يومية الجزائر
Édition du
3 April 2020

COMMUNIQUE DE PRESSE de la famille Khalef

 
 
justiceLe 21 août 1993, nos deux frères KHALEF Abdallah, dit Kasdi MERBAH, ancien chef du gouvernement, KHALEF Abdelaziz, médecin, notre neveu KHALEF Hakim, universitaire, ainsi que leurs deux compagnons NASRI Abdelaziz et AIT-MEKIDECHE Lhachemi, ont été froidement assassinés à Bordj-El-Bahri par un commando suréquipé et surentraîné, ne laissant aucun doute sur sa nature véritable.
L’enquête qui s’en est suivie a été bâclée, voire carrément viciée et détournée, si bien que très vite, nous avons assisté à l’interpellation de pauvres hères de la région aussi vite accusés de ce crime abject. Ni autopsies, ni auditions, ni étude balistique, ni recherches approfondies n’ont été effectuées, à l’image de ce qu’il s’est passé pour d’autres assassinats non encore élucidés.
Le procès qui a été alors organisé – une parodie – visait essentiellement à évacuer une affaire jugée  encombrante et surtout très embarrassante.
Régulièrement, nous nous sommes adressées à la plus haute autorité politique de l’État pour revendiquer une enquête judiciaire sérieuse, à même de jeter la lumière sur cette atrocité et confondre les véritables auteurs et commanditaires de ce forfait lâche et infâme.
En guise de réponse, nous n’avons eu droit qu’à un silence épais et pesant, certainement embarrassé, mais que nous percevons comme un déni de justice, une forme de mépris et de dédain.
Les dirigeants qui ont eu à exercer des responsabilités durant ces deux dernières décennies, à quelque niveau que ce soit, doivent savoir qu’ils peuvent continuer à faire la sourde oreille, mais que nous ne renoncerons jamais à notre droit imprescriptible de revendiquer la vérité sur ce qu’il s’est réellement passé. Notre détermination est inébranlable.
En ce vingt et unième anniversaire, notre seule exigence porte sur l’ouverture d’une véritable enquête judiciaire menée par des juges d’instruction indépendants et intègres, ayant les coudées franches dans toutes leurs investigations et pouvant bénéficier de notre concours, si modeste soit-il, en notre qualité de partie civile jamais entendue à ce jour, enquête devant déboucher sur la révision du procès de ce quintuple assassinat politique. D’autant que les langues commencent à se délier et que de hauts responsables dont certains, encore en vie, sont désignés du doigt.
Le concept éhonté et immoral, énoncé par de pseudo-intellectuels proches du pouvoir, selon lequel “la raison d’état doit prendre le pas sur la justice due à tout un chacun”, traduit une dérive extrêmement dangereuse, servant des intérêts personnels étroits et menant à des abus inqualifiables.
Que ceux qui ont manigancé pour échapper à la justice et à la tenue d’un procès public cessent de se faire des illusions et qu’ils sachent surtout qu’aucune amnistie ne saurait les absoudre de leurs crimes.
 
Alger, 21 août 2014.
 
KHALEF S.
KHALEF M.
KHALEF D.


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20 Commentaires sur cet articles

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  • laid baiid
    20 août 2014 at 6:44 - Reply

    Je pense que ce sont les même décideurs qui ont ordonné l’assassinat de Boudiaf,en direct à la TV restent impunis.Ils ont aussi calculé que la crise du FIS couterait la vie de 60 000 Algériens
    la disparition de plus de 20 000 personnes et l’assassinat de plus de 200 000 Algériens ,ont été absouts par Fakhamatouhou VI et sa loi de concorde nationale.”nul n’a le droit de juger,après cette loi..Les commanditaires sont très bien connus..Ils s’en vont un à un, soit empoisonnés ou rongés par un cancer viscerale,on leur offre un enterrement couvert de l’emblème nationale….
    Quel recours reste il?

  • popoy
    20 août 2014 at 7:00 - Reply

    la vérité éclatera un jour
    nous savons bien que c’est cette horde du pouvoir qui a fait ce forfais
    De toute les façon demain il n’est pas loin dans l au delà
    nous connaitrons ces assassins et la punition divine sera bien meilleurs
    d’ailleurs, ils sont mort mais vivant dans ce lamentable etat
    ils continueront de vivre malheureusement comme des chiens et des ratons
    ces sales assassins de l’algerie

  • lyes laribi
    21 août 2014 at 12:03 - Reply

    La grande question, pourquoi ils ont été assassinés le jour de la nomination de Redha Malek à la tête du gouvernement???

    • still
      21 août 2014 at 7:05 - Reply

      C’était peut-être sa condition,…
      À moins que le “duo” Malek-Merbah allait constituer un ingrédient qui révélerait un complot consommé ou qui empêcherait l’exécution d’un complot ultérieur.
      Fouillez en amont et en aval.

      • still
        23 août 2014 at 9:35 - Reply

        Correction après avoir vu un témoignage sur Magharibia TV: Il aurait pu révéler des complots consommés et il allait en empêcher d’autres , notamment celui de la décennie noire.

  • Alilou
    21 août 2014 at 12:44 - Reply

    Il n’y aura point de justice en Algérie que le jour ou toute la racaille qui sévit du portier jusqu’au sommet en passant par tous les services et structures étatiques, syndicats, entreprises etc….tout ce beau monde qui ne fait que s’enrichir sur le DOS de l’Algérie y compris les narcos, proxénètes, les voleurs a la tire toutes la racaille algériennes doit impérativement disparaître…une véritable épuration…cette dernière doit être effectuée par des juges algériens impartiaux….hic…un os…
    Alilou.

  • Abdelkader Dehbi
    21 août 2014 at 2:32 - Reply

    [QUOTE] :”””Le concept éhonté et immoral, énoncé par de pseudo-intellectuels proches du pouvoir, selon lequel « la raison d’état doit prendre le pas sur la justice due à tout un chacun », traduit une dérive extrêmement dangereuse, servant des intérêts personnels étroits et menant à des abus inqualifiables.”””
    Il faut une sacrée dose de culot – qui plus est, de la part d’un recyclé comme avocaillon et indic, au service du pouvoir illégitime en place – pour oser parler de “raison d’Etat”, dans le cas de l’assassinat, le 21 Août 1993, du défunt Si Abdallah Khalef – dit Kasdi Merbah – ainsi que de deux de ses parents et deux de ses amis. Un assassinat qui constitue un véritable “Crime d’Etat”, doublé d’un crime crapuleux et barbare, commandité par la plus haute hiérarchie sécuritaire d’une junte de généraux putschistes criminels, corrompus et félons, décidés à terroriser et à éradiquer physiquement toute personne et toute organisation politique citoyenne opposées au Coup d’Etat du 11 Janvier 1992.
    Les commanditaires de l’assassinat de Kasdi Merbah et de ses parents et amis, sont ceux-là mêmes qui ont commandité moins d’un an plutôt – le 30 Juin 1992 – l’assassinat du président Mohamed Boudiaf; ils sont aussi ceux-là mêmes qui ont déclenché la folie meurtrière des massacres de masse perpétrés tout au long de la décennie noire : en particulier les massacres de Relizane, de Béni-Messous, de Raïs et de Bentalha, pour ne citer que ces cas-là, médiatisés à travers le monde entier.
    Je rappelle à M. Abdelaziz Bouteflika – oh ! y a-t-il quelqu’un ? – l’engagement moral qu’il avait pris devant la veuve du défunt, Mme Khalef, de faire tout ce qui était en son pouvoir, pour contribuer à la manifestation de la vérité sur cet assassinat. En effet, trois ou quatre jours après l’assassinat de Si Merbah, M.M. Bouteflika et Chérif Belkacem, ainsi que ma modeste personne, nous nous étions en effet rendus au domicile du défunt à Hydra, pour présenter nos condoléances à sa veuve et à ses enfants. Et c’est au moment de prendre congé que M. Bouteflika a pris cet engagement moral.
    Si M. Bouteflika n’est pas en mesure de lire mon témoignage, je m’adresse alors, à la camarilla d’usurpateurs, d’imposteurs, de faussaires et de manipulateurs – civils et militaires confondus – qui l’entourent et qui ont pris l’Algérie et le peuple algérien en otage.
    Non pas pour qu’ils agissent – je ne me fais pas d’illusions là-dessus – mais juste pour leur rappeler que les peuples ont la mémoire longue…

    • KECHIDI Hamid
      21 août 2014 at 6:19 - Reply

      …..
      “En effet, trois ou quatre jours après l’assassinat de Si Merbah, M.M. Bouteflika et Chérif Belkacem, ainsi que ma modeste personne, nous nous étions en effet rendus au domicile du défunt à Hydra, pour présenter nos condoléances à sa veuve et à ses enfants. Et c’est au moment de prendre congé que M. Bouteflika a pris cet engagement moral.”…. fin de citation !
      Je découvre que @Abdelkader DEHBI était très proche d’une certaine “nomenklatura” de l’époque ! Car, c’’est connu de tous, ce n’était pas “n’importe qui” qui pouvait être à proximité ou à côté de Bouteflika , « notre » actuel brizidène , rab edzayer sur fauteuil roulant !
      C’est évident que Kasdi Merbah a été assassiné par ses “frères” et « ses proches” “et même ‘très proches” du pouvoir et que les islamistes du FIS non rien à voir dans cet assassinat ! Il est vrai que Merbah n’était pas d’accord avec la façon dont le pouvoir a géré l’après arrêt du processus électoral avec ses incroyables dépassements et violence envers les dirigeants et les sympathisants du FIS ! Il a même essayer de se rapprocher de certains dirrigeant du FIS pour négosier une sorti politique du conflit pouvoir militaire/mouvance islamiste !
      A mon avis, Il n’aurait jamais dû se mettre à la politique après les évènements d’octobre 1988 , car un haut responsable des services, çà prend sa retraite ou çà reste dans les services !
      Le FIS et ses sympathisants ont été malmenés par le pouvoir comme je l’ai dit, mais, eux aussi se sont rattrapé par leurs méthodes violentes, leurs attentats aveugles et leurs assassinats ciblés !!!
      NB : avec tout le respect que je dois à la famille Merbah, n’oublions quand même pas qu’il a été l’élément en chef de la sécurité militaire (SM) , avec toutes ses turpitudes, du temps de la dictature « Boukharoubiène » et «Bouteflikiène» ….et même après la mort de Boukharouba, il est admis qu’il avait son mort à dire en toutes circonstances !!
      Il faut chercher à approcher la vérité et bien sûr la faire connaître car c’est l’histoire qu’il l’exige !

  • k.Seddiki
    21 août 2014 at 5:56 - Reply

    Il est à présent clairement établi par tous ceux qui réfléchissent un tant soit peu à l’avenir de cette pauvre Algérie que l’assassinat de Merbah et bien d’autre avant lui -notamment Boudiaf-obeit à une logique non écrite,insta

  • k.Seddiki
    21 août 2014 at 6:14 - Reply

    Je suis confus,mais le courant est souvent coupé,ces jours-ci. Je continue,si vous le voulez bien ,ma modeste contribution: l’assassinat de Merbah et avant lui de Boudiaf obeit à une logique ,non écrite,instaurée par les janvieristes et d’obédience française,empêchant à tout prix l’émergence d’un autre pourvoir .Or, Boudiaf ,tout comme Merbah,voulait organiser des élections présidentielles à la fin formelle du mandat de Chadli,c’est à dire fin décembre. Vivants, ils se seraient opposés à la reconduite de la junte.On les a éliminés de telle sorte que cela serve de leçon !
    Quant Mr Dehbi évoque les engagements de Boutef envers la veuve de Merbah,il me semble qu’il croit au père Noel: Boutef éliminé de la course au pouvoir en 1979 par ce même Merbah ,va aller risquer sa place en demandant à sanctionner les coupables qu’il connait et qu’il approuve formellement,puisqu’ils lui ont “donné” le pouvoir!
    KS

  • Ouas Ziani
    21 août 2014 at 10:50 - Reply

    si j’ai bien compris, le 24 ou le 25 Août 1993, Bouteflika s’était engagé à faire tout ce qui était en son pouvoir, pour contribuer à la manifestation de la vérité sur l’assassinat de Kasdi Merbah, ses parents et compagnons. En qualité de quoi Bouteflika pouvait-il faire un tel engagement ? Si je ne me trompe, à cette date, tout comme Charif Belkacem, Bouteflika était hittiste !

    • Abdelkader Dehbi
      21 août 2014 at 11:46 - Reply

      @ — KECHIDI Hamid & Ouas Ziani :
      J’ai juste cru devoir apporter un témoignage, pour informer le lecteur ; et je ne souhaite pas qu’on en fasse des tartines.

  • Djamel M
    21 août 2014 at 11:50 - Reply

    Certes il était hittiste, mais il s’exerçait, déjà, à jouer le premier rôle, il essayait d’habiter les hautes fonctions que lui promettait Belkhir et ses acolytes et pour meubler le temps, il passait ses journées à essayer les bournnous de Boumediene.

  • Ouas Ziani
    22 août 2014 at 12:37 - Reply

    Djamel, d’habitude vous êtes mieux inspiré.

  • said ait abdallah
    22 août 2014 at 2:24 - Reply

    Durant la révolution jusqu’à l’indépendance et après l’indépendance, tous les mouvements et toutes les structures du pays étaient soigneusement infiltrés par des agents traitres. L’indépendance du pays qui devait naturellement sceller la concorde et la cohésion nationales allaient connaitre l’effet inverse découlant d’une course au pouvoir sanglante, chose qui arrangeait les plans du colonisateur vaincu et ses agents traitres. En plus de ces divergences suicidaires entre les hauts responsables du pays devenus frères ennemis ,il leur fallait planifier et adopter l’arme de la corruption pour neutraliser toute la classe politique et plonger le PEUPLE dans la famine ,le désespoir et la révolte. Cette situation, nous la vivons aujourd’hui,si certains doutent encore, il suffit juste de voir notre secrétaire général du fln SAIDANI et tous( ses biens) localisés dans la capitale française. Le PRESIDENT BOUDIAF a laisser sa vie lorsqu’il avait diligenté et ordonné une enquête sur les biens des hauts responsables algériens aussi bien militaires que civils détenus dans la capitale FRANCAISE. Si jamais une telle vérité venait à connaitre le jour,la grande majorité de ces minables dirigeants seront brulés vivants sur la place publique. C’est pour ne pas dévoiler la haute trahison dans laquelle ils se sont noyés,leurs biens mal acquis, leur soumission abject quitte même à humilier le PEUPLE ALGERIEN et ses SYMBOLES les plus sacrés. KASDI MERBAH n’a pas de résidence à l’avenue de la grande armée à PARIS et encore moins BOUDIAF. Le PEUPLE ALGERIEN quelque soit son degrés d’amnésie ,tant qu’il possède des yeux pour voir,car aujourd’hui il voit, il ne peut pas confondre ses serviteurs assassinés pour sa cause et ceux qui l’ont détroussé et sauvagement humilié. Ce PAYS et son PEUPLE seront frappés de cette terrible malédiction tant que de telles injustices,de telles trahisons,de tels crimes soient tolérés et ne sont pas jugés.

  • Djamel M
    23 août 2014 at 2:21 - Reply

    @ Ouas Ziani
    Mon commentaire vous a-t-il heurté ? Auquel cas j’en suis désolé.

  • Ouas Ziani
    23 août 2014 at 11:19 - Reply

    @ Djamel M.
    Je ne me sens nullement heurté et vous n’avez pas à vous excuser. J’ai simplement voulu vous dire que les griefs à opposer à Bouteflika (et ils sont nombreux) peuvent être raisonnables et de meilleures qualités plutôt que de se servir des crétineries vociférées par le général Nezzar. Lui au moins, il s’est servi de la garde-robe de Boumediene par dépit devant les conditions fixées par Bouteflika au moment des négociations sur son enrôlement à el mouradia et à ce propos on peut comprendre sa frustration. D’ailleurs, que ce soit contre Bouteflika ou contre quelqu’un d’autre, les jugements de ce général ne peuvent être une référence pour une personne sensée. Le général Nezzar appartient à cette catégorie d’individus qui s’arrangent toujours pour perdre même les causes justes, alors les aventures immorales… !
    Autre chose, je crois savoir que Bouteflika a été la cible de deux tentatives d’assassinat, où en sont les enquêtes ? Ces enquêtes (comme toutes les autres) ne paraissent-elles pas enveloppées du burnous de Boumediene ?
    Amicalement.

  • tabet
    9 septembre 2014 at 9:15 - Reply

    toutes est claire il n y a rien a cachée il manque que l indépendance de la justice

  • raba
    25 septembre 2014 at 11:19 - Reply

    quand un homme meurt c’est tjr triste,ces gens qui ont fait çà le paieront un jour ou l’autre, eux aussi viendra le jour ou ils creveront alors ce jour là , on pissera sur leur tombe……..oust la charogne

  • rachid dahmani
    25 septembre 2014 at 1:12 - Reply

    Bonjour,
    J’ai bonne impression que tout le monde sait tout à propos de ces assassinats, de ces crimes, de ces meurtres, de ces délits…etc. On connait les les noms, les raisons, les commanditaires, les alibis…etc. On a bel et bien l’impression que la meilleure des polices et enquêteurs au monde ne feraient pas mieux…pourtant on en est toujours au même point cela va faire bein longtemps, et on sera toujours au même point dans bien longtemps encore…chers amis.

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