Édition du
24 August 2019

الجزائر و الشرطة السياسية

Redouane Boudjema الجزائر الجديدة 17

تبدأ الجزائر الجديدة مسارها نحو البناء و سلطة القانون على الحاكم و المحكوم عندما تخضع الأجهزة الأمنية بأسلاكها المختلفة للقانون و القانون فقط، وعندما تخضع ميزانية هذه الأجهزة للرقابة البرلمانية من برلمان يمثل الإرادة الشعبية و يترجم وجود ثقافة الدولة وليس منطق العصبة و العصبية.

أول خطوة تعمل في تجاه هذا المسار، هو حل الشرطة السياسية، و التي لا توجد إلا في الأنظمة الشمولية و المستبدة، لأنها تعتقد أن الشعب هو عدو أبدي لا بد من مراقبته و متابعته، و الشرطة السياسية لا علاقة لها بالمخابرات التي تخضع للسلطة السياسية و تخدم الدولة. الشرطة السياسية في الجزائر استخدمت منذ الاستقلال لقمع و تخوين و متابعة كل من لا يرضخ لمنطق القوة الذي يحكم السلطة، و الذي سلط على رقاب السياسيين المعارضين و الجمعيات و الصحفيين و الجامعيين و المثقفين الأحرار، كما استخدمت منذ تسعينيات القرن الماضي لاختراق الأحزاب و تدبير الانقلابات ضد القيادات الشرعية التي تملك تصورا سياسيا واضحا، كما استعملت في تفجير الجمعيات من الداخل، و تسيير بعضها الآخر، و كذلك تم و يتم مع وسائل الإعلام وعلى كل مستويات الحياة العامة. 

حل الشرطة السياسية هي خطوة مهمة نحو انتقال حقيقي لديمقراطية فعلية، تقطع مع ممارسات التخوين و التحريض و الكراهية ضد الجزائريين و الجزائريات، وهي شرط أساسي لإيجاد المجتمع المفتوح الذي يبني الدولة و يدافع عنها، و الذي يقوم بفرض سلطات مضادة تراقب و تحاسب كل المسئولين و على كل المستويات، في ذلك الوقت يتبين لمن فكروا في إيجاد الشرطة السياسية أن عملهم كان حليفا طبيعيا لقوى الفساد و الاستبداد، و بأن الكثير من الجزائريين و الجزائريات الذين سودت صورتهم التقارير المغلوطة للشرطة السياسية، هم في الكثير من الأحيان من أنظف و أشرف الناس، و بأن الكثير مما جاء في هذه التقارير كان مصدرها شبكات الفساد الموالية لمنظومة فاسدة جزء كبير منها له امتدادات حتى مع شبكات الفساد في الخارج. 

كما سيكتشف هؤلاء أن تفجير الأحزاب و الجمعيات و تخوين الناس عبر إعلام الدعاية هو الذي صنع الفراغ و جعل الجزائريين و الجزائريات يفقدون الثقة و يشكون في كل شيء و يرون ظلهم و مخططاتهم في كل مكان و في كل طرح. 

حل الشرطة السياسية سيمكن من اقتصاد أموال ضخمة للخزينة العمومية يمكن أن يتم تحويلها لبناء مؤسسة قوية لمخابرات الدولة التي تخدم المصالح العليا للدولة و الأمة.

الجزائر في 10جوان 2019 
تحرير و تصوير رضوان بوجمعة


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3 Commentaires sur cet article

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  • wahid
    11 juin 2019 at 23 h 00 min - Reply

    La police politique a été creer par l’armée des frontiere

    https://www.youtube.com/watch?v=ZB6f8zWTC7A

    https://www.youtube.com/watch?v=MiLGkDlplRc

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    Les agissements du Boumdienne

    Je m’appelle Mokrane Djaoumi, je vis à Berkeley, en Californie. Si je vous écris aujourd’hui, c’est suite à votre billet du 11-03-2012 en hommage à Saïd Sadi… Justement à la fin, vous m’avez choqué avec l’adjectif «boumedieniste». Le respect que je vous dois l’a emporté sur la haine que j’ai pour Boumediène. A cet effet, je préfère ne pas exposer ma «beurkitude »et poster seulement la chronologie de son règne.
    3 juillet 1962 : indépendance de l’Algérie.

    25 juillet 1962 : l’armée des frontières aidée d’éléments de la Wilaya I s’empare des villes de Constantine, Annaba et Skikda : 50 morts. Plus de 100 citoyens sont arrêtés.
    30 juillet 1962 : Mohamed Boudiaf, membre fondateur du FLN et ministre du GPRA, est arrêté à M’sila par des militaires de la Wilaya I, agissant pour le compte de l’armée des frontières.

    20 août 1962 : des hommes armés à la solde de l’armée des frontières tirent sur des maquisards de la Wilaya IV à Alger : nombreux morts et blessés.

    29 août 1962 : violents accrochages entre éléments infiltrés de l’armée des frontières et maquisards de la Wilaya IV à Alger : plus d’une dizaine de morts.

    30 août 1962 : l’armée des frontières attaque les maquisards de l’ALN sur plusieurs fronts : Boghari, Masséna, Sour El Ghozlane et Sidi Aïssa. A l’aide de leur armement lourd, ils provoquent un véritable carnage dans les rangs des maquisards et de la population. Des témoins locaux parlent d’un millier de morts.

    1er septembre 1962 : violents affrontements entre l’armée des frontières et les maquisards de la Wilaya IV à Boghari : plusieurs dizaines de morts et de blessés.

    4 septembre 1962 : violents combats entre l’armée des frontières et des maquisards à El Asnam : 75 morts

    7 septembre 1962 : violents accrochages entre l’armée des frontières et des maquisards de l’ALN dans la vallée du Chélif (Chlef) : plus de 120 morts.

    9 septembre 1962 : l’armée des frontières fait son entrée à Alger après plus de deux mois de combats et plus de 1 500 morts.

    11 avril 1963 : Mohamed Khemisti, ministre des Affaires étrangères de Ben Bella, est tué par balle près du siège de l’Assemblée nationale par un homme traité de «malade mental». Ce «fou» sera «suicidé» quelque temps après dans sa cellule. Bouteflika, l’un des hommes-clés de Boukharouba, prend alors le portefeuille des Affaires étrangères.

    13 juin 1963 : Mansour Youcef, secrétaire général de l’Organisme saharien, est kidnappé par des hommes armés de la police politique au café Le Strasbourg d’Alger.

    21 juin 1963 : Mohamed Boudiaf, membre fondateur du FLN et ministre d’Etat du GPRA, est kidnappé au pont d’Hydra par des hommes armés de la police politique. Il sera déporté à Tsabit, dans l’extrême-sud, durant près de cinq mois.

    14 août 1963 : le pouvoir d’Alger annonce l’arrestation d’un groupe armé de tendance marxiste constitué d’une trentaine de citoyens dans les maquis de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou). Ces malheureux opposants seront horriblement torturés. Le «ministre» de l’information de Ben Bella accuse… Israël d’être à l’origine de ce complot.

    3 septembre 1963 : création par Ben Bella de milices «populaires» qui arrêtent, emprisonnent et torturent en toute impunité les opposants au pouvoir.

    29 septembre 1963 : Hocine Aït Ahmed et d’anciens maquisards de la guerre de Libération nationale de l’Algérois, de la Kabylie et du Constantinois créent le Front des forces socialistes (FFS) et décident d’une lutte armée contre la dictature de Ben Bella et de Boukharouba. L’armée des frontières occupe plus particulièrement la Kabylie, où une impitoyable répression s’abat sur la population. Elle fera en moins de deux années plus de 400 morts et plusieurs centaines de prisonniers. Saïd Gherib, député à l’Assemblée constituante, suspecté de sympathie au FFS, est kidnappé par la police politique et meurt sur la table de torture.

    6 – 7 janvier 1964 : manifestations de citoyens chômeurs à Oran. Violente répression avec de nombreux blessés et des dizaines d’arrestations. Le pouvoir décide de créer les «cours révolutionnaires » (tribunaux d’exception) pour juger les «contre-révolutionnaires».

    Avril 1964 : campagne de terreur contre les populations de Kabylie. Des centaines de citoyens soupçonnés de sympathie au FFS sont arrêtés et torturés.

    16 mai 1964 : Cheikh Mohamed El Bachir El Ibrahimi, président de l’association des Ouléma, adresse une lettre ouverte au pouvoir militaro-policier d’Alger pour attirer son attention sur ces dérives du régime et les germes de guerre civile. Malgré son âge (76 ans) et son état de santé, il sera assigné à résidence où il mourra une année plus tard (20 mai 1965).

    7 juillet 1964 : arrestation de Abderrahmane Farès, ancien président de l’exécutif provisoire et député à l’Assemblée constituante. Il sera séquestré dans un centre de torture d’El Biar avant d’être déporté vers Béchar.

    19 août 1964 : Ferhat Abbas, 65 ans, ancien président du 1erGPRA et ancien président de l’Assemblée constituante de l’Algérie indépendante, est arrêté à son domicile par la police et déporté à Adrar dans le Sud algérien durant dix mois.

    1er septembre 1964 : cinq militants du FFS dont Chemmame Moh Chérif, ancien officier de la guerre de Libération nationale, sont fusillés.

    3 septembre 1964 : le colonel Chabani, plus jeune officier supérieur de l’Armée de libération nationale et ancien chef de la Wilaya VI, est fusillé, après une parodie de procès, par l’armée des frontières.

    Octobre 1964 : des dizaines de citoyens sympathisants du FFS sont torturés par la SM au centre de torture du chemin Poirson (El Biar). D’autres opposants subissent les mêmes supplices à la clinique psychiatrique de Notre-Dame d’Afrique, sur les hauteurs d’Alger.

    12 avril 1965 : Aït Ahmed, membre fondateur du FLN et ex-député de l’Assemblée constituante, est condamné à mort par un tribunal d’exception. Sa peine sera commuée in extremis en perpétuité par Ben Bella, alors que certains officiers de l’état-major des frontières voulaient son exécution.

    19 juin 1965 : coup d’Etat du colonel Boukharouba contre Ben Bella. Certains citoyens se hasardent à manifester dans l’Est algérien : 40 morts. Ben Bella sera séquestré durant 14 années sans jugement. On ne lui permettra même pas d’assister à l’enterrement de sa vieille mère.

    15 mars 1966 : vaste campagne de répression contre les militants et sympathisants du FFS. Des dizaines de citoyens seront arrêtés et torturés par la sécurité militaire.
    Octobre 1966 : nombreuses arrestations au sein de l’organisation des étudiants (UNEA) dominée par le PAGS.

    4 janvier 1967 : Mohamed Khider, membre fondateur du FLN, est assassiné par la sinistre police politique à Madrid (…)

    14 décembre 1967 : tentative de coup d’Etat du colonel Zbiri contre le colonel Boukharouba. De violents accrochages ont lieu à El Affroun. Des Migs pilotés par des Soviétiques bombardent les colonnes blindées des putschistes. Près d’un millier de morts dont de très nombreux civils. Ceux qui dirigeaient les troupes du colonel Boukharouba ne seraient autres que d’anciens sous-officiers déserteurs de l’armée française, selon Tahar Z’biri.

    16 décembre 1967 : le colonel Saïd Abid est «suicidé» dans son quartier général de Blida. Des rumeurs font état de son élimination par deux ex-sousofficiers de l’armée française.
    Janvier 1968 : le colonel Abbès meurt mystérieusement sur la route Cherchell-Alger. Des rumeurs font état de sa liquidation suite au coup d’Etat manqué de Zbiri.

    27 avril 1968 : tentative d’assassinat du colonel Boukharouba au Palais du gouvernement. L’attentat est perpétré par d’anciens compagnons du colonel Zbiri.

    7 avril 1969 : la Cour «révolutionnaire » d’Oran (tribunal d’exception) condamne à mort par contumace Krim Belkacem, membre fondateur du FL N.

    18 octobre 1970 : Krim Belkacem, membre fondateur du FLN, est étranglé dans un hôtel de Francfort (Allemagne) par des tueurs à gages de la sinistre police politique d’Alger (…)

    1971 : Youcef Dakhmouche, ancien membre du MALG, impliqué par certains opposants politiques dans l’assassinat de Mohamed Khider à Madrid, est arrêté et emprisonné à El Harrach par la SM. Il sera porté «disparu» depuis cette date.

    Juin 1974 : affrontements entre gendarmes et population à Larbaâ-Nath- Irathen, suite à l’interdiction de chanteurs kabyles de se produire sur scène : 3 morts.

    25 décembre 1975 : une machination orchestrée par la police politique (affaire des bombes d’ El Moudjahid) aboutira à l’arrestation d’opposants au pouvoir. Parmi eux se trouvaient Medjeber Mohamed Ousmaïl et Mohamed Haroun, fils de martyr de la guerre de Libération. Ils seront accusés d’activités «berbéristes» et subiront les affres de la torture. Medjeber et Haroun seront condamnés le 4 mars 1976 par la Cours de sûreté de l’Etat (tribunal d’exception) respectivement à la peine capitale et à la réclusion perpétuelle. Ils seront incarcérés à la prison de Lambèse. Mohamed Haroun sera soumis à un «traitement psychiatrique». Ils seront graciés en 1987 et 1988.

    Janvier 1976 : Ouarab Madjid, militant pour la culture amazighe, est kidnappé par des éléments de la sécurité militaire. Il sera porté disparu jusqu’en 1977, où son cadavre, en état de décomposition avancée, sera découvert.

    10 mars 1976 : Ferhat Abbas, Benyoucef Benkhedda, Hocine Lahouel et Mohamed Kheireddine sont mis en résidence surveillée et leurs biens confisqués par le colonel Boukharouba pour avoir publié un manifeste dénonçant le pouvoir personnel et les risques de guerre fratricide avec les Marocains. Ils y resteront jusqu’au 13 juin 1977.

    Juillet 1976 : plus d’une centaine de jeunes citoyens de la région de Larbaâ- Nath-Irathen sont arrêtés suite à la découverte de textes sur la culture amazighe.

    Décembre 1978 : la sécurité militaire infiltre et pilote un parachutage d’armes organisé par des opposants (Benyahia) en Kabylie (affaire du Cap Sigli). De nombreux opposants seront arrêtés et torturés.

    A la fin, j’aimerais avec votre permission, conclure à la Mamarienne mon long billet
    Si je me trompe corrigez-moi…

    «Vous pouvez mentir à tout le monde un certain temps, vous pouvez mentir à un petit nombre de gens tout le temps, mais vous ne pouvez mentir à tout le monde tout le temps.» Abraham Lincoln.

    Mokrane Djaoumi, TTS Coordinator (Muscat)

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    Écouter attentivement cette Video au PASSAGE pour compreendre le pouquoi d’aujourd’hui, le rôle de l’armée et la police politique dans l’Algérie indépendante…………..de 22:00 A 23:40

    https://www.youtube.com/watch?v=rvjDOhogqmE

    • Salah-Eddine SIDHOUM
      12 juin 2019 at 9 h 38 min - Reply

      Il serait plus honnête à Mr Djaoumi Mokrane de préciser la source de la chronologie q’u’il vient d’énumérer. C’est une question d’honnêteté intellectuelle.

  • wahid
    12 juin 2019 at 12 h 31 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique