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25 February 2020

«Les Algériens connaîtront leur printemps quand les conditions d’une révolte seront réunies»

hasni-labidiHasni Abidi. Directeur du Centre d’études et de recherche sur le Monde arabe et méditerranéen

«Les Algériens connaîtront leur printemps quand les conditions d’une révolte seront réunies»

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El Watan le 19.02.13
Invité samedi dernier à Paris par le Maghreb du livre pour présenter son dernier ouvrage, intitulé Où va le Monde arabe  ? Les enjeux de sa transition (paru aux éditions Erick Bonnier), Hasni Abidi, un des meilleurs experts du Monde arabe, décrypte les transformations géopolitiques qu’ont connues les pays ayant vécu une révolution populaire.

– Deux ans après, quelle analyse faites-vous des pays qui ont connu la «révolution» ou ce qu’on appelle le Printemps arabe ?
Le bilan est contrasté. Il est trop tôt pour brosser un état des lieux post-soulèvement. Ces pays découvrent un nouveau cycle dans leur histoire, le deuxième depuis l’indépendance. Le fait marquant se résume en une construction des institutions et une recomposition du champ social et politique, accompagnée d’une dynamique électorale inédite. La transition est engagée, mais il n’existe pas de garantie de réussite. On peut néanmoins réduire les risques d’un retour à l’autoritarisme ou à sa mise à jour. Les erreurs commises par les autorités de transition ne sont pas encourageantes. Mais c’est le propre des transitions politiques.
 
– En Egypte, en Tunisie et en Libye, les révolutions ont conduit à l’arrivée des islamistes au pouvoir. Pensez-vous que cette étape politique est incontournable ?
Les régimes autoritaires n’ont fait que reporter l’heure islamiste. Leur héritage est catastrophique en matière de réformes économiques et politiques. C’est parce que leur verrouillage du paysage politique et médiatique était d’une telle ampleur que seuls les mouvements à référence religieuse ont pu prospérer et se développer pour être prêts le moment venu. Le déclenchement du Printemps fut leur chance et ils n’ont pas manqué de la saisir. Mais leur opportunisme politique ne signifie pas une assurance-vie. La gestion des affaires de la cité se révèle très rude pour eux, sans oublier les limites en matière de gestion des mécanismes de la transition.
 
– Pourquoi démocrates et laïcs ont-ils échoué à imposer leur vision et leur politique ?
Au départ, on a assisté à une compétition asymétrique et pas avec les mêmes armes. La valeur refuge exercée par la religion et sa monopolisation a faussé le jeu démocratique. Des élections précipitées dans un climat d’incertitude ne favorisent pas une offre civile en construction ou quelque peu discréditée en raison de ses mauvaises fréquentations ou de sa proximité avec le pouvoir déchu.
 
– Croyez-vous que les Etats arabes sont condamnés à être dirigés par les islamistes ?
Non. L’option islamiste n’est pas une fatalité. Je souhaite que l’exercice politique démystifie cette offre. Mais un processus de négociation perpétuelle est en mesure de ramener le courant islamiste à composer avec ses pairs. Les exclure serait rendre un mauvais service à la transition démocratique.
 
– Quel est exactement le rôle du Qatar dans cette émancipation politique des islamistes ? Et pourquoi soutient-il ces régimes ?
Le Qatar est victime d’une géographie défavorable. Conscient de ses limites, il développe depuis 1995 une nouvelle politique en mesure de lui assurer une visibilité, une influence et une respectabilité. Il a longtemps soutenu des leaders politiques interdits chez eux, qui sont désormais à la tête des transitions.
 
– Ne pensez-vous pas que les régimes occidentaux, les USA en tête, s’accommodent des islamistes aujourd’hui ?
Les Occidentaux n’ont pas une seule ligne de conduite face aux islamistes et leur position fluctue en fonction de leurs intérêts dans la région. Mais Washington mise sur l’islam modéré pour museler l’islam radical et pense que seul le courant islamiste est capable de tenir la rue. La France reste sceptique et dominée par une conception dogmatique.
 
– Partagez-vous la prospective de la CIA selon laquelle les pays arabes seront, dans les 20 ans à venir, gouvernés par des islamistes ?
Depuis des années, les USA travaillent sur ce scénario pour que les islamistes se frottent au pouvoir et parce que Washington trouve une surface commune avec les islamistes. Notamment en politique étrangère et le projet d’un pays islamique. L’alliance avec les islamistes, par le passé, est un échec.
 
– En Algérie, le pouvoir dit que le peuple a fait son Printemps en 1988. Pourtant, tous les éléments d’une explosion sont réunis. Pourquoi ce pays est-il resté à l’écart ?
Le Printemps arabe n’est pas une saison touristique, c’est un cycle que les Algériens vont découvrir quand les conditions d’une révolte seront réunies. Chaque pays possède son rythme particulier, mais l’Algérie est un désert en matière de réseaux sociaux et politiques, sans oublier le discrédit de la classe politique et l’impuissance des syndicats.
 
– Que vous inspire la démission du pape alors que Bouteflika cherche à briguer un quatrième mandat ?
La démission du pape a une immense valeur pédagogique et humaine. Dire «je pars car je ne peux plus continuer» doit inciter nos dirigeants à plus de lucidité. L’exercice du pouvoir requiert une santé morale et physique irréprochable. Partir n’est pas un échec. Bouteflika prend le risque d’une mauvaise sortie et d’un piètre héritage. 
Yacine Farah

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203 Commentaires sur cet articles

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  • Zawali
    19 février 2013 at 9:49 - Reply

    Bizzare ! la comparaison entre Boutef et le Papa-Benoit.
    Seul la vieillesse et l’absence de vie de famille, les réunit !
    Les deux ne sont pas élus !
    L’un est parti en retraite, et l’autre il ira où ?
    Il attend la réunion des conditions de la révolte, pour mieux la manipuler, comme d’habitude !

  • LEMDIGOUTI BEL BEZAFE ex-rahma
    19 février 2013 at 10:31 - Reply

    Je respecte beaucoup Monsieur Hasni Abidi car il a des réflexions pertinentes sur la situation du monde arabo-musulman.C’est un direteur de centre très interressant.
    Mais, de grâce, qu’il arrête lui aussi de parler de printemps ou d’automne ou d’été ou d’hiver arabe.
    Pour moi, je suis désolé de le dire, les islamistes ont raté leur entrée en politique que se soit en Tunisie, en Libye ou en Egypte. En effet au lieu de se mettre à la tâche pour préserver la démocratie et se pencher sur les problèmes économiques et sociaux plus urengts qui rongent leur pays et bien non ils préfèrent, après avoir chassé les tyrans, les autocrates ou les dictateurs sans foi ni loi, se substituer au pouvoir précédent en voulant imposer à l’ensemble de la société leur idéologie sans circonspection et sans réserve.
    Il y a encore des personnes qui pensent qu’il faut laisser la chance aux partis islamistes et leur donner du temps. Peut-être !!!! Mais de mon point de vue, les partis islamistes se sont déjà discrédités et déconsidérés. En tous les cas, la reconquête d’une confiance politique de la part de la majorité des citoyens (qui ne n’oublions pas sont en majorité ……musulmans) me paraît difficile pour ces partis islamistes. C’est mon point de vue !
    Les peuples arabes sont fatigués de voir leur pays en retard sur le plan de l’emploi, du logement, du niveau des salaires et la récession économique, du niveau culturel etc….etc…etc… Il n’y a que les partisans et les sympathisants des islamistes qui pensent « sauver » leur pays ……par la grâce de Dieu seulement …..Inchaallah !
    Dommage pour les citoyens de ces pays qui ont combattu ou qui sont morts pour la liberté contre leur dictature, de retomber dans une autre forme de totalitarisme qui ne dit pas son nom. C’est du temps perdu encore, il me semble, en matière de rattrapage du retard ….déjà important ….des sociétés arabo-musulmans.

    • salmi latéfa
      20 février 2013 at 10:16 - Reply

      MOnsieur Elmdeguouti bel bezafe, je vous trouve très partial dans votre analyse car ce que vous omettez de dire c’est que ces islamistes arrivés au pouvoir par la voix des urnes , heureusement, ont les poings liés par tous les bâtons dans les roues que les “laïcs” et les “démocrates” n’ont cessé de leur mettre. ces derniers se gonflent le thorax par le soutien des occidentaux qui ont toujours mis l’islam dans leur point de mire. Ils font exactement ce que leurs prédécesseurs, les valets de l’occident ont fait, c’est à dire infantiliser le peuple et décider à sa place ce qui lui convient. Vous dites aussi que les islamistes veulent imposer leur idéologie à l’ensemble du peuple, mais Monsieur, ce n’est pas leur idéologie, c’est la loi divine, celle que les laïcs, faux démocrates ,socialistes , marxistes ont voulu et veulent enterrer à jamais car ne convenant pas à leur mode de vie plutôt occidentalisé( malheureusement que dans la tenue vestimentaire, le relâchement des mœurs, pas dans le civisme, ni l’honnêteté intellectuelle ). L’islam n’a jamais contraint quelqu’un à croire en Dieu mais si le pays est musulman, sa politique doit puiser ses sources de la religion qui est le seul salut de ces pays, vous allez trouver ce langage bizarre mais je vous invite à relire l’histoire et de vous demander pourquoi les arabes ont atteint l’apogée de la civilisation aux siècles passés, à méditer! sûrement pas à singer les occidentaux jusqu’aux idées les plus perverses comme le concubinage, l’homosexualité, la liberté sexuelle, les intérêts bancaires ( voir ce qu’est devenue leur économie et ce qu’elle sera dans les prochaines années ). Vous êtes de ceux qui pensent peut-être que la religion est une affaire personnelle, elle l’est bien sûr quand il s’agit des rapports entre Dieu et l’individu mais elle ne l’est plus quand il s’agit du pays musulman , de ces lois, de sa politique, on ne peut pas se dire musulman et accepter que des fléaux occidentaux nous gangrènent la société sous le prétexte de cette fameuse liberté qui fait des ravages dans ces pays que tout le monde semble envier, les meurtres, les viols, la drogue, la dislocation familiale, bref la déshumanisation pure et simple. Moi je préfère la religion décidée par Dieu si elle est bien appliquée et non pas ces doctrines faites par des humains et qui ont montré leurs limites et leurs dérapages dans le monde.

      • mohamed
        25 février 2013 at 5:21 - Reply

        20 SUR 20 MON FRERE

  • faridbeo
    20 février 2013 at 1:13 - Reply

    Les partis islamistes que ce soit en egypte ou en tunisie ce sont des elus du peuple , comme le FIS en algerie , ils ont etaient elus au suffrage , c’est le PEUPLE QUI LEURS A DONNE LE POUVOIR ET non pas les tanks et les baionnettes …..
    en Algerie nous avions eu le fameux comité de sauvegarde national qui a empeché le FIS D acceder au pouvoir , admirer la sauvegarde de l’ALGERIE 20 ANS apres a cause dU comité , nous sommes au fond du puit tous les clignotants sont en rouge , malgré 200 millaiards usd de reserve et autant en OR ….
    Maintenant en tunisie et l’egypte c’est la meme methode que les ” laic et communistes et association feministes ” veulent appliquer , empecher la volonté populaire de gerer par tout les moyens avec l’appui de la france “valls et MAM ” TOUT SIMPLEMENT !!!!!!

  • Sadek
    20 février 2013 at 7:09 - Reply

    Le printemps ce n’est pas demain en Algérie, le peuple restera encore sous anesthésie jusqu’à ce qu’il n’aura plus rien à se mettre dans le ventre. Et la substance anesthésiante ne manquera pas tant qu’il y aura du pétrole dans ce pays.
    Hydrocarbures: 31 découvertes réalisées en 2012
    le 20.02.13 | 12h08 Réagissez
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    L’Algérie a réalisé 31 découvertes d’hydrocarbures en 2012 entre efforts propres de Sonatrach et association avec des partenaires étrangers, a annoncé mercredi le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi.
    « C’est un nombre (de découvertes) conséquent, mais qui n’est pas à même de compenser les niveaux actuels de production d’hydrocarbures », a adeclaré M. Yousfi qui était l’invité du quotidien Ech-chaab, mettant l’accent sur la nécessité de poursuivre l’effort d’exploration pour augmenter les capacités de production et tenter de compenser une partie de ce qui a été produit.
    Dans ce sens, le ministre a indiqué que l’entrée en production du gisement d’El Merk (Illizi) est attendue pour l’année en cours. Cet important gisement s’ajoutera au champs voisin de Menzel Ledjmet Est (LME) déjà opérationnel depuis près d’un mois, a-t-il précisé.
    Pour l’année 2011, 20 découvertes d’hydrocarbures ont été réalisées dont 19 par Sonatrach en effort propre et une en association avec l’Allemand EON. Ces découvertes ont totalisé un apport en réserves prouvées et probables de 157 millions TEP.
    En outre, le ministre a avancé que plus de 300 découvertes ont été réalisées depuis la nationalisation des hydrocarbures en 1971, alors que les recettes d’exportation des hydrocarbures ont financé l’économie nationale à hauteur de 800 milliards de dollars durant 40 ans.
    APS

  • Abon
    20 février 2013 at 10:06 - Reply

    Heureusement qu’il est là pour nous dire tout ce qui n’est pas blanc est coloré ou noir.

  • Si Salah
    20 février 2013 at 11:17 - Reply

    Avant l’independance, on etait sous l’occupation…

  • lhou
    21 février 2013 at 1:42 - Reply

    Je me rappelle la periode de Zeroual ou le baril du petrole etait a son plus bas niveau, la situation politique du pays d’alors etait tres instable. Avec la venu de Boutef le prix du petrole a toujours eté au dessus des 100$. Au lieu d’investir tout cet argent dans l’economie utile, Boutef corompt tout le monde y compris le peuple, mais jusqu’a quand. A mon avis les conditions de la revolte est la baisse du prix du petrole.

  • el amel
    21 février 2013 at 1:21 - Reply

    pourquoi parler du printemps algérien car en Algérie chaque jour est un printemps pour le peuple!

  • LEMDIGOUTI CHOUIYA ex rahma
    21 février 2013 at 5:28 - Reply

    chère @salmi latéfa
    Pour bien expliciter ma pensée, je me dois de vous préciser certaines chose quand je dis « que les islamistes veulent imposer leur idéologie à l’ensemble du peuple »
    Quand je parle d’idéologie Madame, je ne parle pas d’islam ni de coran qui fait partie intégrante de la culture des algériens et des citoyens des pays arabes et musulmans. Quand je parle d’idéologie, je parle de ceux qui utilisent l’islam à des fins politique donc de prise de pouvoir.
    La « loi divine” n’est pas faite pour servir tel ou tel parti politique pour gouverner au nom de Dieu. La loi divine c’est le Coran. Et le Coran n’a pas dit (ni même prévu ) que Ali Belhadj ou Abassi Madani sont désignés pour parlent au nom de Dieu. Donc je ne fais pas la confusion entre islam et islamisme. Je m’évertue à faire cette grande distinction mais à ce que je vois personne ne veut l’admettre.
    Je continue le raisonnement ! Admettons que c’est la « loi divine » …et donc Dieu …qui exige que se soit un parti politique qui se charge de faire ce job d’islamisation en son nom. Ok, admettons donc cela ! Mais alors dans ces conditions, je ne comprends pas :
    – pourquoi DIEU se met du côté des laics amis de l’occident, comme vous l’affirmer, pour faire échouer l’islam politique dans les pays du « printemps » arabe. Je ne comprends pas comment Dieu se met du côté des kofars communistes laïcs pour faire échouer la révolution en Tunisie et en Egypte alors que Ennahdda est là au nom de Dieu et pour le servir ??!!!!!! Dieu devrait plutôt faire en sorte que les islamistes triomphent car ils agissent pour lui et son nom ????!!!!!
    – pourquoi Dieu n’a rien fait pour empêcher l’emprisonnement de Ali Belhadj et Abassi Madani qui, eux, ne parlaient qu’au nom de Dieu, ne cherchaient qu’à le servir et n’avez comme objectif que de répandre la parole de Dieu ?????!!!!!!!!
    – pourquoi Dieu accepte-t-il que des musulmans s’entretuent entre eux (shiites, sunnites notamment)
    – pourquoi Dieu accepte que des musulmans s’explosent dans des lieux publics en tuant d’autre musulmans ou chrétiens ou athées, innocentes créature de Dieu ?????!!!!!!
    – pourquoi Dieu décide –t-il que c’est tel parti politique islamique qui est le plus représentatif auprès de lui et non un autre ?????!!!!!!
    Je comprends qu’il soit tout à fait normal qu’un pays musulman trouve ses sources culturelles et cultuelles dans le Coran. C’est la logique même. Mais ce n’est pas à un PARTI POLITIQUE, quel qu’il soit, de régenter la vie religieuse du pays selon sa propre vision et sa propre interprétation du livre et pour l’imposer à l’ensemble de la société. Pour moi, la religion ne doit pas être mélée à la politique. Un religieux est un homme intègre et honnête et un homme politique est un loup, un menteur, un tricheur, un voleur. La religion est donc normalement incompatible avec la politique. Mais je sais que beaucoup de personnes pensent le contraire, hélas !
    Par ailleurs, on sait que la société musulmane est diversifiée:
    Ils existent des musulmans de milieu populaire marqués par la fidélité aux coutumes acquises dans leur milieu, il existe des musulmans modernistes, il existe des musulmans laïcisés, il existe des musulmans traditionalistes, il existe des fondamentalistes et Islamistes (nommés souvent intégristes) et il existe aussi des musulmans mystiques (courant soufi). En plus il y a trois grandes branches musulmanes les « Sunnites » , les « Chi’ites » les « Kharejites » ou « Ibadites ».
    Qui est le courant le plus représentatif auprès de l’Eternel ? ????????????????
    C’est compliqué tout çà, Madame !!!!! non ????

    • salmi latéfa
      23 février 2013 at 1:44 - Reply

      Monsieur Lemdiguouti chouiya, votre réponse est exactement comme je vous voyais, vous êtes de ceux qui pensent que seuls les non islamistes peuvent faire de la politique, sont compétents, sont experts, sont ingénieux et celui qui prône une politique qui se ressource de la “charia” disons le mot et n’ayons pas peur et ne faisons pas plaisir à ces occidentaux qui ne nous voudront jamais du bien, eh bien il ne comprend rien à ce monde. Qui vous a dit que l’Islam n’était pas compatible avec la politique? Les laïcs , les “faux démocrates”, ces occidentaux en mal de l’empire colonial? Avez-vous seulement pris le soin d’aller vous documenter sur la période islamique du temps du prophète que le salut soit sur lui? N’était-il pas le chef des armées, le politicien, l’économiste,etc… ?Ou bien pratiquait-il la laïcité qui vous semble si chère ? Un peu de réflexion vous ouvrira les yeux et ceux qui sont venus après lui, qu’ont-ils fait? La séparation des pouvoirs ? Rien de tout cela. Je n’oublierai pas de vous rappeler d’aller méditer sur la Turquie qui est gouvernée par des islamistes et qui est passée de la position 111 à la position 9 des pays les plus riches du monde, ces islamistes même que vous leur avait interdit de faire de la politique! Et la Malaisie? Mais votre endoctrinement par le courant laïc ne vous permet pas d’être juste. La religion musulmane est complète, vous y trouverez de la politique jusqu’à l’art de la guerre et ceux qui comme vous lui ôtent cette spécificité s’accrocheront à des questions de votre style sur le pourquoi des évènements qui ne se passent pas comme le souhaite l’être humain. Monsieur dois-je vous rappeler aussi que les voies du seigneur sont impénétrables et Dieu a une “HIKMA” dans tout ce qui se passe dans le monde, vous me parlez de Ali benhadj, abassi Madani, la Tunisie, l’Egypte…. sachez que si vous étiez un bon musulman (je m’excuse de vous le dire, ne le prenez pas comme une insulte mais comme une constatation ) vous ne vous posiez aucune de ces questions car الله يسال ولا يسال ( ALLAH yessal wala youssal, il dirige le monde comme il veut et si les musulmans s’entretuent c’est parce que justement ils se sont éloignés de la religion et ont préféré le communisme, le marxisme, le socialisme et maintenant le capitalisme, alors vous voyez ce qui est advenu d’eux et n’oublions surtout pas tous ces dictateurs qui nous gouvernent et qui sont à la botte des occidentaux, responsables du marasme et de la mort programmée des peuples. Moi je vois au contraire un sursaut et un réveil des peuples et si les choses semblent “chaotiques” vu par le courant laïc , je pense que tout changement nécessite des années de lutte, de sacrifices, et de courage. La France a mis plus d’un siècle pour asseoir la démocratie, je ne vois pas pourquoi les islamistes devront changer l’état des choses en quelques mois.

      • mohamed
        25 février 2013 at 5:28 - Reply

        QUE DIEU TE GARDE MA SOEUR.
        BIEN PARLé

  • Mohand42
    21 février 2013 at 8:56 - Reply

    Comment rendre publique une affaire privée qu’est la religion et priver le peuple d’une affaire publique qu’est la politique. Nul n’est prophète en son pays. « L’idéal politique serait de rendre possible ce qui est nécessaire » Abbé Pierre. Si le pape cultive la sagesse, Bouteflika cultive le culte de sa personne

  • Adel 53
    21 février 2013 at 10:58 - Reply

    Fakhmatouh est l’un des pions de l’état major.
    L’état major des frontières étais près à tuer la moitié des algériens en 1962, pour confisquer l’indépendance.
    Les D.A.F infiltrés par l’état major ont tuer un quart de million d’algérien après 1992 pour garder le pouvoir. Et fakhamatouh mourra dans le courssi.

  • Abdelkader Benmostefa – RFA –
    22 février 2013 at 4:41 - Reply

    pour un printemps algerien pacifique, par les algeriens uniquement les algeirns oui? nous sommes contre un printemps arabe sanglant. le peuple algerien il a payer cher. non pas de printemps arabe colori?

  • Youssef
    22 février 2013 at 5:06 - Reply

    Tant que les Généraux(les vrais décideurs) persistent à demeurer au pouvoir, entendant le faire par la violence, la ruse et la force, les provocations et les manipulations, ça demeurera ainsi……
    Tant que le Régime militaire est là, il n’y’aura ni paix, ni bonheur, ni prospérité,….rien, niet !
    La « guerre interne » n’est pas terminée. Elle se poursuit à faible allure, mais elle est toujours là : assassinats, kidnappings, enlèvements, arrestations, tortures, viols, escarmouches, embuscades, manipulations, provocations……
    Le Pouvoir militaro-mafieux se maintient par la violence, a besoin d’un certain « seuil de violence ». La violence est sa logique interne, inhérente, intrinsèque. C’est un régime militaire né dans la violence, qui pratique la violence, manipule la violence, vit avec/par/de….la violence, et…pour la violence.
    Un Pouvoir militaire fort, par son système répressif et corrupteur puissant, l’accaparement et la spoliation des richesses, le soutien de l’Occident, le façonnage artificiel du champ politique et médiatique, le désengagement militant et la désafection vis-à-vis des partis, l’opposition neutralisée, l’absence de fédérateur, le lien national délité, l’écartement des position vers les extrêmes, la division quasi-totale, les traumatismes de la guerre civile, le « seuil d’intolérable » dépassé…..autant de raisons qui contribuent au statu quo !

  • Abon
    22 février 2013 at 7:27 - Reply

    @LEMDIGOUTI CHOUIYA ex rahma
    chère @salmi latéfa
    Merci pour votre intervention pour vos commentaires. Il y a malheureusement trop de personnes qui veulent se substituer au Créateur et même (Puisse le Divin me le pardonner) faire mieux puisqu’ils prêchent d’enlever la vie aux musulmanes et aux musulmans qui ne pensent pas comme eux alors que Dieu le tout puissant recommande pardon, tolérance et amour en cas de faute. S’ils lisent le Saint Coran, ils sauraient qu’Allah est Indulgent; il aime pardonner; qu’Allah est pardonneur et Miséricordieux; Seuls les injustes renient les versets.

  • Abdelkader Dehbi
    22 février 2013 at 9:52 - Reply

    Le fait-même qu’un triste individu comme ce monsieur, suffisamment connu pour être “correspondant pas si honorable” de plusieurs Services européens, se permette de traiter des questions intérieures de notre pays, prouve à quel point notre pays va mal.

    • hicham2
      23 février 2013 at 1:50 - Reply

      je suis tout à fait d’accord avec vous ya Monsieur Dahbi comme vous pouviez le constater l’algérie est tombé si bas que de tels individu viennent s’exprimer en Expert, toutefois je permet le droit de s’exprimer.
      Amicalement Hicham2

  • LEMDIGOUTI VRAIMENT
    23 février 2013 at 11:51 - Reply

    Chère @salmi latéfa , vous vous trompez sur moi Madame.
    Si la religion est séparée de la politique et si on admet que la religion ne soit pas un instrument pour prendre le pouvoir, je voterai même pour Ali Belhadj.
    Si les libertés individuelles et collectives sont garanties par la constitution et la justice est indépendante pour punir tout non respect de ces garanties , je suis prêt à voter pour Ali Belhadj.
    Vous vous rapeller chère Madame des ouvriers condamnés par une justice partisane au motif qu’ils n’ont pas rfespecté le Ramadhan, vous vous souvenez Madame de la fille qui a été condamné à 3 ans de prisons parce qu’elle avait une bible dans la sac etc…etc..
    Le respect de l’être humain, le respect des minorités, le respect des cultes, la liberté de conscience,l’agalité homme/femme (la vraie), la liberté de la justice et donc une constitution solide qui garantisse tout çà, et après le peuple choisira qui il veut même ….blisse.
    Si on garantie cette liberté, je ne vois pas pourquoi on serait contre Ali Belhadj ou Abassi. Ils pouront peut-être faire mieux que cette vermine qui nous empoisonne depuis 1962.
    J’espère que vous m’avez définitivement compris.
    Merci Madame et mes respects.

    • Aomar
      24 février 2013 at 9:03 - Reply

      Ya si lemdigoute toujours
      Aucun precheur(da3ia),en particulier Cheikh Ali Benhadj n’a besoin de nous pour voter pour leur projet,tant leur objectif est de combattre l’injustice et les injustes,d’une part.
      D’autre part en s’estimant etre musulman,comme dans votre cas,et affichant une opposition farouche a la chariaa releve du paradoxe.
      En tant que musulman convaincu,je milite pour des lois en harmonie avec ma religion ,que toute raison etablit,convenant a la discipline des moeurs et surtout oeuvrant en direction bien publique.Les libertes individuelles et collectives outrageusement permissive instituees dans le monde accidental par le droit positif qui vous est tellement cher, flambeau des modernistes algeriens y compris vous meme n’est, au regard de l’islam, que corruption de la loi et apostat des regles de la nature.
      Fraternellement.

    • salmi latéfa
      26 février 2013 at 10:38 - Reply

      @ LEMDIGOUTI VRAIMENT
      Permettez-moi d’abord de vous faire une toute petite réflexion au sujet de votre pseudo, déjà vous ne semblez pas être heureux, ni stable , une fois vous êtes bezzef, une fois chwiia et une autre vraiment mdegouti et là votre laïcité ne vous sera d’aucun secours car elle a séparé le corps de la spiritualité ( j’entends, l’esprit). A partir du moment que vous allez accepter que la religion est un tout indissociable de notre vie quotidienne, politique, économique…., vous n’aurez pas à être mdegouti car vous saurez que Dieu est l’unique support dans cette vie et vous n’aurez qu’à être un bon musulman pratiquant, ne volant pas, ne trichant pas, respectant son travail, sa femme, ses enfants , ses voisins… pour voir que l’Islam est notre salut et tant qu’on n’a pas compris ça, on peut être mdegouti, hostile à la Charia, préférant ces pseudo libertés dont vous parlez avec la laïcité qu’avec une religion qui a été conçue par notre Dieu, celui qui nous connait et qui sait ce que nous va ou pas. Revenons maintenant à ceux que vous accusez de prôner l’Islam pour arriver au pouvoir. Laissez-moi vous rappeler que d’autres prônent aussi quelque chose pour arriver au pouvoir, la laïcité, l’ultra-libéralisme, le socialisme etc…. vous acceptez que ceux-là aient une idéologie mais pas d’autres! vous acceptez que ceux-là gagnent des élections et pas d’autres à qui vous leur imposez des conditions. Les islamistes ne proposent que ce que depuis longtepms les musulmans auraient du suivre, le Coran et la sounna “( تركت لكم ما ان تمسكتم به كتاب الله و سنتى لن تضعوا ابدا)” a dit notre prophète que le salut soit sur lui. Si tel avait été le cas croyez-moi nous aurons été les plus riches, les plus civilisés, les plus instruits comme au temps de Ibn Sina, El khawarizmi, Ibn Nafiss, Al Razi et la liste est longue mais comme les derniers rois de l’Andalousie ont justement dévié vers cet occident qui vous semble l’Éden avec leurs trahisons successives, le déclin des mœurs (alcool, femmes ..) l’empire de 8 siècles s’est effondré comme un château de sable. La Charia ne fait peur qu’à ceux qui se sentent tentés par tous les perversions de l’occident( alcool, femmes, drogues, liberté sexuelle..) car si je pratique un bon Islam dans ma vie de tous les jours, mon travail , dans la rue, je n’ai pas à avoir peur ni des mains coupées ni de la lapidation ni de quelque sanction que se soit que dieu a inscrit dans sa loi. Vous me parlez Monsieur de ces ouvriers et de cette fille, laissez-moi vous dire que les laïcs dont vous faites partie ne cessent pas d’appeler les islamistes les “barbus” avec cette connotation péjorative, ils ne cessent de les critiquer pour leur habillement et et… , l’Algérie est terre d’islam et ces soit-disant libertés individuelles ne sont qu’un prétexte pour alimenter la haine contre l’Islam , maux qui nous vient de l’occident. De tout temps, il y a eu ceux qui boivent, ne font pas carême, ont des mœurs dépravées mais le musulman (vous voyez que je n’enlève pas ce qualificatif à cette catégorie de gens)avait cette notion de respect de la société et de la majorité qui faisaient que la cohabitation était possible. Maintenant avec cet endoctrinement occidental et leur projet de “dévergonder” tous les musulmans, oui Monsieur (لن ترضى عنك اليهود و النصارى حتى تتبع ملتهم), je comprends pourquoi ces ouvriers et cette fille ont été si médiatisés par la presse occidentale alors qu’eux ils sont en train de faire loi sur loi pour bafouer cette liberté dont ils se disent de fervents défenseurs. Je me suis toujours demandée en quoi un foulard sur la tête peut déranger et très vite j’ai su la réponse, ce n’est pas le foulard qui les dérange, c’est l’Islam leur bête noire de tout temps, pourtant ils nous cassent les oreilles avec cette liberté sans limites, porter un foulard n’est pas une liberté? Voilà pourquoi j’accuse nos laïcs de fausse démocratie car ils sont à l’image de ces occidentaux qui ne t’acceptent que si tu parles comme eux, vit comme eux , t’habille comme eux. Excusez-moi de vous le dire, vous avez une connaissance superficielle de l’Islam, documentez-vous, cherchez dans l’histoire musulmane, dans le coran avec les grandes interprétations des grands faqihs, dans la Sunna si riche en enseignements et là vous ne serez plus LEMDIGOUTI, vous serez un musulman serin, fier de sa religion et de ceux qui la prônent car elle est notre dernière chance dans ce monde dépravé, déshumanisé, violent, ayant utilisé touteS les doctrines mais sans succès.
      Votre sœur dans l’Islam qui ne vous veut que du bien. Cette civilisation que vous voyez en occident et que vous croyez grâce à la séparation des pouvoirs n’est qu’éphémère, il viendra le temps où tout s’effondrera car la loi divine est la même en tout temps, toute les civilisations qui n’ont pas respecté les préceptes de Dieu ont disparu, il suffit de lire et de se documenter avec un esprit critique pour comprendre la raison de notre passage sur terre.

  • Kamel
    23 février 2013 at 6:08 - Reply
  • Abdelkader Benmostefa – RFA –
    23 février 2013 at 8:57 - Reply

    la pire barbarie reste la barbarie laique, les deux guerres mondiales furent des guerres laiques, qui servirent a enrichir les banques sans foi ni loi, le communisme laique a fait des centaines de millions de morts. les laiques travaillent consciement pour le diable. pornographi laique, les avortements laiques, les loges maconniques laiques avec l´étoile de david laique produit par l´éducation laique, les expositions laiques financés avec l´argent de certains citoyens laiques sans leur demander leur avis, grâce a la démocratie laiques qui accumule les dettes avec une efficacité satanique.

  • batni
    24 février 2013 at 6:21 - Reply

    A Mr Abdelkader Benmostefa – RFA,
    J’éspére que la prochaine fois vous signerez Abdelkader Benmostefa – Arabie-Séoudite ou Abdelkader Benmostefa – Afghanistan ou Abdelkader Benmostefa – Soudan etc… 🙂

    • salmi latéfa
      26 février 2013 at 10:54 - Reply

      @ batni
      Vous voyez que vous êtes les pires anti-démocrates, vous ironisez sur le point de vue totalement juste de Monsieur Abdelkader Benmostefa et vous lui ôtez même le droit de vivre dans un pays non musulman, vous ne connaissez pas les raisons qui l’ont amené à vivre là bas, peut-être ce régime pourri bien laïc en réalité et ses injustices? Toujours en train de singer les occidentaux même dans leur langage anti-islam le plus dur. Pourquoi vous vous moquez de ces pays musulmans, ce sont nos frères et si leurs gouvernants ne sont pas à la hauteur eh bien c’est justement parce qu’ils ont pris cet occident comme allié. La laïcité vous fait perdre la tête par ces réactions, je dirais enfantines.

      • batni
        1 mars 2013 at 4:21 - Reply

        Madame salmi latéfa,
        L’islam est une religion parfaite, nous sommes musulmans, donc nous sommes parfaits. Il suffit de remonter dans le temps pour nous retrouver béas et dans la félicité, n’est-ce pas?
        On doit être consequent avec soit-même, que fait-on dans un pays laic géré par des laics?. On doit être malheureux non.
        L’Arabie-Séoudite, Le Vatican, le Soudan, l’Afghanistan, le Pakistan, L’Iran ne sont-ils pas des pays gérés par des lois religieuses?
        Savez-vous que l’Iran est un état religieux et pourtant Rafsandjani l’Ex-président est devenu l’une des plus grosse fortune du pays (a-t-il gagné la Loterie?), le fils du guide Ali Khamenei est corrompu jusqu’a l’os,il vient de se faire saisir des millions de dollars en Angleterre?. Plus prêt de nous en Tunisie, le gendre de Ghanouchi est nommé ministre des Affaires Étrangéres (a son age)? En Égypte aussi les guides des frères musulmans sont aussi riches que Crésus?
        Comme on dit derrière chaque fortune il y’a un crime.
        Mes respects Madame,

        • salmi latéfa
          1 mars 2013 at 3:11 - Reply

          @ Batni
          L’islam est une religion parfaite, doutez-vous de cela? Par contre les musulmans ne sont pas parfaits comme tous les êtres humains sur terre. Ce n’est pas parce que des individus sont issus de la révolution iranienne ou d’une mouvance islamiste, qu’ils sont infaillibles, là vous n’aurez rien compris à la nature humaine depuis sa création. On ne juge pas une religion à travers les personnes, on juge un comportement inapproprié, inadéquat par rapport à ce qui devrait être. Si vous croyez que la laïcité prémunira contre ces fléaux sociaux( enrichissement illégal, vol et dilapidation des deniers publiques; meurtres,viols….) je pense que vous êtes déconnecté de la réalité, que ce soit dans notre pays( un pays “laïc” en réalité, qu’on ne me dise pas le contraire et avant lui la Tunisie, l’Égypte) puisque cela n’a pas empêché cet enrichissement illégal: voir les scandales qui éclaboussent notre économie, ou dans les pays occidentaux réputés laïcs. En France tous les jours, un scandale éclate, le dernier de la viande de cheval, alors que c’est un pays qui a pratiqué la laïcité depuis 1789 bien sûr après moult “batailles” pour l’instauration de la démocratie et de la laïcité. En ce qui concerne la présence de Abdelkader Benmostéfa en Allemagne, je vous l’ai déjà dit, on ne connait pas les raisons et même si on connait les raisons, est-ce un crime que de vivre dans un autre pays que le sien? Lui au moins a le mérite de garder son identité musulmane dans un pays laïc pas comme comme ceux qui l’ont perdue dans leur propre pays “réputé” musulman

  • Benmostefa RFA
    24 février 2013 at 4:29 - Reply

    ya el Batni, je suis algerien de pur produit, je suis musulman, et je ne suis pas un laic? (le vocable laique créer de tt piéces par les ennemis de dieu) si on répond a des insultes par les insultes,cela ne fait qu´aggraver la situation: il vaut mieux rien dire et ignorer complétement la personne?. Allah yahdik si tu es un musulman (mou3men). LA HAWLA WALA QOUWA ILA BILLAH AL ALI AL ADIM.

  • DANGER A L’HORIZON
    25 février 2013 at 1:13 - Reply

    @Benmostefa RFA, tu vis apparemment en Allemagne.
    Alors remercie Dieu que tu vas à la mosquée et fait ta prière tranquillement dans un pays de mécréants que tu a choisi loin des terres d’islam pour des raisons que j’ignore.
    Si la laïcité n’existait pas, tu serais très malheureux en Allemagne à ce que je vois.
    Fais donc une prière aujourd’hui pour remercier Dieu de t’avoir permis de vivre ta religiosité même très loin de ton pays.
    Je refuse d’entendre ou de lire que des “laïcs sont de ennemis de Dieu”.
    Toi tu as le droit de la penser mais moi je réfute toutes ses “palabres” non réfléchies.
    A mon humble avis, tu as une mauvaise définition de la laïcité ….à mon avis bien sûr. En tout cas , si tu es convaincu que c’est ta définition qui marche, il faut savoir qu’il y en a d’autres qui pensent autrement. La preuve ??? La pays de mécréants où tu vis !

  • mystic-Godel
    25 février 2013 at 6:57 - Reply

    @DANGER A L’HORIZON:
    Pouvez vous nous définir la laïcité ? de quelle laicité parlez vous? Les marxistes se disent aussi laïques (au nom de laquelle on imposa en plusieurs contrées l’athéisme par le sang et le fer)…de mes sobres connaissances en philosophie politique ,il y a plusieurs “laicité” qui s’étalent de l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite.

  • DANGER A L’HORIZON
    25 février 2013 at 11:53 - Reply

    Un pays laîc es un pays où l’Etat “Ouamaedraka” garantie la liberté de conscience aux citoyens, garantie le droit d’exprimer ses convictions (droit d’être musulman ou pas , droit de croire ou de ne pas croire en Jésus , Mohamed ou Yahvé, droit de changer de religion ou de garder la sienne, droit d’aller prier dans une mosquée ou une église.
    Bref c’est tout çà sauf de croire que :
    – « les laïcs sont de ennemis de Dieu »
    – « la laïcité s’est l’interdiction de l’islam »
    – « la laïcité c’est une notion importée »
    – « la laïcité est contre l’islam ».
    Tout çà c’est du archi faux . Pourquoi ? Eh bien un exemple devant nos yeux : est-ce que la Turquie, par exemple, est pays anti islam ????
    Les islamistes fondamentalistes, les monarques et les théocrates ont peur de la laïcité car elle leur enlève le pouvoir politique à base de spiritualité religieuse qu’ils exercent sur les fidèles. Ils ont peur de la laïcité car cette notion les met sur un même plan d’égalité que le citoyen lambda. La laïcité permet la liberté de culte et donc la liberté philosophique.
    La seule façon de tenir en main les citoyens musulmans , c’est par l’islam politique en leurs faisant croire que leurs gouvernants sont des missionnaires de Dieu sur terre pour les remettre sur le « droit chemin ». Alors que Dieu n’a permis qu’au prophète Mohamed ( QLSSSL) de faire ce travail de conviction. Nul autre homme, même un général, un imam, ou le « rab » d’un pays n’a le droit de parler au nom de Dieu ni d’imposer des convictions ou des orientations religieuses à qui que ce soit.
    Dans le Coran, il n’y a que Dieu qui sait, il n’y a que Dieu qui juge, il n’y a que Dieu qui est miséricordieux,, il n’y a que Dieu qui décide dans l’au-delà.
    Donc à Dieu le jugement dernier là haut ……et aux hommes de s’occuper de la prospérité et du progrès de leurs citoyens sur terre.
    Si par exemple il n’y avait pas laïcité dans les pays occidentaux non musulman, aucun fidèle musulman n’aurait eu la possibilité de vivre sa religion en dehors des terres d’islam. Alors pourquoi accepter ce qui nous arrange ailleurs (la laïcité) et la refuser chez nous.
    La notion de laïcité ne peut se comprendre et se concevoir qu’à partir de ces questions :
    « Pourquoi les musulmans dans leur revendication de liberté de culte dans les pays occidentaux exigent des constructions de mosquées, alors que chez eux ils refusent la laïcité et la construction d’une église ou d’une synagogue. Ailleurs on revendique des mosquées et chez nous on refuse aux autres de revendiquer des lieux de culte chrétiens. Cette revendication est considéré comme kofr ou comme une offense à l’islam ou même comme une souillure de la société musulmane. Et non, çà ne marche pas !!!!!
    Ou on considère les musulmans comme des être humains normaux comme les autres humains et donc ils doivent faire preuve de réciprocité civilisationnelle ou ils restent enfermer sur eux même mais alors dans ce cas il ne faudrait pas qu’ils aillent « souiller » les pays laïcs qui les accueille en exigeant de pratiquer l’islam chez eux.
    Et oui ! si on considère que les musulmans ne peuvent pas être laïcs comme les mécréants occidentaux, alors il ne faut être conséquent envers ces idées en évitant d’aller vivre chez eux.
    IL FAUT ETRE LOGIQUE ET RAISONNABLE.
    Deux notions apparemment en déficit dans les pays musulmans.
    Voilà Monsieur mystic-Godel mon raisonnement sur la notion de laîcité. Puis-je connaître le vôtre sur cet aspect.

  • faridbeo
    26 février 2013 at 5:15 - Reply

    Les laics se permettent de donner des leçons de démocratie et d’alternance mais dans la réalité ils font le contraire ( yakoulouna mala yafaaloun ,ils disent mais ne le font pas “saint Coran”).
    Et là je vise specialement la reponse de @LEMDIGOUTI à @SALMI LATIFA qui essaye de la persuader des bien fondes de ses arguments mais en realité il a ete contre la volonté populaire il faisait partie de ceux qui ont appelés les militaires à la rescousse ( coup d etat de 1991 ), alors qu’il les critique aujourd hui !!!!!
    CONTRADICTION FLAGRANTE , je ne veux nullement polemiquer ,mais j’aimerai bien comprendre .
    Ou vous etes pour L’alternance et se plier devant la volonté populaire , tout en restant dans l’opposition et se preparer aux prochains scrutins et non pas appeler au secours la grande muette en se basant sur des idées preconcues genres …. une fille et sa bible dans le cartable , un jeune qui faisait pas le careme, le hidjab !!!!!
    en plus , le droit d’ingerence est une proposition Française , c’etait Mitterrand en 1985 , il se preparait lui aussi a barrer la route aux islamistes ,c’est ce que fait actuellement Valls avec les tunisiens ……
    Il faut pas avoir pas peur des islamistes mr LEMDEGOUTI , vous avez l’occident qui veille . Il ( l’occident ) s’est bien preparé depuis tres longtemps deja à cette tache , il a commencé par placer les dafistes en 1959 et vous constatez de visu quotidiennement le ravage causés par ses suppots à notre chere ALGERIE …
    jusqu’a preuves du contraire tout le mal nous viens des occidentaux , usurpations de nos biens ( chakib khalil, rbc, halliburton,) protection de nos dictateurs , ils nous considerent comme un citron , tant qu’il y a du jus c’est bon , aprés il nous jette , souvenez vous du FMI en 1994 , comment il nous guettait etc…..
    on n’a pas encore vus un saoudien ou autre arabe qui profite de nos ressources …
    Je vous en supplie mr LEMDEGOUTI , ne prenait çà du mauvais coté , et epargnez moi ( madigoutiniche maak)par vos ” si vous voulez vivre sous une tente ou comme a l’epoque du prophete ” j’ai deja repondu , je vis ma vie pleinement , tout en restant moi meme c’est a dire MUSULMAN AMAZIGH !!!!!!!!

  • mystic-Godel
    26 février 2013 at 6:45 - Reply

    Mr “DANGER A L’HORIZON”, vos questions-réponses quoique pertinentes elles restent fermées sur elles mêmes.Donc vous n’avez pas répondu à mes questions qui se situent dans une trame historiques et philosophiques. Donc ce dont vous relatez est une pure conviction qui apparemment s’accommode bien en occident surtout les USA ,lesquels d’un point de vue civilisationel sont en avance sur nous, mais attention,ils ont des lignes rouges à ne pas dépasser…par exemple la shoah,l’intégration de la Turquie musulmane dans une certaine Europe Chrétienne(comme si 70 ans de destruction et d’oppression systématique de tout ce qui est musulman par Kamal Ataturk est sa junte militaire était un travail insuffisant)….n’oublie pas les leçons de la France laïque de l’égalité ,la fraternité et liberté qui nous a inculqué pendant plus d’un siècle…cette France “laïque” qui employa des méthodes terribles pour répandre ces missionnaires chez nous …
    Par contre les chrétiens et juifs partout a travers le monde musulman coexistent et batissaient leurs lieux de culte normalement,sinon comment expliquer l’existence des églises et synagogues en orient jusqu’à nos jours.
    Ce sont nos parents(qui ne se disent pas laïques) qui protégèrent les juifs contre le gouvernement Vichy(le laïque)…après ils se sont rangé à coté des colons lors de la guerre d’indépendance…
    Si vous avez des problèmes avec les islamistes,je vous l’accorde car ils n’ont qu’une vision superficielle de l’Islam ,qui est à la fois spirituel et politique.
    La laïcité en occident n’est historiquement qu’un subterfuge politique pour combler les défauts évident du monde judéo-chrétien.Le sujet est long mais si vous cherchez beaucoup vous pouvez trouver des réponses logiques….

  • DANGER A L’HORIZON
    26 février 2013 at 7:55 - Reply

    @faridbeo, je suis d’accord avec votre raisonnement sauf quand vous dîtes que tous ce qui nous arrive c’est la faute à l’occident. Sachez que dans notre pays ce n’est pas de la faute à l’occident s’il y a de la corruption mais à cause des malfrats qui nous gouvernent depuis 1962 et qui ont mis en place le « système corruption ».
    Il ne faut pas toujours accuser les occidentaux qui eux ne font que défendre les intérêts et leur pays. S’ils trouvent des corrompus taillables et corvéables à merci, il faut s’en prendre à nous même. Il est trop facile de trouver un bouc émissaire en l’occident.
    Il est évident que l’islamisme fondamentalistes meurtriers (par martyrs interposés qui s’explosent en public et qui font des morts innocents, qui commettent des destructions sur des symboles historiques comme les bouddhas d’Afghanistan, les mausolées du Mali etc…etc… tout çà donne un alibis au droit d’ingérence par l’occident.
    Mais là vous allez me dire : « ya si DANGER A L’HORIZON , ce n’est pas les musulmans qui sont à l’origine de ces horreurs ». Don acte ! Mais alors, il faut sans cesse dénoncer ces actes meurtriers et dire que cela ne vient pas des musulmans. Remarquez qu’il est difficile aussi de dire que ce qui s’est passé en Afghanistan pour les bouddhas et les mausolées pour le Mali n’est pas l’œuvre d’islamistes fondamentalistes.
    Bref, les musulmans fondamentalistes ont le droit de défendre leur religion et de la vivre comme ils l’entendent car c’est leur droit et c’est leur culture, et là je suis d’accord avec vous. Seulement il faut que les musulmans, les vrais, les pacifistes qui sont contre la violence, dénoncent les extrémistes.
    Le problème est clair. Tant que des musulmans comme vous et beaucoup d’autres ne se démarquent pas de l’islam extrémiste et bien l’occident trouvera toujours les failles pour agir contre les bons et vrais musulmans en général, qui eux ne sont pourtant pas à l’origine de ces actes condamnables. On peut vivre tranquillement sa religion sans être agressif et sans contraindre les autres citoyens à se plier à l’ordre politique établi. Vous-même vous êtes contre la violence du DRS et des malfrats qui nous gouverne, il ne faut donc pas les islamistes les imitent s’ils arrivent au pouvoir.
    C’est aussi simple que çà !

  • batni
    26 février 2013 at 9:06 - Reply

    A si Abdelkader Benmostefa – RFA,
    Les 120 millions d’indiens ont bien étés exterminés par les catholiques et les protestants d’Europe au nom de l’évangilisation. Le million d’armeniens ont bien étés tués par les ottomans musulmans.
    Tout le monde a participé a la curée, ce n’est pas blanc ou noir mon cher Monsieur.
    A @faridbeo,
    Si tu analyses bien la situation actuelle en Algérie, tu verais qu’elle est partagée comme une proie entre les militaires et les islamistes. Il faut être aveugle pour ne pas voir le partage des taches.
    Vous êtes assez agé pour voir la changement au niveau de la société Algérienne, si on compare l’Algérie des années 70-80 avec l’Algérie actuelle.
    Les uns s’occupent d'”éduquer” le peuple dans le “droit chemin” les autres s’occupent de leurs petites et grandes affaires.
    Mes respects,

    • A Benmostefa
      27 février 2013 at 2:58 - Reply

      dans la laicité??? la ou il y a la concorde, on me la zizanie, la ou il y a l´éducation aux valeurs nobles de l´Islam, on impose les valeurs (la jahylyia) de l´ignorence de l´intolérence, la ou il y a le dialogue, la paix, le bon vivre ensemble, on instale le conflit, la haine entre tous la corruption la peur…ect. ô gens qui avez cru? si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez clair pour n´est pas par inadvertance porter atteinte a des gens et regretter par la suite ce que vous avez fait (coran xl1x,6. LA – ILLAHA ILALLAH WA MUHAMMED AL MUSTAPHA RASSOUL ALLAH.

  • mystic-Godel
    26 février 2013 at 11:09 - Reply

    Thomas Hobbes l’un des plus grand inspirateurs des constitutions européenne surtout anglo-saxonne,ne disait il pas que «l’homme est un loup pour l’homme ». Le mal est en nous ,ceci je suis d’accord et la plus part de nous le savent mais on n’en a pas atteint le degré de conscience, quant a l’occident ne fait que son devoir en nous détruisant.
    Et que peut on dire de la destruction et pillage systématisé des vestiges Irakiens qui renvoient à l’aube de la civilisation humaine? Saddam était il Islamiste ou laïc? les Américains (avec Bush l’évangéliste “laïque”)qui se lamentaient de la destruction de bouddhas d’Afghanistan ne pouvaient ils pas protéger les sites de Gilgamesh et de Hammourabi ? Ou au contraire,ils n’assuraient que la protection de l’islamiste chiite parachuté par la garde révolutionnaire Iranienne Al Alawi ?
    Cessez de vous s’auto intoxiquer par la propagande occidentale.
    En ce monde dont on connait que sa superficialité ,beaucoup de questions demeurent obscures .
    @batni,pouvez vous m’indiquer qui sont ces islamistes dont vous parlez? Vous n’allez pas me dire que ce sont des gnous venu de l’Arabie saoudite ou son ennemi l’Iran?

  • Aomar
    26 février 2013 at 11:56 - Reply

    @tous les laiques sur LQA
    Très terre a terre, la laicite,concrètement,consiste en la séparation de la religion et du politique (l’état).
    Dans les pays de référence des laïques algériens, la France, la levée des interdits de toutes sortes a donne lieu a la légalisation de la prostitution, de l’homosexualité, des mariages pédophiles, des mères célibataires, des enfants illégitimes et j’en passe, conformément a ses fondements. Ceci avant d’être anti-islamique, est reconnu contre nature. Je demande aux défenseurs de la laïcité sur ce site, de répondre à la question suivante: Oseriez vous accorder toutes ces libertés ou seulement vous contenter des petits péchés d’ivresse , d’adultère et des petits larcins.?

  • Aflatouch
    27 février 2013 at 1:15 - Reply

    @FaridBEO et Latifa
    Excusez moi, mais je crois que vous faites quelques raccourcis.
    Déjà sur l’Islam en général : le rabaisser au niveau d’une idéologie humaine, marxiste, libérale au autre est d’une certaine façon une atteinte à son statut de “message” divin intemporel et privilégié.
    Donc les raccourcis qui consistent à opposer les islamistes aux démocrates ou autres sont un piège qu’il serait bon d’éviter. L’islam est beaucoup plus complexe qu’un parti politique. Ce qui n’exclut pas qu’un parti politique puisse s’en revendiquer, mais alors sera fatalement responsable devant Dieu de sa prétention à parler au nom de l’Islam, du prophète et de l’image qu’il en donne devant le monde puisqu’il s’en dit le représentant. C’est un fait grave puisque le prophète (SLSP) en sera le témoin. ceci d’une part.
    Pour illustrer mon idée, beaucoup de ceux qui ont milité dans le mouvement nationaliste étaient des musulmans sincères, islamistes même dans le sens où ils croyaient que l’Islam pouvait influencer leurs actions, mais à aucun moment ils en ont fait un étendard, dont ils se sont proclamés les représentants. En revanche ‘leurs actions et leur comportement’ ont été leurs arguments et leurs revendication de l’islam. Ceci d’une part.
    L’exemple que vous citez, la Turquie n’est pas un état islamique, mais un gouvernement au sein d’un état républicain et “laïc”. Le parti pour la justice et le développement a bien revendiqué le respect de la laïcité inscrite dans la constitution turque. Donc deuxième raccourci, auquel il faut ajouter que la prospérité de la Turquie n’est pas à inscrire uniquement au palmarès d’Erdogan, c’est un long processus entamé depuis longtemps.
    Partant de là, les islamistes devraient arrêter de revendiquer un “état” islamique,car selon moi il n’existe pas et le seul qui soit c’est l’Iran avec une histoire très particulière qui empêche sa reproduction ailleurs. Ils devraient s’occuper de questions sérieuses et pratiques et apporter quelque solution, car pour l’instant à part les châtiments corporels et le bikini, on ne voit pas vraiment l’apport.
    Les dits démocrates également ont beaucoup de reproches à se faire surtout s’ils ont cautionné le putsch de 92,certainement plus que les islamistes.

    • salmi latéfa
      27 février 2013 at 10:01 - Reply

      @ Aflatouch
      Je pense que vous saviez très bien que je ne rabaisse pas l’Islam au niveau des idéologies humaines, pour la bonne raison que j’en fait le seul salut des musulmans et vous avez parfaitement compris mon raisonnement mais cette façon de oui mais…est très spécifique des laïcs honnêtes intellectuellement, ce qui est votre cas. Cela revient aussi à répéter ce que tous les laïcs disent” nous sommes depuis toujours musulmans, on n’a pas besoin d’un parti pour nous apprendre la religion”. C’est quoi être un musulman? Faire la prière, faire carême et aller à la Mecque? Et toutes nos lois, toutes nos institutions, toutes nos politiques singent celles de l’occident? Je ne vois pas d’où vous sortez que les islamistes (je ne parle pas des extrémistes)revendiquent représenter Dieu, ils parlent du retour à l’Islam, car vous n’allez pas me dire que les différents gouvernements qui se sont succédés depuis l’indépendance avaient l’Islam dans leur cœur, nous avons vécu du point de vue sociétal comme les européens( maisons closes, boites de nuit, alcool…) donc si vous êtes d’accord avec moi, tout ce que la religion musulmane interdit sans parler de la confiscation du pouvoir par des mafiosi ventrus qui ont dilapidé les richesses du pays et l’ont saigné à fond et le peuple qu’ils ont rendu insensible à tous les fléaux qui nous viennent d’autres mœurs, d’autres civilisations sauf une petite frange qui n’a pas besoin de s’ébahir devant cette vie libertine des occidentaux au nom de la liberté sans limites. Les islamistes ont compris le danger qui guette les musulmans et la nation musulmane, seule la religion les sortira de ce marasme, vous avez une autre approche c’est votre droit et ne répétez surtout pas s’il vous plait que leur seul apport sont les châtiments corporels et le bikini , vous parlez comme les français qui à longueur de journée en font leur battage médiatique. Je sais que le gouvernement islamiste d’Erdogan est dans un état républicain et “laic” féroce représenté au début par les militaires mais mis à l’écart de la politique ensuite comme dans tout état républicain et “laïc” qui se respecte, vous ne m’apprenez rien mais les turcs sont plus intelligents que les algériens, ils ont accepté le choix du peuple et voilà qu’ils ont reconduit le parti des islamistes à plusieurs reprises pour l’unique raison de la croissance économique, vous me dites qu’elle n’est pas due uniquement à Erdogan mais il en est l’activateur et le persévérant, il n’est pas venu pour se remplir les poches et “déguerpir” à la moindre alerte pour aller se la couler douce comme nos ministres( Chakib , Khelil et compagnie )dans les contrées occidentales. J’ai parlé de ces islamistes pour montrer que le savoir,l’intelligence et la politique ne sont pas l’apanage de ces démocrates seulement. Chez nous on les a discrédité et on les discrédite avant même de les tester, la preuve vous parlez de quelques dérapages peut-être d’islamistes au sujet des châtiments corporels et le meilleur exemple est en Tunisie et en Égypte où l’opposition est allée demander l’annulation des élections parce que Messieurs les “tout ce que l’on veut” ne sont pas convaincus du choix des peuples, un point qui montre qu’ils ne sont point adeptes de la démocratie mais plutôt adeptes de leurs intérêts. Et là je vous tire chapeau pour ne pas cautionner le putsch de 1992 alors que la majorité des laïcs ont approuvé haut la main cette confiscation du choix du peuple. Les sociétés musulmanes se sont occidentalisées au cours des siècles derniers,essentiellement à cause des colonisations et protectorats des européens, ont perdu leur identité, les dictateurs qui nous ont gouverné aidant, un retour à notre vraie religion s’impose.Il n y a que les islamistes qui prennent ce défi, leurs ennemis sont nombreux, féroces, non” fair play” et la plus part aux ordres et à la botte de l’occident. C’est mon point de vue, je reste une musulmane convaincue,le terme “islamiste” a été introduit par les occidentaux et il a toujours cette connotation d’extrémisme que vous résumez si bien dans les châtiments corporels et le bikini.

  • DANGER A L’HORIZON
    27 février 2013 at 12:15 - Reply

    ya si @Aomar , moi je perds la boussole (comme on dit) quand je constate qu’un intellectuel comme vous pense que c’est la laïcité qui donne lieu “à la prostitution, à l’homosexualité, aux mariages pédophiles, aux mères célibataires, aux enfants illégitimes et j’en passe, conformément à ses fondements” comme vous dîtes. D’abord ses « caractéristiques » ne font pas partie des fondements de la laïcité. C’est faux et je le déclamerai toujours.
    Par ailleurs, savez-vous cher ami du Web que dans le pays le plus “non laîc” qui monde et le plus régit par la charia , à savoir l’Arabie Saoudite, il existe aussi des pédérastes, des prostituées, des enfants illégitimes même dans la ville de la Mecque (El Makka). C’est vrai qu’il n’y a pas de mariage gay officiellement mais les chapelets de perversions que vous citez sont aussi l’apanage des pays arabo-musulman régit la loi islamique et donc aussi le pays gardien de lieux saints de l’islam. Pourquoi ? Parce que les perversions ne sont pas apparus avec la laïcité mais sont une spécificité de l’être humain qui lui collent à la peau depuis la nuit des temps.
    Donc pas de raccourcis. Dites nous simplement que vous être contre comme la séparation de la religion et de la politique, c’est votre point de vue, et alors là on vous comprendrais mieux. Il faut arrêter de répéter des niaiseries colporter çà et là.
    Il y a des pour la laîcité et il y a des contre mais l’argumentaire doit tenir un tant soit peu la route. Sinon on entre dans un manque de considération de l’autre.
    Avec tous mes respects à moi vis à vous de vous et des anti laîcs

  • faridbeo
    27 février 2013 at 1:34 - Reply

    danger a l’horizon@ j’accuse l’occident pour la protection qui donne aux dictateurs.
    Obama prix nobel de la paix , les europeens de tout bord a leur tete la France n’etaient ils les premiers à feliciter l’ALGERIE des dernieres elections “legislatives et communales ” malgré toutes les irregularités constatées par tout le monde ?.
    comment expliquez vous cela ?
    La derniere visite de Navi pillay commissaire des droits de l homme a l’onu est venu en Algerie pour parlez des dossiers disparus avec…… medelci , representant du d’etat suspect N°1 ,au lieu de debattre avec les concernés c’est a dire les mamans des disparu , non elle va directement au sheraton , voir ksentini et medelci et le tour est joué .
    Maintenant si vous me dites , ils ont bien huilés leur systeme , quand on voit des presidents ( chirac , clinton ,presiend israelien etc …)justiciable , les fils des hautes personnalité ( le fils de Diana en afghanistan )participent a cotés des fils du simple citoyen aux guerres et les exemples de droiture ne manquent pas .
    OUI on reste admiratif , mais ils nous permettront jamais de se reapproprier ce mode de vie .ils ont bien placés leurs pions “dictateurs ” un peu partout dans le monde Musulman , car il faut pas oublier que l’ISLAM est le seul rempart qui reste devant cette mondialisation galopante ….Nous sommes bons pour leurs fournir les matieres premieres dont ils ont besoins , ni plus ni moins , si vs vivez a l’etranger vs devriez surement constater ou vecu ce mepris … SOUVENEZ vous de Hortefeux ,JE RESUME ” un bon musulman c’est celui qui mange du porc et bois de l’alcool et il faut pas qu’il depasse 3 personnes. ”
    TANT que les musulmans comme moi qui se demarquent pas de l’islam extremiste l’occident ne vas jamais nous voir du bon OEIL !!!! A ce point .
    c’est quoi l’islam extremiste UN Hamas qui se defend par des petards qui n’atteignent jamais leurs objectifs , ou bien le jeune palestinien qui se transforme en bombe humaine , je repondrai par la fameuse phrase de BEN MHIDI a massu ” donnez nous vos avions on vous donne nos couffins ”
    et encore je suis partisans de “QUI TUE QUI ? ”
    Tant qu’une commisiion d enquete n’as pas ete constitué pour determiner les vrais coupables , je n’accuserai personne …. Parcontre ce qui est sur et sans ombrages c’est que des ALGERIENS par centaines ont ete s executés froidement a serkadji et berrouaghia , à l’interieur des PRISONS ,mais cela vous ne voulez pas le reconnaitre ça eveille un sentiment de culpabilité.
    JE CONFIRME l’occident est notre principal ennemi , il fait des pieds et des mains pour nous rendre a l’age des pierres et cela n’est pas la langue du bois , l’exemple de l’irak est bien present , BUSH l’as bien dit UNE NOUVELLE CROISADE , pourquoi voulez le defendre , il as bien dit NOUVELLE CROISADE , non ??? ……

  • faridbeo
    27 février 2013 at 1:49 - Reply

    batni@ oui la proie est partagé par les militaires et les baathistes et non pas les islamistes …….EN 1970 et 1980 les islamistes etaient en prisons ou residences surveillées tels ? Cheikh sahnoun , abdeltif soltani , el ibrahim etc…. Mais les baathistes si , ils s’occupaient de l’instructions

  • DANGER A L’HORIZON
    27 février 2013 at 3:30 - Reply

    Merci beaucoup Monsieur @Aflatouch , pour votre intervention très sage, équilibrée et raisonnée.
    Cà c’est du raisonnement argumenté.
    Merci beaucoup !

  • DANGER A L’HORIZON
    27 février 2013 at 5:50 - Reply

    Ok Monsieur @faridbeo, je respecte votre point de vue quoi dans votre réponse il y a plusieurs sujets qui se chevauchent et s’intercalent les uns aux autres.Donc c’est pourmoi difficile de vous répondre point par point.
    Par contre si vous permettez, je vous pose une seule question :
    “Pourquoi cet occident que vous dénoncez si justement est arrivé à un stade de développement et à une puissance telle qu’il fait se qu’il veut de la planète”
    ou bien je reformule la question autrement “pourquoi ce n’est pas le monde musulman lui-même qui est dans la position inverse en dominant le monde ????”
    Je comprends qu’on puisse être en colère contre la hogra des occidentaux mais il faut aussi chercher à comprendre pourquoi le monde musulman dégringole depuis le 11ème siècle. Est-ce la faute entière à l’occident ?????
    Dans nos pays arabo-musulman c’est soit la dictature militaire, soit la théocratie, soit l’autocratie, soit la monarchie qui prédomine. Dans les pays occidentaux, même s’ils ne sont pas parfait, l’armée est dans les casernes, les prêtres et leurs fidèles sont dans leurs églises, la justice tente de faire son job dans l’indépendance, la liberté d’opinion et de culte est établie, les comptes de leur nations sont transparents, l’alternance est une réalité etc….etc…..etc….etc….
    Quand un parti à idéologie catholique ou du protestante prend le pouvoir, son objectif n’est pas l’application immédiate de la “charia chrétienne” à l’ensemble des citoyens mais de mobiliser encore plus le pays à se développer et à perpétuer la démocratie et l’alternance.
    Donc, il faut reconnaître que nous, nous sommes encore très sous développé dans ces domaines là à cause de la main mise de nos dictateurs, de nos monarques, de nos ayatollahs ou de nos théocrates sur le pouvoir politique qu’ils jugent perpétuels car il se croient propriétaire du destin et de la vie de leur peuple.
    A méditer !

    • salmi latéfa
      28 février 2013 at 12:21 - Reply

      Je m’excuse de répondre à la place de Faridbeo mais je veux juste apporter une précision. Tous les laïcs croient que c’est parce que la séparation de la religion a été faite avec le pouvoir que l’occident s’est développé.Tout d’abord, la différence est énorme entre le pouvoir qu’avait leur église car ne se référant pas à une loi divine pure( tout le monde sait que leur livre sacré a été falsifié par des hommes), les exactions commises au nom d’une religion d’hommes alors que les musulmans de l’ère islamique jusqu’au onzième siècle ont atteint l’apogée de la civilisation parce que justement ils se référaient à l’Islam. L’occident poursuit le développement dans tous les domaines car l’honnêteté,la justice, le sérieux, le civisme,l’ambition sont leurs moteurs de tous les jours, qualités qu’auraient du avoir les musulmans puisque l’Islam en est la source mais hélas leur éloignement des enseignements de cette religion les a laissés derniers en tout. Si les musulmans reviennent à de bons sentiments, appliquent leur religion comme il faut, gouvernants comme gouvernés alors on pourrait prétendre à l’age d’or de nos ancêtres.

  • Aflatouch
    27 février 2013 at 7:35 - Reply

    @Danger à l’horizon je suis touché par ton commentaire et c’est l’occasion de rappeler que le parti islamiste en Turquie a été dissous deux fois avant de devenir le parti pour la justice. A aucun moment on avait appelé au Djihad. Résultat, ils sont au pouvoir grâce à un programme économique et un projet de société.
    Nos islamistes, que nous respectons et écoutons, devraient s’en inspirer et se désolidariser des lubies saoudiennes et leurs dérivés prônant une vague et à peine perceptible idée d’application de la Sharie, ou du Livre et de la Sunna, aussi loin d’eux qu’est le ciel de la terre.

  • DANGER A L’HORIZON
    28 février 2013 at 1:02 - Reply

    Chère @salmi latéfa , dans votre réponse à @Aflatouch on déduit que vous n’est pas une algérienne qui a vécu ou qui vit dans son pays mais une femme qui vit en Europe et qui réagit d’une manière particulière pour ne pas dire ambivalente !
    Je m’excuse mais c’est mon sentiment.

    • salmi latéfa
      28 février 2013 at 11:01 - Reply

      @ DANGER A L’HORIZON
      Navrée de vous décevoir, je suis algérienne à 100% et je vis en Algérie, mes parents aussi sont algériens pas de mariage mixte à l’horizon. Je ne vois pas ce qui est ambivalent dans mes propos, j’aimerai bien être éclairée ou corrigée puisqu’il semble que c’est un reproche que vous me faites. Ces forums sont là justement pour débattre et accepter la bonne critique

  • faridbeo
    28 février 2013 at 3:29 - Reply

    DangeràHorizon@ je vous l’accorde , tout ce que vs dites est vrai je suis du meme avis ….
    mais Justement le probleme est là , on se limite a faire des constats , si comme on est pas concerné , le peuple musulman en general et l’algerien en particulier , dont vous faites partie je pense , doit reprendre le pouvoir à cette vermine qui est aux commandes ,protegée des occidentaux et le remettre à des gens integres afin d’acceder au meme niveau du monde occidental et traiter avec eux d’egal a egal et non pas comme des soumis .
    Nous avons les moyens , notre pays est riche grace à dieu , l’etre humain n’as rien a voir avec notre richesse , on n’as ni technologie,ni economie forte , C’est le petrole qui subvient a nos besoins , DON de DIEU LEGISLATEUR DE de la charia , la meme charia tant decrier .
    Boumediene nous a mené en barque pdt 16 ans avec son socialisme bidon , il a detruit ce qu’il y’avait de bien ,agriculteur , PME/PMI , confiscation de toutes libertés , un seul chose a son credit , il croyait bien faire , ce n’etait pas un VOLEUR .
    Chadli 12 ans , ouverture par ci , socialisme par là , on ne sait au juste ce qu’il faisait , il a fini par ceder le pays aux Dafiste , belkhir a leur tete
    HCE 1992/1999, preparer le terrain aux magouilleurs des années chadli , en reprimant les vrais representant du peuple (FLN/MEHRI- FIS- FFS ait ahmed ) et assassinant Boudiaf .
    1999/ 2013 avec bouteflika , le champ est libre au pillage du pays , corruption industrielle comme disait ce matin ghozali sur el watan
    Bilan …….
    faillite , banqueroute , le pays est la risée du monde entier , on nous prend pour des pigeons , celui qui veux faire du pognon il descend sur alger ,, algerie 1er importateur du Ble avec 35 millions d’habitant , on importe le blé et autres matiere premiere pour nos voisins !!!!….
    Tout est faux , toutes nos administrations sont corrompus , j’ai entendu meme dire qu’il y’a certain imam qui donnent des chipa pour occuper certains postes ( reste a prouver ) nos enfants sont des illetrés avec diplomes , Nos garçons ont des comportement douteux , nos filles parlent comme des garçons ( chriki …. )elles sont devenues agressives ,le fruit de la mixité aux ecoles , je travaille avec des français , ils inscrivent leurs enfants dans des ecoles catholiques ou l’enseignement est bien meilleur sans la mixité .
    A cause du logement decennie noire et la harga , nos filles sont toujours celibataire a 45/50 ans , alors qu’elle depassait 18/20 pour se marier !!! la solution appliquer la polygamie , a non surtout pas ça , vous aurez les associations feminines , une composante de veilles filles qui vous traitent de tous les noms ,mais quand Clinton , mitterand, princes charles et la liste est interminable , lorsque c’est personne ont une deuxieme femme en CACHETTE , ça passe inaperçu , c’est bien vus des fois , oui parce c’est CLINTON et en plus c’est une MAITRESSE et non pas FEMME , maitresse ça sonne bien ça vient de l’occident monde ou il fait bon de vivre , et non pas femme qui vient du licite , créer un foyer et conserver la cellule de famille base de tout , oui je le sais je suis VIEUX JEU , !!!!!
    a moi de vous posez une question si vs le permettez
    Dites moi pourquoi vous avez peur de la Charia ?
    NE prenez surtout pas comme exemple l’arabie saoudite et autre pays du golf ou autre , a chaque fois vs ns matraquez par des exemples non fondés , nous sommes des algeriens , ns avons notre specifité on veux vivre notre vie basé sur les principes de novembre 1954 ,pour ne pas sortir du cadre , republique algerienne basé sur les principes islamique , celui qui n’adhere pas , n’as qu’ a vivre son atheisme ou son christinisem sans nous l’imposer , nos chouhadas ont combattu pour ça
    un parti musulman qui active legalement sur terrain a droit d’appliquer la charia en cas de victoire , si vs etes contre ce principe , vous n’avez rien avec la democratie .

  • Adel H.
    28 février 2013 at 3:55 - Reply

    @salmi latefa
    Bonjour,
    Vous dîtes : « C’est quoi être un musulman? Faire la prière, faire carême et aller à la Mecque? Et toutes nos lois, toutes nos institutions, toutes nos politiques singent celles de l’occident? »
    Je serais tenté de vous répondre que pour moi, et en me tenant à ce qu’on m’a enseigné à l’école lorsque j’étais enfant et préadolescent (années 60), un musulman est celui qui met en application les 5 piliers de l’islam, à savoir : la chahâda (لا إله إلّا الله محمٌد رسول الله), la prière, le jeûne pendant le mois de Ramadhân, la zakât et le pèlerinage à la Mecque pour ceux le peuvent. Selon ce qu’on m’a enseigné, toute personne qui respecte ces 5 piliers et les applique est musulmane et nul ne peut contester son islamité, sous quelque prétexte que ce soit. Est-ce que c’est vrai, est-ce que c’est faux? Je ne saurais le dire avec précision, mais c’est ce qu’on m’a enseigné à l’école publique algérienne dans les années 60.
    Je pense cependant que le débat actuel dépasse le stade de la foi et du respect des préceptes de la religion. Il concerne plutôt les référents culturels. Les islamistes veulent revenir à une culture autocentrée indépendante de l’Occident, comme ce fut le cas durant la période glorieuse de la civilisation islamique. Certains vont même plus loin et se proposent de rétablir le khalifat islamique (le dernier en date ayant été, pour les Sunnites, celui de l’empire ottoman). Entraînés par leur ferveur panislamique, ils en arrivent à gommer totalement les spécificités nationales, pourtant bien réelles, des pays musulmans d’aujourd’hui.
    Face aux islamistes, il y a les modernistes qui, pour leur part, n’ont aucun problème à puiser largement dans la culture occidentale. Pour eux, le choix est simple : rattraper le retard accumulé durant les siècles de décadence ou bien continuer à subir la domination de l’Occident. Et pour rattraper ce retard, il n’y a pas d’autre solution que de prendre chez ces Occidentaux les outils adéquats (l’internet étant l’un des derniers en date). Vous me rétorquerez que les islamistes sont d’accord pour emprunter à l’Occident la science et la technologie, mais pas la culture. Je répondrais que les partisans de l’authenticité islamique n’ont adopté cette posture que récemment et sous la pression des modernistes, justement.
    Quoi qu’il en soit, la tension actuelle entre islamistes et modernistes (ou laïcs) a des causes bien réelles et ces deux courants constituent deux réponses différentes à la domination de l’Occident qui est devenue flagrante à la fin du 18ème siècle. Cette tension entre un courant conservateur et un courant que j’appellerai de manière assez impropre « novateur » ou « libéral » (qu’on pourrait aussi désigner comme une tension entre les partisans de la primauté de la Révélation et les partisans de la primauté de la Raison) a toujours existé dans le monde musulman. Le premier a eu pour représentants, entre autres, Al Ash3arî, Al Ghazâli, Ibn Hanbal, Ibn Taymiyya, Ibn Abdel Wahhab, Mawdoudi, Hassan al Banna’, Sayyid Qotb, etc. Le second a été également porté par d’éminent penseurs, tels que les Mu3tazila, les philosophes Al Kindi, Al Farâbi, Ibn Sînâ, Ibn Tufayl, Ibn Bajja, Ibn Ruchd, Ibn Khaldûn et, plus proches de nous, Ali Abderrâziq, Tâha Hussein ou encore Mohamed Arkoun. Il y a aussi toute une pléiade de penseurs qui se situent à mi-chemin entre les uns et les autres, et là je pense à Malek Bennabi, notamment.
    Aujourd’hui, pour certains islamistes, seuls les premiers (conservateurs) méritent vraiment le nom de penseurs islamiques. Cette position est-elle juste? Est-il judicieux d’amputer le patrimoine intellectuel islamique d’une de ses parties, sans risque d’aboutir à une pseudo-culture de type totalitaire qui n’admet ni la contradiction, ni la tension? C’est, me semble-t-il, la simplification abusive, dont se rendent coupables les deux camps (islamiste et moderniste), qui est source de problèmes. La solution est dans l’élaboration d’une nouvelle culture islamique pluraliste qui permette à tous les courants de s’exprimer et de s’affronter librement sur le plan intellectuel comme cela a été le cas durant la période glorieuse. Le wahhâbisme, par exemple, bien qu’ayant le droit de s’exprimer et de défendre ses positions comme n’importe quel autre courant de pensée, ne doit pas viser à éliminer les autres courants. Dans notre pays, les disciples de Ben Bâdîs et Malek Bennabi doivent pouvoir affronter librement les intellectuels qui utilisent des méthodologies puisées dans la pensée occidentale moderne pour analyser le vécu de notre société, tels Lahouari Addi ou Ali El Kenz.
    Le monde musulman vit une période de transition qui a commencé au 19ème siècle, avec la conquête coloniale et l’abolition du khalifat par Atatürk. Ceux qui disent « الإسلام هو الحلّ » ont le droit de défendre leurs idées et de vouloir les mettre en application, sans pour autant dénier à leurs adversaires la qualité de musulmans et le droit de s’exprimer et d’activer. Durant le premier siècle de l’islam, deux courants se sont affrontés à Basra et une grande controverse a eu lieu entre de brillants esprits. Elle avait opposé les partisans du Coran créé et ceux du Coran incréé. Cette controverse a-t-elle empêché la civilisation islamique de prendre son essor et de dominer le monde? Bien au contraire, c’est cette tension intellectuelle qui a permis à de grands penseurs de voir le jour et de porter la civilisation islamique au sommet.
    Cordialement

    • salmi latéfa
      28 février 2013 at 10:41 - Reply

      @ Adel H
      Moi aussi, voyez-vous, c’est ce qu’on m’a enseigné dans les années 60 sur l’islam, juste “el ibadates” et rien des “mouamalètes” qui ont fait que l’algérien était certes musulman(nul ne peut lui contester cela ), mais sa connaissance sur la portée de cette religion, son impact sur sa vie de tous les jours ne correspond pas à ce que Dieu veut de nous. Le pays ayant pratiqué des politiques importées qui du socialisme, qui du communisme et aujourd’hui du libéralisme, toutes non compatibles avec notre religion, s’est vu sombrer dans une déliquescence morale, sociale, économique , culturelle, jamais égalées. L’islam tant décrié par l’occident et malheureusement par nos “modernistes” est la seule solution car cette religion faite par Dieu ne peut comporter des insuffisances et le passé de gloire des musulmans ne peut que témoigner qu’il ne faut pas chercher la solution chez les autres sauf bien sûr pour ce qui nous manque comme technologies, sciences etc…
      Mes critiques ne vont pas aux personnes honnêtes de tout courant, ceux là ont le droit de penser à leur façon, nul n’est contraint d’accepter les idées des autres s’il n’est pas convaincu et le Coran va même plus loin (فن شاء فليؤمن و من شاء فليكفر ). Dans tous mes commentaires, j’ai voulu montrer que le battage médiatique occidental et laïc veut discréditer les islamistes avant même qu’ils ne gouvernent ou ne leur donnant même pas la chance de gouverner comme en Égypte et en Tunisie et c’est ce qui est complètement à coté de la démocratie dont ils se réclament. De là mon indignation et mon scepticisme quant à cette prétendue démocratie qui malheureusement ne se limite quelques fois qu’à la tenue vestimentaire (voir l’attaque féroce dont est victime le hidjab alors que là aussi si on suit leur doctrine c’est une liberté individuelle)aux mœurs occidentales (alcool,mariage..)mais rien qui a trait au respect de l’autre, à l’amour de la patrie, à son intérêt. En Europe, on assiste à la montée de l’extrême-droite, des partis populistes car les urnes parlent et personne ne fait glisser le pays vers la guerre civile comme ce fut le cas en Algérie et se prépare en Tunisie et en Égypte sous prétexte que les islamistes sont des gens dangereux, là est la différence avec les citoyens politisés et avertis.car ils ne s’embarrasseront pas d’éjecter du pouvoir un élu quelque soit son niveau qui a faillit à son devoir. Je demanderai donc à nos laïcs de s’imprégner de cette mentalité s’ils veulent que le pays reste stable? n’est-ce pas là une des “mouamaletes” de l’Islam?
      Votre commentaire a traité de la confrontation entre “islamistes” et laïcs du point de vue relationnel et dogmatique, moi, j’en parle du point de vue surtout politique puisque c’est en celle-ci que la bataille se joue.

  • Aflatouch
    1 mars 2013 at 12:07 - Reply

    @Cher Adel.H :
    J’ai lu avec beaucoup d’attention ton post, mais je crois qu’il faut avant tout identifier le mal. Pour moi c’est ce qui est appelé le Wahhabisme, car ce n’est pas un courant mais une hérésie et le premier à le proclamer fut le frère même de M. Ibn Abd Al Wahhab, Suleiman savant Hanbalite reconnu, dans une épître intitulée As sawa’q, si mes souvenirs sont bons, où il réfute catégoriquement les thèses devenus par le biais des Saouds, désormais Wahhabites, alors qu’en ce temps là, elles n’avait pas de nom. Il va même jusqu’à demander l’interdiction du livre de son frère qu’il qualifie de dérapage dangereux, et démontre assez simplement la supercherie des arguments avancés par son frère..
    Avec l’arrivée des Saouds, ces idées sont remis en selle, car elle prônait, le pillage des musulmans, leur excommunions, leur Takfir, et le “retour” (au moment où les musulmans avaient besoin d’avancer) à un Islam, puritain, c’est à dire dépouillé de toute substance et envergure intellectuelles.
    Tout le reste c’est des dérivées, la la-madhhabia, salafiya…etc.
    Et c’est aujourd’hui les mêmes supercheries qui sont reproduites par de nombreuses organisations dites islamistes (dans le sens où elles prônent un islam politique). Je ne parle pas des personnes qui se battent pour leur liberté, que ce soit au nom de l’Islam ou autre, c’est légitime. Je parle des organisations politiques ou purement intellectuelle, qui avancent que le mal de l’Islam c’est l’occident, et que tout vient de la non application de la loi, préceptes de l’Islam et qu’un « retour » (mot magique) à l’Islam garantit de faire le bonheur sur terre, régler tous les problèmes, mais bien entendu sans jamais dire comment. Par quel programme, quelle disposition particulière, quelle politique monétaire, fiscale, budgétaire, quel doctrine juridique permettant de maintenir un droit capable de donner des solutions au 99% des situations que le 20eme siècle a créé, et qui n’existaient pas avant…etc. Qu’est ce que l’Islam apporte de précis sur ces sujets : Niet.
    C’est là à mon avis, l’origine du mal.
    Une fois ce mal déraciné, un débat devra s’engager entre les musulmans ou autre sur des sujets de fond.
    NB : selon les 4 écoles sunnites, mas aussi les 2 shiites, la shahada suffit à conférer à une personne le statut de musulman, même si elle n’accomplit pas les autres « piliers ».

  • Idris-Rayan Y
    1 mars 2013 at 12:26 - Reply

    Et si l’on cessait de dire n’importe quoi, peut-être arriverions-nous à mieux nous comprendre nous-mêmes et à comprendre les autres ?
    N’importe quoi, en effet, est dit à propos du sens et de la pratique de la laïcité qui est un concept complexe, et que l’on définit généralement et faussement par le principe de séparation du temporel et du spirituel ou du politique et du religieux. Marsile de Padoue, un penseur du 14ème siècle posait déjà la question de l’autorité en des termes qui, au 21 siècle, gardent toute leur pertinence, à savoir que « l’autorité est l’apanage de l’Etat car lui seul dispose de la sanction [ce que Max Weber appellera, plusieurs siècles plus tard, le monopole de la contrainte physique légitime], même la sanction spirituelle [cela signifie que l’Etat a une religion], comme l’excommunication ; il n’y a donc pas lieu de distinguer le spirituel du temporel : il n’existe pas de société spécifiquement spirituelle. »
    Aussi, il est historiquement faux de lier laïcisation/sécularisation et modernisation, car la modernité a, depuis que le mot a apparu vers le 5ème siècle, s’est toujours opposée à la tradition, aux coutumes, aux croyances à toutes les époques. Les sociétés séculières sont déjà dépassées, si l’on croit Jürgen Habermas qui parle, à juste titre, de « sociétés post-séculières ». Le philosophe allemand écrit, en effet, dans « Qu’est-ce qu’une société post-séculière, revue Le débat, 2008 » que « les transformations à l’échelle mondiale et les conflits spectaculaires que suscitent aujourd’hui les questions religieuses éveillent […] quelques doutes sur la prétendue perte de pertinence de la religion. De moins en moins de sociologues sont prêts à soutenir la thèse, longtemps incontestée, d’un lien direct entre la modernisation de la société et la sécularisation de la population. »
    En tant que musulmans, il nous faut poser la question des relations de la religion et de l’identité nationale, thème sommairement et maladroitement posé dans un autre espace de ce journal.

  • Aflatouch
    1 mars 2013 at 1:03 - Reply

    @Chere latifa
    J’ai dit qu’il y avait trop de raccourcis, me voilà servi. Si je devais répondre à tout ça, j’en aurais pour un petit moment. Je ne suis pas laic, mais si vous le décidez à ma place, ça me va aussi.
    En résumé, vous avancez que l’origine du mal des pays musulmans c’est l’occident et la colonisation : le Yemen, le Royaune des Saouds entre autres n’ont jamais été colonisés et ont préservé leur immaculée islamité intacte. A l’arrivée nous avons un fleuron du modèle islamique, ou justice équité, et prospérité se bousculent entre Ali Abdullah Salah et les princes saoudiens. En revanche, l’Inde, a bien été colonisée et je crois qu’ils sont un petit peu plus sérieux avec des contraintes à peine imaginable : démographie, multiplicité des religions, langues…etc.
    D’un autre coté vous dites que l’absence de morale est la cause de nos maux. Nous le savons mais qu’est ce que l’Islam a à voir et qu’est ce qu’il apporte. N’importe qui est d’accord avec ça et on n’a pas besoin d’être islamiste pour ça.
    Nous savons tous quelle est l’origine du mal, et sommes tous d’accord sur les constats, et personne ne peut dénier à un Ali Benhadj son courage, sa constance et sa verve, lorsqu’en 90, il parlait déjà de mafia, tandis que tous parlait de mauvaise gestion, mais quelle proposition?
    Il dit que son programme c’est l’application de la Sharia. C’est quoi ? 2,5% d’impôt, c’est ça ?
    En résumé, je trouve que c’est inutile d’être islamiste, il suffit d’être un vrai nationaliste c’est suffisant, pour ce qui est développé comme analyse. En d’autres termes, l’Islam c’est encore autre chose et vaut mieux le laisser à ceux qui le véhiculent au lieu de ceux qui prônent à retourner vers lui.
    Mais il est bien dit que l’Islam a commencé étrange et qu’il reviendra étrange.
    Les islamistes et musulmans en général devraient commencer par des choses simples qui n’ont pas besoin de convoquer 14 siècles de littérature juridique et théologique, que d’autres nations ont réussi à faire sans se référer à l’Islam, se mettre d’accord entre eux sur une base démocratique (qui n’est pas l’apanage de l’occident, cela dit en passant) élire des représentants dignes, assurer un minimum de sécurité économique.
    Les questions liées à l’Islam viendront dans un deuxième temps dans un débat serein.
    J’espère avoir apporté quelques éléments par ma modeste contributions, car dans le fond je sais que c’est une question de formulation.

    • salmi latéfa
      1 mars 2013 at 6:04 - Reply

      @ Aflatouch
      Vous voyez toujours dans mes propos des raccourcis, peut-être parce que vous prenez l’Islam comme une affaire strictement personnelle et moi je le vois comme une condition sine que non pour le sursaut des pays musulmans ou plutôt à culture musulmane car accomplir les cinq piliers à titre personnel et laisser des mœurs étrangères à l’Islam proliférer par un état qui a fait de l’Islam sa religion est pour le moins paradoxal si on veut parler terme à terme: Islam, ses préceptes et sa réelle situation en terre musulmane. Est-ce un raccourci que de dire que nous avons vécu, certes musulmans à titre individuel Dieu merci, mais complétement à coté de la plaque en ce qui concerne les interdits en Islam à titre étatique ( maisons closes, bars, cabarets, banques avec intérêts, même la loterie fait partie de notre politique de la “culture musulmane ” pas de pays musulman à part entière? Je ne fais pas de raccourci en disant que la colonisation et l’occident sont une des causes de notre éloignement de la religion, je l’ai mal formulé peut-être et je ne me suis pas faite comprendre. Bien sûr qu’un musulman convaincu ne tombe pas facilement ou pas du tout dans les excès et les interdits véhiculés par la culture occidentale, la preuve nos parents et nos arrières grands-parents en sont restés de marbre face au “dévergondage” programmé des peuples musulmans, mais tout le monde n’a pas la même force de résister. L’islam en tant qu’enseignement par les “ibadates” et “mouamaletes” prémunit contre ça. Je ne pense pas aussi que c’est un raccourci que de dire que nos gouvernants, valets de l’occident, ont contribué à ce “dévergondage” par le non enseignement de ces “mouamaletes”. Malek Benabi, visionnaire, penseur très en avance de son temps( n’a t-il pas dit avant sa mort:” je reviendrai dans 30 ans”. Il avait travaillé dans le gouvernement algérien pendant 04 ans mais il a préféré démissionner car la religion qui était son moteur dans la vie n’avait aucune place chez ces socialistes “d’importation”. J’ai demandé à une jeune collègue de travail née dans les années 1978 si elle connaissait Malek Benabi, réponse non!Pourquoi? Parce que les gouvernants qui se sont succédé ont fait que l’Algérien ne doit connaitre que les “ibadates” et encore par peur du peuple qui peut se soulever si on lui retire ça, par contre si on leur demande la dernière chanson de KHaled, la réponse est positive tout de go. Je vous cite des exemples comme ça qui me viennent à l’esprit, il y en a des tas, je ne suis pas spécialiste dans l’histoire de la philosophie, ni dans les différents courants islamiques, je n’ai que de modestes connaissances, j’exerce un métier qui n’a rien à voir avec la politique, je suis simplement une citoyenne qui est interpellée par ce marasme dans tous les domaines qui nous “ronge l’os”, je suis tout simplement “indignée” comme dirait celui qui est décédé le 27 février : Stéphane Hessel.
      PS: Vous dites que vous n’êtes pas laïc mais ça vous va si je le décide à votre place, je ne décide rien du tout, j’ai cru comprendre, maintenant si je me suis trompée dans mon jugement, je vous présente mes excuses, soyez ce que vous voulez, ça ne me dérange pas, ce qui me dérange c’est la malhonnêteté intellectuelle de certains qui se réclament des démocrates mais sont les premiers à renier cela dés que ceux d’en face ne correspondent pas à leurs options politiques.

  • Adel H.
    1 mars 2013 at 1:16 - Reply

    @faridbeo
    Bonjour,
    Si vous le permettez, je vais donner mon point de vue sur la question que vous avez posée à notre ami @DANGER A L’HORIZON : « Dites moi pourquoi vous avez peur de la Charia ? »
    Je ne sais pas quel âge vous avez. Pour ma part, j’aurai 59 ans dans quelques semaines et j’ai donc connu l’Algérie avec ses 3 visages – si je peux me permettre l’expression : celle de la période coloniale, celle de 62-92 et celle d’après 92. Pour moi, en effet, l’année 1992 a vu la naissance d’une autre Algérie qui n’a absolument rien à voir avec l’Algérie d’avant 1992. Cette Algérie-là, qui continue à ce jour sa métamorphose diabolique sous nos yeux incrédules, est une véritable monstruosité.
    Si vous avez le même âge que moi, vous comprendrez très bien ce que je veux dire. Si, par contre, vous n’avez connu que l’Algérie d’après 92, alors il y a de fortes chances pour que vous ne compreniez pas le sens de mon message.
    D’abord, un terrible paradoxe, très difficile à expliquer : à l’époque coloniale, alors que le peuple algérien vivait sous la domination des Français, que le nombre de mosquées était très limité et que beaucoup de gens ne faisaient pas la prière de manière régulière, les Algériens vivaient vraiment selon les préceptes de l’islam et la fraternité régnait partout. Par contre, aujourd’hui que le nombre de mosquées a été multiplié au moins par 100 et que la pratique religieuse a connu une progression vertigineuse, on a l’impression que l’islam a déserté les cœurs et l’Algérien est devenu un loup pour son compatriote et coreligionnaire. Comment expliquer cela?
    Revenons à la chariaa. Je dois vous avouer, très cher compatriote que, pour ma part, je n’ai jamais compris à quoi voulaient en venir ceux qui revendiquaient l’application de la chariaa dans notre pays en 88-90. Comment peut-on demander l’application de la chariaa dans un pays qui baigne dans l’islam depuis 14 siècles? Ce peuple vivait-il donc en dehors de la chariaa? Était-il retombé dans la djahiliya? Pourtant les Algériens et Algériennes que j’ai connus enfant dans les années 50 auraient frappé quiconque aurait osé leur dire qu’ils n’étaient pas musulmans. Tout cela pour vous dire que pour moi, le mot d’ordre d’application de la chariaa dans un pays habité par des musulmans demeure à ce jour totalement incompréhensible.
    Je vais essayer de vous expliquer maintenant comment j’ai pour ma part perçu le FIS lorsqu’il activait entre 89 et 92. Je crois que les dirigeants du FIS voulaient faire en Algérie ce qu’avait fait Mao en Chine dans les années 60: une sorte de révolution culturelle. Ce qu’ils voulaient, c’était faire adopter par la société des comportements qu’ils estimaient plus conformes à l’orthodoxie islamique. Cela allait de la fermeture des bars et autres « lieux de débauche » à l’interdiction de la musique et de la danse dans les fêtes. Cela, n’était, bien sûr, qu’un aspect du programme du FIS. Ce parti se proposait aussi de modifier le système de gouvernement et probablement aussi tout le système judiciaire avec les différents codes, tout cela dans le but de se mettre en conformité avec la chariaa.
    Vaste et ambitieux programme, donc. Mais comment le FIS comptait-il s’y prendre pour modifier ainsi de manière aussi radicale la société et l’État? Il me semble qu’un tel programme ne peut être appliqué que par une dictature, à l’image des dictatures communistes qui avaient elles aussi pour but de transformer la société et l’État de manière tout aussi radicale. Le Maghreb a connu, au 12ème siècle, un semblable mouvement de moralisation. L’initiateur en fut Ibn Toumert. De retour dans son pays natal – le Haut-Atlas marocain – après un voyage en Orient, où il fut influencé par la doctrine d’Al Ghazâli, il organisa un mouvement religieux basé sur une discipline très stricte et, après avoir préparé ses troupes, se lança à la conquête du Maroc, infligeant de plus en plus de défaites aux armées de la dynastie almoravide régnante. Son disciple et successeur, Abdelmoumen, mènera l’opération de conquête à son terme et édifiera l’État almohade qui finira par contrôler tout le Maghreb, du Maroc jusqu’en Tripolitaine, ainsi que l’Andalousie. Mais ce qui fut possible au 12ème siècle l’était-il en 1990? Le projet du FIS n’était-il pas un projet totalement irréaliste?
    Aujourd’hui que le pays est bien installé dans l’impasse, alors qu’en 1989, il avait de réelles chances de s’engager sur la voie de la démocratisation, si les forces politiques de l’opposition, le FIS en tête, avaient fait preuve de plus de pragmatisme, le projet d’application de la chariaa a-t-il encore des chances de réussir? Ne serait-il pas bien plus sage de le ranger définitivement dans le placard et d’accepter une fois pour toutes l’idée que le peuple algérien est musulman – avec des imperfections, certainement, mais musulman quand même – et qu’il n’y a pas un déficit d’islam dans notre pays, mais un déficit de démocratie, un déficit de justice, un déficit de performance économique, un déficit de services publics. Ce que les Algériens et les Algériennes veulent aujourd’hui, ce n’est pas qu’on leur dise comment ils doivent s’habiller, s’ils doivent prier, jeuner ou faire la zakât, s’ils ne doivent plus boire d’alcool ou cesser d’écouter de la musique. Ce qu’ils veulent, c’est d’abord du respect de la part de ceux qui représentent l’État, des dirigeants intègres et compétents – qu’ils s’acquittent de leurs devoirs religieux ou pas importe peu –, un travail, un logement, une bonne éducation pour leurs enfants, des hôpitaux performants, une administration efficace et transparente, etc.
    Avons-nous besoin de changer notre code pénal pour le mettre en conformité avec la chariaa? Avons-nous besoin d’imposer à toutes les femmes de porter une tenue « islamique »? Est-ce cela la priorité des priorités? Le mot d’ordre d’application de la chariaa dans un pays musulman ne sert-il pas en fin de compte qu’à monter les Algériens et les Algériennes les uns contre les autres? Ne serait-il pas plus sage de s’accepter mutuellement tels que nous sommes, barbus et non barbus, porteuses de hidjâb et porteuses de jeans, buveurs de gazouze et buveurs de bière? Ne serait-il pas plus judicieux de nous consacrer à démocratiser nos institutions afin de permettre au peuple d’exercer réellement son droit de regard sur la gestion des affaires publiques, améliorer notre économie afin de nous affranchir de la dépendance du pétrole, améliorer notre système éducatif afin que nos universités forment de véritables intellectuels et de véritables professionnels dans tous les domaines et non des diplômés analphabètes? N’avons-nous donc pas assez de pain sur la planche pour aller encore nous créer de faux problèmes qui ne serviront qu’à diviser artificiellement une société qui est unie par une culture commune?
    Cordialement

  • Adel H.
    1 mars 2013 at 11:52 - Reply

    @Aflatouch
    Bonjour,
    Pour ce qui est de la Shahâda, je pense que tu as raison, puisque c’est la seule chose qu’on exige des nouveaux convertis pour les reconnaître comme musulmans. Mais je crois qu’il faut considérer cela comme le début d’un parcours ouvert, sans fin, car le musulman – comme tout autre humain doué de raison d’ailleurs – doit aspirer à perfectionner sa personnalité et à progresser dans la quête de la vertu. Pour tout musulman, le modèle à suivre dans cette quête est le Prophète (saws).
    Quant à considérer le wahhabisme comme la source du mal dans le monde musulman d’aujourd’hui, je ne serai pas enclin à te suivre sur cette voie. Étant un partisan convaincu du pluralisme, je pense que tout courant, aussi hérétique qu’il puisse paraître à première vue, doit pouvoir s’exprimer librement dans notre monde d’aujourd’hui. C’est dans la libre compétition que le meilleur s’affirmera.
    Je crois plutôt que la prédominance du salafisme de type wahhabi que l’on observe aujourd’hui est le résultat logique de l’abandon du terrain par le camp opposé, celui des « libéraux » ou « novateurs » comme je les ai appelés dans mon précédent post. Ibn Rochd et Ibn Khaldun, par exemple, n’ont pas eu de continuateurs dans le monde musulman, alors qu’Al Ghazali, Ibn Hanbal et Ibn Taymiyya en ont eu beaucoup. C’est lorsque les intellectuels « modernistes » se retrousseront les manches et renoueront le contact avec le patrimoine intellectuel islamique que le courant wahhabi trouvera en face de lui des contradicteurs valables. Malheureusement, l’attrait de la culture occidentale a été trop fort et Hobbes, Rousseau, Marx ou Weber ont eu plus d’adeptes dans le monde musulman qu’Ibn Ruchd et Ibn Khaldûn. S’il y avait eu beaucoup de Malek Bennabi, peut-être que les choses auraient évolué autrement.
    Amicalement

  • DANGER A L’HORIZON
    1 mars 2013 at 12:13 - Reply

    Monsieur @Adel H. , je vous remercie pour votre intervention en réponse à Monsieur @faridbeo et à Monsieur @Aflatouch
    Et de plus, comme vous je regrette qu’il n’y ai pas beaucoup de Malek Bennabi dans notre pays.

  • Adel H.
    1 mars 2013 at 12:25 - Reply

    @salmi latéfa
    Bonjour,
    Je ne peux qu’être d’accord avec vous pour ce qui est de l’importance des mou3âmalât. Malek Bennabi a écrit de belles pages sur le sujet (la nécessité de rendre les idées et principes de l’islam réellement opérationnels dans la société).
    Le point nodal que nous devons comprendre est le suivant : le problème pour tous les musulmans d’aujourd’hui, et pour nous Algériens en particulier, n’est pas dans la non application de la chariaa, mais dans la non efficacité des idées. La chariaa a toujours été appliquée au niveau individuel, familial et étatique. À ma connaissance, nul n’a jamais été empêché de prier, jeuner, faire la zakât, aller en pèlerinage à la Mecque, porter la barbe, le qamîs, le hidjâb ou le djilbâb. Ce que les islamistes veulent en fait, c’est réprimer les « mauvais » musulmans et les forcer à se conformer à la chariaa, et là nous entrons dans une autre problématique, celle des libertés individuelles. Il y a, cependant, je vous l’accorde, le cas des débits de boissons alcoolisées qui est du ressort de l’État, mais pour tout le reste, on est dans la sphère privée.
    Comment rendre aux idées et principes islamiques leur efficacité dans la société? Que faire pour que le respect, le civisme et la solidarité redeviennent des valeurs en vogue dans notre société? Comment restaurer la sécurité et faire reculer la délinquance? Vaste programme…
    Pour ma part, je pense que l’action doit porter en priorité aussi bien sur la réforme de l’État et de l’économie que sur l’éducation individuelle. Les musulmans et musulmanes sincères peuvent agir, même dans le cadre du système actuel, afin d’éduquer et propager le bon exemple. Les intellectuels et les hommes de religion peuvent faire énormément de choses. À une seule condition, très importante, toutefois : c’est que notre action soit motivée et guidée par l’amour et le respect de l’autre, quel qu’il soit et quelles que soient ses convictions, et non par la haine et la volonté d’exclusion!!!! Nous devons éviter de créer des divisions artificielles entre nous et pour moi le mot d’ordre d’application de la chariaa travaille dans le sens de la division. Nous sommes tous musulmans, à des degrés divers, et ce dont nous avons besoin, c’est d’unir nos efforts afin d’améliorer nos institutions, notre économie, nos services et notre cadre de vie. Laissons chacun et chacune décider pour eux-mêmes et en leur âme et conscience de la manière de s’habiller ou d’accomplir ses obligations religieuses et occupons-nous des priorités : démocratie et transparence, justice, respect, travail, logement, santé, éducation, etc.
    Je vous prie de réfléchir sérieusement à cette question : depuis quand s’est-on mis à parler de laïcité dans notre pays? N’est-ce pas depuis que le FIS s’est mis à faire de la surenchère à propos de l’application de la chariaa?
    Cordialement
    ===========================
    Baraka Allahou Fik, mon cher Adel, pour ton admirable travail pédagogique, empreint de sagesse et de logique.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine

    • salmi latéfa
      1 mars 2013 at 4:10 - Reply

      @ Adel H
      Votre commentaire résume ce que je voulais dire mais peut-être que je l’ai formulé autrement. Nous avons besoin d’honnêteté, de justice et de civisme pour que Dieu nous guide vers la prospérité, le développement et la modernité qui n’est pas du tout en contradiction avec l’Islam comme le prétendent les occidentaux et certains de nos compatriotes. Quand l’Europe vivait encore dans les “ténèbres”, les musulmans ont atteint l’apogée dans leur civilisation, une période qui fait encore peur aux occidentaux et qui les fait se dresser comme un seul bloc contre tout ce qui a trait à l’islam du simple foulard à la victoire des islamistes et là la question mérite d’entre posée” pourquoi l’occident a peur du réveil des musulmans quand ils revendiquent le retour à l’identité musulmane car c’est de bien ça qu’il s’agit?” Parce que tout simplement, nos ancêtres n’ont atteint ce degré de civilisation qu’en gardant leur propre identité, je veux dire par là se référer à l’Islam dans leur gouvernance. Eux (les occidentaux ) ont compris cela et nous les musulmans , nous restons subjugués par leur laïcité qui a fait leur civilisation. Faux c’est leur attachement à leur identité( leurs présidents et leurs ministres ne s’expriment que dans leur langue maternelle à l’intérieur du pas ou hors, pas comme nos ministres qui ont soit-disant 50 ans de carrière politique et qui n’arrivent même pas à prononcer un mot en arabe alors qu’ils sont appelé à nous représenter en tant qu’arabes )leur sérieux, leur civisme, leur esprit de compétitivité, leur état de droit, leur justice, leurs sociétés civiles mobilisées, leurs hommes politiques compétents, leurs élections libres et transparentes, qui ont fait leur civilisation. JE pense aussi que les islamistes actuels ont compris l’enjeu du monde musulman qui est celui de la croissance économique ensuite, il faut passer à chose. Les turcs ont compris cela bien avant et la Turquie est restée la même dans son paysage occidentalisé, Erdogan veut d’abord rendre le pays puisant, compétitif, ensuite l’application de la charia à tous les échelons de la vie sera possible quand le peuple “mangera à sa faim”.
      Je ne suis qu’une citoyenne qui aime énormément son pays et qui est triste de le voir dépérir.
      cordialement à vous.

      • batni
        1 mars 2013 at 8:20 - Reply

        @Salmi latéfa,
        .. qu’ils sont appelé à nous représenter en tant qu’arabes..
        Mais pourquoi excluez-vous une partie des Algériens. Pourquoi cette descrimination?
        Mes respects,

        • salmi latéfa
          2 mars 2013 at 1:58 - Reply

          @ Batni
          Dés que j’ai écris cette phrase, je savais que vous alliez la remarquer car les les Kabyles et les Chaouia sont à l’affût de la “petite bête”. Je ne suis pas régionaliste, ni raciste, ni adepte des ethnies supérieures, je crois à l’homme d’où qu’il vient, l’homme avec un grand H. D’ailleurs, je vais vous étonner, j’ai toujours trouvé les Amazigh plus unis entre eux, solidaires et n’ayant pas froid aux yeux dans notre pays, ce n’est pas de la “pommade” que je vous passe, c’est mon impression, est-elle juste ? J’espère! Si j’ai dit cette phrase ce n’est pas du tout pour exclure qui que ce soit, l’Algérie étant à majorité arabe( je ne me trompe pas ?), Sa première langue officielle étant l’arabe aussi, elle est considérée dans les institutions internationales comme étant arabe. Je ne vois pas le mal à dire cela, ne soyez pas susceptibles, c’est là où les occidentaux veulent mettre leur grain de sel en dressant les uns contre les autres. Le jour où vous serez majoritaires, qui sait? Notre président, nos ministres s’exprimeront en amazigh et nous arabes, accepterons ceci. Pour le moment, vous en faites une montagne et je vois là la main de l’occident qui ne cesse de jouer les trouble-fêtes en créant la zizanie pour l’histoire des vrais habitants de l’Algérie, certes les Amazigh le sont, on ne peut pas nier l’évidence ni un fait historique, mais l’histoire est faite ainsi, les peuples se sont toujours déplacés, va t-on demander à chacun de revenir à son pays d’origine? On parle le breton en France mais leur ministres parfois bretons et même corses ne s’expriment qu’en français. Je pense que s’attarder à cela ne fait pas très intellectuel, nous avons toujours cohabité depuis 15 siècles dans un climat de fraternité islamique, citoyenne, humaine, je dirais, ne laissons-pas cette nouvelle “idéologie” de l’origine et de la descrimination détruire tout cela. Je précise aussi que je n’ai pas voulu offensé quiconque, que celui qui l’a mal pris, m’en excuse. La discrimination, connais pas et mon idée était sur le plan purement institutionnel.

  • DANGER A L’HORIZON
    1 mars 2013 at 1:34 - Reply

    Chouf ya si Adel H., vous faîte là une démonstration pédagogique extraordinaire. Et avec çà vous faîtes preuve d’une honnêteté intellectuelle extraordinaire.
    Je sens que vous êtes un bon et vrai musulman éclairé et désintéressé.
    Moi j’ai le souvenir d’un ami dans mon jeunesse qui était un adepte des frères musulmans. Il était professeur d’arabe. Il a tout fait pour apprendre le français qu’il est arrivé à maîtriser plus que certains d’entre nous pourtant ayant fréquenté l’école française.
    Il aimait fréquenter notre groupe et pourtant certains d’entre nous buvaient de la bière et n’étaient pas croyant. Il s’avait qu’on buvait raisonnablement car dans le cas contraire il se séparerait de nous, c’est certain. Pour lui, on avait le droit de se permettre des petites gâteries mais sans dépasser les lignes de la dignité et du respect des autres. Les extravagances, le dépassement de limites, il n’aimait pas çà.
    Quel plaisir d’être en compagnie de Sid Ahmed, le Bennabiste.
    Ses caractéristiques sont : la culture générale, la modernité, l’érudition en connaissance coranique, en culture européenne et moyenne orientale. Connaissance presque parfaite de la langue arabe et ……de la langue française…… sans complexe.
    Et en plus jamais, il n’a obligé quelqu’un d’entre nous à se mettre à la prière. Il ne nous a jamais dit qu’on serait puni de Dieu si on ne s’y mettait pas à la prière ou qu’on irait en enfer.
    Jamais il nous a expliquait l’islam de cette manière. Au contraire, il nous disait que Dieu est tout sauf une immanence méchante qui est là que pour punir. Au contraire Dieu est amour et miséricorde. C’est pour çà, d’après lui, qu’il faut rendre tous les jours l’hommage à Dieu. Prières ou incantations journalières juste pour le remercier car il est amour et miséricorde. Pour lui, le Coran est un guide de l’homme.
    Je sais que vous n’allez pas trop me croire mais avec Sid Ahmed on a visité toutes les belles mosquées de notre belle ville côtière (paisible à l’époque) mais aussi une église qu’il affectionnait particulièrement pour je ne sais quelle raison !!!! Est-ce l’architecture, est-ce autre chose, j’en sais rien.
    On aimait Sid Ahmed pour sa culture, sa sagesse et sa foi musulmane profonde et sincère. Je pense qu’il y en encore des hommes de cette trempe mais ils évitent de se faire voir devant le vide culturel et religieux qui assèche de plus en plus notre pays.

  • Afif
    1 mars 2013 at 2:17 - Reply

    @ salmi latéfa :
    Je suis pour l’application de la Chariâa à une seule condition : la mise en application de toute disposition de la Chariâa doit faire l’objet d’une loi votée par un Parlement réellement démocratique. Et ce, pour éviter les différentes interprétations et l’anarchie dans l’application.
    Il appartiendra alors au Parlement de déterminer les conditions d’application de la Chariâa pour chaque cas d’espèce, ou décider sa non application à titre provisoire et ce, après consultation des Oulémas.
    Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire de garder l’article 2 de la Consitution “Islam, religion de l’Etat”, article qui fait que l’état algérien n’est pas laïc. Alors que dans la réalité, la religion n’est pas appliquée par l’Etat dans beaucoup de domaines.
    Exemple : primo, les taux d’intérêts appliqués par les banques, secundo, la corruption non combattue de manière efficace sur la base du principe khattabein “Min Aïna Laka Hadha ?”, tertio, la non prise en charge des nécessiteux selon le principe de responsabilité khattabien “Si un mulet se torde une patte à Baghdad à cause de l’état de la chaussée, j’en serais comptable devant Dieu.”, la non indépendance de la justice, etc, etc…
    Donc, il vaut mieux avoir dans la Constitution un état laïc et dans la réalité appliquer la Chariâa à travers les lois.
    A ce sujet de la Chariâa, pouvez-vous éclairer ma lanterne pour savoir si la prise des otages est prévue par la Chariâa.

    • salmi latéfa
      2 mars 2013 at 1:21 - Reply

      @ Afif
      Je ne suis pas expert en la matière pour vous dire si la prise des otage est prévue dans la charia, vous voulez connaitre la sanction prévue pour ceux qui pratiquent la prise d’otages? Je vais avancer dans un terrain difficile mais je crois que par ce que je sais des préceptes de l’Islam et de la sunna, l’injustice (al dholm ) et l’arbitraire ne sont pas tolérés dans notre religion puisque Dieu a dit dans le coran sans préciser l’origine ni la religion de la personne ( من قتل نفسا بغير حق فكانما قتل الناس جميعا )et je pense que les otages ne sont pas responsables de ce qui arrivent aux musulmans et qu’ils ne doivent pas payer pour leurs gouvernants, donc leur séquestration et leur exécution sont assimilés à des crimes contre l’humanité puisque Dieu dit que lorsqu’on tue une personne sans raison c’est comme si on a tué tous les gens. Notre religion est en avance de 15 siècles pour l’appellation de ces crimes. Le concept de crimes contre l’humanité est musulman avant d’être onusien. Comment ne pas s’enorgueillir de notre religion!! Les musulmans ne savent pas ce qu’ils ratent en s’éloignant de cette religion si parfaite!

  • Mohamed J;
    1 mars 2013 at 6:21 - Reply

    L’Islam est un système cohérent et à été attaqué de ce point de vue durant très longtemps pour qu’a notre époque chacun le pratique à sa façon en le vidant ou en modifiant des processus qui n’arrangent pas, ce qui produit des bug’s dans l’ensemble. Comme des machines informatiques, les états musulmans souffrent de ces bugs et n’ont plus la capacité de se réorganiser voire de comprendre ce qui leur arrive.
    Mohammed Abdelouahab dont @Aflatouch parle plus haut est l’un des produits anglais à l’origine du malaise musulman actuellement en ce qu’il a intoduit une fetwa qui autorise pour la première fois dans le monde musulman à déclarer une personne apostate en terre d’islam eu égard à son comportement, ce qui autorise sa destruction par les factions extrémistes qui suivent cette fatwa. Ce n’est pas la politique qui fait irruption dans la religion, c’est la religion qui est révisée. Mais les anglais avaient besoin de ça et avaient soudoyé les Saoud qui voulaient fonder leur royaume avec leur aide. Sans entrer dans les détails, je rappelle qu’Abou Nouas le cèlèbre poête à son décès à reçu les sacrements musulmans sans problème en tant que musulman.
    Nul en principe en droit musulman n’a autorité de déclarer l’apostasie de quelqu’un d’autre, sauf aveu explicite admis et reconnu par celui-ci.
    Mohamed Abdelouahab, pas le chanteur, je précise, s’est attaché à la famille des Saoud et aux anglais pour fonder l’Arabie Saoudite, en rigorisant plus les pricipes déja très rigoureux de Ibn Taymia, qui affutait lui même en raison de la décadence qu’il constatait dans le monde musulman, les principes hambalites déjà très rigoureux dans l’ensemble des madhabs orthodoxes.
    Mohammed Abdelouahab entre dans les desseins de lord Balfour qui voulait détruire l’islam au sein de son aire et qui en fit l’exposé devant la chambre des lords en 1916 en brandissant un Coran et en disant que tant que les musulmans avaient cela, il n’y avait pas moyen de les dominer et qu’il fallait le détruire, puis joignant le geste à la parole, déchira le livre saint et le piétina.
    Dans un système comme l’islam, la politique possède sa place bien prévue, elle a ses règles bien visibles, mais suppose l’existence d’une société de musulmans non seulement croyant, mais qui font application des principes de la loi divines et en premier lieu le premier verset: “lis !”.
    Or à l’heure actuelle, des spécialistes tous domaines confondus dans le monde musulman, ne connaissent que très peu de versets, ne connaissent rien des conditions de la révélation, sont très loin de savoir exactement ce qu’est l’islam, ses sources, ses fondements…mais viennent en parler en connaisseurs et ce faisant rèvèlent leur incurie et leur insuffisance mais surtout la grandeur de leur égo et leur perméabilité aux idées exogènes à leur culture et leur aliénation totale à l’occident.
    Que ceux qui veulent me répondre évitent de sortir une phrase de son contexte pour venir me la brandir comme un ressort.

    • salmi latéfa
      2 mars 2013 at 12:45 - Reply

      @ Mohamed J
      Je voudrais simplement vous signaler que Mohammed Abdelwahab a aussi combattu les superstitions qui régnaient en son temps comme la croyance aux marabouts et leur don de guérir à partir de l’au delà et ça croyez-moi, je le vois encore chez nous, c’est du béton, ça ne veut pas se démolir, impossible de faire revenir à la raison certains ” musulmans” et de leur faire comprendre qu’une personne morte ne peut rien pour nous, pas même notre prophète que le salut soit sur lui. Ces “égarements” sont très prisés par les occidentaux car ils savent mieux que quiconque, eux qui ne croient qu’au matériel, que ce sont des absurdités à grande échelle ainsi que les “égarements” chez les soufi. D’ailleurs, ils ont, parait-il, construit des faux mausolées en Algérie pour laisser les les algériens sombrer dans le charlatanisme. Nous les avons vu comment ils ont été hypocritement indignés par la destruction de ces mausolées en Mali. Ajoutons à cela que même le chiisme ne leur fait pas peur puisque cette religion est complètement déformée, injurieuse pour les compagnons du prophète que le salut soit sur lui ainsi que pour ses femmes.On comprend donc aisément pourquoi l’Iran s’ingère dans les pays voisins avec la bénédiction des américains et les européens. La politique qui est affichée est à l’opposé de la politique des coulisses. Par contre les sunnites détenteurs du vrai Islam sont leur obsession et depuis la nuit des temps, ils veulent que le musulman se cantonne à la religion des “ibadates” et qu’il pratique un Islam “light” comme cela a été dit et là est le danger car on peut être un musulman pratiquant mais cautionner non intentionnellement el isstibded( Malek Benanbi, n’a t-il pas dit sa fameuse phrase ( kabiliat el istiaamar ou l’isstibded ) qui luia attiré la colère des pseudo-révolutionnaires et sa marginalisation, alors qu’il était un fervent défenseur des “mouaamaletes”, cautionner non intentionnellement les mœurs occidentales, cautionner non intentionnellement des gouvernants corrompus, voleurs, mafiosi, tout cela au prétexte que je suis musulman dans la sphère privée et que la politique n’a rien à voir avec la religion. Beaucoup de mal a été dit sur Mohammed Abdelwahab et vous remarquez que c’est la cible préférée des occidentaux, l’homme peut-être ijtahada et il s’est trompé, je ne peux donner mon avis sur ça car je ne suis pas spécialiste dans le domaine. Il parait que ce sont certains de ses disciples qui ont été les plus durs dans ce courant. Mais cela ne veut pas dire qu’on doit rejeter l’Islam ni qu’on l’accuse de tous les maux et c’est ce que fait malheureusement la majorité des “laïcs” qui ne connaissent rien de cette religion ni de ses fondements, ni de son impact sur la civilisation antérieure arabo-musulmane ou chrétienne. Aujourd’hui les Lord Balfour sont partout dans le monde et ceux qui délégitiment l’exercice de la politique dans un parti islamiste apportent leur concours au sommeil de la nation musulmane et c’est le vœu de tous les lord Balfour de nos temps!

  • Adel H.
    1 mars 2013 at 9:36 - Reply

    @salmi latéfa
    Bonjour,
    Je crois que nous sommes tout à fait sur la même longueur d’onde. Je suis, tout autant que vous, révolté par la situation actuelle de notre pays et de notre peuple. Tant d’indignité subie dans l’indifférence la plus totale a de quoi révolter, en effet.
    Souvent, quand je repense à mon parcours dans la vie et que je vois le résultat actuel, et bien que je ne vive plus en Algérie depuis plus de 7 ans, je reste perplexe et je n’arrive pas à comprendre comment les choses ont pu foirer à ce point. Je me revois, petit enfant de 5 ans et demi, à l’automne de l’année 1959, entrant pour la première à l’école du petit village colonial où nous habitions. Je revois le garde-champêtre français et sa femme, dont la maison était en face de la nôtre, de l’autre côté de la rue, ainsi que le couple de vieux colons français, qui étaient également nos voisins… Je revois les images de la guerre, le garde-champêtre et sa femme tués par les moudjahidine, les soldats français et les harkis qui s’installent au village, l’épicier du village emmené la nuit par les soldats et abattu sur un chemin de terre… À cet âge-là, je ne comprenais pas encore très bien ce qui se passait, mais en fréquentant l’école, j’intégrai progressivement la fracture qui existait dans notre pays : il y avait ma famille et les familles de mes amis, d’un côté, et il y avait les roumi ou n’çâra, de l’autre. Il y avait nos langues, l’arabe et le kabyle, et il y avait la leur, le français, langue de l’école. Il y avait notre religion, l’islam, qui nous interdisait de manger du porc et de boire du vin, et il y avait la leur, qui le permettait.
    Tout cela est bien loin aujourd’hui, mais la fracture est toujours là. Pouvions-nous l’éviter?
    Bien que le peuple algérien, dans son immense majorité, ait toujours évité toute assimilation par les occupants français et tout contact rapproché avec eux – ni mon grand-père (1888-1976), ni mon père (1915-1993), Allah yarhamhoum, n’ont jamais mis les pieds à l’école française –, il a quand même indirectement subi une certaine forme d’acculturation, dont le résultat le plus visible est le fait que vous et moi écrivions aujourd’hui dans la langue de l’ancien colonisateur sur ce forum. La fracture et l’acculturation ont donc été perpétuées par l’État algérien indépendant lui-même – pour ma part, j’ai fait tout mon cursus primaire, secondaire et supérieur (1959-1976) en langue française. Des Algériens et des Algériennes dans mon cas, il y en a des millions. Cette acculturation subie, bien malgré nous, même après l’indépendance, nous devons l’assumer aujourd’hui. Mais n’a-t-elle eu que des effets négatifs (relative occidentalisation de nos mœurs)? Y avait-il un autre choix possible, si ce n’est le recours massif à des enseignants moyen-orientaux aux compétences plus que douteuses. L’Algérie aurait-elle connu un meilleur sort si, au lieu des français, nous avions eu pour enseignants des Égyptiens, des Irakiens et des Syriens, eux-mêmes sous-développés? Il est permis d’en douter.
    Que nous l’acceptions ou non, du fait de cette relative acculturation due à la colonisation, la société algérienne est aujourd’hui complexe et vouloir la faire entrer de force dans un moule islamique bien carré ne sera pas chose aisée. Ceci sans compter la disparition des frontière induite par le développement vertigineux des moyens de communication et des média qui fait qu’aucun pays ne peut vivre aujourd’hui en autarcie – Cuba et la Corée du Nord le font, mais à quel prix? Même la très conservatrice et très puritaine Arabie Saoudite n’arrive plus aujourd’hui à protéger son orthodoxie. Il n’y a qu’à voir les programmes que diffusent les chaînes du groupe saoudien MBC pour se convaincre de l’américanisation galopante de leur culture.
    Que faire, alors? Je crois que nous n’avons d’autre choix que de nous accepter tels que nous sommes pour le moment et de régler nos différends par le dialogue et la tolérance. Car ce qui compte avant tout, c’est de sortir notre pays du profond marasme dans lequel il baigne et redonner à notre peuple la dignité perdue.
    Cordialement

  • Adel H.
    1 mars 2013 at 10:44 - Reply

    @Afif
    Bonjour,
    Vous dîtes :
    « Exemple : primo, les taux d’intérêts appliqués par les banques, secundo, la corruption non combattue de manière efficace sur la base du principe khattabein « Min Aïna Laka Hadha ? », tertio, la non prise en charge des nécessiteux selon le principe de responsabilité khattabien « Si un mulet se torde une patte à Baghdad à cause de l’état de la chaussée, j’en serais comptable devant Dieu. », la non indépendance de la justice, etc, etc… »
    Je pense qu’il n’y a pas aujourd’hui consensus parmi les ouléma musulmans au sujet de l’intérêt bancaire: s’agit-il de ribâ ou non?
    Pour ce qui est des autres points, il ne s’agit pas d’inexistence des lois mais de leur non application.
    À ma connaissance, les seules dispositions qu’on pourrait considérer comme relevant de la chariaa non incluses dans la législation algérienne actuelle sont les châtiments corporels (amputation de la main du voleur, lapidation de la femme adultère, coups de fouet pour divers crimes et délits, etc.)
    À mon humble avis, notre problème n’est pas un problème de législation, mais un problème de non application des lois et de mise de la Justice sous la tutelle de l’Exécutif ou, pour être plus précis, des maîtres du moment.
    On pourrait adopter dès aujourd’hui la chariaa pure et dure dans sa totalité, que cela ne changerait rien, si le même système reste en place. Ce qui nous manque, c’est la capacité pour le peuple de demander des comptes aux dirigeants, dans le cadre de la loi, et de les sanctionner quand ils échouent ou se rendent coupables de dépassements.
    Il y a dans notre pays absence de culture démocratique, tout simplement, et également absence de courage de la part des fonctionnaires de la Justice et des intellectuels. Ceux qui contrôlent l’appareil répressif (DRS, Armée, Police, Gendarmerie) font ce qu’ils veulent et imposent ce qu’ils veulent. Personne ne peut leur demander des comptes. Voilà le vrai problème.
    Cordialement

  • mystic-Godel
    1 mars 2013 at 11:40 - Reply

    @Mohamed J.
    Loin de toute superficialité vous avez bien touché le fond des problèmes des sociétés musulmanes ,tant actuels que historiques.
    Seulement j’attire votre attention que les déclarations d’apostasie (takfir)remonte plus loin dans l’histoire,exactement avec les kharidjites qui s’opposèrent à Ali (radhia Ellahou 3anhou)qui apostasièrent ce dernier ainsi que Mouawia(radhia Ellahou 3anhou),enfin de compte les Ommeyades ainsi que les Chiites apostasièrent les kharidjites.
    Le grand penseur M.Bennabi analysa beaucoup ce problème dans l’un de ces œuvres.
    J’ajoute que les occidentaux en plus de leur objectif de détruire l’Islam par les musulmans mais aussi détruire tout cadre fédéral musulman(Le khilifat Ottoman fut affaibli par le duo M.Abdelwahab et le faux convertit Lawrence d’Arabie qui n’était qu’un espion).

  • Aflatouch
    2 mars 2013 at 1:10 - Reply

    Bonsoir à tous
    @Cher Adel : nous sommes d’accord sur l’essentiel et je m’en réjouis de même que j’apprécie ta pédagogie relevée par notre frère Salah Eddine.
    Néanmoins ma démarche diffère sciemment car je le répète, le wahhabisme n’est pas un courant mais une contrefaçon et en tant que tel, il est à dénoncer. Ce qui ne signifie pas que le dialogue n’est pas possible.
    Mais ce n’est pas très important, c’est un fléau éphémère destiné à disparaître, en dépit des pétrodollars saoudiens qui ont occupé le terrain, en plus de ce que tu dis, effectivement les penseurs « libéraux » (comme tu les appelles) ont déserté le terrain.
    Tous les musulmans d’aujourd’hui connaissent la parole du prophète « Ma communauté se divisera en soixante dix et quelques groupes…etc », tellement relayée par le Wahhabisme, mais qui connaît l’explication qu’en donne Abou Hamed El Ghazali, complètement aux antipodes de l’explication véhiculée par les Wahhabites qui veulent diviser la communauté et excommunier les musulmans. Mais qui connaît que l’Imam Ash-Shafi’i, a demandé à une femme, Seyyidah Nafissa, descendante du prophète de réciter la prière du défunt lors de ses funérailles. Les musulmans ne connaissent pas les références de leur religion.
    Le cour suprême d’un des états des USA a dressé une stèle en hommage au prophète (saw) en le désignant comme le « plus grand législateur de l’humanité ». Rien que ça. Qu’en est-il aujourd’hui ? Ce n’est pas, à mon avis, une opposition entre novateurs et conservateurs, mais entre des musulmans capables ou non de refondre presque entièrement le droit islamique comme l’ont fait les salafs en mettant en place des principes, outils et mécanismes juridiques capables de produire du droit en mesure de fournir les règles et normes à « appliquer ». C’est à ce niveau que se trouve l’application, et non en amont.
    Le droit islamique n’est même pas capable de produire un code de la route islamique.
    Amicalement mon cher Adel.
    @Latifa : finalement je comprends mieux ta réflexion, et pour résumer la mienne en un mot, Boudiaf, comme Ait Ahmed, Benkhedda, Audin, Mgr Duval (archevêque d’Alger ayant combattu pour l’indépendance et choisi la nationalité et le sol algériens) ou même les moines de Tibhirine (ayant préféré mourir parmi les algériens qui souffraient alors que le clergé leur sommait de quitter le pays), auraient certainement mieux fait que la mafia qui nous occupe depuis 50 ans. Ca n’a rien à voir avec la religion, c’est une question d’amour du pays d’intégrité et de probité. L’islam est un trésor et une bénédiction dont nous devons nous honorer, chérir plus que tout, et prendre soin de ne pas en faire un système d’exclusion. La communauté de Mohammed (c’est comme ça qu’elle s’appelle dans les références islamiques, à ne pas confondre avec la « nation musulmane » – mot inventé creux et qui n’a aucun sens) comprend aussi bien les gens du Livre que les non croyants. L’occident est opposé à l’Orient et la Nord au Sud ; le supposée opposition nation musulmane- occident est une invention du Wahabbo-médiocritisme.
    Je ne voulais pas réagir sur ce que tu as avancé sur les Evangiles comme source de loi de la chrétienté, mais juste un petit mot. Les évangiles selon les dogmes chrétien et islamique ne sont pas la Parole de Dieu, c’est le Christ qui l’est (Coran sourate Al Maidah), lequel n’a pas apporté de nouvelle loi, mais confirmé la loi d’Israël. Cependant, chez nous, musulmans, il est Rassoul, donc avec le privilège de légiférer. Ce sont là des questions complexes et la sagesse suppose d’éviter d’en parler, et ne pas faire trop de raccourcis.
    @Afif : les exemples que tu donnes permettent vraiment de comprendre le problème.
    – L’interdiction des prêts avec intérêt : il n’y a pas un économiste ou un banquier qui croit à cette supercherie. Il n’a y a rien à ma connaissance dans la littérature islamique (Shiisme à part). Le seul qui aborde le problème de façon sérieuse, c’est le Cheikh Imran Hossein, qui explique la vision monétariste de l’Islam, et déclare Haram, le FMI en prônant un retour l’étalon Or. Il ne s’agit pas du petit épargnant qui se sacrifie pour acheter un appartement et donner de la sécurité à ses enfants. On parle de système international, et comment veut on que la finance mondiale fonctionne sans intérêt. Comment mener une politique budgétaire fiable ?
    Seulement pour lui la solution, c’est d’aller vivre dans des contrées retirées en frappant sa propre monnaie (ce qui est interdit pénalement) qu’il appelle la sunna-money. Nous attendons toujours la vision des ‘Oulémas sur ce sujet, le riba que le prophète a qualifié de 1000 zinas.
    – La lutte contre la corruption : qu’est ce que l’Islam apporte sur le sujet ? D’une façon générale, les états mènent une lutte par la mise en place d’un dispositif national, où sont convoqués tous les corps de métiers, avec l’obligation de décliner ces dispositifs en interne. La logique repose ensuite sur un système déclaratif à un organe central (chez nous il est présidé par Andelmalek Sayah, célèbre magistrat). Qu’est ce que les programmes des islamistes proposent de mieux ?
    Les mêmes remarques valent également pour la couverture sociale, et l’indépendance de la justice. Selon le droit islamique le juge (l’équivalent de la cour suprême aujourd’hui) est nommé par le gouverneur. Dans les états modernes, soit l’indépendance est garantie par les élections (USA), soit par le conseil de la magistrature (France). Qu’en est il du projet islamique ?
    @Mohamed J : merci pour ton exposé mais permets moi quelques remarques.
    C’est Mohammed IBN Abd Al Wahhab, et non Mohamed Abdelwahhab.
    J’ai du mal à suivre car il a vécu au début du 18 siècle autour de 1720. Comment a-t-il pu rencontrer les britanniques.
    Tu dis : «Mohamed Abdelouahab, ….. s’est attaché à la famille des Saoud et aux anglais pour fonder l’Arabie Saoudite ». Là je crois qu’il y a erreur. Deux siècles séparent ces deux événements. La fuite, plutôt l’expulsion de MIAW de son village al ‘uyayna, au Najd, son admission au sein des Séouds, avec qui il a conclut un pacte : ses fatwas autorisant les razzias, contre leur protection (le même schéma existe aujourd’hui avec les pseudo ‘oulémas saoudiens) s’est déroulé vers 1720 ou 30. La naissance du royaume en 1932.

    • salmi latéfa
      2 mars 2013 at 2:42 - Reply

      @ Aflatouch
      Je vous remercie pour votre réponse, calme, sereine et d’un niveau intellectuel élevé. Je le redis, je ne suis pas très experte en la matière, je veux simplement apporter la contribution modeste d’une algérienne qui souffre de voir son pays s’enfoncer dans le gouffre. Effectivement il s’agit de Mohammed Ibn Abdelwahab mort il y a longtemps avec ses “ijtihadates” en bien ou en mal, c’est aux spécialistes avec tous les éléments qui ont entouré sa vie de le juger. Qu’avons-nous faits nous, de notre pays, de notre religion, de notre politique? C’est cette question qui mérite d’être posée. au lieu de passer notre temps à critiquer autrui, “al badil” comme on dit en arabe, là je crois que les politiques ne se bousculent pas au portillon. Si les algériens acceptent le jeu de la vraie démocratie et si un parti ne répondant pas à leurs désirs gagne les élections ( j’entends par là islamiste) qu’ils se conduisent en vrais démocrates et le testent. On parle toujours de leur autocratie, de leur dictature alors qu’on ne les a pas vu à l’œuvre, juste que ce battage médiatique laïc les présentent comme des gens infréquentables. Ils disent que s’ils auront le pouvoir , ils ne lâcheront pas, d’autres qui n’avaient rien à voir avec la religion le retiennent depuis 50 ans. Je pense que les algériens ne sont pas mûrs politiquement et leur esprit de discernement a été aboli par un régime totalitaire. Le dialogue peut régler beaucoup de problèmes, malheureusement cette culture ne fait recette chez nous. Je vous remercie aussi pour les éclaircissements que vous apportez et les rectifications, les gens parfois, prennent pour de l’argent comptant tout ce qui se publie sur les sites d’internet.

  • Zendagui
    2 mars 2013 at 2:00 - Reply

    Adel,
    “Je crois que nous n’avons d’autre choix que de nous accepter tels que nous sommes pour le moment et de régler nos différends par le dialogue et la tolérance’’
    Il n’y a pas d’autre choix, Adel, sinon c’est purement et simplement un déni a notre propre identité forgée par deux millénaires, et surtout ne pas souscrire a ceci:
    “Ce ne sont pas nos défauts qui sont ridicules, mais le soin que nous prenons à les dissimuler et à feindre d’en être épargnés’’
    L’islam ce n’est pas d’entretenir l’illusion, la foi c’est abandonner l’égo et de ne point tomber dans la controverse et de faire de la religion non pas la « rencontre du premier hypocrite avec le premier imbécile » comme il semblait plaire à Voltaire.
    Cordialement et bien des choses.

  • Mohamed J.
    2 mars 2013 at 8:08 - Reply

    @Mystic-Godel.
    Vous avez raison, j’aurais du spécifier que je parlais des sunnites, des quatre madhabs.

  • Mohamed J.
    2 mars 2013 at 1:23 - Reply

    @ Aflatouch.
    Il est vrai que j’ai fusionné le contenu avec les dates mais voila un article de Wikipédia qui explique mieux la chose et que vous m’avez amené à lire, mes données provenant de ma mémoire, étant très anciennes et un peu mêlées.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Wahhabisme
    Comme vous le constaterez sur le plan politico-religieux il n’y aucun changement même si j’ai confondu les dates.

    • Mohamed J.
      2 mars 2013 at 1:50 - Reply

      @ Adel.
      Tu dis:
      Je pense qu’il n’y a pas aujourd’hui consensus parmi les ouléma musulmans au sujet de l’intérêt bancaire: s’agit-il de ribâ ou non?
      Il n’y a pas de consensus sur l’intérêt bancaire ?
      Peux tu expliquer davantage Adel ?
      “Si vous revenez dans le droit chemin vous avez votre capital”(fa’in toubtoum falakoum rou’oussa amoualikoum). Clair comme de l’eau de roche le verset et d’autres textes l’explicitent encore plus.
      Mais la religion musulmane étant la religion du possible, même la viande de cochon devenant licite dans certaines conditions, les oulémas ont autorisé et cela ne peut se faire qu’individuellement en tenant compte du principe de la personnalisation de la fetwa, certaines personnes à acquérir un logement financé à crédit dans des institutions publiques qui ne visent pas au profit individuel mais à l’intérêt public et de la le gouffre s’est ouvert. L’ensemble des oulémas orthodoxes interdit le prêt à ribâ pour autre chose que le logement et encore dans certaines conditions comme je l’ai dit.
      Il en ressort que le prêt pour acquisition de voiture ou pour faire du commerce est clairement interdit.
      @ Salmi Latéfa.
      Certainement que Mohammed Abdelouahab n’y est pour rien, merci de me le rappeler, mon commentaire était plutôt émotionnel et j’ai fait une confusion de dates, mais les Saoud ont profité de cet imam et en ont même fait une doctrine à part entière qu’ils exportent et qui pourrit les relations entre musulmans sous la houlette de l’empire anglais qui les manipulait contre l’empire Othoman.
      Que l’occident combatte l’islam cela est avéré depuis les premiers temps, mais que les musulmans se mettent de son côté pour contrecarrer les efforts des leurs pour des questions de leadership, celà est nouveau dans l’Histoire du monde.

  • Adel H.
    2 mars 2013 at 2:26 - Reply

    @salmi latéfa
    Bonjour,
    Votre pugnacité fait plaisir. Elle est stimulante, aussi. C’est très utile pour le débat, car l’unanimisme de façade n’apporte rien de nouveau.
    Permettez-moi cependant de nuancer un peu ce que vous avez dit à propos du wahhabisme et des superstitions.
    Tout d’abord, n’oublions pas que le wahhabisme, en tant que courant « théologico-politique », a cautionné, depuis son apparition et jusqu’à ce jour, une monarchie absolue qui gère le pays comme une propriété privée. Cette monarchie a dès les années 40 tissé une alliance avec les USA et depuis cette date elle a été un partenaire essentiel de l’Occident dans le monde musulman dans le cadre de la guerre froide (lutte contre l’URSS et le communisme). Vous me direz qu’elle a choisi le moindre mal, le communisme athée étant plus dangereux pour l’islam que le capitalisme occidental. La situation s’est retournée aujourd’hui, cependant, et c’est l’Amérique qui constitue la plus grande menace. N’oublions pas non plus le sionisme et l’occupation de la Palestine…
    Comme quoi, en matière de géopolitique, les choses ne sont pas aussi simples que ce que vous décrivez.
    Pour ce qui est du maraboutisme et des superstitions, je crois qu’il faut également remettre les faits dans leur contexte historique. Ingénieur de formation, je ne suis pas très versé dans l’histoire, mais j’ai pris la peine de lire quelques livres et d’après ce que j’ai compris, le maraboutisme, le soufisme, les confréries et les zawiya ont joué un grand rôle au Maghreb dans la lutte contre la menace espagnole, lors de l’offensive qui a suivi la Reconquista. Ils ont également joué un grand rôle dans la propagation de l’islam parmi les populations rurales (massifs montagneux, régions semi-désertiques et désertiques). On ne peut pas effacer d’un trait de plume des siècles d’une histoire complexe.
    Étant un esprit rationnel, je rejette de manière spontanée tout ce que ma raison n’accepte pas. Cependant, lorsqu’il s’agit d’histoire et de culture populaire, je recommande la plus grande prudence. Toute culture populaire, quelle quelle soit, mérite toujours le respect, car c’est la culture des humbles et des démunis, et à ce titre, pour ma part, je la respecte, même si elle va à l’encontre de mes convictions rationalistes. Toute culture est produite par une communauté donnée pour se protéger d’une certaine manière de ce qui la dépasse et qu’elle ne peut pas contrôler, pour rêver aussi et imaginer un monde moins dur. L’être humain est faible par nature et on ne peut pas exiger de lui d’être un surhomme en toutes circonstances et d’adopter toujours l’attitude du « chevalier sans peur et sans reproches ».
    La destruction des mausolées est-elle la priorité pour un nouveau pouvoir qui se veut révolutionnaire et qui aspire à assurer aux plus démunis un mieux-être? N’est-ce pas cela que les islamistes reprochent aux « modernistes » ou laïcs, justement? Car, enfin, les extrémistes parmi ces derniers considèrent toute religion, quelle quelle soit, comme une superstition!
    Comprenez-moi bien: je ne défends pas les superstitions. Je dis seulement que s’agissant d’histoire et de culture populaire, on doit adopter une attitude très prudente, sinon on risque d’obtenir l’effet inverse et aboutir à une société matérialiste totalement déshumanisée.
    Enfin, il n’y a rien de mieux pour lutter contre toute forme de superstition que l’éducation scientifique et l’élévation du niveau de vie. De plus, détruire les mausolées d’une ville comme Tombouctou qui a contribué à travers les siècles à propager l’islam en Afrique subsaharienne ne me semble pas être un acte de civilisation…
    Cordialement

    • salmi latéfa
      2 mars 2013 at 10:54 - Reply

      @ Adel H
      Je n’ai jamais pris la défense des islamistes extrémistes et je ne cautionne pas la destruction des mausolées de Tambouctou,je précise cela pour tout le monde. J’ai parlé de l’hypocrisie des occidentaux face à cet acte. Bien sûr que leur destruction n’est ni une priorité ni un but et ces extrémistes ne sont à mon avis que des mercenaires à la botte des occidentaux. Moi je défends les islamistes de la trempe d’Erdogan, d’Abdellah Gul, de ceux qui ont fait prospérer la Malaisie et là j’ouvre une petite parenthèse:qui n’a pas entendu ou vu dans la Mecque ces malaisiens si petits de taille mais oh! combien grands en calme, en éducation, en solidarité, en respect d’autrui? Tout ça pour dire qu’être gouverné par des islamistes ne va pas donner systématiquement ce qu’avancent les anti-islamistes. Donnons -leur la chance et je suis la première à ne plus voter pour eux si je vois qu’ils ont failli à leur mission ou qu’ils nous ont trompé, mais les priver de ce droit d’arriver au pouvoir en prévoyant que leur parcours serait celui de l’église chrétienne et les délégitimer au seul motif que les occidentaux sont à la pointe de la civilisation à cause de la séparation des pouvoirs c’est à mon sens la plus grande erreur des musulmans. Voilà je me répète mais j’ai voulu faire un résumé de ma vision des choses. Je crois qu’il est plus intéressant de passer à d’autres sujets sur d’autres articles.

  • Adel H.
    2 mars 2013 at 3:29 - Reply

    @Mohamed J.
    Cher ami, bonjour,
    « Fîhâ innâ », comme on dit, et tu reconnais toi-même que la situation se discute au cas par cas.
    Je ne suis pas très versé dans les sciences financières – je ne suis pas très porté sur tout ce qui touche à l’argent -, mais je pense que c’est une question épineuse, car il me semble que l’économie de n’importe quel pays ne pourrait se passer du système bancaire mondial aujourd’hui et ce système fonctionne avec l’intérêt.
    À ma connaissance, aucun État du monde musulman n’a proposé une alternative sérieuse, ne serait-ce qu’en interne. Il n’y a eu que du bricolage. J’ai moi-même contracté un prêt auprès de la CNEP dans les années 90 pour financer de la construction d’un modeste logement en coopérative avec un intérêt de… 14.5%!!! Ça m’a couté la « peau des fesses ».
    Amicalement

  • MissTmourt
    2 mars 2013 at 3:46 - Reply
  • mystic-Godel
    2 mars 2013 at 4:11 - Reply

    Quelle est la relation entre Nietzsche,Darwin,Adler d’un coté , Hitler et Hertzel d’un autre coté? Quoique n’ayant pas vécu en même époques ,Hitler s’inspira beaucoup de la philosophie de Nietzsche ,malgré son antisémitisme il systématisa les lois de la sélection raciales du Juif Darwin. Excusez moi ,mais la question mérite une longue dissertation…
    Dans ce lien vous trouverez bien la relation entre wahhabisme et les Saoudites:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Arabie_saoudite
    En voici un extrait contenant les passages qui donnent raison aux argumentations de Mr Mohamed J.:
    “Le premier État saoudien trouve sa source aux alentours de 1744. Un chef tribal local, Ibn Saoud, s’associe avec un religieux, Ibn Abdelwahhab afin de réinstituer les dogmes revendiqués plus tard par le salafisme, forme de l’islam fondamentaliste.La famille Al Saoud et le royaume connaissent ensuite des confrontations augmentant ou réduisant leur pouvoir en fonction des accords et désaccords avec l’Égypte, l’Empire ottoman et d’autres familles arabes pour le contrôle de la péninsule. Trop instable, le royaume finit par disparaître en 1818.
    Un second État saoudien, est fondé 6 années plus tard en 1824, mais disparait lui aussi en 1891.
    Dans la nuit du 15 au 16 janvier 1902, Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud, souhaitant restaurer l’ancien État de son aïeul, s’empare de Riyad, alors occupée par la famille rivale Al Rachid, originaire de Haïl. En 1904, il s’empare de l’oasis de Buraydah, capitale de la région du Qasim, au nord du Nejd. Abdelaziz fonde vers 1912, avec l’appui des bédouins, l’ordre des Ikhwân (« frères ») qui lui permet d’agrandir son domaine12. Les Ikhwân sont progressivement installés dans environ 200 colonies agricoles (les hujjar). En 1913, Abdelaziz s’empare de la province du Hassa, dans l’est, dont la majorité de la population est chiite. Son poids politique est reconnu par les Ottomans en mai 1914 lorsque ceux-ci le nomment wali du Nejd.Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Abdelaziz se rapproche graduellement des Britanniques. Un traité de protection est signé avec ces derniers en 1915.”
    Vous voyez que les idées voyagent comme les grains de pollen….
    Cordialement!

  • DANGER A L’HORIZON
    2 mars 2013 at 5:04 - Reply

    Cher @Adel H. en lisant votre réponse à @salmi latéfa j’ai découvert un terme que vous avez utiliser pour qualifie plus justement ce que j’appelle moi les “partis politiques islamistes” ou “les fondamentalistes” : les partis «théologico-politique».
    Je pense que ce terme convient mieux car quand on parle “d’islamiste” , certains pensent que c’est l’islam ou le Coran qui est visé.
    Donc dorénavant, si vous me le permettez j’utiliserai plutôt cette notion d’entité «théologico-politique».
    Par ailleurs, je suis d’accord avec vous pour dire que le maraboutisme, le soufisme, les confréries et les zawiya (qui ont joué un grand rôle dans la propagation d’un islam pacifique et tolérant) ont leur caractéristique propre et qu’il faut les respecter car ce sont des pratiques culturelle et religieuse qui ont un grande signification et joue un grand rôle de cohésion chez les tribus qui affectionnent des rassemblement organisé de temps en temps dans la joie et qui vénère leur wali dans l’allégresse et le recueillement en même temps.
    J’ai assisté à quelqu’une de ces rencontres en Kabylie et à Koléa, je peux vous dire que c’est très émouvant de voir ses processions pacifiques et émouvantes , combien même je ne suis pas pratiquant invétéré. Il faut que notre pays préserve et protège ses pratiques.
    Le seul problème c’est que ces « zawiya » et ses «confréries » sont souvent récupérées par les partis politiques lors des élections. Il faudrait, à mon sens, interdire ces pratiques de récupération politique. Boutef est un “maître” en la matière.
    Merci beaucoup pour vos articles Monsieur Adel H. . Chaque jour, on apprend des choses de votre part !

  • Amel H
    2 mars 2013 at 6:36 - Reply

    Une des causes des malentendus et quiproquos entre algériens serait notre forte émotivité. Mais cette dernière démontre que nous sommes encore (à la différence des européens chez lesquels le sentiment nationaliste ou même patriotique a disparu ?), très attachés à notre pays, et que nous souffrons de le voir dans cet état.
    La preuve en est que, dès que nous dépassons ce stade d’émotivité, et que nous nous attachons à argumenter (comme c ‘est le cas sur ce site), et à confronter nos idées, nous arrivons à nous apprécier mutuellement, malgré nos divergences. Le dernier échange entre salmi latéfa, mohamed j, et adel h et aflatouch, le confirme, puisque ces derniers, en partant de ce qui semblait être une profonde divergence de points de vue, sont arrivés à un consensus sur l’essentiel.
    Je voudrai prendre comme exemple le cas de ali benhadj. C’était un jeune homme fougueux, et assez extrémiste , en se basant sur ses déclarations de l’époque. Il reste aujourd’hui un des rares militants sincères à ne pas s’être laissé corrompre, malgré ce qu’il a subi de la part du pouvoir. Mais, pour autant, en reconnaissant sa sincérité, dois je considérer qu’il est compétent pour gérer des situations complexes, à l’échelle de l’économie d’un pays ? je veux dire par là que pour choisir ceux qui vont diriger notre pays, la sincérité et les discours affichés ne sont pas les seuls critères, et c’est là que l’alternance au pouvoir permet de corriger des choix populaires, puisque les élus doivent rendre compte de leur gestion, sinon, ils ne seront pas réélus. C’est un système efficace, qui fait ses preuves, puisque, reconnaissons le, les pays où il est appliqué sont les plus agréables à vivre (sécurité, indépendance de la justice, respect de la personne,…)
    Ceci dit, il est évident qu’un islamiste élu va voter des lois en fonction de ses convictions profondes, qu’il soit issu d’un parti ou pas. mais, et je rejoins en cela adel h , que valent ces lois si elles ne sont pas appliquées ?
    En tout état de cause, je vais répéter ce que j’ai dit dans un précédent post, que les islamistes « restent une force avec laquelle il faut apprendre à dialoguer : les démocrates doivent apprendre la tolérance, et les islamistes doivent apprendre la pédagogie. »

    • salmi latéfa
      2 mars 2013 at 11:41 - Reply

      @ Amel H
      Quand il s’agira de l’intérêt du pays, bien sûr que l’on votera pour le plus compétant, le plus apte, le plus honnête et si les islamistes ne présenteront aucun candidat valable( Ali Benhadj semble être apparemment le seul opposant sur la scène politique en ce moment mais de là à lui donner la magistrature suprême, je pense que d’autres personnes de son clan islamiste ou de partis différents sont mieux placées.
      Je ne vous rejoins pas lorsque vous dites que les européens ne sont plus patriotiques ni nationalistes, c’est faux il n y a qu’à voir leur civisme, leur éducation pour s’en rendre compte. Chez nous les patriotiques vont se compter sur les bouts de doigts dans l’avenir avec tous les gouvernants mafiosi, leurs “neveux”, leurs familles qui se remplissent plein les poches. Je travaille dans une entreprise nationale et croyez-moi ce que je vois à petite échelle comme clientélisme, abus de pouvoir,favoritisme, marginalisation des cadres sérieux, trafics en tout genre, ne peut rien augurer de bon à grande échelle, (le gouvernement, les ministères et toutes les institutions importantes du pays ). Alors quand vous parlez de patriotisme, ça me fait rire, précisez plutôt le patriotisme d’une toute petite frange d’algériens qui comme vous et moi débattent de la réalité algérienne sur ce forum mais pas celle qui est en train de se “goinfrer” depuis 50 ans en usant de toutes les manigances du grand banditisme.

  • Brahim Younessi
    2 mars 2013 at 9:15 - Reply

    @Adel H
    Il n’est pas besoin de relever les points d’accord entre nous, notamment en ce qui concerne la nécessité de réhabiliter l’éducation dans son sens de valeurs morales et intellectuelles.
    Le mouvement « islamiste », dans l’acception renanienne de ce terme, qui n’a pas commencé dans les années 80, mais bien avant, dans les années 20 déjà, s’est donné, au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, le nom d’association « Al Qiyyam al islamiyya » (Les Valeurs islamiques), se posant comme l’héritière de l’association des Oulama musulmans algériens par ses références théoriques et doctrinales au réformisme musulman d’Algérie.
    Si les partis « indigènes » se retrouvaient souvent sur la question « nationale », en témoignent les deux Congrès musulmans de 1936 et 1937, bien que les uns, comme le PPA de Messali Hadj, exprimaient des positions radicales, parlant d’indépendance totale de l’Algérie, et les autres, comme les Oulama, la Fédération des élus issue des Jeunes algériens ou le Parti communiste prônaient la modération et l’assimilation à la France, la question des sources idéologiques les opposaient fondamentalement.
    Alors que les Oulama, par exemple, trouvaient dans le Coran le fondement de leur doctrine, la Fédération des élus a cru reconnaître la sienne dans les idéaux de la révolution française. Ferhat Abbas qui était parmi les personnalités les plus marquantes de celle-ci exprimait son adhésion aux philosophes du 18ème siècle et aux principes de 1789, dont la laïcisation des institutions et la sécularisation de la société étaient centraux. Ne parlons pas des communistes dont le bréviaire, encore aujourd’hui, est le Manifeste du parti communiste.
    A l’ère de la construction de l’Etat et de la consolidation du sentiment d’appartenance à la nation, Malek Haddad, de façon admirable, montrait, en 1964, à l’occasion de la célébration du 1er Novembre, dans cette strophe d’un de ses poèmes, les amalgames et les contorsions idéologiques de la spécificité algérienne :
    « Cette Algérie arabe que je connais par cœur
    Cette Algérie d’Islam où Lénine est chez lui
    En ce Premier Novembre où la luciole a lui
    Je le dis
    Je le proclame
    Mettez-vous à genoux devant le jour qui vient. »
    Quoi de plus naturel, dès lors, de faire cohabiter « l’Algérie des mosquées » avec « l’Algérie des cabarets » que la revue officielle du FLN « Révolution africaine » opposait dans son numéro du mois d’août 1967.
    La querelle laïcité/islamité s’exacerbe en 1949 avec la crise dite matérialo/berbériste, ce conflit grave qui ne révèle pas seulement une revendication ethno-culturelles et linguistique, au demeurant légitime, mais fait apparaître des polarités idéologiques diamétralement opposées qui commençaient déjà à se manifester après que le « Comité de libération du Maghreb arabe » créé en décembre 1947 au Caire [seul le PPA était présent à ce comité] eut affirmé que « le Maghreb arabe [devait] son existence à l’islam, il a vécu par l’islam ; et c’est selon l’islam qu’il continuera à se diriger au cours de son avenir […]. Le Maghreb fait indissolublement parti des pays arabes […] ».
    Hocine Aït Ahmed, alors chef de l’Organisation spéciale et membre du Bureau politique du PPA, réagissait, de façon assez piquante, devant le Comité central élargi de Zeddine en 1948, qui s’est tenu dans une agitation inimaginable, le sort du MTLD se jouait au cours de ce « congrès », en demandant de « convaincre l’Istiqlal [le parti marocain de Allal el Fassi] de construire moins de mosquées et de médersas, et de consentir [au PPA/MTLD] un emprunt […] ». Selon l’historien Mohammed Harbi qui rapporte le contenu du rapport de Hocine Aït Ahmed, « la saisie rationaliste et laïque du problème politique [algérien] s’efface dorénavant au profit de l’approche mystique. »
    Lorsque l’on regarde les textes fondamentaux de l’Algérie indépendante, notamment la plateforme de la Soummam (1956), le programme de Tripoli (1962), la Charte d’Alger (1964) et la Charte nationale (1976), l’on mesure l’approche séculariste et marxisante du « projet de transformation sociale. A la suite de la Soummam, le congrès de Tripoli exprimait « la nécessité de créer une pensée politique et sociale nourrie de principes scientifiques […] », mais pas une seule fois, si ma mémoire ne me trahit pas, ce document ne s’est référé à l’islam ou aux fameux « principes islamiques ».
    Le débat engagé en 1948/1949 reprend de plus belle en 1962 avec l’élection de l’Assemblée nationale constituante. Le caractère musulman de l’Algérie y est posé tout de suite, soulevant l’approbation d’une majorité de députés et la désapprobation d’une minorité dont les positions laïcisantes et marxisantes étaient affirmées. La question du droit et de son élaboration fut soulevée dans un climat de surexcitation, rappelant le congrès de Zeddine. De nombreux députés soulignent « l’attente du peuple algérien de la rédaction d’une vraie Constitution s’inspirant de l’islam […] », tandis que d’autres plaident pour la laïcisation du système normatif algérien, parmi eux, évidemment, les députés de souche européenne, à l’instar du plus qu’estimable abbé Alfred Berenguer.
    Le législateur avait l’immense tâche d’expurger le droit algérien de ses catégories occidentalo-latines voire chrétiennes, la loi de séparation de 1905 n’ayant pas été appliquée aux départements français d’Algérie, la loi de la République n’avait, étrangement, s’agissant de ses sujets « indigènes », aucune portée générale et impersonnelle, malgré les nombreuses protestations et réitérations, notamment des Oulama.
    Bien que l’islam a été déclaré, formellement, religion de l’Etat algérien, le socialisme qui n’est pas d’essence religieuse ou « chariatique » était devenu, depuis le congrès de Tripoli, l’idéologie officielle de l’Algérie. Avec beaucoup de bon sens et de perspicacité, un syndicaliste interrogé, à l’issu du congrès de l’UGTA, en mars 1965, résumait excellemment la situation juridique bâtarde dans laquelle se trouvait l’Algérie : « A Alger, disait-il, il y a deux lois : la loi française qu’on n’a pas eu le temps de changer, le socialisme qu’on n’a pas eu le temps d’écrire. Tout […] est à cheval, pour toute une époque, entre ces deux lois. »
    Naïvement, sans doute, ce syndicaliste révélait le travail de sécularisation alors à l’œuvre dans la société et dans le droit, la Constitution de 1963 ayant, en effet, fixé comme objectif à la République algérienne démocratique et populaire « l’édification d’une démocratie socialiste » (article 10, alinéa 3) que les constitutionnalistes des pays « libéraux » assimilent, à juste raison, à la dictature.
    Tandis que, durant toute la durée de la colonisation, les « indigènes » étaient soumis au statut personnel de musulman, à l’exception, cela va de soi, de ceux qui l’ont abandonné pour profiter des effets de la loi du 4 février 1919 dite « Loi Jonnart », leur donnant accès aux droits civiques, il se trouvait, à l’indépendance du pays, et encore aujourd’hui, une infime catégorie de la population, parmi les élites intellectuelles notamment, qui n’est pas exclusivement francophone ou francophile, à vouloir imposer un autre droit de type laïque – c’est-à-dire ne faisant aucune référence à la religion – que le droit musulman pour organiser les liens juridiques entre les différents éléments de la famille.
    Du fait de la sensibilité du sujet et des réactions hostiles de cette minorité agissante, le législateur algérien, après deux vaines tentatives, en 1966 et 1981, a attendu, le rapport de force idéologique s’étant inversé entre temps, 1984 pour adopter un code de la famille dont vous connaissez les contestations qu’il a soulevé et qu’il soulève encore, parce que le législateur s’est inspiré de l’islam. Pourtant, aussi bien la Constitution (article 12) de 1963 que celle de 1976 (article 39) stipulent l’égalité en droits et en devoirs de tous les citoyens [des deux sexes] ; la Constitution de 1976 ajoute même que « toute discrimination fondée sur les préjugés de sexe, de race ou de métier, est proscrite. »
    Le sentiment et la réalité d’une sécularisation rampante de la société, durant, singulièrement, les deux premières décennies de l’Algérie indépendante, et ce, en dépit des textes se référant à l’islam, ont fait que la mouvance « islamiste », [employons ce terme par commodité de langage], qui se pose en « gardienne du temple », brandisse la chari’a. Donc, cher frère Adel, ce n’est pas depuis, comme vous dites, que « le FIS s’est mis à faire de la surenchère à propos de l’application de la chari’a » que « l’on parle de laïcité dans notre pays », ce débat est ouvert depuis, au moins, 70 ans entre les Algériens musulmans, chrétiens et juifs.
    Pour terminer – parce que j’ai été trop long, mais le sujet le mérite, je crois – je veux juste vous apporter deux précisions, je laisserai, à plus tard, peut-être, une réflexion sur la distinction que vous faites entre ce qui appartiendrait à l’espace privé et à l’espace public ; concernant l’espace privé, vous citez notamment le jeûne qui relève, indéniablement, dans certaines circonstances, de l’espace public dans lequel vous intégrez les débits de boisson alcoolisées dont il reviendrait à l’Etat de légiférer sur leur tolérance ou leur interdiction.
    Selon quel type de droit ? Il ne peut, en l’espèce, s’agir, dans votre esprit, que du droit musulman [de la chari’a qui prohibe formellement la consommation de boissons alcoolisées alors que les Etats laïcs n’interdisent et ne condamnent que l’état d’ébriété, ce qu’ils ne font plus d’ailleurs].
    J’en viens maintenant à mes deux remarques : elles concernent Ibn Khaldoun et Ibn Taymiyya. Vous mettez le premier du côté de la raison « rochdienne » et le second du côté de « l’obscurantisme » hanbalien. [Je ne conteste pas l’appartenance d’Ibn Taymiyya à l’école hanbalite]. Or, la vision de l’Etat califal d’Ibn Khaldoun est absolument théocratique [quasiment dans le sens chrétien du terme]. Pour lui, le calife est le lieutenant de Dieu sur terre, laissant envisager l’existence d’un pouvoir religieux constitué. Au contraire, Ibn Taymiyya tient de la thèse inverse, insistant, en effet, sur l’application de la chari’a, adaptée au temps et à l’espace. Il y a même chez l’auteur de « Kitab as-siyasa ash-shar’iyya fi islâh ar-râi war-ra’iyya » une conception de séparation entre le religieux et le politique dans le sens où le pouvoir politique peut agir librement dans son propre domaine.

  • Aflatouch
    2 mars 2013 at 10:01 - Reply

    @Danger : intégriste, fondamentaliste, sont des termes empruntés à l’univers chrétien et étaient utilisés indistinctement avent 2001. A partir de 9/11 on a découvert les salafistes.
    Intégriste veut dire celui qui veut pratiquer la religion dans son intégrité et convient bien au salafis qui prônent le “retour” à un islam puritain, mais s’applique aussi à tout musulman qui veut pratiquer sa religion intégralement.
    Fondamentaliste fait référence à ceux qui veulent se reposer sur les textes fondamentaux de la religion, et s’applique aussi puisque les salafis ne reconnaissent que des sources agréées (mu’tamada – pour le Hadith, par exemple c’est Bukhari et Muslim). Mais s’applique également à tout musulman pour qui tout est dans le Coran et la Sunna.
    Ces deux termes ont un sens dans la chrétienté et pour moi ne veulent pas dire grand-chose, autant appeler les gens par leurs noms.
    Le terme Islamiste est une belle invention. A ce propos, pourquoi on parle de Chrsitianisme, Boudhisme, Hindouisme, Judaisme, Zoroatrisme, Shintoïsme, Taoisme, et quand on en vient à l’Islam on parle d’Islam et non d’Islamisme (terme qui était utilisé avant par les orientalistes jusqu’au milieu du siècle)? Ce que je peux vous dire, ce n’est pas fortuit.
    Par rapport aux Zawiyas, là aussi il faut nuancer; certains cheikhs ont été emprisonnés du temps de Boumediene, et on ne peut pas dire qu’il y avait une volonté féroce de récupération, bien que Boumediene pour ceux qui ne l’aurait pas remarqué a emprunté deux noms de célèbres Saints algériens, Sidi El Houari d’Oran et Sidi Boumediene de Tlemcen. Son vrai nom c’est Boukherrouba. Je vous laisse méditer.
    Avec Boutef c’est autre chose, sa mère alors veuve et travaillant dans un Hammam, avait été protégée et aidée par une Zawiya de Tlemcen. Avec le temps, ils se sont rendu compte que le Cheikh n’était pas qu’un simple Cheikh de Zawiya et avait notamment comme disciples des Cheihks d’Al Azhar, qui venaient incognitos en Algérie, D’où une relation complice avec une branche de cette Zawiya actuellement complètement déviée de la source.
    Avec d’autres Zawiyas c’est le froid total. Certains prédicateurs Islamistes très connus, également rendent ou rendaient visite à certains Cheikhs de Zawiya pour quérir leur protection, mais bien entendu dans la discrétion la plus totale. Je ne cite pas de noms, mais ce que je vous dis, ne se trouve pas dans Internet ni dans les livres, il faut donner de son temps et de sa jeunesse, pour éviter des raccourcis et des erreurs trop souvent véhiculés.

  • DANGER A L’HORIZON
    2 mars 2013 at 10:31 - Reply

    Monsieur Brahim Younessi, je suis heureux de constater que pour vous l’histoire de l’Algérie ait commencé véritablement en 1920. Je suis heureux pourquoi ??? Parce que vous êtes déjà plus respectueux que certains du FLN qui voulait faire croire aux Algériens que leur histoire à commencé en 1954.
    Vous êtes apparemment d’accord pour dire que « Le Maghreb fait indissolublement partie des pays arabes […] » et bien moi, et beaucoup d’Algériens pensent que nous faisons partie de d’abord et avant tout de l’Afrique du Nord, c’est-à-dire ce qu’on appelait à l’époque la Numidie, habitée par des berbères bien avant l’invasion des romains, des byzantins, des arabes, des Turcs et des français.
    Je vous comprend que vous soyez fière d’être un arabe quelque part car vous ne cessez dans vos article de nous le rappeler, mais sachez quand même qu’il y a des algériens qui ne sentent pas arabe et ce n’est pas par manque de patriotisme. Cette catégorie de ctoyens algérien est à la rigueur algériens musulmans car la religion n’a pas de frontières mais pas arabe du tout. Je dis çà pas par racisme mais simplement comme vous vous dîtes arabe et c’est tout à fait normal. De grâce ne me dîtes pas que je sors su sujet, au contraire j’en suis en plein dessus.
    Je veux juste vous signaler Monsieur Brahim Younessi qu’il y a un seul internaute je crois (et moi aussi) qui a montré son indignation qu’on il a appris que Constantine est désignée capitale arabe. Je vois que vous, l’historien pointu, vous n’avez fait aucune objection sur cette insulte à Cirta capitale de la Numidie qui devient par le génie du FLN capitale arabe.
    Je m’excuse de vous faire ma réponse de la sorte car dans votre post on ne lit et on n’entend que arabe et musulman dans votre développement historique. Je ne dis pas que vous ne reconnaissez pas cette réalité de l’histoire de notre pays, mais à trop zapper sur cette partie importante de l’historie de notre pays , ….çà devient suspect.
    C’est trop n’est-ce pas ????
    NB : la partie contemporaine de l’histoire de l’Algérie est inintéressante. Cela ne veut pas dire que vous avez raison ou tort, je ne connais pas aussi bien que vous l’Algérie depuis 1920. Mais je connais un peu mieux mon pays avant le 18ème siècle car plusieurs historiens sont globalement d’accord entre eux sur cette période, ce qui n’est aussi évident depuis 1940 et particulièrement depuis 1954..

    • DANGER A L’HORIZON
      2 mars 2013 at 10:51 - Reply

      Je ne suis pas pour le Maghreb arabe mais..pour la Maghreb des peuples.
      Chacun son gosto, n’est -ce pas ?
      Je sais que je ne vais pas avoir des réponses agréables de la part de certains internautes et c’est normal.
      Je comprends qu’un algérien qui ne sente pas arabe et que, quand il se voit attribué le qualificatif de berbère, ne l’accepte pas.
      Il est normal aussi qu’un algérien qui ne sent pas arabe, et qui se voit attribuer le qualificatif d’arabe, ne l’accepte pas aussi.
      Le “nous sommes arabes, nous sommes arabes, nous somme arabes” de l’époque de Ben Bella cher à Monsieur Brahim Younessi, c’est dangereux et je le dis.
      Je suis pour une Algérie UNE ET INDIVISIBLE mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin. Respectons tous les algériens , ne faisant plus comme le FLN de 1954 à ce jour qui ne voit que l’arabisme.
      Il faut apprendre aux algériens ce qu’ils sont (historiquement parlant) mais pas ce qu’ils doivent être au nom de je ne sais qui !
      PS : je ne suis pas hors sujet, contrairement à ce que penseraient certains.

  • Adel H.
    3 mars 2013 at 1:06 - Reply

    @Brahim Younessi
    Bonjour,
    Merci pour ces précisions.
    Concernant l’application de la chariaa, mon sentiment – je peux me tromper – est que, globalement, l’État algérien a laissé la société évoluer librement, chacun choisissant l’attitude qui lui convient, ce qui n’a pas été le cas en Turquie et en Tunisie, par exemple, où l’État a clairement imposé une certaine forme de laïcité. Est-ce que la chariaa est totalement absente en Algérie? Je ne le pense pas et je ne vois pas ce qu’un parti islamiste pourrait appliquer de plus sans toucher aux libertés individuelles et sans créer des fractures dans la société et rencontrer de sérieuses résistances qui risqueraient de dégénérer en conflit plus grave.
    Par contre, les partisans d’une morale plus stricte peuvent agir de manière indirecte sans imposer quoi que ce soit.
    J’aimerai bien avoir votre avis sur une application plus stricte de la chariaa. Qu’est-ce qui changerait dans la législation algérienne?
    Concernant le jeûne, je pense que tout ce qu’on peut demander aux gens, c’est de ne pas le rompre en public, et c’est ce qui se pratique dans notre pays depuis toujours. Une application plus stricte de la chariaa n’ajouterait rien.
    Concernant Ibn Khaldun, Ibn Rochd et Ibn Taymiyya, je n’ai pas employé le terme obscurantiste. J’ai dit qu’il y a eu une tension entre les partisans de la primauté de la Raison et ceux qui donnent la primauté à la Révélation. Pour moi, les deux attitudes sont respectables et la tension intellectuelle qui existe entre les deux est stimulante. Il est vrai qu’Ibn Khaldûn est considéré comme un conservateur sur le plan théologique, mais son rationalisme est indéniable dans sa méthode d’analyse de l’histoire et des civilisations. Je ne connais pas très bien les écrits d’Ibn Taymiyya et mon propos se bornait à rappeler qu’il y a toujours eu une diversité d’orientation dans la pensée islamique et une tension entre deux courants dont l’un peut être considéré comme étant plus conservateur que l’autre.
    Pour ce qui est de la laïcité, à ma connaissance, du moins après l’indépendance, elle n’a été revendiquée publiquement de manière aussi explicite et avec autant d’insistance que depuis 1992. Il y avait certainement des intellectuels et des politiques qui se définissaient comme partisans de la laïcité, mais ils avaient adopté un profil bas.
    En conclusion, l’essentiel de mon propos sur l’application de la chariaa était que cette revendication n’apporterait rien de positif dans l’immédiat. Elle ne servirait qu’à polariser la société. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas développer la réflexion sur le sujet. Selon ma compréhension du problème, beaucoup de choses sont tombées en désuétude et certains aspects nouveaux demandent à être intégrés. Mais n’étant pas un spécialiste, je ne peux m’avancer plus. Mes écrits partent le plus souvent de mon vécu et j’essaie aussi d’intégrer ce que je glane dans les livres.
    Merci encore pour tous les éclaircissements.
    Cordialement

  • Aomar
    3 mars 2013 at 2:13 - Reply

    Votre récent post portant réponse a la question posée par notre frère Faridbeo a notre ami Dangeral’horizon,j’ai perçu votre intervention comme une boue de sauvetage a un compagnon de route en difficulté.
    j’ai conclu donc et j’espère me tromper, que la Shari’a dans votre profonde conviction n’est qu’un code moral et un recueil de prescriptions religieuses désuètes. Vous vous questionnez sur le caractère superflu et irréaliste, la demande d’application de la charia “dans un pays qui baigne dans l’islam depuis 14 siècles“. Il aurait été plus subtile si la question était posée autrement. Pourquoi n’applique-t-on pas la Shari’a dans un pays qui baigne dans l’islam depuis 14 siècles.? La réponse fusera d’elle-même. Les jouissances charnelles de l’homme et la tentation des actes de désobéissance sont sataniques.
    Partant de la, je signale que je suis algérien, musulman comme la majorité de mes compatriotes, ne en 1954, témoin des différentes périodes qu’a connu l’Algérie et issu d‘une famille de vrais moudjahidines. Les divergences postérieures a la période 1954 n’affectent nullement la cohésion nationale tant le peuple est bien au fait de la falsification de son histoire. De 1954 a 1962,tous les algériens étaient concernes par la lutte de libération nationale ou chacun a irrigue cet noble terre de son sang. Chaque famille avait sacrifie un chahid ou un moussebel.Je me rappelle qu’une manifestation a éclate dans la haute périphérie d’Alger, où nous habitions a l’époque coloniale, des tirs d’armes automatiques réveillèrent mon instinct d’enfant rebelle. Agé seulement de 6ans, je me précipite dans la rue, pieds nus, je cours en direction des baraquements SAS tout en arrachant le drapeau national de la main d’un corps sanglant gisant inanimé sur le pave, criant de toutes mes forces “tahya aldjazair,tahya aldjazair”. Dans l’espoir d’extérioriser la douleur de la condamnation a mort de mon père le jour précédent.
    L’Algérie est le seul pays arabo-musulman a être colonise par une grande puissance occidentale pour plus d‘un siecle, et le seul pays a avoir mené une lutte armée de libération. Toute la partie nord du pays a été administrée, comme partie intégrante de la République Française. La colonisation de 132 ans a laisse des empreintes indélébiles marquant l’esprit de la majorité de ces algériens qui ont évolué dans les sphères juridiques, administratives et militaires françaises. Dans une stratégie a long terme et afin de sortir ces privilégiés de l‘indigénat , l’administration a instaure la naturalisation sous des conditions , que seule la frange d’algériens qui nous gouvernent par la force depuis 1962, pouvaient satisfaire:
    -Servir ou avoir servi dans l’armée
    -Avoir un ayant droit qui a servi dans une campagne de guerre
    -Savoir lire et écrire en français
    -Etre/Avoir été titulaire d’une fonction publique
    -Renoncez a certaines lois islamiques
    Ceux -la même qui aujourd’hui tous âgés de plus de 75 ans, dirigeant le pays sous une idéologie tantôt a droite tantôt a gauche , toujours dans le sillage laïque hérité de leurs maitres, avec en prime une légitimité usurpee, celle de la guerre d’indépendance.
    L’intérieur du pays a été totalement délaissé sous le motif d’un ancrage très solide de la population indigène a ses mœurs et traditions . Celle-ci, la population indigene,juridiquement Française ,refusait d’abandonner le statut personnel édicté par le coran.
    Durant la période coloniale, les algériens ne vivaient pas selon les préceptes de l’islam, si ce n’est les mariages et les funérailles, c’est un leurre. Nous vivions la fraternité de sang et de cœur, qu’imposaient les périodes difficiles quand la misère et la pauvreté faisaient rage. Sans oublier les ravages causes par les maladies ,en l’occurrence la tuberculose.
    Jusqu’aux années 70 et bien après ,les bars ,les débits de boissons et les maisons closes pullulent dans toutes les villes d’Algérie ,ne désemplissant presque jamais. Les mosquées bien qu’en nombre réduit étaient a longueur de l’année ressemblant a un monument historique en attente de visiteurs.
    Vivre selon les préceptes de l’islam ,contrairement a la conception que vous vous faites, c’est se soumettre a la volonté de Dieu et d’avoir foi en Lui, d’ordonner le bien et d’interdire le mal.
    Avant de clôturer ce post, j’avoue que je ne vous connaissais pas cette volonté de plaire a ceux qui, inconsciemment prêtent un mauvais visage a la Shari’a et font fièrement l’éloge de la laïcité.
    Je profite de l’occasion aussi, pour signaler le tort que porte le fait d’associer les cadres du Front Islamique du Salut auxquels les Janvieristes de 1992 eux même, reconnaissent le profil scientifique et universitaire, avec les notions de dictature et d’autoritarisme. Il incombe aux cadres de ce Parti de nous éclairer s’ils le jugent nécessaire.
    Amicalement

  • Mohamed J.
    3 mars 2013 at 7:49 - Reply

    @ Adel.
    Du point de vue religieux, il n’y a aucun inna mon cher Adel, voila ce que dit Le Coran:

    {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَذَرُوا مَا بَقِيَ مِنَ الرِّبَا إِنْ كُنْتُمْ مُؤْمِنِينَ * فَإِنْ لَمْ تَفْعَلُوا فَأْذَنُوا بِحَرْبٍ مِنَ اللَّهِ وَرَسُولِهِ وَإِنْ تُبْتُمْ فَلَكُمْ رُءُوسُ أَمْوَالِكُمْ لَا تَظْلِمُونَ وَلَا تُظْلَمُونَ}
    [البقرة: 278، 279].

    Cela se discute au cas par cas car en principe c’est interdit. On ne va pas autoriser n’importe qui à manger du porc. Il n’y a que quelques exceptions qui peuvent le faire sur avis religieux autorisé, c’est la même chose ici.

  • Mohamed J.
    3 mars 2013 at 8:13 - Reply

    @ Miss Tmourth.
    Le lien que vous citez représente un article totalement en contradiction avec le droit musulman, le changement s’étant opéré au 19 ème siècle comme le dit l’article même, il en faut chercher les causes à cette époque.
    Je vais tenter d’y répondre avec mes maigres connaissances.
    El Karadhaoui au Maroc s’appuie sur une tendance qui a eu lieu hors des territoires musulmans et qui repose sur la nécessité (al dharoura toubihou al mouharramat).
    1- Il admet que cette “dharoura” se situe en territoire étranger.
    2- Qu’il faut une “dharoura”.
    3-Que la dharoura est une exception et par conséquent non sujette à extension.
    4- Il est évident que les choses sont différentes en
    terre d’islam et à l’étranger, à moins qu’il ne considère le Maroc comme étranger au terres d’Islam.
    5-Le degré de “dharoura” qui autorise l’exception à la règle doit être extrême et chaque cas doit être traité à part.
    Voila que je fais de l’exégèse.

  • mystic-Godel
    3 mars 2013 at 9:41 - Reply

    N’avez vous pas remarqué qu’on est tous dans la même situation(pour ne pas dire m…),qu’on soit arabe,berbère,africain…vous pouvez ajouter n’importe quel tiers mondialiste (en logique c’est ce qu’on appelle le tiers exclu).
    Il y a un proverbe chinois qui dit que peu importe la couleur du chat pourvu qu’il chasse la souris.
    La chine et beaucoup d’autres nations,y compris les occidentaux est un mélange de centaines de races et de langues ,malgré cela chacune s’est résolu d’utiliser un seul moyen de communication national et international. Ce qui est plausible il faut qu’il y ait consensus concernant la question de la langue.
    Pour moi et dans la trame de l’Histoire de l’Afrique du nord ,il est normal ,loin de toute surenchère ethnique ,qu’on utilise officiellement l’arabe comme l’avaient utilisé nos ancêtres berbères sans aucune contrainte.
    Qu’on n’oublie pas que Youcef Ibn tachfine,Menad Ibn Ziri et Ibn Toumert et d’autres étaient ethniquement parlant de purs Amazighs tout en utilisant l’arabe comme moyen de communication et de culture.
    Pour cela je ne suis ni pan arabe ni “oroubiste” ni arabo-baathiste ni aucune autre “iste”.
    Les “arabistes” comme les “Islamistes” ont fait beaucoup de malheurs à leurs propres pseudo causes.
    PS:pour la culture générale ,Constantine et un nom romain ,Cirta et Bone sont des noms Phéniciens….

  • Adel H.
    3 mars 2013 at 11:01 - Reply

    @salmi latéfa
    Bonjour,
    Une dernière question, si vous le permettez, avant que vous quittiez ce forum, qui me semble pourtant très intéressant, bien qu’en ce qui me concerne, tout ce qui touche à mon pays m’intéresse au plus haut point.
    Entre 1989 et 1992, il y avait trois partis islamistes en Algérie : le FIS (Président : Abassi Madani, Vice-président : Ali Benhadj), HAMAS (Président : Mahfoud Nahnah) et Ennahda (Président : Abdallah Djaballah). Si des élections présidentielles anticipées avaient été organisées à l’époque (ce que le FIS réclamait avec insistance), il aurait été logique que le candidat de chacun de ces partis fût le président ou le vice-président du parti. On ne peut pas laisser la « star » et ramener un candidat inconnu! Sachant tout cela, lequel de ces quatre hommes aurait, selon vous, été notre Erdogan?
    Concernant la Turquie, j’aimerais relever le paradoxe suivant : ce pays a été dirigé d’une main de fer depuis 1924 par un régime laïc pur et dur, qui a interdit même le port du tarbouch pour le remplacer par le chapeau et la casquette européenne (voir les feuilletons télévisés turcs qui montrent des scène de l’époque d’Atatürk – « ma tensanîsh » diffusé sur la chaîne marocaine M2, par exemple (ma femme adore les feuilletons turcs et je les regarde avec elle parfois). Malgré cela, après 70 ans de laïcité jalousement gardée par les militaires, un parti islamiste remporte les élections! Même scénario en Tunisie.
    Que conclure de cela? Pour ma part, j’en déduis qu’une culture enracinée dans une société depuis plusieurs siècles ne peut pas disparaître aussi facilement, surtout en milieu rural, dominant dans les pays musulmans. La conquête du pouvoir d’État ne me semble donc pas être un facteur critique pour la survie de l’islam, tant que la société le vit de manière sereine au quotidien.
    Concernant la perte de repères et la situation chaotique que connaît notre pays, je lui trouve deux causes majeures, en plus des effets traumatisants de la colonisation – qui a quand même duré 132 ans :
    – La première est le passage brusque (en une vingtaine d’années tout au plus) d’une société majoritairement rurale, bien ancrée dans son milieu d’origine et dans ses traditions et en maîtrisant tous les rouages au quotidien, à une société majoritairement urbaine où la population s’entasse pêle-mêle dans des villes-dortoirs dont personne ne maîtrise la gestion et où toutes sortes de problèmes et de fléaux sociaux se sont développés à une allure vertigineuse, au rythme de la « galopie démographante » comme disait Slim (Allah yedhoukrou bel khir). La vie dans ces cloaques qu’on voudrait être des villes est tout simplement chaotique. Quelle culture, quels repères peuvent subsister dans pareil enfer? Si tous les Algériens et Algériennes ne sont pas devenus fous, rahoum mlâh!
    – La seconde est le régime politique mis en place par l’équipe dirigeante qui a pris le pays en main à l’indépendance – équipe dirigeante qui, soit dit en passant, porte la plus grande part de responsabilité dans les mauvais choix stratégiques faits durant les années 60-70, choix qui ont tué l’agriculture, l’élevage, l’artisanat et la petite industrie naissante, provoquant un exode rural massif et sans précédent dans l’histoire de notre pays. Ce régime politique autoritaire, basé sur le mensonge et faisant la promotion permanente de la médiocrité, pour le plus grand profit d’une petite caste militaro-bureaucratique inamovible, est devenu, après plusieurs dérives successives, et 50 années d’échecs programmés, un régime mafieux composé de bandits, de tortionnaires, d’assassins et de voleurs qui n’ont d’autre objectif que de se maintenir au pouvoir afin de piller le trésor de la rente pétrolière en toute quiétude et en toute impunité.
    Le traitement du mal dont souffre notre pays prendra beaucoup de temps, si nous avons la chance de trouver des dirigeants compétents, intègres et pragmatiques, qui ne fonceront pas tête baissée dans le tas, mais réfléchiront à deux fois avant de prendre une décision qui engage l’avenir de plusieurs générations. L’action de réforme portera sur les deux aspects mentionnés plus haut : mettre en place des institutions qui mettraient le pays à l’abri de toute dérive autoritaire et mafieuse future et maîtriser la gestion de nos villes tout en redonnant vie à nos campagnes en encourageant l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le tourisme, la petite et moyenne industrie, ou toute autre mesure permettant de stopper l’exode rural en donnant du travail aux jeunes sur place et en améliorant leur cadre de vie. C’est à cette seule condition que notre pays retrouvera la sérénité et que notre société retrouvera son âme et sa culture d’antan, inchallah.
    Cordialement

    • salmi latéfa
      4 mars 2013 at 12:45 - Reply

      @ Adel H
      Avant de vous répondre, je voudrais préciser qu’un président n’est pas toujours la star et qu’il peut être inconnu avant les élections comme c’est le cas des USA où Ronald Reagan, acteur pas très “star” aussi est quand même devenu le 40-ième président des USA de 1981 à 1989 et les exemples sont assez fréquents pour constater qu’un président n’est pas censé avoir toujours eu une carrière politique où même avoir exercé le pouvoir, Lech walesa le syndicaliste en Pologne, le chanteur pop Michel Matelly alias Sweet mickey à Haïti récemment, je vous cite ces exemples comme introduction à ma réponse à votre question. Nous sommes donc après 1988, après la riposte sanglante de l’armée face à ce qu’a qualifié un “honorable” homme politique “un chahut de gamins” , des morts , des disparitions, une riposte “disproportionnée”( ce que je n’approuve pas, c’est leur avis à eux ) comme avait dit Nicolas Sarkozy au sujet de celle des israéliens face à la flottille turque pour, Gaza, même si ces “gamins” ont cassé, brulé etc…Nous sommes donc à une période de dégout viscéral pour ce régime, de rejet total, de vouloir en finir avec ces pratiques dictatoriales, un moment crucial pour tester les algériens, ils ont voté FIS à 47,3 % dans les élections législatives de 1991, pour certains un vote sanction, pour d’autres un vote refuge, et pour d’autres un vote choix et conviction. Moi aussi j’ai voté FIS et je l’ai fait pour les trois en même temps:
      -1) j’ai voulu sanctionner un parti qui nous a menti, pillé, humilié, réduit à la misère dans tous les domaines
      -2) je me suis réfugiée chez ceux qui me semblaient être les seuls opposants à ce régime sanguinaire ( n’oublions pas les persécutions sans relâche, les emprisonnements, les exécutions sommaires dont ont été victimes les islamistes )
      -3) j’ai voté FIS car étant très croyante et absolument convaincue que seul le retour de la référence à la Charia dans notre vie de tous les jours politique y compris, est notre salut. Nous avons essayé des idéologies et nous essayerons d’autres et aucune ne marchera car comme a dit Omar Ibn El Khattab: (نحن قوم اعزنا الله بالاسلام فان ابتغينا غيره اذ لنا الله ).
      Dans tout ça? peut importe le motif du vote, l’algérien allait connaitre le changement après des années de règne du FLN sans partage, le Fis aurait-il pu bien gouverné? Allah aalam! mais un changement allait se faire et c’était du domaine de l’exploit et du rêve qui allait se réaliser. Le processus électoral ayant été arrêté, l’algérien est redevenu de nouveau un “mouton de Panurge” et son cerveau a subit un lavage d’un autre style par ces mafiosi qui nous gouvernent,la psychose de l’Otan et des révolutions fomentées par l’étranger, nous revoilà donc au point de départ, “Welfa khir min etelfa” comme se plaisent à le dire une bonne partie des algériens et surtout après l’attaque d’Ain Aménas, les généraux et le FLN ont encore de beaux jours.
      Je viens donc à la question pertinente et intelligente de votre part, à ce moment et avec toutes les données que j’ai essayé d’expliquer plus haut mais sans pour cela le comparer à Erdogan, j’aurais choisi pour sa verve, sa capacité à drainer la foule, sa culture, son charisme, feu Mahfoud Nahnah et uniquement pour ces raisons, maintenant avait-il la capacité de gérer un pays? je crois là qu’il est inutile de jouer à l’intelligent, nous savons tous qu’un président est toujours entouré d’une équipe, de celui qui lui montre comment parler, communiquer, les postures, la gestuelle (chargé de communication) à celui qui lui écrit ses discours et les experts en tous domaines. On nous a bien imposé un président qui ne savait même pas articuler un mot ni faire une phrase et pourtant il a présidé la destinée de l’Algérie jusqu’en 1989. On ne peut pas refaire le passé, peut-être que les islamistes en ce temps, beaucoup plus “fougueux” n’auraient pas bien pris en main le pays, actuellement avec tous ces changements qui s’opèrent dans le monde et avec l’expérience de ceux qui les ont précédé (la Turquie notamment ) et leur maturité politique, on doit leur donner la chance de gouverner comme on l’a donnerait à d’autres.
      cordialement.

  • Mohamed J.
    3 mars 2013 at 3:05 - Reply
  • Mohamed J.
    3 mars 2013 at 3:09 - Reply

    @ Adel
    Bonjour mon cher ami.
    Je suis d’accord avec toi sur l’ensemble de ton commentaire sauf sur ça:
    “Le traitement du mal dont souffre notre pays prendra beaucoup de temps, si nous avons la chance de trouver des dirigeants compétents, intègres et pragmatiques, qui ne fonceront pas tête baissée dans le tas, mais réfléchiront à deux fois avant de prendre une décision qui engage l’avenir de plusieurs générations”.
    Il faut effectivement trouver les dirigeants que tu décris, mais la décision doit être une oeuvre collégiale à tous les niveaux.e n’est que si la décision est collégiale et implique beaucoup de monde qu’elle a des chances d’aboutir. Et ça c’est le principe de la choura que les occidentaux affublent d’autres noms.

  • Adel H.
    3 mars 2013 at 3:37 - Reply

    @Aomar
    Bonjour,
    Votre post ne m’est pas adressé de manière explicite, mais je pense que c’est à moi qu’il s’adresse.
    Au delà de son ton paternaliste et moralisateur à l’excès, j’avoue n’y avoir rien trouvé qui éclairerait ma lanterne et me remettrait sue la « bonne voie ». Si vous relisez ce que j’ai écrit à tête reposée et avec un minimum d’honnêteté intellectuelle, vous constaterez que l’interprétation que vous faîtes de ces écrits est totalement erronée.
    Alors, afin de revenir à un ton plus serein et neutre, sans lequel aucun débat fructueux n’est possible (nous devez admettre qu’une personne qui diverge avec vous, même sur des questions qui vous paraissent essentielles, n’est pas forcément un traître à la Nation et à l’islam), je vous repose la même question précise que j’ai posée à @Brahim Younessi :
    J’aimerai bien avoir votre avis sur une application plus stricte de la chariaa. Qu’est-ce qui changerait dans la législation algérienne?
    Amicalement

    • Aomar
      3 mars 2013 at 11:29 - Reply

      @Adel
      Cher ami
      J’ai lu et relu mon post, Alhamdouilla,je n’ai décelé aucune incorrection justifiant votre désappointement. Je n’ai fait que vous porter la contradiction sur certains points appelants une narration différente.
      J’ai été probablement maladroit, d’avoir juge votre écrit comme la cause du déversement sur le site de toute l’hostilité anti Shari’a de ceux qui ont appele de tous leurs voeux la reponse demesuree des kalacknikov a la violence verbale des militants du FIS.
      Le Coran, dans la sourate 42 verset 13 nous dit:
      « Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : « établissez la religion ; et n’en faites pas un sujet de division ». Ce à quoi tu appelles les associateurs leur paraît énorme. Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent. »
      Initialement Abu-Bakr et Omar, les deux califes guidés, avaient insisté sur l’aspect de la légitimité en recourant autant que possible au principe tripartite choura (consultation), Akd (contrat gouvernantes/gouvernes) et Bay’a (serment d’allégeance).
      La Shari’a de mon point de vue ne saurait être instaurée de façon unilatérale, elle reste subordonnée aux aspirations et adhésion du peuple dont l’avis ne sera recueilli que par des dirigeants légitimes.
      Quant à votre question relative aux changements dans la législation, les cinq valeurs morales ne font l’objet d’aucune controverse, elles relèvent de la vie privée de l’individu.
      Par contre, les interactions humaines requièrent selon les priorités, une réglementation d’accommodement avec les préceptes de l’islam.
      Le minimum d’honnêteté intellectuelle que vous soulevez dans votre dernier post, je l’exprime par mes sincères regrets d’avoir causé votre dépit.
      Amicalement

  • Brahim Younessi
    3 mars 2013 at 4:28 - Reply

    @ Danger à l’horizon
    Pardonnez-moi de vous le dire aussi vivement : ou vous m’avez mal lu, auquel cas relisez le texte, ou vous n’avez strictement rien compris, dans ce cas, je suis prêt à vous traduire mon propos, alors qu’il ne prête, de mon point, à aucune ambiguïté, ou vous êtes de mauvaise foi pour l’installer, et, dans cet état de choses, qu’y puis-je ? Sauf, peut-être, vous laisser dire ce que bon vous semble. Vous en avez, après tout, le droit.
    Pour dissiper toute mauvaise interprétation et éviter tout détournement de mon propos, je n’ai absolument pas fait valoir la seule arabité de l’Algérie, et puis, ce n’était pas du tout l’objet et le sujet de l’intervention à laquelle je répondais avec des arguments historiques que vous avez le droit de contester par des contre arguments historiques, ce que vous n’avez point fait, me prêtant seulement un engagement militant pour une « Algérie arabe », ce dont, je ne rougirais pas si votre dénonciation avait de quoi être fondée.
    Si vous ne l’aviez pas remarqué, je vous en fais prendre conscience, et c’est en cela que vous êtes totalement à côté de la plaque, je répondais sur un point bien précis à Adel H qui soutenait, et il s’en est expliqué, que la problématique de la laïcité n’avait été soulevée par ses tenants qu’après que le Front islamique du salut eut prétendu à l’application de la chari’a. Ce qui n’est pas historiquement vrai, et j’ai essayé, sans y parvenir, si je tenais compte de votre seule et rare réaction empreinte, il faut le dire, d’hostilité pour, j’imagine, des raisons strictement politiques.
    Alors, réglons la première incompréhension de votre part. Pourquoi la date de 1920 ? Pensez-vous que je sois aussi sot ou que les lecteurs le soient « pour faire commencer, comme vous dites, l’histoire de l’Algérie [millénaire] en 1920 » ? 1920, tout simplement, parce que les organisations politiques algériennes commençaient à émerger, et l’histoire du nationalisme algérien démarrait à ce moment là (ENA, Fédération des musulmans élus, Oulama, Parti communiste). Est-ce clair ?
    Deuxième point qui relèverait plutôt de la pure mauvaise foi, vous me faites attribuer, injustement, une phrase d’un communiqué du « Comité de libération du Maghreb arabe » dont la personnalité marquante était le grand résistant rifain, Abdel Krim al Khatibi, lui-même d’origine berbère. Pour ma part, je n’ai fait que citer une petite partie de ce communiqué qui avait soulevé au Comité central élargi du PPA/MTLD de Zeddine en 1948 la réaction de Hocine Aït Ahmed dans les termes rapportés par Mohammed Harbi.
    Le reste relève du sentiment ou du ressentiment. Ce qui nous éloigne amplement du sujet que les frères et sœurs débattent avec beaucoup de savoir et de correction.

  • Adel H.
    3 mars 2013 at 5:52 - Reply

    @Mohamed J.
    Tout à fait d’accord avec ton dernier post.
    Concernant, l’intérêt bancaire, toute la question est de savoir si ce dernier est un ribâ, au sens du verset coranique que tu cites, ou non. Pour ma part, je ne verrais pas sa disparition d’un mauvais œil, et même la disparition de toute forme d’argent, d’ailleurs, tant il est vrai que c’est l’argent qui est le plus souvent à l’origine de beaucoup de malheurs de nos jours.
    Amitiés

  • Mohamed J.
    3 mars 2013 at 6:57 - Reply

    @ Adel.
    Je sais que le prêt qui t’a saigné t’a convaincu. Je réponds à ta question.
    “Toute la question est de savoir si l’intérêt bancaire est un riba ou pas”
    L’intérêt bancaire est un “plus” qu’ajoute la banque au capital au moment du remboursement d’un prêt. Le riba de façon générale est un plus qui s’ajoute au capital prêté et quel que soit son taux ou sa quantification, il est interdit par le verset qui stipule “وَإِنْ تُبْتُمْ فَلَكُمْ رُءُوسُ أَمْوَالِكُمْ ” sans un sou de plus. La banque sous cette forme n’a pas de droit d’existence en islam.
    Certains exègètes egyptiens ont, sous la pression de Nasser sur El Azhar admis une exception générale, ce qui par nature est illégitime: Ils ont décidé que si la banque prend un petit intérêt et travaille pour l’intérêt public, qu’elle soit banque publique, que le bénéficiaire s’en sert pour construire ou acheter un logement, etc…(il y a beaucoup de conditions qui ont disparu à l’application) le prêt devient licite en vertu du principe du moindre mal car ne pas faire habiter décemment sa famille est également une faute.
    Cette vision a été adoptée dans beaucoup de pays et le vers est entré dans le fruit pour élargir la besogne.
    A noter qu’une exégèse d’application qui contrevient ouvertement à une règle dans un cas particulier ne saurait être générale, mais concerne chaque personne dont le cas est soupesé distinctement. On ne peut par exemple autoriser tout le monde à manger du cochon ou un animal mort sans être égorgé selon le rite même en cas de nécessité, chaque personne présente des circonstances différentes de celle des autres !

  • batni
    3 mars 2013 at 7:30 - Reply

    A Brahim Younessi,Aomar
    Dans tout les pays du monde on trouve des newborn, mais leurs nuisances n’est en rien comparable avec ce qui se fait en Algerie.
    Mes respects,

    • batni
      3 mars 2013 at 10:30 - Reply

      Lire Born Again et non New Born.

  • DANGER A L’HORIZON
    3 mars 2013 at 7:59 - Reply

    Ok ! Monsieur @Brahim Younessi, j’en conviens j’ai mal interprété votre post, je suis mis hors sujet et je vous ai attribué des propos que vous n’avez pas tenu.
    Ok, Je vous ai même accusé de chose à tort. Mea Culpa
    Mais comme vous me paraissez bien connaître l’histoire de notre pays (le votre et le mien), je veux juste savoir comment aviez vous réagi quand vous avez appris que Constantine, est devenue une capitale arabe. CIRTA ya bou guelb !
    Je suis sûr que le pouvoir est capable demain de décréter Tizi Ouzou ou Bejaia comme future capitale arabe (et c’est possible avec le FLN/DRS et la culture FLN) !!!???
    Savez-vous, Monsieur @Brahim Younessi, comment Youcef Benkheda a expliqué la crise berbériste. Il a écrit que :
    “En 1949, le PPA-MTLD eut à surmonter une crise interne grave qui menaça son unité et celle de la nation: le berbérisme. Les expressions “Berbérie” et “Berbères” couvrent, la première, une réalité géographique, la seconde, une donnée ethnique. Mais le berbérisme en lui-même est un phénomène conçu et exploité par le colonialisme dont la devise “diviser pour régner ” consistait à vouloir coûte que coûte opposer, après les avoir suscités, un “bloc arabe ” à un “bloc kabyle ”.
    Pour lui donc, et pour beaucoup d’autre le berbérisme n’est rien d’autre qu’un phénomène CONCU par le colonialisme. Vous vous rendez compte Monsieur.
    Non ya si Benkheda (ellah erahmek) , je vous respecte pour beaucoup de choses, mais le berbérisme ou le berbère ou le Tamazigh ce ne sont pas “des phénomènes conçus et exploités par le colonialisme”. C’est une culture avec sa langue qui a existé bien avant 1830 ya bou guelb.
    C’est justement cette thèse « de phénomène inventé par le colonialisme » qui a prévalu au sein du pouvoir depuis les années 40 jusqu’à 2013 et çà continue toujours. Il ne faut pas s’étonner demain que d’autres « Ferhat Mehenni » fassent leur apparition. J’espère que vous savez que Ferhat Mehenni n’est pas une création du DRS, bien au contraire.
    Je vous fais remarquer quand même que moi je ne suis pas d’accord avec la méthode Mehenni. Mais qu’il faut apprendre à écouter et respecter l’ensemble du peuple ALGERIEN.
    Certaines entités politiques des années 30, 40 et 50, et puis le FLN par la suite, voyaient toujours (même après 62) le berbère comme une invention de la France. Cela à déboucher sur des heurts violents entre le pouvoir et les kabyles avec son lot de guerre civile, d’emprisonnements, de pressions policières et même d’éliminations physiques etc…etc…
    Je suis berbère et algérien, je ne suis pas “un phénomène colonial”
    PS : je ne vous accuse pas à vous particulièrement quand je parle, mais je m’adresse à certains individus » sectaires au sein du FLN, pour qui être berbère est automatiquement un allié de la France et il est ……contre la Oumma !!!! On la vu avec Ali Kafi, Mahsas , Ben Bella etc…etc… pour ne citer que ceux là.
    Pour moi l’arabisme est une partie, parmi d’autres, de l’historie et du destin du pays ,…. pas plus, ni moins !
    Mes respects d’internaute.

  • mystic-Godel
    3 mars 2013 at 9:14 - Reply

    @Adel H: Votre question concernant l’application de la Charia est très pertinente et délicate néanmoins j’essaye de vous donner mon point de vue en répondant aux questions:
    1-Pourquoi la période Mécquoise(pendant laquelle les musulmans n’apprenaient que la Foi) avait duré 13 ans devant 10 ans Médinoise où fut révélée la plus part de la charia?
    2-pendant cette période les musulmans appliquaient ils la charia?
    3-quelle genre de charia :coté rituel (cha’airs) ou mouamalates (qui règlent les relations sociales)?
    Excusez moi ,je n’ai que les grands traits car je ne suis pas spécialiste en la matière mais ma conclusion générale est que la véritable Foi prime sur le rite ,Il y a beaucoup de hadiths qui commencent par :”Il n’est pas croyant celui qui dérange son voisin,nul n’est véritablement croyant jusqu’à il aime le bien pour son frère comme il l’aime pour lui même “…etc.
    La dimension spirituelle si elle est profonde ,elle seule corrige tous les maux de la société.
    Les occidentaux quoique laïcs se sont résolu pour observer et appliquer la dimension spirituelle dans leurs vie quotidienne malgré les contradictions de leurs livres saints.
    Donc on ne peut appliquer la charia dans une société :
    -qui n’est pas profondément croyante .
    -qui n’a qu’une croyance superficielle même s’ils “pratiquent” bien leurs rites.
    -qui dont certains qui disent :accompli les rites puis perce la terre(à peu près :dir el fardh oua g’aar l’ardh).

  • س.ج
    3 mars 2013 at 9:29 - Reply

    @Mohamed J $ Adel H
    في الحقيقة لم أرد التدخل في هذا النقاش الإيديولوجي الذي لا أر فائدة كبيرة منه …نظرا لأنه تكرر أكثر من مرة وأعتقد أن لكل شخص قناعته التي من الصعب أن تتغير بين عشية وضحاها ويحتاج الأمر إلى ممارسة وتطبيق الأفكار على الأرض وليس مجرد تنظير….لكن لدي فقط ملاحظة حول موضوع الربا: أعتقد أن مفهوم الربا كما طرحه محمد لا يقدم تعريفا كافيا وهو تعريف أعتقد أنه ضيق ولا يتماشى مع المستجدات الإقتصادية…شخصيا أعتقد أن تعريف الربا يجب أن يأخذ المستجدات الإقتصادية التي لم تكن موجودة في عصر الرسول ص ..لأننا اليوم نتكلم عن التعامل بالأوراق النقدية أو العملة في عصر يعرف ظاهرة التضخم والتذبذب الإقتصادي لهذا فإن مفهوم رأس المال متغير …يجب أن نعرف أن الحكمة من تحريم الربا ( أحد الحكم ) هي عدم صناعة رأس مال غير حقيقي وهو الذي أدى إلى أزمة الإثتمان العقاري في أمريكا سنة 2008 و أزمة 1929 ..على كل حال أرى أن مفهوم الربا والإقتصاد الإسلامي عموما يحتاج إلى دراسة معمقة وحديثة تراعي النص القرآني الصحيح وتحديد تعريف صحيح للربا في ضوء الإقتصاد العالمي وتقديم بديل حقيقي للإقتصاد الحديث ..كا يجب الإنتباه إليه أن كثيرا ما يناقش البعض في نصوص قرآنية نظرا لعدم إدراكهم للحكمة منها ولكن الحكمة تتبين بعد ممارسة طويلة ..لأن الدورة الإقتصادية عملية معقدة والهدف الرئيس لأية منظومة إقتصادية سليمة هو خدمة المواطن وعدم جعل المال دولة (حكرا) على فئة معينة..وهذا مقصد أساسي من مقاصد الشريعة الإسلامية ك حفظ المال والنفس
    الأمر الآخر أعتقد أن ما يسمى ببنوك إسلامية هي كذبة و مجرد تلاعب في الألفاظ وهي في حقيقتها لا تحختلف كثيرا عن البنوك الربوية إلا في بعض المعاملات ..لهذا فإنه ما زل أمام علماء الإقتصاج المسلمين مشاورا طويلا تقديم رؤية إقتصادية متكاملة تكون منافسة للإقتصاد الربوي وهذا في رأيي لن يحدث مالم تقم دول تسمح فعلا ببناء هذا النوع من الإقتصاد دون مضايقة وتحت رقابة شعبية حقيقية وهذا لن يكون في ظل أنظمة ديكتاتورية

  • Aflatouch
    3 mars 2013 at 10:03 - Reply

    @Adel H et Mohamed J
    Bonsoir chers amis
    Bien que ce ne soit pas le sujet essentiel de ce post je réagis juste en un mot sur cette notion de Riba.
    J’avais signalé qu’une parole prophétique l’associait à plus de 1000 zinas,ce qui montre sa gravité. D’autres textes existent dans le même sens.
    J’avais également fais remarquer qu’il ne s’agissait pas de l’opération ou de l’acte d’un individu qui s’adresse à une banque pour solliciter un prêt. C’est là une conséquence lointaine de la question.
    La question de l’intérêt est en relation avec la création monétaire et par là du processus de création de richesse ainsi que dans la mise en place de politiques économiques des pays à partir de données macro économiques où l’intérêt (cout de l’argent ou pour parler un langage économique de la disponibilité de capital) joue un rôle prépondérant.
    J’avais fait remarquer en dernier qu’il n’y avait pas à ma connaissance un ‘Alim qui a traité de ce sujet en ces termes, à l’exception du Cheikh Imran Hossein, qui a étudié aussi économie.
    C’est pour cela que mes remarques en général sur l’application de la Shari’a supposent en amont qu’un travail de fond sur son contenu soit fait, avant d’arriver aux questions liées à sa prétendue “application”. C’est comme si parlait d’appliquer une pommade, mais qui est encore à l’état d’arbre.
    C’est mon point de vue. Il y a une refonte à faire dans ce domaine pour caler au 21me siècle.
    Amicalement

  • batni
    3 mars 2013 at 10:24 - Reply

    Dans le cas d’un appartement valant au prix du marché 100000 euros, la banque l’achette et vous le revend a 120000 euros, les mensualités sont calculées suivant ce prix de 120000 euros et sans intêret. Voila simplifié le contournement par les banques dites islamiques des intêrets.
    Mes respects,

  • Zendagui
    4 mars 2013 at 12:59 - Reply

    Adel,
    Un fait indéniable, que tu occultes durant la guerre de libération, qui est plus conséquent que ce que tu affirmes ici :
    “ La seconde est le régime politique mis en place par l’équipe dirigeante qui a pris le pays en main à l’indépendance ……. , provoquant un exode rural massif et sans précédent dans l’histoire de notre pays’’
    Il s’agit ni plus ni moins que madame la France a détruit a l’aube de l’indépendance pas moins de 8 mille villages et déporté plus de 2 millions de personnes sur une population qui en comptait entre 8 et 9 millions dans des camps de regroupement. La paupérisation et les conditions lamentables de vie de ces déracinés du monde rural, des sans -terre, qui ont subi les affres de l’inimaginable avaient-ils d’autres choix a l’indépendance.
    Le monde rural était déjà vidé de sa substance bien avant que nos politiques n’exercent leur «genie».
    Cordialement

  • Brahim Younessi
    4 mars 2013 at 2:02 - Reply

    @ Adel H
    Bonsoir,
    La question que vous me posez me surprend. Et l’adjectif « strict » que vous employez me surprend plus encore. Parce qu’il ne peut y avoir de chari’a molle et une autre exigeante ou rigoureuse. Pourtant, vous n’ignorez pas l’adage latin : « la loi est dure, mais c’est la loi »,(Dura lex Sed lex).
    Et posez la question, comme vous le faites, est non seulement restrictif mais une manière de clore un débat, fort important pour la cohésion sociale et la construction d’un Etat fondé sur le « droit » ou sur la Loi. Parler de droit, aujourd’hui, induit, ipso facto, l’énonciation de droits [au pluriel] qui s’élargissent jusqu’à la contre nature.
    Alors, je préfère, personnellement, parler de Loi que celle-ci contraigne, sanctionne ou accorde des avantages et des libertés.
    La Loi [ou le droit] est l’enjeu de la stabilité, de la pérennité de l’Etat et de la paix sociale dans notre pays [dans d’autres aussi, notamment chez nos voisins immédiats], pour sortir de « la violence règle tout… » d’Appien d’Alexandrie.
    Est-il, à ce point, scandaleux d’affirmer que l’observance des commandements divins, outre qu’elle établit le lien entre Dieu et le croyant, elle participe de l’identité du musulman, et, évidemment de la musulmane ? Donc d’affirmer, en même temps, que son système normatif doit traduire sa tradition juridique et sa philosophie du droit. La Loi n’est pas séparée du monde ; elle ne l’est pas, non plus, de l’Homme ; elle ne s’adresse pas à la « Cité céleste » de Saint-Augustin, mais à la « Cité terrestre ».
    Souvent lorsque nous parlons, les uns et les autres, de chari’a, nous visons, en vérité, le fiqh, produit de la « rationalisation du droit musulman », pour reprendre une expression de Max Weber qui n’a pas achevé le travail qu’il avait commencé sur l’islam dans sa sociologie des religions ; c’est, en réalité, le fiqh qui organise la vie personnelle et communautaire des musulmans. Le musulman vit, au même titre que les autres hommes, dans le siècle, dans le monde. Et son droit s’est toujours adapté aux espaces que l’islam a conquis, aux cultures et aux coutumes des populations qui l’ont embrassé. Si cela apaise votre inquiétude, que je comprends, à propos des libertés, le « droit musulman » se construit par l’ijma’ (le consensus unanime de la communauté), dont Snouck Hurgronje, un islamologue néerlandais, dit qu’il est, dans la pratique, « au dessus de toutes les autres sources, parce qu’il met fin au doute. »
    Quel choc cela a été pour moi de lire, sous votre plume, que « l’Etat algérien a laissé la société évoluer librement, chacun choisissant l’attitude qui lui convient […] » La dictature de l’utilité qui masque sa nature par l’illusion de la liberté ; le problème est, dramatiquement, institutionnel ; il tient à l’essence du pouvoir et du système, ce qui justifie amplement l’opposition. En même temps qu’il « laissait la société évoluer librement » [vers la clochardisation et le chaos], il lui déniait le droit de choisir son mode de gouvernement et ses représentants, de décider de ses lois et de son modèle de développement, de parler ses langues [et ce n’est pas pour faire plaisir à Danger à l’horizon] et de s’organiser dans des partis politiques.
    Nous sommes en pleine déréliction du sens, la réponse ne peut pas être une distanciation encore plus grande des normes et de l’éthique islamiques.
    Sincère considération.

  • faridbeo
    4 mars 2013 at 11:32 - Reply

    @Adel H , JE repete pour que vs auriez une idée plus correct sur moi .
    je ne porte ni kamis , ni barbe , 57 ans père de famille , je prefere de LOIN mais vraiment de Loin un Ait ahmed un Benbitour ou bien un Hadj smail de relizane a un Djaballah , aboudjerra , ETC…..
    Oui j’ai votre age 57 age , j’ai vecu la meme epoque que vous ou il faisait bon de vivre à alger ou en Algerie .
    C’est vrai il y’avait pas bcp de monde dans les mosquées et les bars etaient ouverts tout en conservant les portes fermées par respect aux passants .le riche n’agressait pas le pauvre par son aisance , les voisins se partageaient les mets , nos vieux cadi celebraient nos mariages a cette epoque les principes de l’islam geraient notre quotidien , la puissance occupante n’interferait pas elle n’as pas toucher au sacré pas comme ces nouveaux colons .
    L’administration coloniale faisait fonctionner convenablement les services d’etat , le citoyen était tellement considéré , a 10 ans je ramenais un taxi place provence (beo) en attendant que la famille se prepare , le taxieur restait des fois 5 mn et Plus a attendre sans rouspeter , tant que son compteur etait en marche …. Apres Le passage des eboueurs le camion de jet d’eaux de la ville d ‘Alger passait a partir de 22H , les portes des immeubles se fermaient a 21h avec minuterie……
    Vous me parlez là mon cher comptariote , d’un semblant de paradis(que dieu me pardonne cette expression ), que nous avions vecu , dommage , on le regrette tous ce temps là ….
    Vient le tour des usurpateurs du pouvoir leur politqiue , prise en charge du peuple , PENSER et DECIDER à sa place , “SAUVER » ce peuple vaillant des idées retrogradées du moyens ages de l’obscurantisme , Inculquer ” des idées neuves ” IMPORTER et preparées ds les labo du kremlin .
    30 ans aprés c’est la meme replique , ce peuple ne sait pas voter , ON doit DECIDER a sa place , certain on carrement dit se tromper de ste ( j’ouvre une parenthese , ceux qui ont appeller a la rescousse l’armée doivent repondre devant dieu de leur acte , il y’a eu mort d’homme )
    2013 ON PENSE toujours a la place du peuple
    vous mr ADEL vous dites
    “Je crois que les dirigeants du FIS voulaient faire en Algérie ce qu’avait fait Mao en Chine dans les années 60″
    Mme Amel ” pense que ALI BELHADJ n’as pas la stature de je ne sais quoi …
    Sans vouloir polemiquer , mais que chacun reprend sa vrai place , LAISSER LE PEUPLE DECIDER DE LUI-MEME , NE PENSER PAS A SA PLACE ,et L URNE DETERMINERA LE CHOIX DU PEUPLE
    Il faut pas oublier que ce meme Ali belhadj a passer la moitié de sa vie en prison plus que Mandela et chaque week end on l’embarque , c’est ce qu’on appelle un Opposant Actif , le pouvoir l’a à l’œil , il y’a tjrs un vehicule du DRS devant son domicile , on lui mene la vie dure , il n’as pratiquement pas de vie familiale .
    Contrairement à nous tous , nous faisons de l’ Opposition Passive , c’est-à-dire derriere un micro bien au chaud entourer de notre famille et on commence a donner des bons points a celui-ci et mauvais points celui là .
    C’est une verité un peu amere DURE a accepter mais c’est de ça qu’il s’agit , etre honnete avec soi meme avant de l’etre avec les autres .
    Dieu merci nous avons cette tribune qui nous permet d’echanger des idées et REVER d’etre vrais opposants ce qui est faux , on fait semblant , la preuve ?? .
    Nous qui vivons en Algerie , on a meme pas eu le courage de denoncer la corruption la semaine passée devant le ministere del’energie avec les jeunes mameri etc ….
    Quand a ceux qui vivent en france , on a vus qu’une dizaine de personne devant le restaurant le DAUPHINE , lors de la celebration de l’independance
    DONC contenter nous de enrichir mutuellement par nos idées et laisser ceux qui affrontent le pouvoir de face tranquille , que ce soit ali belhadj, hadj smail , malti ou autres …
    Quand a la charia , je vous assure que si…..
    -ON coupera la main en direct TV de Chakib Khalil suite a un proces equitable bien sur qui determinera sa culpabilité
    – On donnera 100 cps de fouets en direct a ces “deputés” aux gros ventres qui abusent des petites filles (faites un tour a l’hotel aletti) apres un procès equitable bien sur .
    Vous pouvez en etre sur que la charia seras mis de coté pour au moins de 2 siecles .

  • :Mohamed J.
    4 mars 2013 at 2:43 - Reply


    اننا هنا لا نخوض في انواع الربا ولكن الموضوع محدد وهو ربا المصارف و هل هو ربا ام لا @ س ج يرى ان تعريفي غير كافي وهذا رأي وهو حر في الابداء برأي مخالف وهناك من يرى ان التطور الاقتصادي والمصرفي يجعل الموضوع صعب الفهم وهناك من يتطرق الى الحكمة في تحريم الربا,
    لا ارى انه من شأن البشر ادراك الحكمة او الحكم الالاهية من وراء التحريم والا قلنا ان الله لم يكن يعلم وقت النزول ان الاقتصاد سيصير على ما هو عليه وهذا يخالف الشرع اذ لا يتقيد المفسرون للنص الا بالعلة وحدها لا غير وبداهة ان العلة في مسألة الربافي النوع الذي نتكلم عنه لان هناك العديد من انواع الربا هي ما زاد عن رأسلمال والايته واضحة بهذا الصدد ولا تحتاج لعلم غزير
    واذا كانت البنوك حقيقة ذاة عهد حديث كمؤسسات فالممارسة الربوية قديمة واضحة في طبيعتها وعللها ومنها الاساس وهو الزيادة على رأسلمال المقروض عند الارجاع وما يقول عنه النص بدون صعوبة في التفسير “فان تبتم فلكم رؤوس اموالكم

  • Mohamed J.
    4 mars 2013 at 4:37 - Reply

    @ Faribedo.
    Je suis entièrement d’accord sur l’ensemble de votre dernier message, sauf sur ça, qui me fait réagir :
    “L’administration coloniale faisait fonctionner convenablement les services d’etat , le citoyen était tellement considéré… “.
    Les Algériens n’ont commencé à bénéficier de l’administration coloniale qu’a partir de 1947, après les massacres de 45 et la fin de la guerre mondiale et encore… Auparvant ils étaient soumis à la loi de l’indigénat, qui bien qu’abrogée en 1927 ne disparut dans les faits qu’avec l’avènement de la deuxième guerre mondiale et l’envoi des algériens au front pour défendre la “mère patrie”.
    Cette loi de l’indigénat faisait de l’Algérien un sous homme sans droit particuliers face au français ou à l’européen en général qui pouvaient sequestrer ses biens ou sa personne tant qu’ils voulaient.
    Pour l’anecdote, pendant la révolution, on est venu nous parquer, enfants et femmes dans un bois environnant sur les hauteurs d’Alger, sans déjeuner ni eau et on a pris les hommes de plus de 14 ans à la SAS pour les estampiller à la fin avec un cachet comme des moutons, directement sur la peau, et nos maisons ont été mises dans un désordre inimaginable durant la fouille. Un enfant n’oublie jamais des faits aussi marquants.
    Alors la France coloniale, mon frère !!! Je ne la souhaite pas à mon pire ennemi.
    Là où les militaires décident hors des casernes, c’est le désordre ! C’est celà notre problème passé et actuel.
    Amicalement.

  • Afif
    4 mars 2013 at 7:38 - Reply

    @ salmi latéfa :
    Je vous cite : “actuellement avec tous ces changements qui s’opèrent dans le monde et avec l’expérience de ceux qui les ont précédé (la Turquie notamment ) et leur maturité politique, on doit leur donner la chance de gouverner comme on l’a donnerait à d’autres.
    cordialement.”
    La chance leur est donnée actuellement en Egypte et en Tunisie : notre sort est lié à ce qui va se passer dans ces deux pays. J’avais une grande estime pour El Ghannouchi dans les années 90, maintenant qu’il est au pouvoir, c’est une autre paire de manches.
    Ma conviction personnelle est que les partis dits islamistes ont fait beaucoup de tort à l’Islam : leur intention louable de suivre la voie des Khoulafas Rachidines n’a pas été concrétisée. Ils sont très loin de la politique suivie par les Compagnons du Prophète QLSSSL. Seul, l’Emir Abdelkader a pu concrétiser leur voie. Nos dirigeants islamistes actuels sont loin du compte.
    @ Aomar :
    Je vous cite :”La Shari’a de mon point de vue ne saurait être instaurée de façon unilatérale, elle reste subordonnée aux aspirations et adhésion du peuple dont l’avis ne sera recueilli que par des dirigeants légitimes.”
    Bien vu, c’est que j’avais dit dans un précédent post: la Chariâa doit faire l’objet de lois votées par un Parlement élu démocratiquement, primo pour qu’elle soit acceptée par la société, car les algériens n’aiment pas la contrainte et font le contraire de ce que vous voulez leur imposer, secundo pour qu’elle est force de loi et réellement appliquée.
    En ce qui concerne l’intérêt bancaire, son utilisation dans les pays musulmans prouvent qu’il n’y a pas un seul état musulman digne de ce nom : les pays qui clament dans leur constitution “l’Islam est la religion de l’Etat” n’est pas une preuve de leur islamité. Comme l’a dit un frère, la Riba est pire que mille Zinas. La richesse créée par l’intérêt bancaire n’a aucune contrepartie matérielle : les milliards d’intérêts bancaires qui se créent tous les jours viennent gonfler la masse monétaire sans y ajouter de biens matériels, résultat, c’est l’inflation et la paupérisation de ceux qui vivent de leur salaire.

    • salmi latéfa
      4 mars 2013 at 11:21 - Reply

      @ Afif
      Vous dites que la chance est donnée actuellement aux islamistes en Égypte et en Tunisie mais vous ne dites pas tous les coups bas et toutes les manœuvres mesquines qu’on est en train de “concocter” pour avorter leur chance de gouverner, Mohamed Morsi ne cesse de faire face à une coalition d’opposants “laics” qui met l’avenir du pays en danger en s’opposant à des élections qui furent libres et transparentes, ( je ne rentrerai pas dans les détails de la constitution, je parle de leur intention de destituer un président élu par le peuple). Vous savez l’opposition en Égypte ne s’est jamais mise d’accord ni ne parle d’une seule voix dans toute son histoire que lorsque c’est un parti islamiste qui est venu au pouvoir, avant” koul cheikh kan yamdah ala cheikhou” pour vous dire que leur vrai problème n’est pas de faire de l’opposition mais de faire barrage et d’éliminer des gens qui en font de l’Islam leur priorité. Un Mohamed Baradei qui faisait le bonheur des américains et d’Israël et leur servait sur un plateau d’argent des compte-rendus sur mesure ne peut avoir l’Islam en son cœur, je ne parle comme ça été dit dit de la Shahada, de la prière etc…je parle du projet d’une société qui aura pour référence la Charia. Un Amr Moussa qui a courtisé l’ancien régime de Moubarek pendant des années et qui vécu dans son atmosphère “laïque” ne peut lui aussi porter ça dans son cœur, enfin un Hamdine Sabahi, opportuniste ne peut lui également œuvrer pour cette vision. En Tunisie c’est pareil, les bâtons dans les roues qu’on leur met suffisent à eux seuls de démontrer que leur parcours sera plein d’embûches. Nous n’avons pas à attendre d’eux qu’ils soient des khoulafaa errachidine pour la bonne raison que nous aussi, nous ne sommes pas oumata el khoulafaa, un petit coup d’œil sur le comportement des musulmans nous rendra moins exigeants. Les partis islamistes ne font pas de tort à l’Islam, c’est le comportement d’une poignée de personnes qui elle seule, porte la responsabilité. Combien d’hommes politiques se sont enrichis d’une façon ostentatoire alors qu’ils défendaient le socialisme, la justice sociale selon le dogme de cette doctrine et ce n’est pas cette dernière que l’on jugera mais bien ces personnes, il en est de même pour les partis islamistes. De toute façon quoiqu’ils fassent, quoiqu’ils cèdent ( l’abandon des ministères régaliens en Tunisie), les opposants trouveront toujours à redire car en réalité c’est une guerre contre le retour à la vraie identité musulmane qu’on est en train de faire exactement comme le font les occidentaux. Je me suis toujours posée cette question: aurait-on fait tout ce vacarme si un parti d’une autre obédience avait pris le pouvoir? Surement pas car on s’est bien accommodé de 30 ans de “laïcité” plus dictature avec Moubarek et de 24 ans avec Ben Ali.

  • Amel H
    4 mars 2013 at 7:45 - Reply

    @ Faribedo.
    Juste pour l’anecdote, étant un peu plus jeune, j’ai par contre gardé de bons souvenirs de la période de boumediène, en tant qu’enfant, bien que je considère que son « règne » ait instauré les bases de tout ce que nous vivons aujourd’hui.
    Quand vous dites : « Mme Amel » pense que ALI BELHADJ n’as pas la stature de je ne sais quoi … », je donnais mon avis sur le personnage, en ayant pris soin de préciser que « Il reste aujourd’hui un des rares militants sincères à ne pas s’être laissé corrompre, malgré ce qu’il a subi de la part du pouvoir. » !! , mais qu’au grand jamais je n’aurais reproché à ceux qui auraient voté pour lui !
    Et là « Contrairement à nous tous , nous faisons de l’ Opposition Passive , c’est-à-dire derriere un micro bien au chaud entourer de notre famille et on commence a donner des bons points a celui-ci et mauvais points celui là …. Nous qui vivons en Algerie , on a meme pas eu le courage de denoncer la corruption la semaine passée devant le ministere del’energie avec les jeunes mameri etc …. », je vous rejoins tout à fait, en ayant honte de ne pas avoir plus de courage …
    Et pour conclure, lire tous les commentaires sur ce forum reste un plaisir, une véritable bouffé d’oxygène.

  • Adel H.
    4 mars 2013 at 11:30 - Reply

    @faridbeo
    Très cher compatriote,
    Je ne me permettrais jamais de porter un jugement sur vous ou de faire la moindre remarque désobligeante sur votre personne ou sur toute autre personne qui intervient sur ce site. Je ne discute que des idées que vous mettez sur la table. C’est cela le débat et chacun de nous doit dire sincèrement ce qu’il pense, selon ses convictions. Nous divergeons sur certaines choses et c’est normal; c’est un fait connu que la politique divise et cela est vrai sous toutes les latitudes. Vous n’ignorez pas, cher compatriote qu’Ali Benhadj a été vice-président d’un parti politique. C’est donc une personnalité publique et il n’y a aucun mal à le juger ou le critiquer en tant que personnage politique, tout en reconnaissant sa sincérité, son courage et son engagement pour sa cause.
    Comparer les dirigeants du FIS à Mao ne me semble pas être quelque chose de dégradant. Mao a été un grand chef révolutionnaire et un grand homme d’État. Ma perception personnelle de l’action du FIS – je peux me tromper – m’a amené à faire le parallèle entre ce que ce parti voulait faire et l’action menée par Mao lorsqu’il avait lancé sa fameuse révolution culturelle.
    Que Dieu vous protège et vous prête longue vie.

  • Adel H.
    4 mars 2013 at 11:39 - Reply

    @Zendagui
    Bonjour,
    Voilà ce que j’ai dit : « Concernant la perte de repères et la situation chaotique que connaît notre pays, je lui trouve deux causes majeures, en plus des effets traumatisants de la colonisation – qui a quand même duré 132 ans : »
    Je n’ai donc pas oublié ce que la France colonial a fait. Malgré tout, je pense que l’action de déstructuration de la société algérienne, avec tous les effets pervers que nous connaissons, s’est accélérée après l’indépendance.
    Amicalement

  • Adel H.
    5 mars 2013 at 12:50 - Reply

    @Brahim Younessi
    Bonjour,
    Je crois que nous devons préciser un peu les choses et savoir de quoi nous parlons exactement, pour éviter les malentendus.
    Pour ma part je ne parle pas de la chari`aa en tant que conception du monde qui englobe tous les aspects de l’existence de l’individu et de la société. Je parle de la chari`aa dans le sens restreint de corpus juridique ou ensemble de lois applicables par un juge dans une cour de Justice.
    Sachant que la législation algérienne est, au jour d’aujourd’hui, bien codifiée et identifiée, sous la forme d’un ensemble de codes : Code Pénal, Code Civil, Code de la Famille, Code de Commerce, Code du Travail, etc. (je ne suis pas spécialiste, je peux donc dire des bêtises, corrigez-moi si je me trompe). Si nous décidons que cette législation n’est pas conforme aux prescriptions de la doctrine islamique et que nous devons appliquer la chari`aa à la place, que ferons nous, concrètement? Avons-nous un corpus juridique bien identifié et codifié qui serait applicable de suite?
    J’ai parlé d’application plus stricte de la chari`aa, car dans mon esprit, la législation algérienne actuelle inclut certaines dispositions de la chari`aa, qui étaient appliquées même durant l’époque coloniale. Encore une fois, je ne suis pas un spécialiste et j’aimerais être éclairé sur la question. Ma perception des choses est que la législation actuelle est globalement acceptable pour un musulman. Je n’y vois personnellement aucune disposition qui soit inacceptable pour un musulman ou une musulmane, car en contradiction avec les prescriptions de la doctrine islamique.
    Quand j’ai dit que l’État algérien a laissé la société évoluer librement, dans mon esprit, il ne s’agissait pas du champ politique, mais plutôt de la pratique religieuse. Nous savons qu’en URSS, par exemple, l’État avait tout fait pour décourager la pratique religieuse. Même en Tunisie, Bourguiba avait pris certaines initiatives qui ont été vivement critiquées à l’époque, en encourageant par exemple la population à ne pas jeûner pendant le Ramadhan, en interdisant la polygamie, etc. (voir cette vidéo où Tariq Ramadhan en parle : http://www.youtube.com/watch?v=7lfJ7tGsn2s ). En Algérie, il n’y a jamais rien eu de semblable. D’un autre côté, l’État n’a pas fermé les bars et les cabarets. Il n’a pas imposé de tenue islamique aux femmes, ni interdit la mixité.
    Je voudrai maintenant expliciter un peu ma posture. Je ne suis pas contre la chari`aa. Ce que je dis – et là je pense que je suis en phase avec l’Appel du 19 mars et la plate-forme du FCN, qui ne font aucune référence à la chari`aa –, c’est que le mot d’ordre d’application de la chari`aa – tout comme celui de la laïcité -, aujourd’hui, est un mot d’ordre qui divise les forces de l’opposition, tout en ne présentant aucun caractère d’urgence. Pour moi, l’urgence aujourd’hui, c’est de rassembler TOUTES les forces de l’opposition sincère : islamistes, nationalistes, modernistes, laïcs, etc. Notre pays est en danger et l’opposition est divisée. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de mettre en avant des mots d’ordre qui divisent encore plus cette opposition. L’islam n’est pas en danger dans notre pays; c’est le pays lui-même qui est en danger. Nous voyons clairement aujourd’hui en Tunisie et en Égypte que la seule solution est la constitution d’un gouvernement d’union nationale incluant toutes les forces politiques, afin de remettre le pays en marche et dépasser la phase critique. Le chaos et l’anarchie guettent et mettre en avant les conflits idéologiques en oubliant que le pays risque de sombrer est une attitude suicidaire.
    C’est pour cela que je demande clairement et sans aucune arrière-pensée d’oublier ce mot d’ordre d’application de la chari`aa pour le moment. Dans mon esprit, la refondation de notre législation est un travail de longue haleine qui doit se faire dans la sérénité et après de larges consultations et débats, afin de dégager un large consensus autour de ces questions.
    Pour le moment, l’urgence est ailleurs, et les musulmans et musulmanes sincères n’ont aucun problème à vivre leur foi de manière pleine et entière sans que personne ne les inquiète à ce sujet.
    Cordialement

  • Adel H.
    5 mars 2013 at 1:22 - Reply

    @Aomar
    Cher ami,
    J’accepte vos excuses avec un cœur sincère. Je pense que vous aviez écrit votre premier post sous le coup de la colère, alors que le débat exige un certain détachement. De plus, vous l’aviez débuté par une phrase qui me prête des intentions cachées, chose qui est totalement étrangère à ma personnalité. L’incident est oublié.
    Je vous prie de lire le dernier post que j’ai adressé à notre ami @Brahim Younessi, car je l’ai rédigé aussi à votre intention.
    J’admets que je suis quelqu’un qui peut être difficile à classer, car je n’ai pas une position tranchée. J’ai découvert LQA, il y a de cela 3 ans et demi et si j’y suis resté, en participant régulièrement par des articles et des commentaires, c’est que je me suis totalement reconnu dans l’Appel du 19 mars. Je me vois comme un rassembleur et non le défenseur d’une position idéologique bien tranchée. Je suis issu d’une famille très modeste (mon père, Allah yarhamou, était ouvrier du bâtiment) qui baignait naturellement dans la tradition islamique telle qu’elle était vécue par toutes les familles musulmanes de notre pays durant l’époque coloniale. J’ai commencé à faire la prière à l’âge de 10 ans et je me rendais à la mosquée avec quelques amis lorsqu’elles n’étaient pas aussi pleines qu’elles le sont aujourd’hui. Jeune homme, j’ai été séduit par la pensée occidentale de gauche, marxiste, mais aussi humaniste en général. C’était le courant dominant dans les années 60-70. J’ai pris quelques distances avec la religion, sans jamais être anti-religieux. Disons que j’étais devenu plus ou moins indifférent. Avec l’âge et après avoir vécu quelques années à l’étranger, j’ai éprouvé le besoin de renouer avec les attitudes et les perceptions de mon enfance et de revivre la religion telle que l’ont vécue mes parents et grands-parents, de manière simple et naturelle. De mon cheminement dans la vie et de mes pérégrinations au sein de l’univers intellectuel occidental, j’ai gardé une aspiration à la fraternité universelle et une empathie envers toutes les cultures. Je vis aujourd’hui dans un pays occidental, dans un univers multiculturel, et je travaille dans un pays arabe où j’ai beaucoup de collègues expatriés de toutes nationalités et de toutes religions. Mon meilleur ami est un Chinois, dont la culture ne connaît pas la notion de Dieu. Dans leur tradition confucéenne – qui a été malmenée par la révolution maoïste -, ils pratiquent le culte des ancêtres.
    Le monde d’aujourd’hui est complexe et nous devons y trouver notre place, en gardant notre identité, mais sans piétiner les autres.
    Amicalement

  • Adel H.
    5 mars 2013 at 2:55 - Reply

    @Mohamed J.
    Bonjour,
    Dire que l’argent ne peut pas produire de l’argent ne me semble pas vrai. Supposons qu’un individu dispose de 10 millions de dinars. Il a le choix entre acheter un petit appartement qu’il donnera en location ou placer cet argent dans un compte d’épargne bloqué qui lui rapportera un intérêt. Où est la différence?
    L’argent déposé à la caisse d’épargne ne dort pas. Il est investi par la banque dans des projets ou prêté à d’autres clients qui le font travailler. Ce n’est pas l’argent en lui-même qui rapporte en dormant. Si la banque se contente de le garder sans l’investir, il ne rapportera rien du tout et la banque fera faillite. Donc dans tous les cas, l’argent est investi, soit par l’individu lui-même, soit par la banque à qui il l’a confié.
    Amicalement

  • Adel H.
    5 mars 2013 at 3:16 - Reply

    @salmi latéfa
    Merci, chère compatriote, pour votre réponse franche, sincère et explicite.
    Souhaitons à notre pays et notre peuple de trouver un jour les hommes et les femmes dignes d’eux qui sauront leur redonner la considération qu’ils méritent.
    Cordialement

    • salmi latéfa
      5 mars 2013 at 11:09 - Reply

      @ Adel H
      vous savez cher compatriote, à l’heure actuelle des choses et vu l’état déplorable du pays et sa déliquescence, nous avons besoin surtout de personnes honnêtes et intègres dans un premier temps alors si j’étais au pouvoir et d’obédience islamiste, j’aurais choisi des personnes de cette trempe dans tous les courants pour redresser le pays. L’honnêteté et l’intégrité ne sont pas spécifiques aux islamistes et un pays tel que le nôtre qui a perdu ses repères d’identité ne peut se les réapproprier que par des hommes et des femmes ayant la foi, la droiture l’abnégation et l’amour de la patrie. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que le réveil de la communauté de Mohamed ‘QSSL”, pour reprendre le rectificatif d’Aflatouch, est entrain de se faire car débarrassés de leurs dictateurs, les musulmans vont renaitre lentement, c’est sûr, mais c’est un pas vers le meilleur car le pire, ils l’on vécu. Restons optimistes et ayant confiance en notre Dieu, qui s’imaginait que le règne de Moubarek ou de Ben Ali ou de Kadhafi allait un de ces jours prendre fin et quelle fin! peu importe si la main étrangère y était présente ou pas, ce que je sais c’est que tout à une fin et la fin des mafiosi de l’Algérie n’est pas loin. je pensais que j’allais mettre fin à ma contribution dans cet article ( je remarque qu’il a drainé le plus de commentaires ) mais on a tellement côtoyé, sans le vouloir la médiocrité que ces discussions sont une bouffée d’oxygène.

  • Mohamed J.
    5 mars 2013 at 10:59 - Reply

    @ tous les lecteurs.
    Désolé, mais je viens d’être surpris par le piratage de l’adresse de mon site dont je donnais le lien ici. Il renvoie actuellement à un autre site. L’URL de mon site est celle associee à mon nom sur ce présent post.
    Désolé .

  • DANGER A L’HORIZON
    5 mars 2013 at 12:23 - Reply

    Je remercie Monsieur Adel H. pour toutes ses interventions. Il est parmi les rares d’entre nous à réfléchir rationnellement par lui-même. Il n’est dominé par aucun parti pris. C’est “SA” pensée élaborée par son propre vécu et sa propre expérience.Et rien que pour çà, il mérite le respect même si comme il le reconnait, il peut se tromper. Il ne prétend pas avoir “la science infuse” en histoire ou en politique.
    Merci Monsieur pour vos contributions.
    Si vous permettez Monsieur Adel H, dans un de vos paragraphe que je cite ci-après, j’ai trouvé l’exacte l’explication du choix de mon pseudo : DANGER A L’HORIZON dont certains internautes étaient intrigués.Votre paragraphe ci dessous donne l’explication du choix de mon pseudo :
    “Notre pays est en danger et l’opposition est divisée. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de mettre en avant des mots d’ordre qui divisent encore plus cette opposition. L’islam n’est pas en danger dans notre pays; c’est le pays lui-même qui est en danger. Nous voyons clairement aujourd’hui en Tunisie et en Égypte que la seule solution est la constitution d’un gouvernement d’union nationale incluant toutes les forces politiques, afin de remettre le pays en marche et dépasser la phase critique. Le chaos et l’anarchie guettent et mettre en avant les conflits idéologiques en oubliant que le pays risque de sombrer est une attitude suicidaire.”
    Merci Monsieur !

    • Aomar
      5 mars 2013 at 6:34 - Reply

      @danger a lhorizon
      La majorite d’entre nous utilisent des pseudo assez correct que les bonnes manieres obligent.
      Quant au votre, jusqu’a ce que vous decouvriez son sens par la magie de “Maitre” Adel signifiait tout simplement:ALERTE LES ISLAMISTES ARRIVENT. j’espere ne pas me tromper.
      Bien a vous

  • faridbeo
    5 mars 2013 at 12:57 - Reply

    MOHAMED @ , Vous avez raison . Je parlais des 1eres année de l’independance , donc il fallait lire
    ” le RESTE ou l’heritage de l’administration coloniale faisait fonctionner convenablement les services d’etat , le citoyen était tellement considéré… « , loin de moi l’idée de glorifié le colonialisme comme l’a si bien fait MEDELCI .
    Adel @ je suis d’accord avec vous aussi , ali belhadj est un homme politique , donc apte à la vindicte populaire si cela est justifiée …
    Amel @ je suis content que vous ayez pris ma remarque par son coté positif

  • Mohamed J.
    5 mars 2013 at 4:07 - Reply

    @Adel.
    Je ne pense pas avoir formulé cela comme ca: “que l’argent ne produit pas de l’argent” ni même approché de cette formulation à moins que tu ne vises le sens du verset, mais là je n’en suis pas l’auteur, astaghfirou Allah. 🙂
    Tu sembles trouver une égalité entre l’intérêt que verse la CNEP et une transaction commerciale. Voici ce qu’en dis le Coran :
    (وأحل الله البيع وحرم الربا)[البقرة: 275]
    وقال سبحانه: (يا أّيهّا الذين آمّنٍوا لا تّأًكٍلٍوا أّمًوّالّكٍم بّينّكٍم بٌالًبّاطٌلٌ إلاَّ أّن تّكٍونّ تٌجّارّةْ عّن تّرّاضُ منكم) [النساء: 29].

  • Afif
    5 mars 2013 at 5:21 - Reply

    @ Adel H. :
    Je te cite : “Dire que l’argent ne peut pas produire de l’argent ne me semble pas vrai. Supposons qu’un individu dispose de 10 millions de dinars. Il a le choix entre acheter un petit appartement qu’il donnera en location ou placer cet argent dans un compte d’épargne bloqué qui lui rapportera un intérêt. Où est la différence?”
    Il y a une grosse différence entre louer l’appartement acheté avec un certain capital et l’intérêt bancaire produit par ce capital s’il était mis en dépôt épargne dans une banque : dans le premier cas, le capital a une utilité sociale, le loyer perçu a une contrepartie en service. Par contre, dans le deuxième cas, c’est un capital dormant sur lequel doit être prélevée 2,5% de sa valeur correspondant à la Zakat, si ce capital reste dormant toute une année.
    Maintenant, tu dis que de toute façon, le capital en dépôt n’est pas si dormant que ça, il est utilisé par la banque : d’accord, son utilisation serait licite si le propriétaire du capital est associé dans l’utilisation de son capital et s’il assume le risque en cas de perte. En outre, cette utilisation du capital déposé par la banque ne doit pas se faire dans des opérations financières spéculatives, n’ayant aucun fondement matériel (par exemple, pour faire simple, achat d’une récolte agricole avant sa maturité).
    En tout cas, cette utilisation du capital déposé par la banque à l’insu du dépositaire a fait d’énormes dégâts lors de la crise financière de 2008 où des milliers de déposants ont failli perdre leur épargne en Belgique, en Islande et ailleurs, si l’Etat n’était pas intervenu pour renflouer les banques.
    Cela dit, dans cette histoire de capitaux, il y a deux injustices : la première est le fait qu’un capital qui est le produit de la force de travail d’une ou plusieurs personnes soit accaparé par une autre personne qui n’a peut-être même contribué à la création de ce capital (je ne parle pas ici des entrepreneurs qui ont leur part dans la création du capital).
    La deuxième injustice est le fait qu’on puisse s’enrichir sans le moindre effort physique ou intellectuel, par le simple fait d’un dépôt en banque, qui plus est d’une richesse produite par autrui.
    Ces deux injustices ont été traitées par l’Islam : la première est réparée par la Zakat (après 80 années environ, le capital quel que soit son volume est réduit à son montant minimum non taxable).
    La deuxième est tout simplement interdite : le capital doit être prêté sans intérêt avec l’avantage que son volume soit préservé, car la somme prêtée n’est pas assujettie à la Zakat. C’est le seul avantage, et il est important puisqu’il coûte 2,5% de la valeur du capital. C’est cette règle que devrait appliquer un état musulman.

  • Afif
    5 mars 2013 at 5:46 - Reply

    @ salmi latéfa :
    Je vous cite : “Vous dites que la chance est donnée actuellement aux islamistes en Égypte et en Tunisie mais vous ne dites pas tous les coups bas et toutes les manœuvres mesquines qu’on est en train de « concocter » pour avorter leur chance de gouverner”.
    La politique n’est pas facile, c’est ce qu’on dit à nos politiciens à longueur d’année “Koum Walla Tallag”. N’attendez pas à ce que vos ennemis politiques vous fassent des cadeaux, il ne faut pas être naïf.
    Morsi et Ghannouchi doivent savoir composer avec l’opposition, arrondir les angles, ne pas jouer avec le feu en étant complaisant avec les extrémistes et les discours violents.
    Ils doivent surtout ne pas bomber le torse et croire que leur victoire électorale est le sésame qui va leur ouvrir toutes les portes : les élections qui ne concernent qu’une partie de la population, c’est une chose, la société dans son ensemble, c’est autre chose. Je peux vous jurer que les manifestants anti-Morsi de Port Saïd et d’ailleurs, dans leur grande majorité, n’ont jamais voté une seule fois.
    Par conséquent, même si on est majoritaire dans les institutions, on doit rester humble et ne pas traiter les autres partis de sanafirs.

  • Adel H.
    5 mars 2013 at 7:55 - Reply

    @Mohamed J.
    Désolé! J’ai dû confondre avec le post de quelqu’un d’autre.
    @Afif
    Je pense que le problème ne réside pas dans l’activité bancaire en elle-même, mais dans la spéculation. C’est lorsque l’argent collecté par les banques est injecté dans une longue chaîne de spéculation qui ne produit rien que la crise survient. Quelqu’un doit payer au bout de la chaîne pour toutes les commissions versées sans contrepartie. L’État régulateur doit veiller à sanctionner toute forme de spéculation. La spéculation et la fraude peuvent aussi avoir lieu dans les transactions commerciales licites du point de vue islamique. Un fabricant peut tricher sur la composition du produit qu’il vend, par exemple.
    Amicalement

  • Mohamed J.
    5 mars 2013 at 8:09 - Reply

    @ Adel.
    Même si je n’étais pas concerné je t’ai répondu, mais tu évites apparemment de me répondre. La question demeure entière: Riba ou pas ?

  • Mohamed J.
    5 mars 2013 at 8:29 - Reply

    @Adel.
    Longue chaine de spéculation ou pas, on ne doit pas suivre les pas de satan, car pas a pas il nous conduit en enfer. Ce qui est interdit par la religion l’est pour des raisons qui sont propres à notre créateur et qui relèvent de l’inconnu (El Ghaib) pour nous, sur lequel nous avons obligation de ne pas nous pencher.
    Pourquoi l’intérêt est interdit par la religion, le musulman n’a en principe pas a se poser cette question, les xauses de l’interdiction relèvent de la sagesse et de l’omniscience divine. Mais dès qu’il y a un intérêt, il y a interdiction, c’est d’une clarté sans faille.

  • Aflatouch
    5 mars 2013 at 10:01 - Reply

    @Adel et Afif
    Bonsoir chers amis
    Sur la question du Riba, l’exemple cité par Adel est plus que pertinent et permet de clarifier certains points, qui à mon avis sont importants.
    Je suis d’accord avec Afif il y a bien une différence entre un placement bancaire avec intérêt et l’investissement immobilier contre des revenus immobiliers.
    La différence citée par Afif concerne la gestion du risque qui est dans le 2me cas transférée à la banque. L’individu n’ pas à se soucier de l’insolvabilité du locataire, ce qui aurait été le cas s’il avait loué un bien acheté, ni de la gestion et l’entretien de ce bien. La banque se rémunère pour la gestion de ces risques.
    Cependant là où je me désolidarise de la réponse apportée par Afif, c’est le fait de résonner comme si la banque finançait un bien qui existe déjà, et ce serait pour coller à l’exemple des avances de trésorerie.
    Or ce n’est pas le cas et c’est là où c’est important les banques financent des biens qui n’existent pas, et cet apport en capital permet la “création” de richesse et c’est dans ce sens où l’intérêt qui représente le coût du capital a un impact majeur dans la fixation du niveau d’investissement, des prix mais aussi des revenus, et dans une certaine mesure du prix de la monnaie (taux de change) et de l’inflation. Je sais que ça peut paraitre hermétique, mais je ne sais pas comment le dire autrement qu’en donnant trop de développement sur le fonctionnement du système monétaire international, le rôle des banques centrales et le comportement des agents économiques ce qui nous dévierait considérablement du sujet.
    Juste un mot : cette création se fait par l’investissement lequel est constitué de l’épargne, qui une fois taxée à 2,5% disparait tout simplement. Donc ce raisonnement valable au niveau individuel, et permet à un individu de choisir entre un investissement et un placement n’est plus valable au niveau collectif, si on taxait l’épargne et empêche tout simplement le financement de grands projets par les banques, qui ont besoin de collecter les épargnes pour atteindre des niveaux de financement adéquat.
    Un autre mot concernant la spéculation, à mon avis elle n’a rien à voir avec le sujet, et la cause des crises, n’est pas l’intérêt bancaire, mais la titrisation, c’est-à-dire la transformation de créances en titres négociables et leur mise sur le marché, en impactant le bilans et la structure des banques, qui provoque la crise.
    Le sujet étant les conditions du changement, la question de riba n’a été soulevée que pour poser le problème de l’application de la Charia (et par là le rapport entre islamistes et laïcs) ; on le voit clairement, avant cette prétendue « application » de la Charia, il y a un travail de fond à faire, sur les outils et la doctrine juridiques, ou ce qui s’appelle autrement les Ousouls. Et actuellement, je ne pense pas qu’il existe un «droit islamique », ce qui existait autrefois, mais uniquement des «règles», qui malheureusement sont dépassées par les changements intervenus depuis quelques siècles.
    Un autre exemple d’actualité : deux associations en France ont porté plainte contre Chakib Khelil, pour les affaires en cours. Je ne sais pas si la requête ou plainte a été jugée recevable, mais cette démarche est impossible en Algérie par la loi. Cet exemple peut être étendu à d’autres mesures concernant l’implication des associations dans le cadre de la démocratie participative, et dans l’animation des débats.
    La question que je me pose, qu’est ce que la Charia prévoit dans ce sens, quels sont les outils juridiques Chariaique, qui permettent d’assoir pour une personne morale, le droit ou la possibilité de représenter des intérêts collectifs, tels que par exemple, les droits civiques du citoyen, et notamment en justice ?
    C’est ce genre d’aménagement qu’il est nécessaire de développer en droit islamique afin de rendre les conditions du changement possibles, car pour l’instant les « partis » islamistes utilisent amplement les outils apportés par les laïcs.
    Amicalement

  • hakimM
    6 mars 2013 at 2:45 - Reply

    Je suis pour l’islam et son application, mais pas par des incultes barbares, qui n’ont aucune patience et aucun pardon et qui ne cherchent que ce que cherche le FLN.
    Je suis pour démocratie, mais pas par des partis inventés dans les laboratoires de la DRS
    Je suis pour le nationalisme, mais pas pour les partis FLN-RND, fraudeurs, corrompus.
    Nous avons un pays, une nation, mais nous n’avons ni hommes intègres en quantité ni peuple bien orienté, uni et qui écoute les autres.
    Nous voulons l’islam, la démocratie, le nationalisme tout en laissant la voie à tous les charognards qui veulent l’opposé de ses valeurs.
    Nous voulons un grand pays, mais on ne fait rien pour le construire.
    Nous voulons une équipe de football, mais nous ne faisons que critiquer et rêver.
    Nous voulons une démocratie, mais on n’est bons qu’à parler anonymement.
    Tant que le peuple ne s’est pas débarrassé de la peur et de l’opportunisme, point de salut.
    Arrêtons de rêver en couleurs. Retroussons nos manches. Un gros travail en notre fond et en collectivité nous attend pour des dizaines d’années.

  • Mohamed J.
    6 mars 2013 at 10:24 - Reply

    Ce n’est pas en changeant les noms qu’on change la qualité des choses. Les noms ne sont la que pour indiquer, montrer, donner la direction, orienter vers la chose qui en est totalement indépendante.
    Le riba dans le contexte de cette discussion est constitué par le plus au capital au moment du remboursement. Les textes sont clairs. Qu’on l’appelle intêrêt, qu’on lui associe le risque ou pas, la propriété du capital ou pas, qu’on fasse des raisonnements macro ou micro ou pas, le fait est qu’il s’agit d’un prêt assorti d’un plus au moment du remboursement qui le rend illicite par le fait…que ce plus existe.
    Je ne suis pas islamiste au sens ou on l’entend, je n’ai jamais fait de politique, ni voté ni ne me suis présenté en tant que candidat, mais je suis musulman et même si je n’applique pas tout, je ne donne pas une caution à ce que je n’applique pas, ma responsabilité envers mes actes me suffit, je compte sur la miséricorde divine, mais je ne travestirai jamais pour les autres quelque chose dont je sais la qualification.
    Ce n’est pas le temps qui fait changer la qualité des choses, ce sont les textes lorsqu’on croit qu’ils émanent d’une conscience omnisciente qui a connaissace du passé, du présent et de l’avenir jusqu’a la résurrection et qui a défijni une fois pour toutes ce qui est halal et ce qui ne l’est pas. Nous ne pouvons pas revenir dessus au motif que l’économie a évolué et que les banques existent et sont une réalité presqu’incontournable. Cela voudrait dire que Dieu ne le savait pas au moment ou il a fait descendre le Coran et ne savait pas que la science économique allait être ce qu’elle est chez les hommes. “Ouama outitoum min al 3Ilmi illa kalilan”.
    Il ne s’agit pas là d’économie, mais de foi “innahou 3allamou al ghouyoub”. Les banques peuvent exister, si c’est en dehors de mes compétences et de mes capacités, j’éviterai alors d’avoir des relations avec elles, sinon je ferai le minimum en m’engageant le moins possible, mais je ne dirai pas que c ‘est licite et n’échafauderai pas de conjectures sur de fausses considérations qui contreviennent au Coran.

  • Mohamed J.
    6 mars 2013 at 10:37 - Reply

    @ Aflatouch.
    citation: “La question que je me pose, qu’est ce que la Charia prévoit dans ce sens, quels sont les outils juridiques Chariaique, qui permettent d’assoir pour une personne morale, le droit ou la possibilité de représenter des intérêts collectifs, tels que par exemple, les droits civiques du citoyen, et notamment en justice ?
    C’est ce genre d’aménagement qu’il est nécessaire de développer en droit islamique afin de rendre les conditions du changement possibles, car pour l’instant les « partis » islamistes utilisent amplement les outils apportés par les laïcs”
    .
    L’exemple existe. Il s’agit des banques associatives. Les gens déposent leur argent avec lequel la banque travaille,ils agissent par le biais du conseil d’administration en fixant les règles de la banque et la dirigent et quand ils souhaitent prendre un prêt, ils le prennent sans intérêt. Pour éviter que le conseil d’administration soit énorme, des montants d’accès sont déterminés et les associés pour le montant prévu élisent leurs représentants dans le conseil. La banque n’est en principe ouverte qu’a ses associés qui peuvent être sans limites ce qui rend la banque encore plus riche.

  • Adel H.
    6 mars 2013 at 3:01 - Reply

    @Mohamed J.
    Cher ami,
    Je m’excuse de ne pas avoir répondu à ton post. On se fait vieux, tu le sais bien, et nos neurones ont parfois des passages à vide. De plus, comme je te l’ai déjà dit, la finance ne me passionne pas particulièrement…
    Pour ce qui est de l’application des préceptes coraniques, d’une manière générale, je t’invite – ainsi que tous amis et amies de LQA – à lire ou relire ce passage du célèbre Discours décisif (Fasl al maqâl) du 3allâma Ibn Rochd ( l’extrait a été repris à partir de ce site : http://www.setif-dz.org/t2014-le-livre-fasl-al-maqal-ou-le-traite-decisif-d-ibn-ruchd ) :
    « 16_ Si tout cela est bien établi, et que nous, Musulmans, sommes convaincus que cette divine Révélation qui est nôtre est la vérité, et que c’est elle qui éveille et appelle à ce bonheur qu’est la connaissance de Dieu – proclamées soient Sa puissance et Sa majesté! – et de Ses créatures, [eh bien] c’est parce que cette [conviction] s’établit pour chaque Musulman par la méthode propre à produire son assentiment déterminée par la nature de chacun. En effet, il existe une hiérarchie des natures humaines : certains assentent par l’effet de la démonstration ; d’autres assentent par l’effet des arguments dialectiques, d’un assentiment similaire à celui de l’homme de démonstration, car leurs natures ne les disposent pas à davantage; d’autres enfin assentent par l’effet des arguments rhétoriques, d’un assentiment similaire à celui qui donne l’homme de démonstration aux arguments démonstratifs.
    17_ Ainsi, comme notre divin Texte révélé appelle les hommes [en leur présentant] ces trois méthodes, il doit [nécessairement] produire l’assentiment de la totalité des hommes, excepté de ceux qui le désavouent en parole par obstination, ou de ceux dans [l’esprit desquels] la validité des méthodes qui y sont mises en œuvre pour appeler à connaître Dieu – exalté soit-Il – ne s’est pas établie, du fait d’une négligence imputable à eux-mêmes. C’est pourquoi la mission du Prophète – sur lui soit la paix – possède cette particularité d’avoir été adressée à tout homme, blanc et noir : parce que la Révélation apportée par lui comprend l’ensemble des méthodes par lesquelles on appelle à connaître Dieu – exalté soit-Il. Ceci est d’ailleurs explicitement dit dans ce verset : « Appelle les hommes dans le chemin de ton Seigneur, par la sagesse et par la belle exhortation; et dispute avec eux de la meilleure manière » (Coran 17, 126).
    18_ Puisque donc cette Révélation est la vérité, et qu’elle appelle à pratiquer l’examen rationnel qui assure la connaissance de la vérité, alors nous, Musulmans, savons de science certaine que l’examen [des étants] par la démonstration n’entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le Texte révélé : car la vérité ne peut être contraire à la vérité, mais s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur.
    19_ S’il en est ainsi, et que l’examen démonstratif aboutit à une connaissance quelconque à propos d’un étant quel qu’il soit, alors de deux choses l’une : soit sur cet étant le Texte révélé se tait, soit il énonce une connaissance à son sujet. Dans le premier cas, il n’y a même pas lieu de contradiction, et le cas équivaut à celui des statuts légaux non édictés par le Texte, mais que le juriste déduit par syllogisme juridique. Dans le second, de deux choses l’une : soit le sens obvie de l’énoncé est en accord avec le résultat de la démonstration, soit il le contredit. S’il y a accord, il n’y a rien à en dire; s’il y a contradiction, alors il faut interpréter le sens obvie.
    20_ Ce que l’on veut dire par ” interprétation “, c’est le transfert de la signification du mot de son sens propre vers son sens tropique, sans infraction à l’usage tropologique de la langue arabe d’après lequel on peut désigner une chose par son analogue, sa cause, son effet, sa conjointe, ou par d’autres choses mentionnées comme faisant partie des classes de tropes. Si le juriste procède ainsi dans de nombreux cas pour établir des statuts juridiques, le tenant de la science démonstrative est d’autant plus fondé à faire de même. Car le juriste n’use que d’un syllogisme opinatif, tandis que celui qui connaît vraiment Dieu use d’un syllogisme certain. » Fin de citation
    Le passage qui me semble capital est celui constitué par les paragraphes 19-20.
    Sur un plan plus général, je crois que nous butons chaque fois sur la signification des termes musulman et « islamiste ». D’après notre ami @Aflatouch, est musulman tout individu qui prononce la Shahâda. J’ai, pour ma part, retenu le respect des 5 piliers de l’islam. Je dirais, pour faire simple, que d’après ce point de vue, en dehors des prescriptions légales claires, le musulman est libre d’innover dans tous les domaines et d’organiser sa vie selon les nécessités de l’époque et son bon plaisir.
    La seconde attitude, celle de l’« islamiste », consiste à dire que l’islam englobe tous les aspects de la vie du musulman et rien ne saurait échapper à sa Loi. Tout dans la vie du musulman et de la communauté des musulmans est soit islamique – ou conforme à l’islam – soit non conforme. Ainsi, il y aurait, selon cette conception des choses, un État islamique, une économie islamique, etc. On est musulman H24 et jusqu’au bout des ongles, ou on ne l’est pas. De ce point de vue là, la Shari`a définirait la norme islamique dans tous les domaines de la vie de l’individu et de la société et tout musulman, toute musulmane n’ont d’autre choix que d’appliquer cette norme ou de se retrouver exclus de la communauté islamique.
    Est-ce que je résume bien les deux attitudes que nous observons dans nos sociétés aujourd’hui, ou bien suis-je à côté de la plaque?
    Amicalement

  • Afif
    6 mars 2013 at 5:03 - Reply

    Je reviens sur mon dernier post pour corriger une affirmation fausse quand je dis : “Ces deux injustices ont été traitées par l’Islam : la première est réparée par la Zakat (après 80 années environ, le capital quel que soit son volume est réduit à son montant minimum non taxable.”
    Le fait d’écrire vite nous fait commettre des erreurs : tout d’abord, pour faciliter le débat, le montant minimum non taxable est le Nissab dont la valeur varie s’une année à une autre. En 2012, il a été fixé à 484.500.00 DA. Selon mon affirmation précédente, le capital quel que soit son volume sera réduit à un montant de 484.500,00 DA au bout de 80 années. Cette affirmation est fausse.
    Ce qui est certain, c’est qu’un capital qui est thésaurisé perd de sa valeur : par exemple, pour s’en tenir à l’exemple donné, le capital vaudra 13,19% de sa valeur initiale au bout de 80 années ( 0.975 puissance 80), soit une perte de 100-13,19=86,81%. Si sa valeur au bout de 80 années est égale au Nissab, cela veut dire qu’il était initialement d’un montant de 484.500,00/0,1319= 3.673.237,30 DA. C’est le seul montant qui est réduit au Nissab après 80 années.
    Par conséquent, plus le volume du capital initial est important, plus sa réduction au Nissab prendra du temps.

  • Afif
    6 mars 2013 at 5:30 - Reply

    @ Aflatouch :
    Je te cite : « si on taxait l’épargne et empêche tout simplement le financement de grands projets par les banques, qui ont besoin de collecter les épargnes pour atteindre des niveaux de financement adéquat. »
    Cela veut dire que les épargnants pour éviter la taxe vont garder leur épargne dans leur bas de laine au lieu de les déposer à la banque.
    Faux dans la condition suivante : un état fort bâti sur des bases démocratiques décrète que le montant liquide maximum que peut détenir un citoyen ne peut dépasser 10.000,00 DA et habitue les citoyens à un changement de monnaie tous les 3 ou 4 ans. Résultat, tout épargnant est incité de ce fait à déposer son argent dans son compte bancaire. Deuxième étape, l’épargnant autorisera sa banque à utliser son épargne pour effectuer des prêts et ce, pour que son capital ne soit assujetti à la Zakat. Si l’épargnant veut fructifier son argent, il aura la deuxième possibilité de le mettre à la disposition d’une banque d’affaires pour acquérir des actions.
    Mais, pour que tout cela marche, à la base, il faut une volonté politique fondée sur l’illicité de l’enrichissement par l’intérêt bancaire, producteur d’inflation et appauvrisseur d’un grand nombre de citoyens. A ce sujet, je t’invite à comparer la dégringolade du pouvoir d’achat de toutes les monnaies, et surtout les années récentes.

  • Mohamed J.
    6 mars 2013 at 7:04 - Reply

    @ Adel.
    A propos d’islamiste et de musulman voila ce que j’ai dit:
    Je ne suis pas islamiste au sens ou on l’entend, je n’ai jamais fait de politique, ni voté ni ne me suis présenté en tant que candidat, mais je suis musulman et même si je n’applique pas tout, je ne donne pas une caution à ce que je n’applique pas, ma responsabilité envers mes actes me suffit, je compte sur la miséricorde divine, mais je ne travestirai jamais pour les autres quelque chose dont je sais la qualification. En termes clairs, mon fardeau me suffit amplement, je ne m’attribue aucunement le droit de corriger les autres, mais rien n’interdit d’attirer l’attention et je souscris à ce qu’a dit le prophète (sAaws) et qu’a repris @Aflatouch, tous ceux qui font la profession de foi, la shahada, sont musulmans et il n’appartient qu’a Dieu de les juger sur leurs actes. Encore que le prophète (sAaws) a dit celui dont les dernières paroles ont été “Il n’y a de Dieu que Dieu, entrera au paradis”.
    Quant à Ibnou Rochd que tu cites, effectivement il y a des degrés dans la compréhension des choses par les personnes en fonction de leur génétique, de leur savoir et de leur expérience, mais dans le texte qui explique le riba et que le prophète de son vivant a expliqué amplement, il n’y a rien qui puisse être compris autrement, nul ne saurait avoir plus de savoir que lui sur la législation musulmane.
    Je n’interviendrai plus sur le sujet.

    • Aomar
      6 mars 2013 at 11:13 - Reply

      @mohamed J
      Cher Ami
      Un musulman est une personne nee de parents musulmans ou convertie à un certain moment de sa vie, et supposee observer les cinq piliers de l’islam.
      Un islamiste est un musulman pratiquant, éloigné de la culture et des coutumes locales qui ont aidé à faire face aux effets de la colonisation,et résolument tourne vers des vues plus universellement reconnues de l’islam.
      L’islamiste, appelé péjorativement “intégriste”et “extrémiste” par les modernistes, son idéal, l’instauration par des moyens politiques l’État islamique et l’application graduelle de la Shari’a

      • batni
        7 mars 2013 at 2:47 - Reply

        Si Aomar,
        Quand vous dites qu’un islamiste est un musulman pratiquant, éloigné de la Culture et des Coutumes locales… Voulez-vous dire que c’est un déraciné?. Le Wahabisme avec ses milliards est surement plus universellement reconnu que notre islam nord-Africain plus humain.
        Mes respects,

  • DANGER A L’HORIZON
    6 mars 2013 at 8:16 - Reply

    Dans votre réponse à notre ami et sincère @Adel H. pour vous il n’y a que “le réveil de la communauté de Mohamed “QLSSL”, qui prime.
    Et pour vous encore “un pays tel que le nôtre qui a perdu ses repères d’identité ne peut se les réapproprier que par des hommes et des femmes ayant la foi”
    Comme vous êtes proche de la parole divine je vous prie de ne pas mettre fin à vos contributions, comme vous avez failli de le faire. Non Madame restez avec nous car on a besoin de TOUS. Et comme je vois que vous êtes très proche de Dieu peut-être qu’il écoutera les opposants au régime algérien. Il n’y a que lui (Dieu) qui a apparemment la solution.
    Dieu n’a pas écouté Ali Belhadj, Abassi Madani, Hachani (Ellah erahmou), Ait Ahmed, Bouguerra Soltani, Mehri (ellah erahmou), Ben Khedda (ellah errahmou) , Djaballa, Nahnah (ellah erahmou) etc..etc… mais il va peut être vous entendre vous.
    Il y a des limites à votre raisonnement que je ne peux pas me mettre dans ma citrouille de tête !

    • DANGER A L’HORIZON
      6 mars 2013 at 8:18 - Reply

      Je m’adresse à vous Madame @salmi latéfa dans ce post !

  • Brahim Younessi
    6 mars 2013 at 10:05 - Reply

    @ Adel H
    Bonjour,
    S’il vous plaît, prenez un instant pour relire votre conclusion que voici et d’en faire l’analyse : « Pour le moment, l’urgence est ailleurs, et les musulmans et musulmanes sincères n’ont aucun problème à vivre leur foi de manière pleine et entière sans que personne ne les inquiète à ce sujet. »
    A ce sujet, je me permets de vous demander de préciser ce que vous entendez par cette dichotomie que vous faites entre les « musulmans sincères » et ceux qui ne le seraient pas. Il y aurait donc, selon vous, deux catégories de musulmans : les authentiques et les autres. Je ne me sens pas du tout viser pour vous le demander. Je le fais parce que ce raisonnement est extrêmement dangereux. Et j’explique immédiatement pourquoi. Sans doute inconscient de votre part et sans intention d’excommunier qui que ce soit, cette déduction est partagée par les groupes les plus extrémistes et les plus fanatiques de notre religion. Les adeptes de la hidjra wa takfir utilisent le même anathème contre ceux qu’ils jugent ne pas correspondre à leurs catégories. Ils s’appuient sur la sincérité notamment pour distinguer les bons et les mauvais musulmans. Seul Dieu peut considérer la sincérité de l’Homme.
    Je n’ai pas réagis, lorsque vous avez utilisé le même argument, une première fois, sur les libéralités que l’Etat algérien accorderait à ses citoyens, sur le plan religieux, alors que la Tunisie de Bourguiba, la Turquie de Mustapha Kamel et l’Urss de Lénine se sont ingérés dans la vie spirituelle de leurs populations pour l’interdire ou la restreindre, au nom de la laïcité pour les deux premières, et au nom de la désaliénation par la Russie bolchevique. Vérité incontestable qui établit qu’il n’y a pas de lien consubstantiel entre la laïcisation/sécularisation et la démocratisation. Ces trois exemples que vous citez participent de l’autoritarisme voire du totalitarisme, ce qui ne fait pas, a contrario, de l’Algérie une démocratie.
    Autre point discutable : l’urgence que vous ne situez pas, selon mon sentiment, là où elle devrait l’être dans la perspective même de votre préoccupation de rassembler l’opposition. Le rassemblement doit impérativement se faire sur le projet, et la question du droit est, et pas seulement à mes yeux, fondamentale.
    Chacun peut faire valoir son urgence dans cette crise qui nous assaille et qui nous broie. Les urgences des « élites » et des « plébéiens » ne sont pas les mêmes, et ne peuvent l’être.
    L’élite, dans le sens que lui donne Wright Mills, lorgne le pouvoir, la « populace » exige la satisfaction de ses besoins.
    Pour cette dernière, le rôle de l’Etat pourrait se résumer non pas à la recherche de lois meilleures, il est vrai, mais à ces deux versets coraniques : « Qu’ils adorent donc le Seigneur de cette maison [La Kaaba], Qui les a nourris contre la faim et rassurés de la crainte. » Donner à manger et assurer la sécurité, deux fonctions essentielles de l’Etat qu’il lui suffirait donc de remplir pour répondre à l’urgence. Oui, mais « l’homme ne vit pas que de pain… il vit aussi de lois » [Deutéronome].
    Etablir un « Etat de droit », quête qui est la vôtre, c’est d’abord définir les rapports de droits entre les personnes dans une communauté.
    S’agissant de la chari’a, dès qu’on l’évoque, des images subliminales de lapidation, de capitation, de mains coupées apparaissent devant nos yeux. Alors que la partie proprement juridique du Coran représente moins de 500 versets sur 6219, soit 8% de tout le corpus coranique, et les prescriptions pénales ne représentent que 80 versets, soit 1,2%. Comme tous les dispositifs juridiques, ces prescriptions ont pour effet de dissuader. Aucune peine n’est systématiquement appliquée, et la difficulté à leur application est aisément démontrable. Certaines d’entre elles, comme celles que j’ai citées, sont même tombées en désuétude dans un monde musulman qui change et se transforme sur le plan économique, social et même culturel.
    Humainement, je fais mienne la phrase prononcée par Jésus, à propos de la « femme adultère » sur le point d’être lapidée : « Que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre. » La sentence : « la main du voleur doit être coupée » est tout aussi inapplicable. On ne peut, raisonnablement, accepter d’appliquer la même peine au jeune homme ou la jeune femme qui volent un porte-monnaie dans un autobus ou le métro et à ceux qui braquent une banque ou détournent les deniers publics, et nous avons pleins d’exemples, notamment avec les dernières affaires Sonatrach impliquant des gouvernants. Donc, hiérarchie des peines.
    Je parlais dans mes précédentes interventions de philosophie du droit, de système juridique, de la conception que nous avons, les uns et les autres, du droit. Parce qu’il n’y a nulle part de droit neutre ; toutes les constructions juridiques participent d’une conception du monde. Le vingtième siècle n’a été qu’affrontement entre les systèmes de droit et de représentations, et cela continue dans ce siècle où la mondialisation lamine tout à son passage dans nos sociétés fragiles. La conception libérale du droit fondée sur l’intérêt que défendent les bourgeois, les riches, et la conception marxiste pour qui les lois sont issues d’un mode de production, ont été les deux antagonistes principales durant un siècle et demi. La guerre s’est terminée par le triomphe du libéralisme qui ne dérégule pas seulement sur le plan économique.
    J’ai eu le privilège de lire des thèses remarquables sur la théorie et la pratique du droit algérien, et leurs conclusions se rejoignent presque toutes, à savoir que notre droit connaît « une acculturation juridique » qui rend le travail législatif extrêmement difficile par la dualité qui le caractérise, participant, à la fois, de catégories islamiques et occidentalo-latines, le rendant hétérogène.
    Sincère considération.

    • batni
      7 mars 2013 at 3:02 - Reply

      Mr Brahim Younessi,
      Quand vous dites ”On ne peut, raisonnablement, accepter d’appliquer la même peine au jeune homme ou la jeune femme qui volent un porte-monnaie dans un autobus ou le métro et à ceux qui braquent une banque ou détournent les deniers publics, et nous avons pleins d’exemples, notamment avec les dernières affaires Sonatrach impliquant des gouvernants. Donc, hiérarchie des peines.”, Je ne sais quoi en penser quand je vois ce qui se fait en Iran, en Afghanistan, et il y’a quelques semaines au Malistan ou des pauvres hères sont condamnés a être pendus ou avoir les mains coupés et d’un autre coté les dirigeants sont libres comme l’air (voir le fils du guide Iranien qui a détourné des millions de dollars a Londres, Rafsandjani devenu subitement l’une des plus grosses fortunes d’Iran…etc..).
      Dans le cas qui nous concerne nous verrons le(la) pick-pocket ramené dans un stade et devant une foule en délire (on l’a vu en Algérie dans les années 90, avec par exemple le coup du laser du stade du 5 juillet), se faire amputé du bras et les gouvernants se voir promus dans la hiérarchie.
      Le pragmatisme doit nous pousser a voir ce qui se fait ailleurs, pour se prémunir contre tout mirage. Il est loin de la théorie a la pratique.
      Mes respects Mr Younessi,

  • Aflatouch
    6 mars 2013 at 11:29 - Reply

    Cher Afif
    J’avoue ne pas comprendre la disposition que tu proposes par rapport au montant liquide.
    Je comprend qu’on limite le paiement de transactions en liquide entre particuliers, professionnels, ou le montant des retraits en banque, mais qu’on limite le montant liquide détenu par un citoyen ça m’échappe. Il s’agirait de mettre un policier à tout coin de rue pour contrôler les avoirs en poche des passants ?
    Je ne sais pas si tu as prévu pour cet état démocratique fort la garantie des libertés individuelles comme celle de disposer de ses biens, comme pour un père de famille qui veut gâter sa famille et leur offrir des cadeaux de 100 000 dinars, doit il recourir à une dérogation ?
    Je ne crois pas qu’on se situe sur le même plan, je parle du niveau macro, voire international et non individuel, et j’avais signalé que l’exemple qu tu as cité permettait seulement de mettre en avant certaines notions.
    Permet moi aussi de souligner que ma démarche est différente et justement tend à montrer que la Chari’a doit partir d’un état de fait, de réalités, ensuite comprendre ‘ce qui a été révélé’ (c’est généralement la formule utilisée dans le Coran), pour appréhender une problématique et proposer une démarche cohérente qui soit conforme à l’Esprit et à la lettre (nul d’entre vous n’est croyant que si son état est conforme à ce que j’ai amené). Cela peut aboutir à l’édiction de règles concrètes ou non. Mais non pas faire l’inverse, partir d’une règle, qu’on croit à tord ou à raison vraie, puisque supposée révélée, et mettre ensuite la réalité en conformité avec cette règle, même si on obtient à l’arrivée quelque chose de tout à fait obtus et tordu.
    Pour le système monétaire actuel, c’est tout à fait ce que je dis, le système monétaire actuel est non seulement injuste, mais Haram (contrevient à l’ordre établi par Dieu) et le seul à ma connaissance, peut-être que je me trompe, à avoir affirmé cela nettement c’est la Cheikh Imran Hossein (que je t’invite à écouter sur youtube).
    L’impact c’est que effectivement, il en ressort un appauvrissement grandissant des monnaies faibles et par là la baisse du pouvoir d’achat. Je pense l’avoir dit dans un post précédent, et c’est même l’arme utilisée pour mener la guerre au tiers monde et aux musulmans par le même bais. C’est pour cette raison que j’ai cité le Hadith qui démontre la gravité de la question, puisque le système monétaire actuel est l’une des armes qui est utilisée par les ennemis de l’Islam. Là on est d’accord.
    Amicalement

  • Mohamed J.
    7 mars 2013 at 10:08 - Reply

    @Aomar.
    Bonjour cher ami.
    Vous m’obligez encore à intervenir en vous adressant à moi. La politesse voudrait que je vous réponde alors que j’avais décidé de clore pour ma part ce débat qui nous conduit aux limites selon moi.
    Vous me faites état de la différence entre islamiste et musulman mais là aussi je ne suis pas convaincu.
    Pour moi et tel que l’a déclaré le prophète “celui dont les dernières paroles ont été “koullou man kana akhirou kalamihi la ilaha illa Allah, dakhala al djanna” il faut relever qu’il n’y a même pas référence à la chahada complète ni à l’islam. Le simple fait de croire à l’unicité de Dieu suffit selon ce hadith.
    Il découle de cela, pour moi, que tous ceux qui croient en l’unicité de Dieu sont musulmans et Dieu seul peut les juger.
    Quant à l’islamiste tel que vous le décrivez, il s’apparente aussi au musulman qui voudrait appliquer les préceptes de sa religion par la da3wa, qui est aussi partie intégrante des normes musulmanes et par la volonté d’établir la volonté de Dieu et l’application de ses préceptes, ce qui est recommandé expressément par le Coran dans plusieurs versets.
    Il y a donc le premier musulman permissif et éloigné des principes de l’islam parfois jusqu’a l’extême tant et si bien qu’il devient extrémliste, mais que l’islam ne rejette pas ni ne permet de rejeter, preuve de la miséricorde divine et le second que ceux qui s’alignent avec le premier rejettent et considèrent comme intégriste, islamiste, jusqu’au boutiste, etc… sans laisser le soin de son jugement à qui de droit preuve de l’intolérance humaine.
    Des mots venus d’occident et qui n’ont aucune base dans la langue arabe, vecteur coranique, mais importés des langues des anciens colons et ennemis avérés de l’islam suffisent à le mettre sur la mire de tir et…abattons le…dès que ses avis ne coincident pas avec les notres.
    Amicalement.

    • Aomar
      7 mars 2013 at 5:57 - Reply

      @Mohamed J
      Salam,
      Je suis desole d’avoir force votre post,il n’est nullement mon intention de relancer la polemique sur ce sujet.J’ai seulement voulu donner une definition personnelle qui du reste, n’est pas la plus appropriee.
      Fraternellement.

  • Brahim Younessi
    7 mars 2013 at 12:29 - Reply

    @ Mohamed J
    Si Mohamed, je suis d’accord avec la “définition” que vous donnez du musulman : c’est celui qui témoigne de l’unicité divine et de la prophétie de Mohamed (QSSL). C’est la seule condition exigée d’une personne qui embrasse cette religion ; quant à savoir si cette personne est sincère ou pas, cela relève de Dieu seul, Lui qui a laissé l’Homme libre de croire ou de mécroire (sourate Al-Kahf). Quant à la pratique, cela relève de la seule responsabilité personnelle sur laquelle nous serons jugés. Je ne veux pas soulever, ici, la question que se sont posés les théologiens musulmans à propos de la volonté de Dieu et de celle de l’Homme, et de savoir si « Dieu veut les actes mauvais ? », étant le Créateur de l’Univers.
    Il y a une littérature abondante et savante sur ces sujets.
    @ Aomar
    Si Aomar, l’islam a toujours, depuis sa révélation, pris en considération les us et les coutumes des populations, y compris sur le plan du “chra'”. L’empire musulman s’étendait de l’Atlantique à l’Indus, englobant des populations dont la diversité culturelle, linguistique, historique, mémorielle, ethnique etc… Il a toujours tenu compte des réalités locales des populations. Comment expliquez-vous que Dieu ait juré « Par le figuier et l’olivier ! Et par le Mont Sinin ! Et par cette Cité sûre ! » (Sourate 95, At-Tin) ? « Et par cette Cité sûre », la Mecque aux habitants de laquelle Il s’adressait. Aurait-Il juré par des fruits jugés sacrés par les populations ou par le Mont Sinin [Sinaï] où le Décalogue a été remis à Moussa [Moïse] s’Il n’avait pas considéré les « traditions et les croyances » de ces mêmes populations ?

    • Aomar
      7 mars 2013 at 7:09 - Reply

      @Brahim younessi
      Salam
      Notre religion Universelle Intemporelle, a pour objectif de susciter en l’Homme, indépendamment de sa race ou de son pays, la qualité et l’attitude de l’Islam. De ce fait, il était impératif pour les premiers compagnons du prophète d’abandonner leurs coutumes et traditions ancestrales non établies par la révélation.
      Il n’échappe a personne que toutes ces “ valeurs culturelles” prônées dans nos pays, sous la bannière d’un islam Algerien/Tunisien/egyptien
      …,modere,authentique… n’arrivent toujours pas a faire des adeptes. Ceci n’étant pas notre propos, une définition plus appropriee de votre part ne ferait qu’enrichir le sujet,la mienne etant la conclusion de mon vecu et de mon experience au sein de cet environnement.
      Fraternellement.

  • Brahim Younessu
    7 mars 2013 at 12:34 - Reply

    Mohamed J et Aomar, ni mon bonjour ni ma considération pour honorables personnes ne sont passés.Veuillez me pardonner mon étourderie.

  • Mohamed J.
    7 mars 2013 at 1:14 - Reply

    @ Brahim Younessi.
    Bonjour.
    Pas grave cher ami, nous oublions tous de saluer.
    Ce que vous dites se tient. Dans mon esprit et pour prendre un exemple en mécanique, la qualité de musulman est comme un compteur de tours sur une voiture. Il y a le faux musulman, qui se déclare musulman et qui est à 0 tour minute et auquel personne n’a le droit de réfuter cette qualité et il y a le musulman dont toute la vie est dirigée dans sa réalisation vers son créateur et le compteur est à la limité de saturation voire saturé, puis il y a la majorité au milieu dans la limite raisonnable. Et tous ne sont soumis qu’a Dieu seul qui aura à les juger et à prononcer un verdict quant à leurs actes.

  • Adel H.
    7 mars 2013 at 2:13 - Reply

    @Aflatouch
    Cher ami,
    Vous dîtes :
    « Permet moi aussi de souligner que ma démarche est différente et justement tend à montrer que la Chari’a doit partir d’un état de fait, de réalités, ensuite comprendre ‘ce qui a été révélé’ (c’est généralement la formule utilisée dans le Coran), pour appréhender une problématique et proposer une démarche cohérente qui soit conforme à l’Esprit et à la lettre (nul d’entre vous n’est croyant que si son état est conforme à ce que j’ai amené). Cela peut aboutir à l’édiction de règles concrètes ou non. Mais non pas faire l’inverse, partir d’une règle, qu’on croit à tord ou à raison vraie, puisque supposée révélée, et mettre ensuite la réalité en conformité avec cette règle, même si on obtient à l’arrivée quelque chose de tout à fait obtus et tordu. »
    Vous avez exprimé avec une grande clarté l’idée que je voulais partager avec notre très cher ami @Mohamed J. par l’entremise de la longue citation du texte du 3allâma Ibn Rochd. C’est exactement la démarche préconisée par ce dernier.
    Amicalement

  • Adel H.
    7 mars 2013 at 2:21 - Reply

    @Aomar
    Cher ami,
    Pour ma part, je trouve la définition que vous avez donné du musulman et de l’islamiste très précise et claire. Elle me paraît refléter fidèlement la réalité – du moins telle que je la perçois à mon niveau.
    Je voudrais juste ajouter que nous gagnerons beaucoup à prendre les positions idéologiques des uns et des autres comme un donné avec lequel il faut travailler et non comme une anomalie par rapport à une norme théorique. Cela nous fera faire l’économie de beaucoup de déboires et d’égarements.
    Amicalement

  • Adel H.
    7 mars 2013 at 2:55 - Reply

    @Brahim Younessi
    Bonjour,
    Je serais bien embarrassé de vous expliquer ce que j’entends précisément par « musulmans et musulmanes sincères ». C’est une formule que j’utilise de manière inconsciente, effectivement. Je pense qu’elle est d’origine coranique. Pas très sûr, cependant…
    Je traduirais volontiers sincères par moukhlissîn en arabe. Dans mon esprit, cela voudrait donc dire ceux et celles parmi les musulman qui veulent dépasser le simple stade de la pratique mécanique de leur religion – ils existent et on ne peut pas les qualifier d’hypocrites – et qui veulent avoir une attitude engagée et consciente dans la pratique de leur religion au quotidien.
    Ma distinction n’a donc pas valeur de norme distinctive qui permettrait de faire un tri entre les « bons » et les « mauvais » musulmans. C’est plutôt la prise en compte d’un état de fait qui a toujours existé en terre d’islam.
    Pour ce qui est des priorités, je suis d’accord avec vous sur le fait qu’un travail de fond doit être mené afin de mettre en œuvre un programme de promotion de la personne humaine dans toutes les dimensions de son existence, sans pour autant renier les fondements culturels et religieux qui ont façonné notre société à travers les siècles – et même les millénaires.
    Seulement, pour moi, le seul pacte que devraient signer toutes les forces politiques désireuses de stopper la chute vertigineuse que connait notre pays dans tous les domaines aujourd’hui serait un pacte qui concernerait la compétition politique pacifique et loyale et le non-recours à la violence par l’un des acteurs afin d’imposer son point de vue et son programme. Ce pacte, qui n’exigerait d’aucun acteur de renoncer à ses convictions, permettrait de rassembler toutes les forces de l’opposition véritable autour d’un seul objectif : mettre fin au système mafieux qui vampirise et étouffe le pays. Les mécanismes qui permettront de gérer la période de transition sont, fort heureusement pour nous et grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de Tunisie, d’Égypte et de Libye, qui ont eux aussi tiré profit de nos erreurs, bien connus aujourd’hui.
    Lorsque nos institutions auront été remises d’aplomb sur de bonnes fondations et que le pays aura été remis sur les bons rails, alors pourra commencer le travail de refondation culturelle et morale de notre nation, en refaisant la jonction avec tout ce que notre histoire multimillénaire a déposé de « limons » fertiles et riches en matières nutritives. Cela se fera dans un cadre démocratique pluraliste et dans la sérénité. Les intellectuels, les hommes de religion, les personnalité politiques, les artistes, les syndicalistes, les représentants des citoyens à tous les niveaux, chacun et chacune seront appelés à mettre la main à la pâte et à apporter leur petite pierre à l’édifice.
    Cordialement

  • DANGER A L’HORIZON
    7 mars 2013 at 3:57 - Reply

    Je propose au modérateur de ne pas publier mon post entièrement puisque l’article est déjà proposé par LQA. Je ne le savais pas. Par contre cet article est ne donne pas une idée plus précise sur ce pense Hadj Nacer sur la laîcité. Voici ce qu’il en pense explicitement de cette notion de la^cité :
    Abderahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, pragmatique, logique et très lucide tente d’apporter des réponses objectives sur plusieurs questions taraudant l’esprit des Algériens. Technocrate avéré, il a de prime abord tenu à expliquer l’importance de la laïcité dans le système politique, à laquelle s’oppose farouchement le pouvoir algérien.
    “Je ne comprends pas comment un État peut m’expliquer mon rapport avec Dieu ; comment l’État peut gérer la relation entre l’individu et Dieu !
    Laisser la religion à l’individu est la principale innovation de l’Islam qui n’a pas de papauté. Donc, si on veut réellement avancer, il faut séparer la politique de la religion.
    La laïcité est aujourd’hui plus urgente y compris pour un pratiquant soucieux de préserver sa religion. La laïcité est fondamentale, si on veut sauver Dieu !” , a-t-il averti sachant qu’il est un pratiquant musulman discipliné, rappelant que l’Algérie avait “raté le train” des évènements de 1988 lorsque la laïcité se présentait comme l’unique alternative devant l’idéologie wahhabite préférée jusqu’alors par le pouvoir en place pour assurer l’encadrement de la société.
    M. Hadj Nacer rappelle que l’objectif de l’idéologie wahhabite qui s’appuie sur la thèse du “Sultan est l’ombre de Dieu sur terre” est de faire du citoyen “un sujet”, un citoyen obéissant aux ordres du Sultan. “L’échec de l’encadrement de la société par le wahhabisme, vécu avant 1989, aurait dû profiter à l’instauration de la laïcité par l’État. La laïcité étant la seule façon de protéger la religion. Malheureusement, ça n’a pas été le cas. Mieux, les évènements de 1988 avaient abouti à l’abêtissement absolu de l’individu au gré de l’oligarchie. On a fini par sombrer dans le même wahhabisme” , (à comprendre dans l’islamisme aveugle), a-t-il rappelé. Faisant le distinguo entre différents systèmes politiques de part le monde, l’invité de Liberté qualifie l’État algérien “d’organisation de castes qui n’a rien avoir avec le concept d’État-nation”.
    Selon lui, le pouvoir actuel puise sa légitimité de l’extérieur, alors qu’au niveau interne, il se contente d’intégrer quelques technocrates intermédiaires. Aussi, ajoute-t-il, l’État algérien est partagé entre deux clans, à savoir le pouvoir apparent et celui informel. C’est cette composition, dit-il, qui explique l’émergence du marché informel dans notre pays. “Le pouvoir informel a besoin d’une société informelle”, a-t-il souligné. Dans le même sillage, il rappelle que ce pouvoir a fait disparaître tous les lieux de réflexion et de planification dont la dissolution de l’ancien département ministériel dit ministère des Plans à la tête duquel était désigné M. Hadj Nacer lui-même. D’où, dit-il, le manque l’anticipation constaté aujourd’hui dans la gestion de l’économie nationale. Pour l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, le pouvoir au service de l’oligarchie est aujourd’hui dans l’incapacité de générer un système favorable à rééquilibrer les rapports de force. Comment remédier à cette crise à la fois politique, économique et sociétale ? M. Hadj Nacer recommande de commencer par d’abord “faire confiance aux Algériens et chercher la légitimation populaire”. À la veille de la révision de la Constitution annoncée, M. Hadj Nacer juge ainsi que “sans la participation des citoyens, le changement des textes ne servira à rien”.
    Il se rappelle que les élections avaient plus de sens à l’époque du parti unique qu’aujourd’hui où le “formalisme”prend le dessus ! Remédier à la crise politique, ajoute-t-il encore, doit impérativement passer par aussi faire confiance à notre histoire. À ce titre, il remettra au goût du jour l’inspiration des grecques du modèle berbère de gouvernance d’une époque lointaine. Il préconise ainsi d’écrire et d’institutionnaliser notre histoire, notre vraie histoire. »
    Je salue Monsieur Hadj Nacer, pour moi vous êtes un fabuleux ALGERIEN

    • DANGER A L’HORIZON
      7 mars 2013 at 10:04 - Reply

      Je reviens encore une fois vers vous Monsieur Brahim Younessi,le Vatican est un certes un État et il y a beaucoup de pèlerins chrétiens qui s’y rendent mais est-ce que le Vatican a exigé,au non de Dieu, que la France ou l’Angleterre ou les pays à majorité chrétienne soient dirigées politiquement par des hommes d’église au nom de Dieu et selon la charia chrétienne ? Leur chef d’Etat est certes chrétiens mais , la loi (terrestre Monsieur Brahim Younessi) leur exige de respecter la liberté philosophique et leur liberté d’opinion,de culte et surtout de penser de leur citoyens.
      Si un Etat de la charia musulmane fait de même, je prends les yeux fermés!
      Est-ce que dans ces pays chrétiens les non pratiquants et les athées sont poursuivis en justice et sont considérés comme des apostats et des ennemis de Dieu ?????
      Au moyen âge oui, mais aujourd’hui ce type de comportement est considéré comme de “arrièrisme” incompatible avec la marche de la société ! Ces pays préservent leur culture judéo chrétienne certes mais ils ne décident pas du comportement et de la liberté de penser de leur citoyens.
      Les partis dits “démocrates chrétiens” n’ont rien à voir avec …..les partis que l’on veut bien appelés “démocrates islamistes” . Là est toute la différence Monsieur !
      Mes respects et j’arrête là car j’ai tout dit !

  • Mohamed J.
    7 mars 2013 at 5:31 - Reply

    @ Adel.
    Je t’aime beaucoup cher ami mais je ne peux pas lire et me taire.
    Je te cite Cela peut aboutir à l’édiction de règles concrètes ou non. Mais non pas faire l’inverse, partir d’une règle, qu’on croit à tort ou à raison vraie, puisque supposée révélée et mettre ensuite la réalité en conformité avec cette règle, même si on obtient à l’arrivée quelque chose de tout à fait obtus et tordu.
    Si on suit ce raisonnement, notre prophète (sAaws) a dû se tromper puisqu’il a interdit l’alcool qui était répandu à l’excès, comme il a limité limité la polygamie, interdit l’adultère, bref institué des pratiques qui n’existaient pas avant lui et que la pratique consacrait et encourageait. Je comprends certes pourquoi on l’a fait souffrir, combien on lui a fait du tort, mais le vrai réussit toujours à se frayer un chemin et l’islam nous est arrivé. C’étaient aussi à son époque des pratiques que la foi en l’islam à fait partir, même de chez nous et maintenant sous ce prétexte, il faut accepter que notre religion se conforme à la réalité et que la jahilia reprenne du terrain. C’est ce que les marxistes appellent le révisionnisme, puisqu’il semble sur ce site que que beaucoup sont convaincus que la religion n’est qu’une idéologie comme les autres, qu’il faut pour l’appliquer, l’adapter.
    Je préfère qu’on me dise basta à l’islam, c’est une religion arriérée, la brillance de la culture occidentale nous interpelle pour l’évacuer de nos moeurs et de nos pratiques !
    Omar Ibn El Khattab, l’un des 10 informés de l’accès au paradis par le prophète pleurait longuement pour les fautes qu’il estimait avoir commises et nous pauvres de nous, dans un siècle ou l’islam n’est que l’ombre de lui même avons une assurance des plus vives de notre accès au paradis si nous croyons encore et nous disons musulmans alors que notre compteur est à zéro en matière de foi, mais nous appelons à la laïcité alors qu’il y a consensus sur la laïcité occidentale et son impossible acceptation en terre d’islam.
    Si la religion devient aussi une idéologie, c’est une idéologie révélée et la rejeter équivaut à rejeter la religion telle qu’elle la professe.

  • DANGER A L’HORIZON
    7 mars 2013 at 5:46 - Reply

    Cher Monsieur Adel H. pour moi vous avez raison de parler de “musulmans et musulmanes sincères », ce qui suppose qu’il existe …d’autres musulmans pas sincères et çà existe !
    Pourquoi ??? Eh bien, la réponse est claire :
    On sait qu’en Algérie (par exemple) 99 % des algériens sont musulmans. Et je viens de lire qu’il suffit de réciter la “chahada”, donc de reconnaître Dieu pour qu’on entre automatiquement dans la Oumma des croyants !
    Or on sait tous qu’autour de nous, il y a beaucoup de personnes qui se disent musulmanes (et ils ont le droit de le revendiquer car ils récitent la chahada, font la prière, le ramadhan etc…etc..) alors que leurs comportements n’est pas en adéquation avec les valeurs du livre (mensonges, vols, tromperies, impolitesses, jurons vulgaires, ventes de manière conscientes de produits douteux et dangereux, tromperie sur les produits, la notion d’hygiène ne se conçoit que par les ablutions avant la prière. ..etc…etc..). Je sais de quoi je parle vu mon âge !
    Donc il existe les “musulmans sincères” qui sont donc purs sur tous les plans (à mon avis, il n’y en a pas des tonnes) …..et les autres .musulmans qui sont par contre plus nombreux.
    Je pense que c’est trop facile de dire qu’il suffit de réciter la chahada ou de faire le ramadhan ou….ou… pour être musulman. C’est un raccourci très dangereux pour ce qu’est l’islam, ses fondements et ses valeurs ! En principe, n’est pas musulman qui veut !!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Brahim Younessi
    7 mars 2013 at 6:07 - Reply

    @ Danger à l’horizon
    Bonjour,Hadj Nacer a tout faux. L’Etat musulman ne gère pas, comme il le prétend abusivement la “relation entre l’individu et Dieu ». L’Etat applique la Loi qui s’impose à tous les musulmans en tant que citoyens. Il n’est pas cet Etat pontifical que le monde chrétien a connu. D’où l’importance de la question du Droit, de sa philosophie, de ses sources etc…
    Tous les adeptes de toutes les religions et de toutes les philosophies respectent et appliquent les règles qui leur sont édictées pour en faire partie.
    On ne peut pas faire partie d’une association ou d’un parti politique voire d’un club de bridge si l’on n’accepte pas le règlement intérieur. L’islam exige de chaque musulman de respecter ses prescriptions.
    On ne peut pas, par exemple, se dire bouddhiste ou hindouiste si l’on ne croit pas en la réincarnation. Alors se dire musulman cela implique une adhésion à une croyance, à une Loi, à une Chari’a employée dans le sens que les Bouddhistes donnent au mot « dharma » (le chemin).
    La contradiction de certains Etats occidentaux est de pousser à la laïcité dans nos contrées et d’aider, sans parler de l’Etat d’Israël, vraisemblablement l’un des Etats au monde qui fonde son existence sur une vision théocratique et messianique, à l’édification d’un Etat spécifiquement « religieux » au Tibet.
    Par ailleurs, de très nombreux Etats européens dont la mère de la démocratie moderne, l’Angleterre, ne sont pas fondés sur le principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, tout en laissant, comme le suggérer le néo-hanbalite Ibn Taymiyya, au politique d’agir dans son domaine. L’Angleterre est un des rares pays au monde qui n’a pas de Constitution écrite, appliquant sa Common Law, un droit jurisprudentiel que l’on peut comparer au fiqh.
    Un Etat est l’organisation politique et juridique d’un territoire géographiquement délimité. La science politique nous a appris que, globalement, un Etat exerce son autorité par ses institutions et ses lois sur une population.
    Alors je vous incite, cher Danger à l’horizon, à réfléchir sur la raison de l’existence du Vatican comme Etat ayant des ambassades dans tous les pays du monde. Il dispose même, depuis 1964, du statut de membre observateur des Nations Unies alors que la Palestine n’a bénéficié de ce statut que tout récemment. Ne répondant, selon la définition que donnent tous les théoriciens de l’Etat, à aucun des critères énoncés par le droit international, le Vatican est, cependant, un Etat sans territoire délimité, sans frontières ni population, à moins que la place Saint-Pierre de Rome dont la superficie est de 23 Km2, recevant des touristes en guise de population, ne les englobe tous.

    • DANGER A L’HORIZON
      7 mars 2013 at 8:07 - Reply

      ya si @Brahim Younessi il est vrai “qu’un Etat exerce son autorité par ses institutions et ses lois sur une population.” ….mais les livres révélés ne sont pas des LOIS, ce sont des textes religieux.
      D’ailleurs même DIEU qui a révélé tous les livres, a évolué dans le temps si on se réfère au contenu de la Thora, à la Bible, aux évangiles et du Coran. Même Dieu lui-même évolue alors que nous, ces sujets, on reste « statique » ????
      Si je reste d’ailleurs dans cette dynamique évolutive de Dieu, je ne vois pas pourquoi Dieu DEVRAIT s’arrêter au Coran alors que ses sujets et le monde qu’il a crée évoluent !!!
      =================================
      Vous poussez le bouchon un peu loin, mon cher compatriote. Après que certains aient prôné la “réforme” de l’Islam (!!??), voilà que vous, vous “conseillez” à Dieu d’évoluer (et donc de se réformer)!!! Astaghfir Allah !! Comment voulez-vous que le peuple puisse vous écouter?
      Amicalement.
      Salah-Eddine

      • DANGER A L’HORIZON
        8 mars 2013 at 11:55 - Reply

        Monsieur Sidhoum, je me suis mal exprimé, je voulais dire que Dieu a évolué son message au cours des siècles de la Thora …au Coran en passant pas la bible et l’évangile. Vous êtes bien d’accord avec moi que c’est Dieu qui a révélé les livres saints. On a un seul Dieu , donc Dieu a fait évolué son message au cours du temps. Ce n’est pas Dieu qui a évolué c’est son message !
        Je m’excuse auprès de ceux qui m’ont mal compris.

  • Afif
    7 mars 2013 at 8:14 - Reply

    @ Aflatouch :
    Je te cite : « “J’avoue ne pas comprendre la disposition que tu proposes par rapport au montant liquide…… Il s’agirait de mettre un policier à tout coin de rue pour contrôler les avoirs en poche des passants ? Je ne sais pas si tu as prévu pour cet état démocratique fort la garantie des libertés individuelles comme celle de disposer de ses biens, comme pour un père de famille qui veut gâter sa famille et leur offrir des cadeaux de 100 000 dinars, doit il recourir à une dérogation ? ».
    C’est difficile d’expliquer un sujet aussi capital dans un post. Mais avec le débat, on va arriver par se comprendre : l’état démocratique que nous souhaitons garantit les libertés individuelles dans le cadre de la loi. Le citoyen lambda est libre de détenir autant de liquidités qu’il voudra, mais il risque de perdre celles qui dépassent le montant autorisé dans le cas d’un changement inopiné des billets de banque, auquel cas l’état ne permet l’acquisition des nouveaux billets qu’à concurrence de 10.000,00 DA. Je l’ai dit dans mon dernier post : l’état doit avertir les citoyens que les billets peuvent être changés tous les 3 à 4 ans et à tout moment. Par conséquent, un citoyen censé ne va pas risquer sa fortune en en détenant des liquidités supérieures au montant maximum autorisé.
    Maintenant, en ce qui concerne les achats supérieurs à 10.000,00 DA, les banques peuvent remettre des chèques certifiés à concurrence du capital déposé d’un montant semblable à celui des billets de banque et même supérieurs : ainsi, on peut retirer de sa banque plusieurs chèques certifiés de 500,00 DA, de 1.000,00 DA, 2.000,00 DA, 5.000,00 DA, 10.000,00 DA, 20.000,00 DA, 50.000,00 DA et 100.000,00 DA. Mais, si on n’est pas analphabète, on peut tout simplement libeller le chèque en portant le montant de l’achat.
    Tu dis par ailleurs : « L’impact c’est que effectivement, il en ressort un appauvrissement grandissant des monnaies faibles et par là la baisse du pouvoir d’achat. Je pense l’avoir dit dans un post précédent, et c’est même l’arme utilisée pour mener la guerre au tiers monde et aux musulmans par le même bais. C’est pour cette raison que j’ai cité le Hadith qui démontre la gravité de la question, puisque le système monétaire actuel est l’une des armes qui est utilisée par les ennemis de l’Islam. Là on est d’accord. »
    Non, cher ami : vous ramenez tout à l’Islam. Ce n’est pas seulement les pays d’Islam qui sont victimes de ce système, mais toutes les couches populaires du monde entier qui ne vivent que de leur force de travail : leur paupérisation grâce à l’intérêt bancaire permet d’enrichir les rentiers et les spoliateurs du travail humain.
    L’Etat musulman doit donner l’exemple aux autres états en interdisant le prêt bancaire, en obligeant les épargnants à déposer leur épargne dans les banques, prélever la Zakat sur les capitaux non utilisés, inciter par là à encourager les épargnants à autoriser la banque à prêter leur capital sans intérêt.

    • batni
      7 mars 2013 at 9:56 - Reply

      Mr Afif,
      La thésaurisation et les prêts sans intérêt ne sont-ils pas une porte ouverte a l’inflation?.
      Tout le monde va se mettre a emprunter pour achetter qui une voiture, qui un appartement, qui un écran plat etc…
      Faut-il dès lors sélectionné qui a droit au prêt ou non pour éviter cette inflation?
      Mes respects,

  • Brahim Younessi
    7 mars 2013 at 9:28 - Reply

    Danger à l’horizon
    Bonjour,
    Le Coran est très clair sur les actes mauvais des musulmans que vous réprouvez comme la grande majorité des musulmans ; raison pour laquelle Dieu a édicté une Loi qui punit ces actes. Ceci dit, à l’exception de celui qui montre une hypocrisie doctrinale, le musulman reste musulman, même s’il commet les actes mauvais.
    Une polémique très intéressante a opposé sunnites et mu’tazilites sur le statut ou la position du fāsiq. Ces derniers parlent, dans ce cas là, de statut intermédiaire : al manzila bayn al manzilatin (la demeure entre les deux demeures). C’est à dire qu’ils ne sont à ce moment là ni complètement musulmans ni des infidèles (koufar).
    Donc, la question ne se pose pas en terme de sincérité. D’autant que la notion de repentir (tawba) qui, elle, doit être sincère, existe en islam. Deux versets coraniques à ce propos : « Ceux qui ont fait de mauvaises actions et qui ensuite se sont repentis et ont cru… ton Seigneur, après cela est sûrement Pardonneur et Miséricordieux (S,7,153), et, « Je suis Grand Pardonneur à celui qui se repent, croit, fait bonne œuvre, puis se met sur le bon chemin (S,20,82).
    Sincère considération

    • batni
      8 mars 2013 at 5:27 - Reply

      A propos de tawba. C’est pour cela alors que tout ces bandits qui nous oppresse n’arrêtent pas de faire des hadj répétitifs. 🙂

  • DANGER A L’HORIZON
    7 mars 2013 at 10:12 - Reply

    Je pense que le chronologie de mes réponses à Monsieur Brahim Younnessi n’a pas été respectée.
    Déjà que nos rapports sont très contradictoires, les internautes n’y comprendront rien.
    Je ne comprends pas ce phénomène où mes posts sont publiés avant d’autres chronologiquement parlant !

  • mystic-Godel
    7 mars 2013 at 11:27 - Reply

    Salut les intervenants!
    Ya Si @Danger à l’horizon vous dites “alors que ses sujets et le monde qu’il a crée évoluent ”
    Excuse moi de constater qu’il parait que vous ne faites pas une différence entre l’immuable et le variable,le dynamique et l’invariant.Dans la nature il y a des phénomènes qui évoluent mais les lois restent immuables.
    La riba reste une riba,pourquoi?sinon l’être vivant peut il créer l’énergie a partir du néant ?
    Le Coran contient les lois immuables,invariantes,tan disque la pensée humaine est souvent relative et évolutive (pas au sens Darwinien mais dynamique)pour ne pas dire subjective.

  • Mohamed J.
    7 mars 2013 at 11:31 - Reply

    @ Danger à l’Horizon.
    Je pense ne rien vous apprendre, mais il est des positions qu’on ne peut taire en public vu la responsabilité qui pèse sur l’auteur et sur les lecteurs. Que Dieu, même si vous n’y croyez pas, vous assiste et vous montre le chemin.
    Vous dites : Dieu est évolutif et pourquoi ne le serait il pas après le Coran. Quand vous le rejoindrez, car tous nous le rejoignons, demandez le lui puisque Lui considère Mohammed (sAaws)comme le dernier de ses prophètes, d’après les paroles qu’il nous livre. Pour nous “al kamalou lillahi” soubhanahou Dieu est parfait et ne peut être évolutif puisqu’il est omniscient et peut tout et qu’il considère l’islam comme la dernière religion et Mohammed le sceau des prophètes.
    Deuxième point: Nous,les musulmans, considérons que la Thora et la Bible ont été modifiés car écrits de mémoire après la mort des prophètes et ne sont pas comparables au Coran qui à été écrit du vivant du prophète et rassemblé à sa mort avec un maximum de garanties et en outre Dieu nous dit “Inna nahnou nazzalna adhikra oua inna lahou lahafidhoune”. Donc il le protège.
    Trois: D’après le Coran, ses textes ont valeur de législation et ceux qui n’en tiennent pas compte seront réprimés lorsqu’ils rejoindront leur créateur. Des versets existent consultez votre ami google.
    Quatre : Ce n’est plus de la politique que vous et certains internautes, faites sur ce site, mais de la désinformation et des attaques systématiques contre l’islam, notre religion à nous musulmans. Je me demande comment il se fait que vos hérésies flagrantes sont publiées sur ce site. Et sans être islamistes au sens ou vous l’entendez et quelques autres, nous avons le devoir de la défendre de vos agressions inqualifiables, et nous le ferons avec sagesse et politesse car le Coran nous le recommande.
    cinq: Jusqu’ici nous vous avons respecté, tachez de nous respecter comme nous le faisons.

  • Aomar
    8 mars 2013 at 12:48 - Reply

    Cher Adel
    Je ne suis pas vraiment verse dans les débats idéologiques, je penche beaucoup plus vers les initiatives et les actions politiques,qui animent encore ma vie de vieux briscard dans le combat contre l’injustice des tyrans.
    Vous et moi sommes de la même génération, avec des parcours de vie qui apparemment revendiquent tout ce qu’il y a de commun chez les familles traditionnelles.
    Nos idéaux peuvent être différents mais pas nécessairement opposes. Nos aspirations convergent vers le même objectif,rétablir la justice dans une Algerie affligee par des décennies d’oppression et d’injustice,d’abord.
    Amicalement

  • DANGER A L’HORIZON
    8 mars 2013 at 11:50 - Reply

    Je fait un post spécifique à votre troisième point :
    “Trois: D’après le Coran, ses textes ont valeur de législation et ceux qui n’en tiennent pas compte seront réprimés lorsqu’ils rejoindront leur créateur. Des versets existent consultez votre ami google.”
    Oui je remercie google pour m’informer de beaucoup de choses mais pas pour me dire que “le texte coranique a valeur de législation et que ceux qui n’y s’y conforme pas seront réprimés dans l’au delà”. Cà c’est une conception de chez nous. Pour beaucoup de citoyens du monde Dieu et amour et miséricorde. Il n’est pas fait pour réprimer.
    Je suis sûr que “google” n’est pas du tout d’accord avec vous.

    • Mohamed J.
      8 mars 2013 at 11:52 - Reply

      @Danger à l’Horizon.
      Même si vous ne vous êtes pas adressé à moi vous citez mon texte et donc je pense que c’est à moi que s’adresse votre post.
      Ce n’est pas mon avis que je vous ai donné, ce sont des versets coraniques que je vous ai invité à lire sur google pour ne pas avoir à vous les citer et ils semblent ne pas vous plaire, désolé pour vous.
      Comme je n’ai fait que citer une vérité, car pour beaucoup de monde les versets coraniques sont des vérités, google ne peut qu’être d’accord avec moi, même si vous ne l’êtes pas.

  • Abon
    8 mars 2013 at 1:15 - Reply

    Je me considère comme un bon élève musulman, aucune prétention de connaître l’Islam et je n’autorise personne à me l’enseigner. La plus belle définition de l’Islam que j’ai entendu est tirée du soufisme « L’islam est une religion faite pour être vécue en son temps, en son lieu ».
    A mon avis le problème aujourd’hui et plus particulièrement en Algérie est celui de l’avoir inscrit comme religion d’Etat. Si cette inscription avait son sens à un moment de l’histoire de la l’Algérie, elle est devenu obsolète au lendemain de l’indépendance aggravée plus tard par l’acceptation de partis religieux. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’inspirer des recommandations religieuses, contenues dans le Coran ou Le Sahih

  • Brahim Younessi
    8 mars 2013 at 3:57 - Reply

    Danger à l’horizon
    Bonjour,
    Vous êtes trop dans la contradiction systématique voire dans l’affrontement avec tous ceux qui veulent construire dans leur pays – qui est aussi le vôtre pour vous soucier légitimement de son devenir – un Etat fondé sur les valeurs et les normes du peuple algérien dont le droit à l’autodétermination et à la libre disposition que la colonisation, puis les chars lui ont dénié, doit lui être restitué.
    En toutes circonstances, le peuple algérien, dans toutes ses composantes, est le seul à même de décider de son sort, de l’orientation de son projet de société, de ses institutions, de son gouvernement. Personne ne peut, et ne doit, sans provoquer une guerre civile permanente, se substituer à lui, et lui confisquer sa légitimité.
    Dans cet espace discursif, nous tentons de débattre, en toute fraternité et sororité, pour tenter de réduire le fossé qui nous sépare afin de trouver un consensus. Que des heurts surgissent entre nous, quoi de plus normal, mais cela ne doit pas dépasser les limites du respect dû aux personnes.
    D’autant que nous sommes prompts à la suspicion, aux accusations les plus infâmantes, aux insultes les plus gratuites et, quelquefois, aux atteintes les plus graves à nos mémoires respectives.
    Je crois que nous avons, tous, conscience de nos subjectivités, de nos partis pris voire de nos intolérances personnelles, sans nous connaître cependant, les uns et les autres, et idéelles.
    Les confrontations de nos idées voire de nos personnalités, parfaitement compréhensibles au demeurant si elles ne dérapaient pas, devraient, contrairement aux comportements délibérément négatifs qui se manifestent de temps à autre, inciter à l’approfondissement et à la rationalisation de nos interventions souvent spontanées pour nous être profitables à tous.
    Personne, ici bas, n’est omniscient pour imposer son savoir, sa science, ses idées, sa loi. Ce cadre où nous nous exprimons, les uns et les autres, dans la responsabilité de nos dires, de nos actes et la liberté de nos consciences, est un lieu d’intersubjectivité, en tout cas, je le prends comme tel.
    Pour choquants qu’ils soient – et Danger à l’horizon a rectifié le tir – ses propos ne m’ébranlent pas, personnellement, dans mes convictions, et je lui reconnais le droit, dans une discussion entre des compatriotes (engagés ou pas) dans un espace que je tiens pour « privé », de tenir de tels propos qui ne changent rien à la vérité que Mistic-Godel a excellemment traduite.
    Seulement, notre ami Danger à l’horizon qui souvent est borderline ne doit pas confondre espace « privé » et espace « public » parce que, dans ce dernier, il y a un ordre que lui, moi, nous tous, devons respecter, à moins de se rebeller.
    Je lui réponds parce que c’est à une de mes interventions qu’il a ainsi réagi de façon épidermique comme à son habitude.
    Errare humanum est (Il est dans la nature de l’homme de se tromper).

  • DANGER A L’HORIZON
    8 mars 2013 at 6:25 - Reply

    D’abord @Brahim Younessi, moi je suis un internaute sur LQA qui est d’accord, en long en large et en travers, avec l’APPEL POUR UN COMPROMIS POLITIQUE HISTORIQUE POUR LA CRÉATION D’UN FRONT DU CHANGEMENT NATIONAL du 1er novembre 2010] نداء من أجل تسوية سياسية تاريخية و تأسيس جبهة التغيير الوطني
    Et je suis d’accord sur tout le contenu de l’appel qui me semble être le compromis idéal pour une nouvelle république. Et Monsieur Sidhoum me connaît très bien. J’interviens sur LQA depuis que j’ai découvert le site parfois avec de longues interruptions quand même.
    Fondamentalement je suis pour le rapprochement entre les opposants algériens (islamistes, laïcs, communistes, chrétiens, agnostiques, athées etc…etc.. ). Là il n’y a aucun doute pour moi. Donc, je suis pour le rapprochement dans un consensus INTELLIGENT comme le montre l’appel dont j’ai parlé plus haut.
    D’ailleurs, ce n’est pas parce que je parle d’une manière sincère de mes convictions, de ma façon de penser et de ma philosophie de la vie que je ne suis pas pour le rapprochement entre vrais opposants.
    Moi je considère LQA, en plus de sa mission d’éveil des consciences des algériens et de rassemblement, comme un lieu de débats contradictoires pour faire de la pédagogie ….au service de la démocratie. De plus, la démocratie est pour moi indissociable de la liberté (..de pensée, de culte, d’opinion etc…etc..) même dans un pays musulman. Pour moi, un pays qui gouverne par la charia est un pays oppressant, autoritaire et presque autocrate ! Si la « charia » est une culture et une croyance inspirée du Coran, elle ne devrait pas être une constitution. Il y a le gouvernement des hommes et le gouvernement de Dieu. Ces deux gouvernement sont indépendant l’un de l’autre.
    La religion est, pour moi, une sorte de guide, d’orientation, de contemplation, de recueillement, de reconnaissance et de gratitude qui nous ait proposé par Dieu. Le rite religieux (ou la pratique religieuse) n’est pour moi qu’une forme de reconnaissance de sa grandeur , de sa miséricorde et de sa plénitude !
    S’il y a des gens qui pensent que c’est Dieu qui a demandé la charia, et bien moi je suis tenté de leur répondre, ce n’est pas vrai car c’est Dieu lui-même qui me l’a dit par télépathie. J’exagère exprès pour qu’on redescende tous sur terre car nous NE sommes QUE des êtres humains y compris les prophètes (Que le salut soit sur eux, tous) que ce soit Zoroastre (le prophète persan (1000 av. J.-C.), Mahâvîra (le prophète indien : 599 – 527 av. J.-C.), Moïse (du mont Sinai) , Jésus-Christ ( prophète des chrétiens) et Mohamed (Prophète des musulmans).
    S’il y a des personnes qui sont choquées par ce que je dis et bien je peux vous dire que moi aussi parfois je suis bien choqué par ce que je reçois sur la tête en tant qu’agnostique. Il y en un même un internaute qui m’a dit que e serais puni par Dieu. J’aurai pu lui répondre qu’il n’a pas le droit de parler à la place et au nom de Dieu, mais bon, ce n’est pas trop grave !
    Bref, moi ce que je trouve de constructif sur LQA , c’est d’abord que c’est un site interactif que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur les Webs algériens, çà c’est une certitude. Et en plus, toutes les tendances aussi éloignées et excessives LES UNES que LES AUTRES sont publiés sans limite. C’est extraordinaire. Du temps du parti UNIQUE jamais je ne suis aventuré à donner mon avis pour les raisons que vous savez !
    Maintenant « Ehadoullah », je peux parler librement grâce aux nouvelles technologies (et surtout Internet )qui avancent à grand pas en ne se préoccupant pas des peuples qui refusent de s’accrocher au véhicule du temps qui n’a qu’un seul sens …. devant, l’avenir !
    Maintenant, il faut savoir que si je choque parfois certains par mes raisonnements et ma philosophie de la vie, je répète que les arguments qu’on me retourne ne sont pas aussi « cool » qu’on le pense. Moi aussi, je peux être choqué par les raisonnements de mes contradicteurs car souvent ils sont excessifs ou dans l’exagération. C’est mon avis !
    Le débat n’est pas à sens unique ou dans le sens du poil fort heureusement et c’est tant mieux pour la démocratie.
    Vive les berbères, les arabes, les laïcs, les musulmans, les chrétiens, les communistes et les athées ….. ALGERIENS (qui aiment donc l’Algérie) et qui ne cherchent que son bien dans le respect de TOUS ses enfants ! Mais bon, ce n’est pas la fin du monde quand même !
    Bon courage à TOUS les internautes qui aiment l’Algérie (notre pays à tous) et qui sont pour le changement donc ……contre les dinosaures !
    PS : chers internautes de LQA qui me donne la contradiction vous n’êtes pas mes ennemis et je ne suis pas votre ennemi quoi qu’on en pense.
    Je suis algérien et aime mon pays autant que vous même si mes avis différents des votres.Je ne souhaite que la paix à mon pays. Je ne serais heureux que le jour où un citoyen algérien qui raisonne différemment que la masse (tient çà me rappelle le FLN, ce mot) ne soit pas considéré comme un suspect ou même un ennemi de Dieu !
    Allez , je vous envoie mes meilleurs salutations !

    • DANGER A L’HORIZON
      8 mars 2013 at 6:48 - Reply

      Lire :
      Maintenant « Ehamdoullah »
      et non :
      Maintenant « Ehadoullah » le “m” a été zappé
      Les internautes auront corrigé d’eux -même , j’en suis sûr !

  • Afif
    8 mars 2013 at 10:00 - Reply

    @ Batni :
    Au contraire de l’intérêt bancaire qui est créé ex-nihilo et vient gonfler la masse monétaire sans contrepartie matérielle, le prêt sans intérêt provient d’un capital déjà existant et qui a sa contrepartie matérielle. Par conséquent, il n’y a pas d’augmentation de la masse monétaire et donc pas d’inflation.
    Si le prêt sans intérêt est mis en application conformément aux préceptes islamiques, vous dites qu’il va encourager les gens à le contracter qui, pour acheter un bien de consommation, qui pour acheter un équipement pour son activité (investissement). Mais, cette opportunité n’est pas donnée à tout le monde car, la banque est garante du capital déposé et si son propriétaire autorise la banque à le prêter sans intérêt pour éviter la taxation de la Zakat, le prêt ne serait accordé qu’à condition que l’emprunteur présente une hypothèque d’un bien qui lui appartient. En ce qui concerne celui qui ne peut pas présenter d’hypothèque, il peut obtenir un prêt sur le fond de la Zakat sous réserve qu’il ait une bonne moralité et que son sérieux soit attesté par une commission créée à cet effet.
    Par ailleurs, il est fort possible et logique que les prêts à la consommation peuvent ne pas être accordés en cas d’insuffisance de l’offre des biens de consommation de la production nationale et ce, pour éviter l’inflation. Par contre, s’il y a une surproduction nationale, les prêts à la consommation peuvent être débloqués et ce, pour encourager la production.
    Je souhaite, cher ami, de me dire si mes explications sont convaincantes et si on peut te compter parmi les adeptes du prêt sans intérêt (je peux t’accorder le fait que l’on ne puisse pas le qualifier d’islamique, si tu es allergique à ce mot, l’essentiel résidant dans le fond et non dans la forme).

    • batni
      10 mars 2013 at 5:07 - Reply

      Cher @Afif,
      Si c’est réaliste et réalisable pourquoi pas. Personne ne peut être contre la vertu?. Que la personne qui veut payer des intérêt lève la main.
      J’aime toujours donner cet exemple ou la banque islamique achète a ta place un appartement dont la valeur actuel est de 100 milles dinars, mais vous demande de rembourser 120 milles dinars sur 25 ans.
      S’agit-il d’un intérêt ou est-ce une prise de risque?
      Vos explications sont convaincantes et comme Amel H, je suis impressionné par le faite que la thésaurisation est combattue.
      P.S : Ce n’est pas l’islam, la thora, les évangiles ou autre révélation qui m’est allergique mais tout ces nouveaux prophètes et autres born again que l’on trouve dans toutes les religions. Lire les contributions et interventions de sensibilité islamiste de Mohamed J., Ait-Saadi, Aomar, Brahim Younessi et de tout les autres dont j’oublie le nom qu’ils m’excusent et un plaisir toujours renouvelé.
      Je vous salue fils de mon pays.
      Mes respects,

  • mystic-Godel
    8 mars 2013 at 11:24 - Reply

    @batni/a propos de:
    “A propos de tawba. C’est pour cela alors que tout ces bandits qui nous oppresse n’arrêtent pas de faire des hadj répétitifs.”
    Dans certaines contrées les gens répondent à ce fait que “même le diable est a la Mecque au moment du hadj mais seulement pour être lapidé (rajdm)…a vous de méditer.Vous savez que le hadj n’est pas accepté par Dieu même pour quelqu’un s’il est endetté ou à une ancienne dispute avec son prochain.
    Il est dit dans ces livres que Dieu accepte de pardonner tout les péchés sauf le chirk et l’injustice envers tes semblables…
    Mes chers Messieurs, on peut insinuer n’importe quoi entre nous mais pas avec LE GRAND CRÉATEUR LE TOUT PUISSANT qui gouverne depuis la plus petite particule immatérielle ( à savoir le photon que Einstein lui donne la “masse” nulle) jusqu’à l’Univers aux dimensions vertigineuses en lequel le soleil et la terre avec,n’est qu’un petit grains de poussière suspendue dans un océan….
    Notre petite vie elle aussi n’est qu’un grains de poussière devant l’age de l’univers vieux de 13.7milliards d’années!
    Et voila cette créature aussi faible qu’une paramécie décrite dans Sourate Yaassin versets 77-81 “L’homme ne voit-il pas que Nous l’avons créé d’une goutte de sperme ? Et le voilà [devenu] un adversaire déclaré !

  • Mohamed J.
    9 mars 2013 at 12:00 - Reply

    @ Brahim Younessi.
    En toutes circonstances, le peuple algérien, dans toutes ses composantes, est le seul à même de décider de son sort, de l’orientation de son projet de société, de ses institutions, de son gouvernement. Personne ne peut, et ne doit, sans provoquer une guerre civile permanente, se substituer à lui, et lui confisquer sa légitimité.
    Merci pour ce passage qui relève une vérité que beaucoup oublient aisément alors qu’elle est centrale.

  • Mohamed J
    9 mars 2013 at 12:24 - Reply

    @ Brahim Younessi.
    Merci de toute votre intervention. Très sage.
    Si je réponds à notre ami @Danger à l’Horizon, c’est d’abord parce qu’il fait partie des gens que je lis, car je trouve leurs écrits intéressants et la plupart du temps objectifs.
    Mais de temps en temps il oublie que la majeure partie de ce peuple avec lequel se construira l’Algérie de demain requiert qu’on ne la malmène pas et qu’on s’accorde sa confiance si on veut réussir l’entreprise de rassembler. Il n’est pas dans mes attributions ni dans celles d’aucun individu de juger de l’agnosticisme qu’affiche ouvertement @Danger à l’Horizon et je le respecte pour cela, d’autres se disent musulmans l’affichent à vue d’oeil et n’ont rien à voir avec l’islam dans le fond au vu de leurs comportement. J’ai beaucoup plus confiance en lui qu’en eux.
    Parfois j’ai comme l’impression que des stratégies sont élaborées hors site et que différents intervenants viennent concrétiser ici, semant la confusion dans les débats qui d’habitude sont sereins.
    @ Danger à l’Horizon.
    Désolé si j’ai réagi avec force. J’aime beaucoup ta façon d’être et je te respecte beaucoup.

  • Amel H
    9 mars 2013 at 9:55 - Reply

    9 mars 2013
    @ Afif
    « La deuxième est tout simplement interdite : le capital doit être prêté sans intérêt avec l’avantage que son volume soit préservé, car la somme prêtée n’est pas assujettie à la Zakat. C’est le seul avantage, et il est important puisqu’il coûte 2,5% de la valeur du capital. C’est cette règle que devrait appliquer un état musulman. »
    Je suis impressionnée par cette information, car je me demandais comment, dans une économie moderne, on pouvait investir de l’argent sans escompter de gain (puisque sans intérêt). Effectivement, le fait de ne pas payer la zakat sur un montant prêté (ou investit) permet de réaliser un gain, et encourage par conséquent à investir !
    J’espère avoir bien compris.

  • Mohamed J.
    9 mars 2013 at 8:50 - Reply

    @ Batni.
    A propos de Tawba.
    Nous sommes d’accord que l’humain est pécheur par nature. Les meilleurs ce sont ceux qui se corrigent et réparent leurs erreurs. Les trois religions monothéistes sont d’accord sur ça.
    En Islam il y a deux sortes de relation: une relation à Dieu et une relation aux créatures. On peut commettre une faute contre Dieu et à l’exclusion de l’atteinte à son unicité, il pardonne tout. Mais on peut aussi commettre des fautes envers les créatures et à ce moment il faut réparer. Un animal qu’on a maltraité, un arbre qu’on a coupé inutilement, un enfant ou u ne femme ou un homme dont a spolié les doits et qu’il faut restaurer.
    La tawba dans ce cas doit passer par la restauration de l’état initial ou à défaut de donner juste réparation ou d’obtenir le pardon sincère.
    La tawba doit être sincère et destinée à satisfaire son créateur qui peut soit pardonner (ghoufran) auquel cas au jour du jugement dernier on se rappelle de ses fautes mais le pardon les recouvre soit absoudre (al 3afoue ) et dans ce cas point de souvenir ni chez l’auteur ni chez la victime grâce à la mansuétude divine, soit rejeter la tawba et punir si elle n’est pas sincère.
    Ce n’est pas à nous de préjuger.

  • Afif
    9 mars 2013 at 9:19 - Reply

    Amel H :
    Vous avez bien compris 5 sur 5.
    Mais nos économistes et nos politicards pourtant tous musulmans ne veulent pas comprendre : ils ont plus peur de la foudre des sionistes qui dirigent le système bancaire international basé sur l’intérêt bancaire et la spéculation que de la foudre de Dieu Sobhanou.

  • DANGER A L’HORIZON
    9 mars 2013 at 10:32 - Reply

    cher @Afif, je ne m’y connais pas trop en finance islamique mais voici ce que j’ai pu glané comme informations si çà peut vous intéresser.
    La prohibition de l’intérêt se situe effectivement dans le Coran :
    « Cela, parce qu’ils disent : “le commerce est tout à fait comme l’usure” alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’usure. […] » (Coran 2:275).
    Le Coran prohibe tout particulièrement le « riba ».
    Parait-il, cette forme d’intérêt date de l’époque pré-islamique et a un fonctionnement tout particulier.
    Par exemple en cas de défaut de paiement de l’emprunteur, celui-ci doit rembourser au prêteur le double de son emprunt initial, en guise de sanction du non-paiement. Cet intérêt est donc largement favorable au prêteur et peut mettre l’emprunteur dans des difficultés considérables.
    À l’époque du prophète, le développement du « riba » créait des situations de quasi-esclavage des emprunteurs n’ayant pu rembourser. C’est cette forme inique d’intérêt que le prophète visait en tout premier lieu à interdire.
    Afin d’expliciter ce verset, un hadith expose les règles du commerce légal. Ce hadith a une portée générale parce qu’il vise six produits dits « ribawi» : or, argent, blé, froment, dattes, sel. Tout échange de produit identique (or contre or, blé contre blé) avec un avantage pour une personne, constitue une opération interdite, sauf en ce qui concerne les avantages résultant de l’échange de produits de nature différente (or contre blé).
    En matière d’échanges de monnaie (argent contre argent), tout surplus tiré d’une transaction non basée sur des actifs réels et préalablement possédés par le vendeur est illicite (haram). Entrent dans cette catégorie les contrats de prêt.
    Concrètement, les crédits bancaires – qu’il s’agisse des crédits à la consommation ou des crédits aux entreprises– ne respectent pas cette exigence.
    Je ne sais pas si çà apporte quelque chose à tes préoccupations mais je te les expose comme je les ai compris!
    PS : le Coran a lancé effectivement et expressément un appel aux croyants afin qu’ils renoncent définitivement au « ribâ ». L’appel est sans ambages : « Ô vous qui croyez !… » : « Ô ! Vous qui avez cru ! Craignez Allah et renoncez au reliquat du Riba si vous êtes vraiment croyants. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de Son messager. Et si vous vous repentez vous aurez vos capitaux, vous ne léserez personne, et vous ne serez pas lésés. »
    Question : est-ce qu’une banque islamique peut survivre dans le système financier sauvage d’aujourd’hui, si tous ses prêts se font sans « riba» ou sans intérêt ??
    Grande question n’est-ce pas !!!!!!
    Si les pays musulmans appliquent l’économie islamique ne seront-ils pas désavantagés par rapport à l’économie mondiale ou occidentale ?
    Est-ce que les banques d’Arabie Saoudite et du Qatar peuvent vivrent et survivre sans taux d’intérêt dans une économie mondialisée et dont les mécanismes financiers et les échanges sont dominés par des banques aux mains des américains et des pays européens ?????
    Je m’excuse d’intervenir d’une manière intempestive dans votre débat , mais tous les sujets m’intéressent un tant soit peu !
    A + sur le web !

  • Mohamed J.
    10 mars 2013 at 8:47 - Reply

    @ Danger à l’Horizon.
    Bonjour.
    Merci pour cette intervention objective. La question reste en effet de savoir comment dans une économie mondialisée, fondée sur un système financier basé à outrance sur l’intérêt, les banques islamiques pourraient introduire une niche pour l’élargir d’une part et s’ils peuvent le faire et ensuite si l’économie musulmane aurait sur cette base une chance de décoller. En d’autres termes vous posez le problème de la stratégie des pays musulmans et si elle doit être abordée séparément par chaque état et chaque banque ou globalement par l’ensemble des pays musulmans et toutes les banques islamiques.
    Question fondamentale en effet.

  • DANGER A L’HORIZON
    10 mars 2013 at 4:53 - Reply

    Effectivement ya si @Mohamed J, il faut y réfléchir.
    Mais, imaginez que les banques islamiques commencent déjà à financer des investissements productifs avec des prêts sans intérêts dans la zone arabe elle-même ce serait un grand pas effectivement! D’ailleurs, des pays comme la Tunisie et l’Egypte sont dans un grand besoin de financement de leur économie. Mais est-ce que l’Algérie (par exemple) ou les pays du Golfe en surplus de liquidité penseront à ce genre de financement sans prêt ??
    Moi, çà m’étonnerez beaucoup parce que :
    1/- les pays arabes, en besoin de financement de leur économie, sont presque tous dans l’instabilité politique. Le remboursement n’est pas assuré si la croissance économique ne revient à cause d’un éventuel prolongement de cette instabilité. Le risque est ici de ne pas voir le remboursement se faire dans les temps requis!
    2/- Les pays arabes en surplus de liquidité ne sont pas prêts à perdre sur leur capital puisque eux même financent leurs besoins en importations ou leurs investissements internes avec des prêts à intérêt souvent très élevés qu’ils trouvent sur le marché financier international. Il faut savoir que l’Algérie par exemple, finance une partie de ses importations avec des prêts (c’est la règle) auquel ils faut ajouter les services (transports, frets, assurances etc…) et ce même si elle a des réserves conséquentes.
    3/- Aucune banque aussi islamique soit-elle ne peut prêter sans intérêt parce qu’un prêt sans intérêt est considéré comme un prêt à perte. Le but ultime d’une banque est de faire des bénéfices et de ne pas tomber en faillite. C’est le comble si c’est le contraire. Je suis sûr que vous savez mieux que moi que quand vous prêtez à quelqu’un 1000DA et qu’il vous les rend ne serait-ce qu’un an plus tard, vous serez perdant car l’inflation et l’augmentation des prix fait perdre de la valeur au dinar. Les 1000 DA ….un an plus tard sont dévalués évidemment. Le raisonnement est plus vrai encore pour les devises (dollars, euros, etc..) car on y inclut les risques pays en sus !
    En fait, pour qu’un prêt islamique voit le jour…..un jour , il faudrait qu’au moins l’emprunteur inclus dans le remboursement du prêt une sorte de valeur couvrant au moins l’inflation et à l’augmentation des prix. Aya sidi, on ne va pas appeler çà un « riba ».
    Je dis çà parce que le Coran explicite que ni l’emprunteur ni le prêteur ne devraient être lésés dans la transaction ! La solution serait donc de ne pas donner le qualificatif de « riba » à ce prêt mais de lui donner un autre terme que les exégètes de l’islam doivent trouver!
    Mais est-ce que ce n’est pas une déviation du livre sacré ????????? Grande question !!!

  • Mohamed J.
    11 mars 2013 at 12:48 - Reply

    @Danger à l’Horizon.
    Je vais finir par croire que toi et moi sommes deux empêcheurs de tourner en rond et que nous exprimons des idées qui dérangent beaucoup de gens. Mais je sais que tu es sincère et j’espère que c’est réciproque.
    La question des biens en islam a une connotation sociale et les biens sont propriété du créateur . L’homme n’en est que le dépositaire qui doit certes en profiter, mais en servant la communauté et en oeuvrant dans des domaines licites et autorisés, il est appelé à rendre compte de leur utilisation.
    La nouvelle façon de concevoir la propriété chez les musulmans qui est notamment à l’origine de nos discussions sur le prêt à intérêt est le produit de notre acculturation à l’occident.
    Dans une société qui fonde ses espoirs sur l’action positive que Dieu rétribue, l’inflation ne joue aucun rôle car ce qui produit l’inflation c’est la spéculation sous toutes ses formes y compris monétaires. Le riba n’étant qu’une des formes de la spéculation. Or dans la société rellement musulmane, toute forme de spéculation est interdite et il n’ y a que le travail qui permet d’accumuler du capital de façon très normale sans possibilité d’enrichissement brusque, encore que la zakat l’empêche de prendre beaucoup d’ampleur. L’imam Ali l’a résumé en disant « aucun patrimoine n’est assemblé, s’il n’est de « riba » ou de « haram » ».
    Amicalement.

  • Afif
    11 mars 2013 at 12:36 - Reply

    @ Batni :
    Compris, tu es allergique aux apprentis sorciers et non au mot « islamique ».
    Cela dit, tu fais une remarque sur les banques islamiques : cette remarque est pertinente et elle ne concerne toujours que les apprentis sorciers et non l’Islam car, en effet, ces banques déguisent un vrai intérêt par un faux bénéfice réalisé sans aucun risque. Je n’ai pas bien saisi ton exemple, mais j’ai un autre exemple similaire : en 2008, un ami avait acheté une Clio classic au prix de 100 millions de centimes étallés sur 5 années avec un contrat conclu avec la banque « islamique » Baraka, alors que sur le marché, chez le concessionnaire, elle coûtait 70 millions.La différence de 30 millions ne peut être considérée que comme une Riba, soit sous la forme d’un intérêt bancaire déguisé, soit si la banque prétend que c’est un contrat de vente, il s’agirait alors d’un prix excessif supérieur à celui du marché (Hadith du Prophète QLSSSL).
    @ Danger à l’Horizon :
    C’est en effet difficile de pratiquer les prêts sans intérêt dans un environnement international dominé par les prêts avec intérêt : en effet, ne serait-ce que par le principe des vases communicants, il sera très difficile d’empêcher la fuite des capitaux.
    Deuxièmement, l’environnement international étant responsable de l’inflation et de la dépréciation des monnaies, la valeur des capitaux déposés, utilisés pour des prêts sans intérêt et non assujettis à la Zakat, vont se déprécier d’une année à l’autre. Et, comme tu l’as suggéré, on peut très bien appliquer aux prêts sans intérêt un taux qui reflète le taux d’inflation constaté au courant de chaque année du prêt, et ce, tant que l’inflation existe. C’est un taux qui est appelé à disparaître si l’environnement monétaire international évolue dans le bon sens, c’est à mon avis inéluctable. En effet, au cours de ces dernières années, les banques centrales US et UE ont consenti à plusieurs reprises des prêts à taux zéro aux banques primaires. Le problème, ce sont ces banques primaires qui continuent à « suer le burnous » de leurs concitoyens européens, au lieu de répercuter le taux zéro et se contenter d’une commision bancaire pour leur prestation de service.
    Pour revenir à nos états, il suffirait d’une mobilisation populaire qui rassemblerait les « islamistes », « les laïcs » et les nationalistes pour faire aboutir la politique du prêt sans intérêt : le premier pays arabe qui appliquera cette politique, sera très vite rejoint par les autres pays arabes et musulmans. En tout cas, je pense personnellement que c’est une bone cause de mobilisation et d’union. Les autres pays suivront certainement si leurs sociétés finissent par admettre qu’ au lieu de continuer à gonfler les capitaux avec des intérêts inutiles, ils devraient être taxés, en considérant que la taxe appliquée est un juste remboursement à la société qui a permis la constitution de ce capital.

  • Afif
    11 mars 2013 at 12:53 - Reply

    Le scandale que j’ai oublié de souligner, c’est la prétention des banques à prélever un intérêt sur des capitaux qui ne lui appartiennent pas et qui, réellement, appartiennent à ses déposants.
    Non seulement, l’intérêt sur les prêts consentis aux déposants est illicite et inflationniste, mais ce qui est encore plus révoltant, c’est d’ajouter un intérêt supplémentaire sur le même prêt qui va dans la poche des banquiers.
    Normalement, le banquier est un prestataire de service pour les déposants et doit être rémunéré en conséquence pour toutes les opérations effectuées en faveur de ses déposants (opération de versement, de retrait, de virement, droit de garde, gestion des prêts, etc…). Mais en aucun cas, sa rémunération ne doit correspondre à une augmentation du taux d’intérêt à son profit.
    Si la banque détient des capitaux en fonds propres qu’elle utilise à consentir des prêts, elle ne devrait percevoir que l’intérêt prévu pour tout déposant.
    Aussi, le premier combat à mener est d’abord d’interdire aux banques d’augmenter le taux d’intérêt au-dessus du taux accordé aux épargnants. Ce sera déjà assez substantiel sur la diminution de la masse monétaire et un gain positif sur l’inflation.

  • Mohamed J.
    11 mars 2013 at 6:13 - Reply

    @ Afif.
    Vous savez sans doute que le taux directeur est fixé par la banque centrale ? Et que celle ci reçoit ses recommandations du gouvernement ? Donc et de ce fait l’illusion est que l’inflation est contrôlée, de même que la masse monétaire puisqu’elle aussi est l’oeuvre de la banque centrale sur orientations gouvernementales ou du trésor public.
    Ce qui est valable à l’intérieur du pays est il tributaire de ce qui se passe au niveau international ? Certainement, puisque le but est de diminuer les importations dans tels ou tels domaines et c’est comme ça que l’inflation est générée dans ces secteurs. L’interdiction du prêt à la consommation confirme l’existence de cette politique économique. Les augmentations de salaires, suivies de près de surenchère et d’augmentations des prix, signifient aussi bien qu’il n’y a pas de production économique interne, mais que ce sont les importateurs qui sont augmentés, ou que la masse monétaire est portée à un niveau supérieur. Le problème est qu’on ne maitrise jamais l’inflation dans une économie ni la contrôler ce n’est pas que l’affaire de deux vases communicants ce sont des millions de vases communicants et la kfaza est l’une de nos inventions notoires de même que le tbeznis et autres chippa, etc…
    C’est pourquoi je parle de spéculation et non pas parce que je suis islamiste.

  • batni
    11 mars 2013 at 8:43 - Reply

    A Mohamed J,
    La Banque Centrale dans un pays qui se respecte est complétement indépendante du gouvernement. Son but principale est de contenir l’inflation dans une plage définie. C’est dans nos pseudo-pays que la Banque Centrale est sous la responsabilité du Ministre des Finances (laab H’mida racham H’mida) 🙂
    Mes respects,

  • MissTmourt
    12 mars 2013 at 2:47 - Reply

    Acheter une maison avec une “banque islamique”: la banque achète la maison et la revend avec un profit – des versements mensuels sont prévus sur plusieurs années.
    Avec une banque normale: la banque prête l’argent, le débiteur achète la maison et le remboursement se fait aussi mensuellement avec un profit pour la banque qu’on appelle “intérêt”.
    Différence: aucune on a juste fait disparaître le mot “intérêt” assimilé par les “oulémas saoudiens” au “Riba” et qui dérangeait tant.
    Actuellement en Amérique, il existe quelques “hypothèque islamique” (mortgage) pour acheter une maison. Le hic: cela revient beaucoup plus chère que de passer par une banque classique.
    Pour moi, et je dis bien pour moi, le Riba c’est le taux usuraire et non un profit justifié par le taux du marché. L’activité bancaire avec intérêt a toujours existé et ce n’est que très récemment que cette pseudo finance islamique, qui nous vient des “saoud”, a vu le jour. Il intéressant de noter que ces “oulémas” ne s’intéresse jamais au problème numéro 1 de la Oumma actuellement qui est celui de la gouvernance. Le Roi a dit non !!!
    Que dire aussi du système boursier qui est un pari sur l’avenir – il est impossible de savoir à l’avance si un titre financier va monter ou baisser, autrement on appelle cela un délit d’initié. Il a donc des analystes qui essaye à travers des graphiques de deviner des cycles sans aucune relation rationnelle avec l’activité de l’entreprise – on peut appeler cela de la voyance. Combien de licenciements non justifiés pour augmenter la valeur boursière d’une compagnie et payer un dividende? Dividende dont les économistes savent qu’il est anti-business (on appauvri la compagnie). Les Bourses sont devenus des casinos pourtant il y en a une à Ryad.
    Que dire aussi des assurances que l’on paye en échange d’un évènement incertain – encore un pari sur l’avenir sans aucune contrepartie matérielle dans la majorité des cas – puisque le sinistre n’arrivera que pour quelques uns et encore selon les polices d’assurances ils ne récupéreront pas tout.
    Que dire aussi des marchés des changes où les monnaies étrangères s’échangent et les cambistes font leur profit en jouant sur la différence (spread) plus des frais. Ce profit ne se fait contre aucune réalité matérielle tangible: absolument aucune. Est ce haram ?
    Je m’interroge aussi sur la République Islamique d’Iran qui a ma connaissance n’a pas de “finance islamique”. Comme quoi, le consensus n’est pas aussi clair qu’on veut le faire croire.
    Je termine par cette anecdote: un jour j’ai trouvé une boite de sardine halal. Juste pour vous dire que l’Islam fait vendre et que certaines personnes n’ont aucun scrupule à utiliser ce label pour faire de l’argent – comme le gendre de Ben Ali qui était sur le point d’ouvrir la plus grande “banque islamique” de Tunisie.

  • Mohamed J.
    12 mars 2013 at 7:10 - Reply

    @ Batni.
    En théorie vous avez raison. Mais la pratique des USA, spécialement depuis la décision de non convertibilité en or des années 1970 que LE GOUVERNEMENT FEDERAL a prise, prouve tout a fait le contraire. Ils se gargarisent, ne nous gargarisons pas avec eux. Un chat est un chat et pas une vache, quoi qu’on en dise.

  • Afif
    12 mars 2013 at 10:38 - Reply

    @ Mohamed J. :
    Je te prie de bien vouloir me transmettre en arabe la sentence de l’Imam Ali Radhia Allaho Âanho que tu as citée ci-après : « aucun patrimoine n’est assemblé, s’il n’est de « riba » ou de « haram » ». Merci par avance.
    Deuxièmement, il est vrai que l’inflation résulte de plusieurs facteurs. Mais ce qui me préoccupe le plus, c’est le taux d’intérêt bancaire. Si nous avons les moyens de le combattre, avons-nous le droit de se taire ?
    @ MissTmourt :
    Certaines de vos remarques sont pertinentes : cependant, je reste convaincu par la foi et la raison, quelle que soit la position de l’Arabie Séoudite ou de l’Iran qui sont de toute façon de mauvais exemples en matière d’Islam, que le taux d’intérêt bancaire est un vol caratérisé même s’il est minime. Qu’est-ce que vous entendez par taux usuraire ?
    Par contre, en ce qui concerne le change des monnaies, il n’y a aucun vol : les monnaies s’échangent comme n’importe quelle marchandise dans le cadre d’un marché libre et concurrentiel. Il n’y aurait vol qu’en cas d’un monopole où il n’y a qu’un seul cambiste qui ferait la pluie et le beau temps.

  • Afif
    13 mars 2013 at 10:46 - Reply

    @ MissTmourt :
    Le gain du cambiste est la contrepartie de sa prestation de service fournie grâce à son travail et à ses efforts, ce qui n’est pas le cas de l’intérêt sur capital qui est obtenu sans effort aucun.
    Lorsqu’on parle de contrepartie matérielle, cela concerne aussi bien les biens matériels que les prestations de service : tous les deux sont le produit du travail humain. Vous pensez bien que le travail de l’architecte qui fait les plans et celui du chauffeur qui transporte les matériaux de construction sont aussi importants que le travail du maçon qui construit la maison, bien matériel.

  • Mohamed J.
    13 mars 2013 at 2:44 - Reply

    @ Afif.
    Si nous avons les moyens de le combattre pouvons nous nous taire. Cela ne s’applique pas qu’à l’intérêt mais à l’ensemble de tout ce qui est interdit par la religion et qu’on constate. A mon avis, le citoyen n’a que le devoir d’attirer l’attention et de se joindre au courant réformateur s’il voit le jour, mais la responsabilité est d’abord celle des détenteurs du pouvoir et de la société dans son ensemble. Ce n’est pas à l’indvidu de faire la loi, mais il doit attirer l’attention. La liberté de pensée et d’expression est d’abord apparue en Islam et son lot de responsabilités.
    J’ai déjà posté la sentance de l’imam Ali.
    ici:
    https://lequotidienalgerie.org/2013/03/07/les-limites-ideologiques-de-lislam-politique-sunnite/

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