avez-vous attendu d’en arriver à une telle extrémité pour prendre cette décision ? Vous savez très bien que le tout premier slogan qu’ont clamé, dès le 22 février, des millions de voix à travers tout le pays, était que « le peuple ne veut ni Bouteflika, ni Saïd ». Ce n’est que 11 semaines plus tard que vous lui avez « offert » la tête du Raspoutine algérien. Pourquoi ? Parce que le bât a commencé à vous blesser ?

Peu de temps après, vous l’avez fait mettre sous les verrous en compagnie de Mohamed Tewfik Médiène et Bachir Tartag au motif que ce trio complotait contre le peuple et contre l’armée. Je suis bien sûr très heureux, tout comme l’est certainement tout le peuple algérien, de constater qu’il a été mis fin aux agissements criminels de ces trois individus. Votre geste aurait cependant été plus apprécié si tous trois avaient été arrêtés beaucoup plus tôt et pour des motifs autrement plus convaincants; ce qui m’amène, mon général, à vous poser une troisième question : n’est-ce pas aussi et surtout parce qu’ils complotaient contre vous que vous les avez fait arrêter ? Mais bon, passons. Réjouissons-nous pour le moment que le tout puissant Tewfik, Rab Dzayer, que Saïd en apparence moins puissant, mais tout aussi nocif et que la quatrième roue de la charrette le terrible tortionnaire Bachir Tartag, vont – nous l’espérons tous – terminer leurs vies en prison. Réjouissons-nous aussi qu’il ait été mis fin à la folie d’Abdelaziz Bouteflika qui rêvait de mourir sur le « trône » et qu’advienne que pourra de l’Algérie et de son peuple.

Il y a cependant une leçon à tirer de cet épisode. L’ivresse du pouvoir a fait oublier à ces 4 comparses que le peuple ne les soutenait pas, mais qu’il les haïssait. Vous savez pertinemment, mon général, que vous, par contre, avez « réussi votre coup » parce que vous avez mis à profit la puissance des millions de voix qui demandaient depuis plusieurs semaines la tête de Saïd. Car c’est lui, le peuple, qui accorde sa confiance ou exprime sa défiance aux gouvernants, il est la source du pouvoir (article 7 de la constitution, n’est-ce pas ?). Je me permettrais de vous dire alors, mon général, que la leçon à retenir est qu’il ne faut pas essayer d’arracher son pouvoir au peuple algérien. Je sais qu’il y a une place de Rab Dzayer à prendre, mais ne vous laissez pas tenter.

Vous vous demanderez peut être pourquoi je me permets une telle « familiarité » ? C’est parce que l’on sent à travers vos agissements que vous cherchez à renforcer votre pouvoir en surfant sur la vague du Hirak, alors qu’en votre qualité de chef d’état-major de l’ANP, c’est plutôt l’inverse que vous devriez faire : mettre l’institution au service du peuple. Que demande ce peuple ? Un changement total de système et que partent tous ceux qui sont à sa tête. Les plus emblématiques d’abord. Il réclame aussi une justice indépendante qui jugerait tous ceux qui ont pillé les richesses du pays, une justice qui cesserait de fonctionner par injonctions téléphoniques. Vous serez d’accord avec moi pour dire que le peuple algérien ne croit pas un instant les fadaises qu’on lui raconte selon lesquelles la justice algérienne s’est brusquement réveillée ces derniers temps et a décidé d’entamer, en toute souveraineté, une action contre des dizaines de personnes, dont Ouyahia, Sellal, Haddad et bien d’autres encore. Vous nous avez d’ailleurs fièrement annoncé que vous possédiez de très lourds dossiers de corruption à mettre à disposition de la justice. Vous pensez donc acquérir les bonnes grâces du peuple en lui offrant des têtes. Certaines seulement d’ailleurs. D’où ces nouvelles questions que je vous adresse, mon général. Pourquoi si tard ? Khalifa, Sonatrach, Chikhi le Boucher, l’autoroute Est-Ouest, ne datent pas d’hier. Autre chose : qu’en est-il des hommes d’affaires qui rôdent dans votre entourage ? Sont-ils moins véreux que les autres ? Et les politiciens qui s’abritent derrière vous, sont-ils plus soucieux des intérêts du pays que de leurs propres ? Il est certain que le jour où, dans notre pays, la justice sera réellement indépendante, elle saura séparer le bon grain de l’ivraie.

Venons-en maintenant à la question fondamentale qui sous-tend ce magnifique mouvement pacifique du peuple algérien. Le Hirak exige – dois-je vous le rappeler ? – le changement total du système. Il veut être le seul maître de son destin, il veut imposer une nouvelle constitution, il veut jeter les bases de la 2ème république, il veut élire son futur président en toute liberté, il veut choisir des députés qui le représenteront vraiment et non des ignares dont le seul souci serait de jouir des privilèges de la fonction, il veut que les magistrats de demain n’obéissent qu’à leurs consciences et non aux ordres « venus d’en haut », il veut que l’ « État profond », à savoir la police politique, cesse de le pourchasser, il veut que l’armée, dont vous êtes le grand patron, le protège contre toute menace extérieure, qu’elle reste dans ses casernes et qu’elle ne s’occupe pas – mais vraiment pas – de politique. Il ne veut en aucun cas revivre demain la situation actuelle où vous, chef d’état-major de l’armée, assumez, en réalité, la charge de chef de l’État. Le peuple exige que l’instauration du nouveau système ne se fasse pas dans le cadre du seul article 102 et certainement pas dans les délais qui en découlent. Il exige aussi que ce changement ait lieu avec la participation de jeunes issus du Hirak et certainement pas sous la tutelle de Bensalah, Bedoui et consorts. Ni sous la vôtre d’ailleurs. Or, c’est tout cela que vous lui refusez. Vous avez mentionné dans certaines de vos interventions les articles 7 et 8 de la constitution, mais vous refusez qu’ils soient mis en branle dans l’établissement du nouveau système de gouvernance. Pourquoi ? J’espère que vous êtes conscient, mon général, que par votre refus, vous vous opposez à la volonté de l’énorme majorité du peuple algérien. Ce sont, faut-il vous le rappelez, des millions de personnes qui défilent tous les vendredis à travers tout le pays. Le peuple qui vote avec ses pieds depuis trois mois, a démontré, semaine après semaine, que la majorité du corps électoral est pour la mise en application de l’article 7 de la constitution. Et ce, sans qu’il n’ait recours aux services de l’ex-ministre de l’Intérieur, expert en truquage des élections, devenu premier ministre.

Avant de vous saluer, permettez-moi mon général, de vous dire que le peuple ne se trompe jamais. Malgré les souvenirs sanglants de la sale guerre, suivie de vingt années de magouilles, de ruses, de tromperies, de manigances et de manipulations, malgré l’immense réseau d’hommes de paille qu’ils ont déployé à travers la société et les structures de l’État, malgré les milliards de dollars qu’ils ont claqués pour acheter des consciences et corrompre des milliers de personnes, Abdelaziz Bouteflika, l’ex-Rab Dzayer et leur bande n’ont pas réussi à échapper à la déchéance la plus infâme. La balle est dans votre camp. Il vous appartient de vous prononcer de façon très claire : êtes-vous du côté du peuple ou du côté de « la bande » ? 


Nombre de lectures : 4642
16 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  • SISI YACOUB
    22 mai 2019 at 9 h 39 min - Reply

    Beau texte,
    Belles paroles,
    Belle syntaxe…
    Toutefois, je suggère, en respectant la hiérarchie, que l’on s’adresse au Général Major, en lui attribuant le titre de «Monsieur » et non pas « Mon Général », vu que la primauté revient au Civil.
    Et que le Civil, non pas par manque de respect, ou par arrogance qu’il ne devrait s’adresser au militaire en évoquant son grade, sinon cela sous-entendrait une subordination, voire soumission et allégeance!
    Merci d’avoir d’avoir eu le courage de vous exprimer, ainsi vous transmettez les interrogations du peuple algérien de la manière la plus explicite.

    10
  • Ali MAMMAR dit Abounour Eldjazairi
    22 mai 2019 at 11 h 45 min - Reply

    Tout ça est beau et bien dit, mais j’aurais préféré que l’auteur de ce bel article soit plus terre à terre et qu’il propose au général major comment doit il se prendre pour que le peuple sorte vainqueur sans pour autant laisser aucune chance aux puissances étrangères de s’ingérer dans nos affaires et accuser notre chère armée de coup d’état. Car il faut bien le reconnaître que nous n’avons plus heureusement affaire à l’armée de 1992 dirigée par les putschistes et les exterminateurs.j’aurais aussi aimé voir l’auteur rappeler au général major que l’état auquel aspire les algériens est celui proclamé par l’avis du 1er novembre ç est à dire un état moderne de droit basé sur les principes islamiques. Ceci d’ailleurs est le plus important vu qu’aucun algérien ne souhaiterait voir ses concitoyens s’entretuer parce que des féministes exigent qu’on revoit de droit de la famille à savoir l’héritage ou les exceptés sexuels demander le droit au mariage pour tous. Je le dis car j’y croit comme 95% des algériens seul un état novemberiste si j’ose dire et benbadiste peut de nouveau rassembler les algériens.

    3
    • batni
      22 mai 2019 at 20 h 28 min - Reply

      On peut s’inspirer des textes fondateurs de la révolution c’est a dire la déclaration du premier novembre et le congrès de la Soummam en les modernisant avec les acquis de la période actuelle (Novembriste et Soummamiene). Une Algérie moderne et sociale telle que rêvée par Larbi BenMhidi et Abbane Ramdane et non par les oulémas assimilationnistes.

      3
    • Massi Nat Elqadi
      23 mai 2019 at 17 h 12 min - Reply

      Monsieur Abenour Eldazairi,

      Pourquoi pas une Algerie democtratique et laique qui garantira la liberte pour tous sans exception? Le droit à la liberté de conscience basee sur le respect mutuel entre les citoyens qui veulent exercer leur droit individuel et collectif. A quoi cela generait un musulman si un chretien, un juif, un athé jouit d’une liberté qui lui grantira une place dans la societé? Pourquoi cet acharnement sur la gente feminique que le musulman accuse de tous les maux?
      Je reprends une phrase de Mohamed Kacimi  » Est-il normal que l’algérien passe son intérieur à l’eau de Javel trois fois par jour avant de jeter sa poubelle par la fenêtre ? Est-il normal qu’il embrasse sur les deux joues le flic qui le gaze et qu’il crache sur le visage des filles quand elles parlent de liberté dans la rue?

      3
      • Dria
        24 mai 2019 at 10 h 51 min - Reply

        C’est pour ca qu’il nous faut une Assemblée Constituante qui prendra en compte toutes les franges de la société sans exception et érigera des lois et une legislation dont tous les algériens doivent s’y conformer quelque soit leur obedience.
        Dans une seconde étape se sera à nos mentalités li « Yetnahaw Gaa3 ». les algériens doivent s’accepter entre eux , islamiste , laic , amazigh, arabe , féministe, militaire ou civile. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Personne n’a le droit d’imposer son modèle de société ce sont les programmes, les débats et les élections qui trancheront.
        Mais pour atteindre ce stade d’une vraie « Algérie démocratique », il nous faut un formatage du système actuel.Nous sommes en plein dedans pour le moment il faut renforcer les rangs et ne point baisser la garde, en ce Vendredi 24 Mai 2019. Le 14 éme vendredi de gestation de la révolution du peuple algérien. les revendications seront les memes que les deux derniers , le peuple demande le départ de GAID et son cartel « YEN A MARRE DES GENERAUX  » qui agissent ANTICONSTITUTIONNELLEMENT SOUS COUVERTURE DE LA CONSTITUTION. En voulant imposer le scrutin de la Honte que le peuple à déjà rejeter quelque soit la date.
        Constitutionnellement, c’est au chef de l’état intérimaire de s’adresser au peuple, alors GAID disparaît des média et de la scéne politique, prepare ton forcing pour le 09 juillet sans faire de campagne tous les mardi. LE PEUPLE A COMPRIS ET EST PRÊT A TOUTES LES EVENTUALITIES .

        la mobilisation doit se poursuivre PACIFISME SOLIDARITÉ ET VIGILANCE.

        SAHA FTORKUM

        2
  • teniz
    22 mai 2019 at 18 h 12 min - Reply

    la solution du choix des hommes ne peut et ne doit se faire directement auprès de l’entourage du pouvoir car comme il l’a dit Mr Boudiaf « je n’ai pas trouvé 60 bonhommes intègres » pour prendre la charge du pays en 1992 et la suite on la connait. Son erreur et d’avoir sous estimé le peuple et laisser les loups roder autour de lui. Aujourd’hui en haut on parle de traitre qui on placé l’argent du peuple mal acquis ailleurs, pas seulement d’hommes intègres.

    2
  • batni
    23 mai 2019 at 1 h 44 min - Reply

    Seul un état novembriste et Soummamien adapté au 21eme siècle comme l’on revêt Larbi Ben Mhdi, Abbane et nos valeurs maquisards peut rassembler les Algériens. La primauté du civil sur le militaire est l’un des préalables pour la construction d’un état moderne et libre.
    Mes respects,

    3
  • Djilali Kouidri kouchih
    23 mai 2019 at 7 h 28 min - Reply

    BRAVO VOUS AVEZ TOUT DIT.

    2
    • Abdel Kader
      23 mai 2019 at 13 h 03 min - Reply

      pas tout a fait , car a partir de 70 ans on peut lever les pattes a tout moment pour le voyage vers l’au delà , ce qui n’arrange strictement rien dans les cas qui nous préoccupent … il faut enclencher une vitesse supérieur pour régler les problèmes du pays et bypassé les écrits constitutionnels confectionnés par une partie des gens qui ont bradé le pays …

      2
  • Azzi
    23 mai 2019 at 10 h 43 min - Reply

    Très bon article, franc et directe, ma question à Gaid salah, comment envisagez vous avec des gens ne disposant d’aucune vision et stratégies pour sortir notre pays de l’économie de la rente pétrolière, surtout que les compétences à l’intérieur et à l’extérieur ne vous fait pas confiance et n’acceptent pas d’être dirigé par des gens ayant prouvé dans le passé très récent qui sont fidèle à l’isaba. Mr le Général sachez bien que la crise économique que nous subissons est assez compliquée et que la complicité de tous les algériens et de toutes les compétences est indispensable et ce ne peut parvenir qu’avec l’application de la règle l’homme qu’il faut à la place qu’il faut en commençant par les politiques car tous projet à besoin pour se lancer correctement et soit objectif et performant non aléatoire nécessite des compétences de visionnaire de la part des politiciens. vous voyez il ne s’agit pas seulement d’incarcérer les voleurs dans la prison, ça c’est une simple tache.

    2
  • Bentchikou mohamed el moncef
    23 mai 2019 at 23 h 40 min - Reply

    Il n’y a rien a dire,c’est la réalité.Gaid Salah doit choisir son camp et cesser de se prendre pour le président et il est entrain d’outre-passer ses prérogatives.Merci pour cette contribution sublime.

    4
  • Allal
    24 mai 2019 at 23 h 19 min - Reply

    Très belle analyse de la situation!celui qui fait confiance au peuple réussira…prenez cette lettre au sérieux…vive le HIRAK !!!

    1
  • Yacine
    28 mai 2019 at 11 h 53 min - Reply

    A Mr Sisi Yacoub

    Desole de vous contredire . Dans la langue francaise, les formules de politesse imposent de s’adresser a un general par la formule « Mon general » et non Monsieur .
    D’ailleurs on dit  » Madame la Generale  » s’adressant a l’epouse d’un general .

    Salutations

  • yacine
    30 mai 2019 at 12 h 11 min - Reply

    A ceux qui croient encore en Gaid Salah ; reveillez-vous chers concitoyens . Ce monsieur ne connait que les rapports de force .
    Il essaye de nous entourlouper , mais ca ne marchera pas .
    Gai Salah , vous parlez de dialogue , alors que nous parlons de negociation dans le but est la remise du pouvoir et l’installation d’une ou des personnes a la presidence le temps de preparer des nouvelles elections .

    Si vous pensez que l’on va renoncer sur cette demande , vous vous trompez lourdement !
    Dans cette premiere etape , le seul objectif est El-Mouradia !

  • SARSI
    8 juin 2019 at 17 h 47 min - Reply

    merci mon ex PDG

  • Congrès du Changement Démocratique