يومية الجزائر
Édition du
21 September 2019

LA FRANCE DANS LA PROBLEMATIQUE ALGERIENNE

Les alertes venues des stades étaient superbement ignorées. Elles étaient comme de coutume assimilées à un chahut de gamin. Le rôle et l’impact des réseaux sociaux sur cette jeunesse s’écrasaient sur l’autisme d’une dictature dont l’arrogance n’avait d’égale que sa soumission pleine et entière à celle qu’elle subissait elle-même indignement de celle du deuxième étage, notamment française. L’ultime provocation, l’ultime offense vint avec cette candidature d’un homme, d’un poster, ne bafouant pas seulement, elle écrasait la dignité d’un peuple et d’une jeunesse qui portait en elle l’héritage génétique de toutes les révolutions en prenant le décompte au moins depuis celle du 1er novembre 1954 pour arriver à cette journée glorieuse du 1er mars 2019. La jeunesse algérienne est vivante. Elle l’a toujours été. Elle le sera toujours.

A ces évènements majeurs algéro-algériens la dictature du deuxième étage fait une irruption qui permettra au peuple algérien de jauger le degré de soumission de ses dirigeants à l’autorité du dessus. Le porte-parole du gouvernement français, au sortir du conseil des ministres s’il vous plait, exigeait en un mot que le processus électoral en Algérie se poursuive. « Nous formons le vœu que cette élection donne à l’Algérie l’impulsion nécessaire pour faire face aux défis qui sont les siens et pour répondre aux revendications profondes de sa population » disait la France qui refuse donc officiellement que l’élection présidentielle du 18 avril ne soit annulée pour faire place à une courte période de transition qui permettrait aux algériens de goûter au plaisir de la légitimité populaire et son corollaire profond qu’est l’état de droit.

La France fait savoir tout aussi officiellement qu’elle ne contreviendrait pas à une mise à l’écart de cette candidature humiliante qu’elle avait auparavant soutenue et même exigée (en se rappelant les propos de Darmon) et ce pour assurer ce statu-quo meurtrier à l’Algérie mais si profitable à l’ensemble de son économie à travers les marchés juteux obtenus sans coup férir par ses entreprises et de ces énormes capitaux ‘‘biens mal acquis’’ de la nomenklatura algérienne et de ses apparatchiks qui grossissent le cashflow de ses banques.

S’il est patent de remarquer le silence assourdissant des autorités algériennes, d’habitude si prompt à dénoncer l’ingérence étrangère dans ses affaires intérieures, le peuple algérien ne pourrait à ce stade des événements retourner à une hibernation a vocation assassine. Il n’est pas seulement nécessaire, l’état de droit est vital pour le pays, pour son peuple, pour sa jeunesse. Tous ensembles, avec un seul leitmotiv, ne pas abandonner la lutte pour l’état de droit, la lutte pour la survie des générations futures, la lutte pour l’ALGERIE.

BARKAT Rachid

DJEDDOU Mayara


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Un commentaire

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  • Ali Verin
    2 mars 2019 at 1:55 - Reply

    الاستعمار الجديد

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