Édition du
17 June 2019

La dictature est intacte. Elle réprime et elle tue.

Saïd Mekki

La dictature est intacte. Elle réprime et elle tue. La mort dans des circonstances révoltantes du Docteur Kamel Eddine Fekhar, prisonnier d’opinion, en est l’illustration glaçante. Les pratiques du régime sont conformes à son discours.
Les homélies hebdomadaires du général Gaid-Salah confirment à chaque fois la paralysie, la surdité et la brutalité de cette dictature. Concentrant tous les pouvoirs, le haut commandement militaire, seule autorité de fait, est incapable d’assumer le moindre mouvement en direction de l’opinion. De semaine en semaine, au mépris de tout principe de réalité, le chef de l’armée s’est enfermé dans la logique d’élections présidentielles objectivement intenables.

Il espère aujourd’hui sortir de l’impasse dans laquelle il a fourvoyé le pays en appelant à un dialogue nébuleux avec des « personnalités nationales » tout en confirmant son refus de toute transition.
Il s’agit de l’expression solennelle de la détermination des dirigeants effectifs du pays à conserver en l’état le système politique. Le maintien dans ses formes actuelles de cette organisation par le refus de toute transition a, c’est clair pour tous, pour unique raison la préservation de la nature autoritaire centralisée du pouvoir. Ce régime replié sur ses privilèges voudrait projeter une image d’omnipotence armée assise sur le monopole de la vérité politique.

Il n’en est rien, les millions de personnes qui elles se situent collectivement à un niveau de responsabilité bien plus élevé, proclament haut et fort chaque vendredi leur désir d’évolution démocratique de l’ordre juridique qui fonde le système. Les algériennes et les algériens ne se satisferont pas de réaménagements « négociés » derrière les rideaux entre parties non mandatées et donc illégitimes.

La transition n’est pas la plongée dans un univers inconnu, elle concerne précisément les modalités de la conduite des affaires publiques, la représentation et l’exercice du pouvoir, le mode de gouvernement. Il s’agit bien d’un processus ordonné et inclusif qui doit être débattu publiquement par des représentants légaux et légitimes. 
Mais même si « dialogue », au sens de l’ANP, quel qu’en soit l’objet il y a, encore faut il en préparer les conditions et donner des gages de sérieux. Or, le général en chef de l’armée algérienne ne dit rien à ce propos, il ne concède rien.

Même pas le préalable de la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques et d’opinions. Des 160 prisonniers politiques identifiés. Pas un mouvement en direction des revendications populaires n’est enregistré . Les militaires se contentent d’éliminer les éléments du régime qui n’ont plus d’autre utilité que de servir de boucs-émissaires. La dictature est inentamée.


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4 Commentaires sur cet article

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  • Dria
    29 mai 2019 at 15 h 06 min - Reply

    Oui pour un DIALOGUE , mais pas un dialogue de sourd comme le préconise GAID et les généraux qui l’entoure.

    Ce n’est pas par des discours chiffrés destinés en premier aux militaires et prêcher dans des casernes ou des écoles militaires qu’on s’adresse au reste du peuple. Comme, si on était des citoyens de second degré, avec qui, on ne peut communiquer directement.

    Nous avons perdu assez de temps. La balle est une fois de plus dans le camps de l’armée. S’il ya une vraie volonté de dialoguer et d’assainir la situation (catastrophique du pays suite a la gestion chaotique de plusieurs décennies). Il est temps de rectifier le tir et de redémarrer sur des bases solides. Un COMMUNIQUÉ du Ministère de la Défense Nationale doit être adresser au peuple algérien. En signifiant clairement les modalités du dialogue et l’instance avec laquelle les representants du peuple (du HIRAK, de la société civile , des universitaires , des étudiants et des syndicalistes…) doit dialoguer .

    Donc, c’est à l’armée de donner en PREMIER la composante de l’équipe militaire avec qui les représentants du peuple vont dialoguer.

    Divulger les noms des militaires prêt a dialoguer est un signe de bonne foi, qui révèle la volonté réelle de la part des militaires d’accompagner le peuple vers un état de droit.

    Les représentants du peuples verront le jour en moins d’une semaine. La rue saura trouver la formule idoine et les consensus nécessaire au moment voulu. Mais n’inversons surtout pas les rôles en demandant en premier les représentants du peuple. C’est mettre les bœufs avant la charrue pour ne pas dire envoyer les bœufs vers l’abbatoire.

    Si aucun signe concret n’émane de la part des militaires. Il faut dire que ce silence complice de l’armée du moins de son hierarchie coûtera cher au pays. Si risque de déstabilisation, il y a, c’est l’armée qui l’alimente dans ces conditions. Un risque qui incombe à la hiérarchie militaire en particulier.

    N’oublions pas que le rôle primordiale de l’armée, c’est la sécurité du pays et du peuple, et non pas d’être un facteur de déstabilisation ultérieur, a cause des intérêt d’une caste au pouvoir au détriment de tout un peuple.

    N’oublions pas la mobilisation pour ce 15 ème vendredi avec un fervent HOMMAGES AUX NOUVEAUX MARTYRS DE L’ALGÉRIE POUR L’INSTAURATION D’UN ETAT DE DROIT AVEC UNE JUSTICE LIBRE ET INDÉPENDANTE.

    Ils ont payer de leur vie, pour dénoncer l’Algerie des généraux ripoux. Un sacrifice que les Algériens ne doivent jamais oublier et toujours se remémorer
    رحمهم الله و اسكنه فسيح جنانه

    Mohamed TAMALT
    Hassen BENKHEDDA
    Ramzi YETTOU
    Nabil ASFIRAN
    KamelEddine FAKHAR.

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    • Dria
      29 mai 2019 at 15 h 18 min - Reply

      J’ai oublié parmi les slogans de vendredi LA LIBÉRATION IMMEDIATES DE TOUS LES DÉTENUS POLITIQUES ET D’OPINIONS.

      Afin de laisser un peu de place aux vraie criminels qu’on devra incarcérer dans l’attente de vrais procès.
      Les OUYAHIA, SELLAL, GHOUL, BENYOUNES, MOKRI Naima SALHI, TLIBA, BOUCHOUREB……..

      5
  • wahid
    29 mai 2019 at 21 h 55 min - Reply

    LA STRATÉGIE

    Faire la différence entre dialoguer VS négocier, le dialogue VS la négociation.

    Faire la différence entre légitimité révolutionnaire (22 Février 2019) VS Légitimité militaire (1962-1992)

    L’élite politique VS l’élite militaire

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    Le dialogue
    Le dialogue doit se faire entre les civiles( l’élite politique, la société civile et les représentants de la révolution du 22 Février 2019 ).

    Le dialogue doit se faire pour la construction de la plate forme politique, la feuille de route, le calendrier, la vision et les objectifs de la période après le vide constitutionnel pour barrer la route aux militaires de refaire le coup de force similaire à l’été 1962 – l’Hiver 1992.

    Je laisse le soin au Algériens de décider si les résidus de l’ancien système seront invité à assister ou participer à ce dialogue FLN, RND, HAMS, TAJ etc, ou exclure les leaders (ouyahia, ghouul, benyounes etc…qui sont impliqués dans la corruption politique, financière (elissaba)

    مخرجات الحوار الهدف منها

    ابرام الوثيقة الاتفاق على مرحلة الانتقال الدمقراطي للخروج من الفراغ الدستوري بعد إنتهاء عهدة بن صالح و قيد صالح

    2
    La légitimité Révolutionnaire (22 Fev 2019) VR légitimité militaire (été 1962-janvier 1992)

    Le rapport de force doit s’installer pacifiquement suite aux accords conclues entre l’élite politique, la société civile et les représentants d’Elhirak, par une manifestation pacifique ( un Vendredi ) et laisser le peuple imposé la feuille de route aux militaires.

    La négociation

    Une fois la feuille de route a obtenue le soutien massif du peuple dans la rue, à ce moment là il serait facile et opportun de négocier avec les militaires.

    La négociation sur les conditions de remettre le pouvoir au peuple.

    ابرام الوثيقة الاتفاق على شروط و كيفية تسليم السلطة من المجلس العسكري إلى سلطة الشعب

    Le conseil ZÉTAT n,aura pas le choix de remettre le pouvoir à l’élite politique élue par le peuple qui manifestent dans les rues.

    Saha ftourkom

    Eid moubarek.

    Aux Algériens
    https://www.youtube.com/watch?v=wDawWJdzdxk

    2
  • wahid
    9 juin 2019 at 15 h 02 min - Reply

    .

    LA STRATÉGIE:

    Faire la différence entre le dialogue & la négociation.

    Faire la différence entre légitimité révolutionnaire (22 Février 2019) VS Légitimité militaire ou Historique (1962-1965-1978-1992-1999)

    L’élite politique VS l’élite militaire

    Le dialoguer doit se faire entre l’élite politique, la société civile et les représentants du hirak sur le contenu et l’ampleur des reformes politiques, économique, et les mécanismes de la transition démocratique revendication légitime du peuple.

    Le dialogue doit se faire entre l’élite politique , la société civile et les représentants du hirak, il serait irresponsable et insensé de dialoguer avec l’élite militaire ( l’état Major de l’armée, le Haut conseil de sécurité ou GCA) ce dialogue entre l’élite politique, la société civile et les représentants du hirak doit se faire le plutôt serait le mieux, par contre la négociation c’est trop tôt pour l’engager et pas avant d’avoir conclu un accord et arrivé à un consensus national sur le contenu et l’ampleur des reformes politiques, économique, et les mécanismes de la transition démocratique, une revendication légitime du peuple, garantie par la constitution dans l’article 7 et 8.

    Art. 7. — Le peuple est la source de tout pouvoir.

    La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple.

    Art. 8 — Le pouvoir constituant appartient au peuple.

    Le peuple exerce sa souveraineté par l’intermédiaire des institutions qu’il se donne.

    Le peuple l’exerce aussi par voie de référendum et par l’intermédiaire de ses représentants élus.

    Le Président de la République peut directement recourir à l’expression de la volonté du peuple.

    1
    Le dialogue doit se faire pour :

    Une plate forme politique, la feuille de route, le calendrier, la vision et les objectifs de la période de la transition démocratique.

    Un accord consensuel doit être conclu entre l’élite politique, la société civile et les représentants du hirak, avant toute négociation avec le pouvoir, un seul front uni, déterminé et pour un changement radical du système politique .

    Je laisse le soin au Algériens de décider si les résidus de l’ancien système seront invité à assister ou participer à ce dialogue FLN, RND, HAMS, TAJ etc, ou exclure les leaders (ouyahia, ghouul, benyounes etc…qui sont impliqués dans la corruption politique, financière (elissaba)

    مخرجات الحوار الهدف منها

    ابرام الوثيقة الاتفاق على مرحلة الانتقال الدمقراطي للخروج من الفراغ الدستوري بعد إنتهاء عهدة بن صالح و قيد صالح

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    Le rapport de force
    La légitimité Révolutionnaire (22 Fev 2019) VR légitimité historique (militaire, été 1962, juin 1965, janvier 1992, Avril 1999)

    Le rapport de force doit s’installer pacifiquement une fois l’accord conclu entre l’élite politique, la société civile et les représentants d’Elhirak, par une manifestation pacifique (un Vendredi) et c’est le peuple qui aura à exprimer sa volonté de rétablir sa souveraineté confisqué par la junte militaire de puis son indépendance en 1962.

    Il est impératif, maintenant que le peuple qui est sorti uni et déterminé continu de mettre de la pression populaire et suffisamment de pressions par une manifestation non violente pacifique sur les vraies détenteurs du pouvoir, qui sont les militaires, pour les obliger à négocier les conditions de remettre aux représentants du peuple.

    La négociation

    Une fois cet accord consensuel entre l’élite politique, la société civile et les représentants d’Elhirak aurait le soutien massif du peuple dans la rue, à ce moment là il serait facile et opportun de négocier avec les militaires.

    La négociation sur les conditions de remettre le pouvoir au peuple.

    Il est impératif de négocié un accord en un seul FRONT, un seul et unique projet de reformes.

    ابرام الوثيقة الاتفاق على شروط و كيفية تسليم السلطة من المجلس العسكري إلى سلطة الشعب

    Le Haut conseil de sécurité, L’état Major, et le GCA n’auront pas le choix de remettre le pouvoir aux représentants plébiscité par le peuple qui manifestent dans les rues.

    NB :

    Le dialogue national aurait à décider par quelle voie le peuple aurait à exercer sa souveraineté:

    1- Une élection présidentielle (un seul candidat élu) (CAS DE L’EGYPTE, YEMEN)

    2- Une transition politique (colléiale élue) plusque moin de cinq

    3- Une constituante (une assemblée éluée) (LE CAS TUNISIE)

    Pour mener les reformes politiques te économique et l’enclencher le processus de la transition démocratiqe, une revendication légitime du peuple, garantie par la constitution dans l’article 7 et 8.

    Art. 7. — Le peuple est la source de tout pouvoir.

    La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple.

    Art. 8 — Le pouvoir constituant appartient au peuple.

    Le peuple exerce sa souveraineté par l’intermédiaire des institutions qu’il se donne.

    Le peuple l’exerce aussi par voie de référendum et par l’intermédiaire de ses représentants élus.

    Le Président de la République peut directement recourir à l’expression de la volonté du peuple.

    1
    https://www.youtube.com/watch?v=CHXxPT8_opk

    2
    https://www.youtube.com/watch?v=Zmj-ktt8N2g

    3
    https://www.youtube.com/watch?v=uGauCe5itws

  • Congrès du Changement Démocratique