يومية الجزائر
Édition du
7 December 2019

Solidarité violente avec les victimes de ce fascisme caché.

Ghania Mouffok

Ce qui s’est passé dans le commissariat de Baraki porte un nom: c’est une OFFENSE au MVT du 22 février, un viol des consciences. Depuis hier mon corps tremble. J’imagine la scène dans son insoutenable violence et sa banalité.

Une femme portant l’uniforme dit à deux jeunes filles de se déshabiller en faisant de l’humour, i3rou gaa, déshabillez vous toutes, ah ah ah, et se penche sur le corps de deux jeunes filles qui se battent pour que leurs droits de citoyennes soient reconnus, puis elle leur demande d’écarter leurs jambes et se met à farfouiller dans leurs vagins.

Qu’est ce qu’elle cherche? Sinon à détruire les résistances et la liberté qui habitent ces deux corps, les réduire à cette humiliation au plus profond de leurs jeunes consciences, à réinscrire sur le corps des femmes algériennes la mémoire du viol comme une menace permanente. Devant leur refus, elle menace d’en appeler aux hommes eux aussi en uniforme, ah ah ah.


INDIGNONS NOUS immédiatement et agissons à la mesure de notre indignation. Le patron de la DGSN doit être saisi, cette femme doit être immédiatement relevée de ses fonctions, une enquête doit être faite sur l’ensemble des responsabilités, le délit doit être qualifié et relever de la justice, tous les responsables de cette insupportable affaire doivent être jugés publiquement et la sentence doit faire jurisprudence.

Solidarité violente avec les victimes de ce fascisme caché et pourtant d’une banalité quotidienne. AGISSONS.


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9 Commentaires sur cet articles

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  • Rédaction LQA
    15 avril 2019 at 2:29 - Reply

    Des femmes auraient été déshabillées dans des locaux de la police à Baraki
    Des militants dénoncent un «comportement indécent»

    El Watan
    IDDIR NADIR 15 AVRIL 2019

    Des militants ont dénoncé une volonté de la police d’«humilier» leurs camarades et les «dissuader» de prendre part aux actions de protestation.

    Des militants politiques et associatifs du Mouvement démocratique et social (MDS) et du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), arrêtés samedi lors d’un rassemblement à la Grande-Poste et transférés dans un commissariat de Baraki, dénoncent «un comportement indécent» de policiers. En effet, des jeunes filles malmenées lors du sit-in avorté affirment avoir été contraintes de se déshabiller à l’intérieur des locaux du commissariat situé à la périphérie de la capitale.

    «On nous a transférées au commissariat de Baraki. Une fois sur place, on nous a séparées. Chacune de nous était dans un bureau. Un officier femme en tenue civile est entré dans le bureau. Elle a exigé que je me déshabille. J’ai d’abord résisté, d’autant que cette femme ne portait pas d’uniforme. Devant mon insistance, la policière m’a dit que c’est la procédure.

    Elle a commencé à me déshabiller et m’a touché les seins. Je lui ai dit d’arrêter. J’ai préféré enlever moi-même mes vêtements vu qu’elle ne portait pas de gants… Elle a fouillé mes vêtements, mes chaussettes et chaussures. Elle a fouillé mes cheveux et m’a demandé d’écarter les jambes… Qu’espérait-elle trouver ? Il y a une volonté manifeste de nous humilier», raconte une des jeunes filles, qui a requis l’anonymat.

    La fouille a duré une quinzaine de minutes. Les policiers ont pris des photos et les empreintes digitales des militantes, mais sans leur faire signer de PV. Elles ont par la suite été regroupées dans la salle d’attente où elles resteront une partie de la nuit. «La police nous a retiré nos téléphones. Nous n’avions pas pu passer de coup de fil.

    On ne nous a pas donné à manger. Mais, il n’y a pas eu de maltraitance physique», précise la jeune fille. Les personnes interpellées, deux militants du MDS et deux autres travaillant pour Radio Raj, ont été relâchées dans la nuit de samedi à dimanche (1h). Des militants ont dénoncé une volonté de la police d’«humilier» leurs camarades et les «dissuader» de prendre part aux actions de protestation. «Le plus dégradant, c’est que les éléments de la police ont dénudé les militantes…

    Ils voulaient les humilier, leur faire peur et les dissuader de rejoindre les manifestations. C’est un comportement que n’accepte pas la raison. C’est une forme de dégradation contre l’être humain. Nous dénonçons ces pratiques intolérables. Nous exigeons qu’elles cessent», a alerté Samir Larbi, militant du PST, dans une vidéo postée sur sa page Facebook.

    «Entrave à la liberté de manifester»

    Une source à la DGSN dément les accusations portées contre ses éléments et précise que la fouille corporelle qu’ont subie les militantes arrêtées «obéit à une procédure légale». «Les personnes arrêtées sont prises en charge séparément par un personnel féminin et masculin. Les policiers qui veillent à cette procédure ont rang de lieutenant et donc rang d’officier de police judiciaire», signale notre source.

    Interpellé lors du rassemblement, Hakim Addad, militant politique et membre de RAJ, dénonce dans un post sur sa page Facebook les «entraves» à la liberté de manifester : «Nous voulions (juste) tenir un rassemblement pacifique. Dire non à la répression et oui à faire vivre nos libertés dans les espaces publics. Le pouvoir, par sa main policière violente, en a décidé autrement. Loin de nous faire plier, ils ne font que nous renforcer dans nos convictions. Ce pouvoir qui gère la société par la violence, de quelque nature qu’elle soit, doit et va partir. Nous sommes venu(e)s, nous reviendrons et nous vaincrons.»

    Le député FFS de Bouira, Djamel Baloul, qui s’est déplacé dans les commissariats de la capitale pour s’enquérir de la situation des militants arrêtés, a dénoncé les agissements de la police. «C’est une atteinte aux droits de se rassembler pacifiquement et d’expression reconnus aux Algériens par la Constitution. Le transfert des militants vers une autre circonscription est un abus. Un PV ou des empreintes nécessitent-ils 8 heures ?

    Les personnes interpellées ne sont pas des terroristes, mais des militants. Raj est une association qui ne menace pas l’ordre public. Les militants n’entravent pas la voie publique puisqu’ils s’installent sur les escaliers de la Grande-Poste. L’objectif des policiers est clair : atteindre le moral des militants», estime M. Baloul.

    Le député du FFS signale que le pouvoir veut favoriser une «alternance clanique» qui permet la résurgence du régime. Des militants politiques et associatifs, parmi lesquels ceux qui ont été arrêtés samedi, se sont rassemblés place Emir Abdelkader. La police est intervenue et les a, encore une fois, interpellés pour les relâcher juste après.

  • Rédaction LQA
    15 avril 2019 at 2:41 - Reply
  • Salima A.
    15 avril 2019 at 4:40 - Reply

    Ah mon dieu ou est-ce qu’on va comme ça?
    ça nous fait rappeler la même bavure commise par des militaires égyptiens sur une manifestante qui a subi de force un “examen”contrôlant sa virginité!!!???
    Cela s’est passé pendant la période instable post -Moubarek.La presse locale et même internationale(par connivence ou par mépris) a rapporté l’affaire comme un fait divers!?
    Le résultat est là,devant tout le monde cinq après cette affaire,ou on assiste à un régime des plus répressifs de la planète!

    La chose est sérieuse soyons tous vigilants et ne pas commettre les mêmes erreurs.

  • Dria
    15 avril 2019 at 4:46 - Reply

    C’est un acte premidité pour ne plus s’aventurer a faire des SIT-IN et pour briser la dynamique du mouvement.

    INDIGNONS-NOUS d’une manière unanime et pacifique en plus des procédures enclenchés et des poursuites judiciaires des coupables.

    Nous devons faire de demain MARDI 16 FÉVRIER une journée de GRÈVE GÉNÉRALE sur tout le territoire national. En plus de la grève des étudiants. Nous invitons tous les syndicats, et toutes les corporations, organisations et associations de la société civile de laver cet eniéme affront en prenant part à ce débrayage national. Afin de faire comprendre au service de sécurité que le règne de l’impunité est révolu. Et que pacifisme ne rime pas avec faiblesse et soumission.

    FAITES DES SIT-IN OU VOUS VOULEZ, VOUS ÊTES DANS VOTRE PAYS ET C’EST PAS ILLÉGAL. IL EST INTERDIT DE DILAPIDER LES BIENS DE SON PAYS. DE VOLER , DE S’ENRICHIR SUR LE DOS DU PEUPLE, DE COLLABORER AVEC L’ENNEMI, DE FORMER DES GANGS.

    PARTAGER PARTAGER PARTAGER SI ON SE TAIT DEMAIN C’EST NOS MÈRES NOS SŒURS ET NOS FILLES QUI SERONT HUMILIER . DÉSAHABILLONS CE POUVOIR LE MONDE ENTIER DOIT SAVOIR PAR QUI NOUS SOMMES GOUVERNÉS HÉLAS.

  • sacco et vanzetti
    15 avril 2019 at 5:38 - Reply

    “Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser.”la dictature engendre le fascisme

  • esty
    15 avril 2019 at 5:54 - Reply

    Juste une remarque : il existe ce genre de “fouille” je dirais pratique aussi en Suisse et en France dans les locaux de la police cantonal suisse par exemple, ils désahbiller les “délinquants algériens a la peau! a mon avis c’est mafia a l’international qui est entrain de tomber regarder le cas de tripoli et cette population civile bombardée jour et nuit par la criminel de haftar et ses amis qui sont Macron le roi de l’arabie et sissi, et bien sa me rappel quelques chose ce qui est entrain de se passer en lybie, les soldats de boumédienne quand ont envahi l’algérie aider à l’époque par le nationaliste Nacer d’egypte, c’est leurs fin…

  • lyes Laribi
    15 avril 2019 at 10:22 - Reply

    Avant tout, je voudrais dire à cette demoiselle qui essaye de disculper ses tortionnaires qu’il n’y avait pas eu de maltraitance physique que c’est pire ce qu’elle a subi. La maltraitance psychologique est plus grave et grande que les tortures physique. Je peux vous assurer ma chère demoiselle, il m’arrive encore aujourd’hui et pourtant 20 après mon exil de revivre dans mes rêves ces mauvais instants. Il n’y a pas de plus humiliant que de déshabiller quelqu’un et de le regarder sachant qu’il se fait au nom de la loi. La lâcheté de ces agents pratiquants ces acte n’a pas d’équivalent. Apparemment, rien n’a changé. Ce sont les mêmes pratiques. Dans les années 90, c’est ce genre de pratique qui a poussé une partie des jeunes à prendre les armes. Les donneurs d’ordre cherchent le pourrissement et la confrontation. Ils savent que le peuple algérien déteste la hogra. Et ils veulent faire peur aussi pour empêcher les femmes et les enfants manifesté. Ils sont champions de la guerre psychologique apprise chez les copains Bigeard, Aussaress et Massu. Ils veulent imposer un scrutin contrôler par un premier ministre impliqué dans l’affaire Al boucher. Pour cela, le meilleur moyen c’est d’instaurer un état d’urgence. Comme ça, ils feraient ce qu’ils voudraient. Les Algériens doivent savoir qu’il y a un prix pour retrouver sa liberté et accéder à son indépendance. Et dans ce prix, croire dans la justesse de son combat et de continuer à résister. L’erreur à ne pas faire, c’est de descendre tout seul dans la rue et de laisser sa famille à la maison par instinct de protection car là, la junte militaire utilisera sa force et fera certainement couler à nouveau le sang des Algériens.
    PS dans les années 90, une vieille dame de 65 ans a été incarcéré à el Harrach pour appartenance à un réseau terroristes car elle ne voulais pas dénoncer ses enfants. Harendi, un jeune trisomique, a été déporté au camps d’Ain mguel et le plus jeune détenu avait 13 ans si mes souvenirs ne me trahissent pas.
    Les traîtres d’hier sont les mêmes que ceux d’aujourd’hui. Ils sont un outil entre les mains de la finance mondiale. l’Algérie est un des pays les plus riche au monde et personnes de ces honorables gentlemans au costume noir ne voudraient voir l’Algérie indépendante. Mes respects et mon soutien mes chères dames.
    l’Algérie aux Algériens.

  • Mouloud
    16 avril 2019 at 3:21 - Reply

    Au moment ou Tous nous avons cru naïvement à la communion entre le Peuple, son Armée – ANP- et enfin sa Police qui son toutes des Institutions Légalement au SERVICE du Peuple, voilà que l’on veut nous jouer LAABAT EL GHOULA.
    Le Général Major GAID SALAH devrait comprendre qu’il est payé avec l’argent des Algériennes et des Algériens,il est donc a leur service et se doit de garantir surtout la défense du pays et, surtout veiller à la sécurité de la population.

    Sécurité qui suppose que les abrutis(es) de Baraki doivent déféré devant un tribunal et jugé sévèrement.

    Il est inadmissible que des Baltaguis, puissent être autorisés a porter un uniforme algérien et représenter la Loi. Celle et ceux qui ont essayés d’humilier des Citoyennes dans un lieu supposé représenté l’Etat devraient radiés à moins qu’ils n’aient reçus des consignes.

  • Adam Adam
    16 avril 2019 at 5:51 - Reply

    Par ce geste ignobe même pas d’instinct animal, car les animaux n’agissent pas de la sorte, les “rejetons batardisés” de ce système voulaient humilier ces jeunes militantes…finalement elles s’en sortent comme dea héroïnes! Il faut faire grande marche juste pour denoncer ce geste…pour que nul ne reste indifferent.

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