يومية الجزائر
Édition du
18 September 2019

ALGERIE : UNE TERRE A L’OMBRE DES CASQUETTES

L’humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l’humanité. 
John F. Kennedy – Homme d’État Américain (1917 – 1963)

Le peuple algérien est sous un joug terrible, et cela depuis la nuit de temps, mais ce peuple n‘est point faible, il est sa propre force ; que les casquettes, toutes les casquettes qui ont traversées cette terre n’ont pas pu vaincre.

En Algérie, l’Eveil National a remis au devant de la scène nationale, une ordonnance discrète, réelle mais oh combien mortelle, l’Armée des Casquettes.

Comment rester lucide quand on a été confronté à une histoire puis à une réalité amère?

Comment écrire l’histoire de cette terre avec objectivité, quand notre armée subjuguée aux Casquettes nous revoit à ces moments terribles : Ceux de Melouza, les effroyables moments de la bleuite et la terrible vengeance au couteau contre les femmes et enfants d’algériens ayant choisi l’ennemi comme « patrie »?

Comment faire une place dans nos cœurs à cette armée dont on ne peut comprendre la lâcheté de ses Casquettes, écrite dans une démission historique devant les grands massacres des années 90 ?

Comment porter le nom d’un Lakhdar Bouregaa, devenu emblème pour une toute une génération, et puis entendre les atermoiements d’un Khaled Nezzar au crépuscule de sa vie.

Comment éclairer, les vivants et la mémoire de ceux qui sont partis au lendemain d’un jour sans dire au revoir pour réapparaître que dans les livres d’une histoire?

Comment se ressusciter et ressusciter le vivre-ensemble ancestral de ce peuple en lui rendant hommage pour son courage épique devant l’adversité mais sans occulter de lui rappeler sa violence?

Comment regarder mes parents dans les yeux, de haut de leurs 90 ans, en leur disant que vous avez fait deux révolutions en une seule vie ?

Comment échapper à la violence de toute révolution, sans échapper à son mythe?

La guerre d’Algérie, la bataille d’Alger, la torture, l’infamie, l’héroïsme, la liberté, une mesure face à la démesure existentielle.
Il est des peuples dont le courage est plus fort que d’autres, ces peuples entrés dans l’Histoire avant même que toute leur histoire fut écrite.

C’est le cas de cette terre, dont le nom résume à lui seul toute la souffrance humaine : la guerre, les enfumâdes, la torture, l’infamie, les massacres et la violence au quotidien.

La providence, dans ses voies impénétrables, n’a jamais distribué également ses bienfaits ni ses épreuves : certains en ont trop, sans avoir rien demandé.

Mais avec l’espoir intime quand-même que cette fois-ci l’esprit de l’Eveil National gagnera devant l’adversité et dans LA PAIX.

Dans cet Grand Eveil, la Nation Algérienne devra mettre un terme à sa violence, ou la violence mettra un terme à la Nation Algérienne.

Khaled Boulaziz


Nombre de lectures : 1752
Pas de commentaires

Laisser un commentaire

*

*

Lire aussi