يومية الجزائر
Édition du
17 September 2019

LES CONDITIONS D’UNE TRANSITION

 Abdallah CHEBBAH
          Juillet, 2019

En ce moment, tous les Algériens sont pour certains, en mode d’attente et pour d’autres, en mode de réflexion, sur la suite à donner au mouvement révolutionnaire. De semaine en semaine le rapport de force bascule en faveur du peuple. Le pouvoir illégitime qu’incarne un groupe de généraux, à leur tête un général major est anticonstitutionnel depuis 1962. Le corps militaire dans son ensemble est en infraction de toutes les lois et de la constitution elle-même. Il a toujours imposé au peuple une politique de façade. Il a toujours fait et défait des présidents et imposé à l’exécutif et au législatif son diktat. Le régime politique en Algérie a toujours était dictatorial, militaire et clanique malgré son appellation RADP (République  Algérienne  Démocratique et Populaire).

Soixante ans plus tard, on fait encore croire au peuple, mais cette fois-ci ouvertement, que l’armée est le corps suprême de l’état. Je tiens à rappeler au peuple Algérien, qu’un Etat c’est d’abord un peuple qui vit dans un pays aux frontières reconnues par les instances internationales, doté ensuite d’une armée dont le rôle est de protéger celui-ci et le pays contre tout danger extérieur. Ce que fait notre armée est paradoxalement le contraire. Elle protège les intérêts des pays étrangers et les leurs contre sa propre population.  On en est là.

Les quelques généraux et à leur tête le général major sont dans l’illégalité la plus absolue. 

Ils improvisent pour trouver une sortie alors que le peuple sait ce qu’il veut. Les Algériens sont au-devant de la scène. Ils ne sont plus des figurants mais de réels acteurs déterminés à jouer les premiers rôles. C’en est fini pour vous. Après le 5 juillet aucune loi ni constitution entrera en vigueur. Qu’allez-vous faire devant la désobéissance du peuple et l’opinion internationale?

Vous venez de transmettre un message par l’intermédiaire d’un président nommé, comme à l’accoutumée par vous. Un message qui rappelle celui de la junte militaire Égyptienne à son peuple : ‘’Désignez vos candidats aux élections présidentielle et l’armée se retirera de la politique’’. Ce scénario a mené le candidat à la potence et la junte est revenue plus forte. LAMÈNE TAHKI ZABOREK YA DAOUD.

En ce moment ce qui préoccupe le peuple c’est vous : EL 3ISSABA et non les présidentielles. ROUHOU d’abord, le reste ne vous concerne pas. Notre armée nationale et populaire, ainsi que la police et la gendarmerie seront elles aussi libérées et sauront nous protéger et assurer les élections. Vous oubliez qu’ils sont tous issus du peuple.


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