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22 September 2019

Les jeunes engagés interpellent Gaïd Salah

15/04/2019 18h:29 CET | Actualisé il y a 19 heures

  • HuffPost Algérie
Les jeunes engagés interpellent Gaïd

Lettre ouverte à Ahmed Gaid Salah : 

“Être à la hauteur des exigences du peuple”


Depuis le 22 février, le peuple algérien s’est soulevé comme un seul homme pour exiger le départ d’un régime autoritaire, corrompu et illégitime, et revendiquer sa volonté d’édifier une nouvelle république, fondée sur l’État de droit et la démocratie.

L’exceptionnelle mobilisation des Algérien(ne)s au pays et à l’étranger s’est transformée en un vaste mouvement populaire, irréprochable par son engagement, sa maturité politique et la clarté de ses  revendications. L’Algérie vit sa deuxième grande révolution et nous sommes des millions de citoyen(ne)s résolu(e)s à libérer l’Homme, après que nos ancêtres aient libérés la terre.

L’Armée Nationale Populaire (ANP) se doit d’être à la hauteur de ce moment charnière de notre histoire en se mettant aux diapasons du peuple algérien.

Monsieur Ahmed Gaid Salah,

En tant que chef d’État-Major et porte-parole de l’ANP, nous vous interpellons sur la nécessité et l’urgence d’appuyer d’une manière claire et ouverte les revendications du mouvement populaire.

Après neuf semaines de mobilisation de masse, le peuple a exprimé son refus catégorique de la continuité du régime sous couvert de l’application de l’article 102 de la Constitution.

L’ANP ne peut s’opposer à cette revendication légitime. Elle ne devrait ni soutenir une telle option, ni poser la conformité constitutionnelle comme horizon indépassable. La seule solution qui satisfait les revendications du peuple algérien est politique, et non constitutionnelle.

L’armée ne peut en aucun cas être tuteur du processus de transition, ni imposer sa solution au peuple algérien. Elle a le devoir d’être garante d’un processus de transition libre, mené par des acteurs légitimes aux yeux des millions d’Algériens, qui permet de jeter les bases démocratiques de la nouvelle république.

Une transition politique doit être menée dans les plus brefs délais par des acteurs issus du mouvement populaire, et reconnus pour leur intégrité, leur compétence et leur patriotisme.

Par conséquent, le rôle de l’ANP est d’accompagner le mouvement populaire et les acteurs légitimes, reconnus par le peuple, dans la réalisation de cet objectif.

Monsieur Ahmed Gaid Salah,

En tant que chef d’État-Major et porte-parole de l’Armée nationale populaire (ANP), vous êtes dorénavant face à un choix historique: soit vous accompagnez la décision du peuple en rejetant de manière claire la “non-solution” d’une transition par le régime; soit vous placez l’ANP – notre armée- aux antipodes de la volonté du peuple, et vous risquez de mettre l’intérêt suprême du pays en jeu.

Les violences subies par les manifestants, les arrestations arbitraires et la volonté de museler l’espace public par les corps sécuritaires sont des signes alarmants qui font réfléchir les algériens sur le rôle et la volonté de l’armée, réelle ou non, d’affaiblir le mouvement populaire.

De plus, les rappels d’un danger imminent à nos frontières et l’invocation constante d’une “main étrangère” au sein du mouvement populaire font moins peur aux Algériens qu’ils ne jettent de doute sur la véracité de telles conclusions. Au vu de la situation régionale et sécuritaire à nos frontières, l’armée se doit d’incarner une force rassurante.

À ce moment charnière, l’ANP a besoin que le peuple soit à ses côtés, et le peuple a besoin que l’armée appuie ouvertement son choix souverain et l’accompagne dans l’étape décisive de la transition qui requiert le dialogue, les compromis politiques et le respect de la volonté populaire.

Est-il nécessaire de rappeler que l’armée est une institution tributaire du peuple et à son service? Les rangs de milliers de jounouds, et ceux des millions de citoyens dans la rue défendent, avec la même ardeur, les intérêts du pays. En démocratie, le premier soldat est le citoyen.

L’Algérie vit une révolution citoyenne remplie d’espoir et de rêves, par laquelle les Algérien(ne)s ont subjugué le monde. Soutenir la révolution en cours en appuyant une transition politique réelle est l’acte patriote suprême que l’armée ne peut feindre d’ignorer.

Le Collectif des Jeunes Engagés


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3 Commentaires sur cet articles

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  • Meriem
    16 avril 2019 at 2:02 - Reply

    Respects messieurs les jeunes engagés vous prouvez votre attachement aux valeurs universelles

    • Aissani
      8 mai 2019 at 11:50 - Reply

      Woaow mashaallah aala eldjounoud taana ils ont exprome exactement ce que nous ,le peuple Algerien qu il soit au pays ou a l etranger souhatons nous voulons enfin sentir que nous avons une patrie pour laquelle nos parents et nos grands parent ont donne leurs vies.vive l Algerie et vive nous Les Algeriens

  • wahid
    29 avril 2019 at 11:09 - Reply

    URGENT……

    URGENT……

    URGENT……

    URGENT……

    URGENT……

    URGENT……

    URGENT……

    J’ai des doutes, je crois que Fratrie des boutefs sont toujours au commande des institutions ou se qu’il reste fonctionnelle , Droopy exécute intégralement la feuille de route des boutefs, il ont demandé une années ils l’ont eu , l’organisation des élections et ils vont l’avoir, un débat national et ceux eux qu’il la dirige par leur hommes bedoui et bensalah.

    C’est exactement ce que le GCA exécute à la lettre contre vent et marée.

    Pour voir l’émergence d’une nouvelle élite politique en Algérie, le prérequis serait que l’élite militaire cesse de s’immiscer dans la politique, et un autre prérequis , la police politique qui est toujours au service des militaire doit être dissoute.

    La prochaine Étape d’Elhirak doit nécessairement et impérativement exercer une pression sur les militaires et particulièrement sur le GCA et vice ministre de la défense de boutef.

    La preuve il ne va jamais accepter :

    L’arrestation de la Fratrie de boutef, Nacer, Said et Abdelghani.
    La dissolution de la police politique ( ces conseilles)
    La neutralisation des anciens de la police politique (ces conseillers)

    Heureusement pour l’Algérie,les trois morpions leur fin approche.

    abdelazziz boutef est malade et cloué sur un fauteuil,
    mohamed mediene est malade et terrassé par un diabète,
    ahemd gaid salah il sera le dernier à quitter le navire qui coule, il faut l’utiliser comme un pare-choc pour démanteler ce système pourris.

    d’ici la il faut continuer à mettre de la pression sur ce vieux schnock.

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