يومية الجزائر
Édition du
21 September 2019

ALGERIE : REVOLUTION ET ORDRE DIVIN.

« Une révolution est en cours, quand ceux d’en bas ne veulent plus obéir et ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner. »
Vladimir Lénine, Révolutionnaire Russe (1870 – 1924)

Réussir l’éveil national en cours est une entreprise monumentale ; mais seules les algériennes et algériens déterminent leurs destinées et de leurs propres mains et seront en mesure de lui donner une réalité.

Ce combat d’avant-garde, épié par toute l’humanité, amie ou ennemie, mais immensément en détresse ; doit avoir de tout temps, comme boussole la reconstruction de l’imaginaire de ce peuple.

Algérie, terre aux terribles souffrances, frontières de sang et une conscience nationale mutilée, son peuple à de toujours aspirer à vivre en paix.

Dans les faits, le combat pour l’indépendance fut d’abord, terriblement meurtrier. C’est le lot de tous les combats épiques, sans exception qu’ils soient laïcs ou religieux.

A croire que la liberté et le progrès prônés par l’humain ne peuvent émerger que dans la violence et l’effusion du sang.

Devant tant de tragédies, de souffrance et de sacrifices consenties par tant de femmes et d’hommes dans leur chair et dans ce qu’ils ont de plus cher, une responsabilité MESSIANIQUE repose sur les épaules des intellectuels de cette terre ; quelque soit leur chapelle idéologique ; celle de mener à bon port et surtout dans LA PAIX, cet éveil.

S’il est vrai que cette nation dans son extraordinaire diversité aspire à des lendemains enchanteurs, ceux qui ont la grande tache de défricher les chemins vers ces aspirations, doivent éviter les faux fuyants de l’histoire et pour lesquels de toute manière, ils n’ont pas de réponse a la mesure d’un orgueil éphémère et mal exprimé ou une âme vendue au plus offrant.

L’histoire, une discontinuité de tragédies, fut et reste révélatrice de la grande perdition. Ceux qui ont présidé aux destinées de cette terre depuis la nuit des temps furent tous despotiques et impérieux.

Ces tuteurs n’ont fait que pousser à l’extrême ce qui est de toute façon inscrit dans l’être humain, un enclin à la domination à travers une violence structurelle.

Ainsi à l’origine, un état de violence, né alors l’ordre social, pour endiguer spécifiquement cette violence, finit par se dérégler lui-même et relancer le cycle originel; plaçant de facto la violence au coeur de l’ordre social; tels est le métadiscours ayant régenté cette terre.

L’éveil en cours, doit incontestablement défaire cette violence ; une violence à l’algérienne.

Peuple éternellement patient devant l’adversité, il a suivi de tout temps avec foi et crédulité ceux qui parmi ses filles et fils qui ont cru détenir les lanternes éclairantes des voies du salut ; et combien nombreuses et nombreux sont-ils aujourd’hui.

Le credo de cette nation en formation fut et reste la déclaration du 1er novembre, qui stipule:

« la restauration de l’État Algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques ».

Il reste néanmoins toute une perdition intellectuelle à oser, pour clarifier et interpréter ces mêmes principes qualifiés d’islamiques ; au plus grand désespoir du peuple algérien.

Le prochain vendredi, le 26eme de cette fresque qui réécrit tout un pan de cette possibilité de la tragédie humaine doit fermement s’inscrire dans d’un changement tenace, vivant d’abord dans les cœurs des damnés de cette terre, que dans un quelconque DROIT DIVIN, mais consigné surtout dans son assiduité PACIFIQUE.

Khaled Boulaziz


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