يومية الجزائر
Édition du
3 April 2020

Une chance historique pour rompre avec le système actuel

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réveil du peupleEl Watan le 08.03.14
Décidément, notre actualité, quels que soient les détours qu’elle emprunte, finit toujours par nous ramener devant nos contradictions.

On soutient qu’on veut un changement radical du système politique (d’essence militaire) et dans le même temps on veut continuer de se ressourcer en son sein pour la gouvernance de la future Algérie. Que représentent pour l’avenir de l’Algérie Liamine Zeroual, Ali
Benflis, et Mouloud Hamrouche pour ne parler que de ces personnalités, dont la candidature à l’élection présidentielle a été sollicitée par différents groupes de la société, voire du sérail ? Si le premier a préféré renvoyer chez eux ceux qui le sollicitaient pour la simple et bonne raison que lui aussi, tout comme Bouteflika avec son fameux «tab djnani», estime que l’Algérie a besoin de sang neuf des nouvelles générations avec d’autres pratiques politiques, les autres se prêtent au jeu et se lancent dans la course, pensant sans doute faire partie de la solution à ce pays en perpétuelle crise.
Outre ce paradoxe algérien qui consiste à s’en remettre encore et toujours aux anciens d’un système qui a conduit l’Algérie dans l’impasse actuelle, cela dit sans remettre en cause la valeur politique et historique de ces personnalités, on est tout simplement en train de nourrir la légitimité du même système et, ce faisant, diminuer d’autant la légitimité populaire des dirigeants en devenir. Envers qui seront-ils redevables par la suite ? La réponse se devine aisément, tellement est évidente leur vulnérabilité vis-à-vis des tenants du système (que d’aucuns appellent le pouvoir réel). Quelles que soient leurs promesses et leurs ambitions politiques, ils se retrouveront invariablement dans la même logique que leurs prédécesseurs. Quant au pari d’une Algérie libre et démocratique, il sera sérieusement compromis puisque lié à la disparition du système. Si les choses évoluent dans la perspective du régime, il faudra reconnaître que la société a abdiqué son rôle de catalyseur du rêve démocratique au profit de ce même conservatisme, qui, lui, dicte le choix de candidats, plus ou moins apparentés au système en place. Un système qui, pourtant, symbolise à lui seul tout le malaise algérien des 50 dernières années.
N’est-ce pas que cette façon de faire, voire de penser, d’une partie des Algériens, témoigne de notre tendance maladive, non seulement à nous sous-estimer face au régime, mais également à nous méfier les uns les autres quand vient le moment de nous souder contre lui ? Serions-nous atteints du syndrome de Stockholm au point de refuser le changement qui nous libérerait des gouvernants actuels ? Pourtant, nos cœurs, comme les rues de nos villes, sont en perpétuelle révolte face à leurs abus.
Aujourd’hui, en 2014, l’Algérie ne doit plus servir d’otage aux clans qui la régentent selon leurs intérêts égoïstes. Les différents partis, les groupes sociaux, les associations, bref, toutes les composantes de la société animées par les valeurs démocratiques, sont sommées de sortir de leur cloisonnement suicidaire pour mobiliser et motiver les populations, essentiellement la jeunesse, héritière légitime de ce pays. Cette élection est un autre rendez-vous que nous donne l’histoire pour sortir l’Algérie de ce labyrinthe de complots, de guerres de clans et de nombreux autres fléaux qui font la marque de fabrique du système actuel, incapable de solutions aux problèmes du pays.
Il a fait de nos querelles intestines et nos divisions son ticket gagnant et malgré ses déboires passés et actuels, il continue d’user d’arrogance et de mépris pour barrer la route au peuple qui aspire au statut d’une citoyenneté faite de liberté, de justice et de dignité. Ferons-nous preuve de diligence et de maturité pour construire enfin un compromis historique en faveur de ce changement politique vital pour notre peuple, ou céderons-nous une fois encore à nos vieux démons, en laissant entre les mains du pouvoir l’avenir de l’Algérie, au risque de le faire avorter ? Ce qui est sûr, c’est que la réponse dépendra en grande partie de la société algérienne.
Zehira Houfani Berfas : écrivaine

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11 Commentaires sur cet articles

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  • Ourida
    8 mars 2014 at 4:33 - Reply
  • MAJORORO
    8 mars 2014 at 6:45 - Reply

    L’Algérie n’est pas une république et j’ai bien peur qu’elle ne le sera jamais. Pourquoi ?
    Lisez SVP et contredisez-moi. J’aurai plaisir à vous lire.
    Une république est faite pour toutes et tous, sans exception de couleur, d’opinions, de religions ni de richesses, etc..
    Elle est basée sur des principes d’égalité, de justice et de liberté pour chacun et chacune sans aucun préjugé.
    Une république se doit de protéger le faible, le malade et le pauvre contre les puissants et les riches.
    Une république veut dire la négation de la monarchie, déclarée ou non.
    Une république est dirigée par une élite formée par les meilleurs citoyens qui élus dans un esprit compétitif, calme mais sérieux. Topic de compétition étant toujours les visions, les programmes mais pas les hommes.
    Une république doit obligatoirement être laïque tout en garantissant les libertés de cultes, etc
    Une république se veut être sans idéologie politique, économique ou socio-culturelle. Par contre les hommes, partis ou autres éléments d’influence peuvent l’être et peuvent l’exercer en toute légitimité dans le cadre de leur mandat, à leur risque et périls.
    L’Algérie n’est non seulement pas une république encore moins démocratique et surtout pas populaire.
    Vous lisez, écrivez et parlez plus ou moins bien le français.
    Vous vous informez a partir des medias français.
    Vous consommez de préférence français.
    Mais vous refusez de vous inspirer de cette nation. Tous les mêmes, toutes tendances confondues et pourtant tout est publié et a la portée de tout le monde.
    Les Code Civil, et toutes les lois françaises et diverses structures, methodes sont la sur les étagères de toutes les librairies, bibliothèques, etc. et ces derniers temps en ligne. Elles ne demandent qu’a etre copiees, appliquees et / ou subtilement adaptees.
    Je pourrais possiblement pardonner a un certain Boukharouba de triste memoire, je suis sûr qu’il n’a jamais entendu parler de Montesquieu, le pauvre bougre ayant fait la Zitouna de Tunis suivi de l’Azhar du Caire. Je n’ai rien contre ces 2 vénérables établissements d’éducation. Mais les résultats sont là, têtus.
    Rien n’obligeait l’Algérie à faire ce parcours lamentable à part l’ambition erronée du monsieur ci-haut nommé, sombre individu qui sorti du chapeau d’un magicien maléfique, avait tout chamboulé sans aucun état d’âme aucune. On aurait pu redresser la barre une fois qu’il soit parti. Mais non, on voulait jouer au malin comme d’ailleurs, j’entends dire, on le fait maintenant.
    Dans une république, on ne joue pas au malin. Tout est balisé et transparent. Les systèmes de contrôle au-dessus de tous et toutes.
    Républiques de grand pays, de grandes nations ; certainement pas celles bananières et / ou démocratiques et populaires.
    En plus et peut être pour mieux arranger les choses, après les BTS, nous voilà donc régimenté pas ces ONT (Oujda, Nedroma et Tlemcen) pour les résultats pas très différents les uns des autres. Tous incapables de lire encore moins de comprendre sérieusement tout ce qui s’écrit par exemple dans ce journal. Voila et pardon si j’en blesse quelqu’un.
    Amicalement.

  • Mohand42
    8 mars 2014 at 10:25 - Reply

    Il est Certain que le boycott ne suffira pas pour contrer la fraude. C’est à partir de la mobilisation pour le boycott qu’il faut élargir les luttes pour créer un rapport de forces favorable à l’alternative démocratique. Il faut lutter en même temps contre le 4e mandat et pour une transition démocratique. Il faut appeler tous les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de l’opposition à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité à la cause politique pour le changement. L’élaboration d’une plate-forme commune destinée à la construction de la résistance Algérienne contre la dictature. Surveillez toujours l’adversaire et ne vous laissez jamais duper par ses ruses .Si on ne profite pas cette fois-ci des erreurs de l’adversaire pour l’abattre, il serait illusoire de le réaliser plus tard. On ne choisit pas par hasard, comme disait Confucius: «La chance est bien souvent un hasard qui se provoque». Il faut saisir les bonnes occasions pour rompre avec le système actuel. Le temps des palabres est révolu, il est urgent d’agir pour sauver l’Algérie. Ne gâchons pas l’occasion? On n’en a jamais été aussi près du but. Vivement le changement.

  • Plastic
    9 mars 2014 at 8:25 - Reply

    Le sac en plastique noir
    un syimbole le plus aproprié à cette mascarade.
    un syimbole le plus aproprié a ce peuple.
    un syimbole le plus aproprié a ça destiné.
    Alors Barakat oui , baraket ya chekara
    (Sac de piétre qualité opâque non biodegradable)
    comme cette mascarade

  • karim
    9 mars 2014 at 12:33 - Reply

    Le 10 janvier 1920 fût promulgué un traité de paix, signé entre l’Allemagne et la France, l’Empire Russe, l’Empire britannique et les États-Unis, et qui annonce la création d’une organisation international afin de préserver la paix en Europe.
    Près d’un siècle après l’accord pourtant solennel, ponctué par le conflit le plus meurtrier de l’histoire de l’Humanité, nous en sommes revenus aux conditions similaires ayant déclenché le conflit primaire.
    La raison est dans l’hypocrisie des politiques menées par les puissances économiques, comme quoi, l’intérêt des peuples est dans l’intérêt des lobbys.
    L’intérêt des lobbys et dans l’intérêt stricte d’une Mafia devenue mondiale, et c’est cette Mafia qui va jouer son va-tout en Algérie…
    « L’Assemblée générale [des Nation Unies] a la possibilité, à la majorité des deux tiers, de suspendre le droit de siéger au Conseil d’un État qui aurait commis des violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme ».
    Manhattan le 12 novembre 2013.
    citoyen karim

  • W A H I D……….
    10 mars 2014 at 2:59 - Reply
  • W A H I D……….
    10 mars 2014 at 3:30 - Reply
  • W A H I D……….
    10 mars 2014 at 3:32 - Reply
  • W A H I D……….
    10 mars 2014 at 3:37 - Reply
  • W A H I D……….
    10 mars 2014 at 3:40 - Reply
  • karim
    10 mars 2014 at 12:12 - Reply

    Article 25 de la Constitution :
    L’Armée Nationale Populaire a pour mission permanente la défense de la souveraineté nationale.
    Article 6 de la Constitution :
    La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple.
    citoyen karim

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