Édition du
17 June 2019

Transition ou Election d’abord?

ADDI Lahouari
C’est autour de cet enjeu que se mène la bataille politique aujourd’hui. Le hirak veut la transition et l’EM veut des élections qui désigneront des « élus légitimes » pour mener la future transition.

Le hirak a senti instinctivement que la proposition de l’EM est un piège. Aucune élection ne sera transparente et crédible si le MINISTERE DE L’INTERIEUR, le MINISTERE DE LA JUSTICE, la GENDARMERIE et la DGSN n’échappent pas au contrôle de l’EM par le biais du DRS. Car si dans les villes d’Oran, Alger, Tizi-Ouzou, Constantine, Annaba… il y a des militants structurés qui surveilleront les urnes, dans les villes moyennes et petites, le dépouillement des urnes se fera avec la complaisance du commandant de la brigade de la gendarmerie, du commissaire de police et du chef de daira.

Ces structures feront élire les candidats du FLN et du RND sur instruction de l’EM. Ces deux partis auront la majorité à l’Assemblée Nationale. Moussa el Hadj aura remplacé El Hadj Moussa. Comment faire pour éviter ce scénario diabolique qui se répète depuis 30 ans?

La solution est une transition dirigée par une présidence collégiale qui aura autorité sur toutes les institutions de l’Etat, en particulier la GENDARMERIE et la DGSN. Un gouvernement composé de technocrates gérera entre-temps les affaires courantes. Une transition de 6 à 12 mois est nécessaire pour remettre la GENDARMERIE et la DGSN, ainsi que les autres institutions, à la disposition de la République et non à la disposition du régime.


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2 Commentaires sur cet article

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  • Nacer
    12 juin 2019 at 23 h 19 min - Reply

    La construction démocratique est un long procesus, élection présidentielle ou transition ouverte ou Transition avec pacte, les points essentiels sur lequels le régime doit céder sont le modèle de développement et la fin de l’influences des services spéciaux de « sécurité » de la sphère politique, par l’exercice de la tutelle de la part d’autres institutions de pouvoir.

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  • Dria
    14 juin 2019 at 0 h 15 min - Reply

    La réponse du PEUPLE est sans équivoque la transition d’abord. Nous sommes des Algériens et nous savons très bien comment ca se passe. Tant qu’il n’y aura pas de signe concret le PEUPLE par sa mobilisation fera entendre sa réponse haut et fort jusqu’à l’aboutissement de sa demande légitime.

    Ceux qui disent que le Hirak n’a rien ramener de concret ce sont des défaitistes ou des citoyens qui ont peur du changement ou ils ont peur de perdre des privileges. S’il ne perçoivent pas les ondes de ce tsunami populaire. Ils sont surement atteint de cécité et surdité comme le sont les récalcitrants du Gang au pouvoir, en déperdition.

    Un préalable avant de passer aux elections? a mon humble avis, c’est d’assainir le visage de la scène politique algérienne. Avec une mise à niveau et reformation de tous les partis politiques et créations de nouveaux. Donnant ainsi, la chance aux jeunes de prendre part à la vie politique et de se structurer. Un cas particulier celui du FLN qui doit être rebaptiser PFLN à ne pas confondre avec le FLN authentique ou historique,comment ose-ton souiller l’histoire de notre pays et la mémoire de nos martyrs, mettre BENMHIDI, BENBOULAID, AMIROUCHE, ABANE avec des SAIDANI OULD ABBES et des DJEMAI. L’état doit récupérer les biens mobiliers, battisses, villas, bâtiments du PFLN, du RND et faire une redistribution plus equitable pour tous les partis.

    Pour ces partis qui sont aux aguets sachez qu’a l’avenir aucun autre groupe d’Oudjda ne sera tolérer. Après, l’initiative louable de jeunes de la société civile de syndicat autonome et d’autres militants d’organiser une conférence nationale pour ce 15 juin pour proposer des suggestions de sortie de crise. Certains partis sans scrupule tentent de récupérer l’initiative à default de la doubler. Honte à vous. Laissez les jeunes travailler. On ne veut plus de vous. Messieurs de 3ADALA,et autres, Mr BENFLIS Mr BELAID, désolé d’être aussi directe avec vous, mais la plupart des algériens ne vous accepteront pas.Vous avez roulez votre bosse avec le système. Alors de grâce laisser de la place aux jeunes.

    le PEUPLE est décidé à rectifier son erreur de 1962 et son slogan de « seb3a snin barakat3 », désormais le slogan de l’avenir sera « Hukm el3askar barakat ».

    Demain le vendredi 14 juin 2019, le 17 éme vendredi consécutif d’une révolution qui avance doucement mais surement, rien ne presse il faut juste continuer le combat en se mobilisant
    PACIFIQUES SOLIDAIRES ET VIGILANTS, nous le resterons et nous finirons par vaincre le GANG DU MAL, ces jours sont comptés. Cette été, on se baignera à l’ex « Club des pins » rebaptisé en « club du PEUPLE ». Pourquoi, on n’a pas le droit de fouler le sable de cette plage, capitale du gang, des apparatchiks, et lieu de débauche des enfants de la nomenclatura.

    arkab waskut ebrabi inch’Allah habtin ou dakhlin le club des larbins.

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  • Congrès du Changement Démocratique