يومية الجزائر
Édition du
21 September 2019

De la classe politique !

Hachimi Chemimi Arab

22 février—22 Août (26 Vendredis & 26 Mardis), un bilan politique riche et intense qui a ouvert de nouvelles pages de l’histoire politique de notre si jeune nation. Six (06) mois durant les algériennes et algériens, se manifestent dans les rues de manière pacifique, pour revendiquer un changement radical du système politique. Ni la répression, ni le mois sacré de Ramadhan, ni la canicule de l’été, et encore moins la propagande, l’invective et l’embargo médiatique imposé par le pouvoir et ses relais, contre des manifestants pacifiques et militants, n’ont réussis à plier la mobilisation ainsi que la détermination de tout un peuple à recouvrer son indépendance et construire un Etat des droits et des libertés.

Tout le monde se souvient de la théâtralisation menée tambours battants par le régime et ses clientèles, lors de la période des retraits des « Ismarates », où on pouvait voir des charlatans, clowns, sorcières et même des exorcistes … défilaient entre le ministère de l’intérieur et les plateaux de télés. Qui visaient dans la réalité l’amplification, du discrédit du politique et à tout ce qui a trait à la politique.

Au lendemain du soulèvement populaire, il s’est avéré que la « classe-politique », sensée être à l’avant-garde des revendications de différents pans de la société, en anticipant les signaux envoyés au quotidien par les algériens, en particulier la jeunesse, il se trouve, que ladite classe est dépassée par les évènements et le niveau des revendications politiques exprimées dès le début des évènements, démontrant la réalité du fossé séparant la population de son « élite » politique, nous n’avons pas à rentrer ici dans le détail pour diagnostiquer la crise de confiance profonde entre gouvernement et gouvernés.

Dans le sens le plus large du concept « Classe-Politique », on peut le définir, comme la civilité d’un ensemble composant une société organisée, qui aspire au développement tant sur les plans humain, politique et économique. Or, pour la majorité d’hommes dits politiques, il se trouve que ces derniers affirmaient, avoir été dépassé par la grandeur de la mobilisation, le niveau de lucidité et de civisme démontré par le peuple algérien, reconnaissant même les impossibles représentation de leurs appareils et encadrement de telles manifestations, ou toute éventuelle canalisation pour se constituer en véritable alternative au système, ne voyant pas venir de telles marées humaines défier le mur de la peur, après une sécheresse politique, arrosée par le sang de plus de deux cent mille d’algériennes et d’algériens où le fantôme des disparitions forcées plane encore. Croyant en l’efficacité de l’amnésie généralisée, par le règne du nabot maléfique.

Six mois après, il se trouve que ce même personnel, dont la majorité est la création des laboratoires, tente tant bien que mal, de vendre un président bien emballé, aux algériennes et algériens, devant lesquels ils ont reconnus leurs échec et crise de représentativité, quitte à sacrifier la dignité et l’avenir des générations futures. Rien que pour satisfaire des égos démesurés, des intérêts mesquins et réanimer le cadavre du système.

Messieurs, de la classe politique, s’il y’a une classe qui doit refaire toutes ses classes, c’est bel et bien la vôtre, ceci sans vous offrir la possibilité en vous permettant du recyclage, car il s’agit d’une affaire de salubrité publique, même du point de vue environnemental, cela est le principe de l’alternance même !

Il est connu dans le monde culinaire, qu’on ne peut espérer un gout différent d’un plat, qu’on prépare quotidiennement avec les mêmes ingrédients et conditions de cuisson !

Par opposition à la « classe politique », si on ose la qualifier de « classe non politique », en termes simples celle-ci, exprime son désir d’un changement réel et sérieux, avec la participation de toutes les algériennes et algériens.

De mon point de vue personnel, je suis plus que convaincu que cela est possible, réaliste et réalisable, via une réelle transition démocratique, visant la refondation de l’Etat via des institutions fortes et cohérentes, d’une Algérie plurielle et démocratique.

Construisons ensemble l’avenir de nos enfants, éliminons aujourd’hui, les causes d’hier nous éviterons leurs conséquences demain

H.A


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5 Commentaires sur cet articles

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  • Baba Sidou
    23 août 2019 at 11:23 - Reply

    J’en doute fort que cette classe apolitique retiendrait la leçon tout prédit le contraire. Inchallah fasse que je me trompe.

  • Abdellah CHEBBAH
    23 août 2019 at 1:43 - Reply

    Tout à fait d’accord avec vos conclusions. Cette crasse politique est aujourd’hui en prison et entre les mains de la justice. Malheureusement une autre crasse politique est en train de naître. Comment faire pour éradiquer à tout jamais ce genre d’énergumènes qui mangent à tous les râteliers et qui s’abreuvent à tous les pissoirs. Je me demande parfois comment naissent-ils et de quel ventre sortent-ils ?

  • Wahid
    23 août 2019 at 5:50 - Reply

    Qui sont les vaincus de la la revolution du sourire -El hirak- ?

    El issaba, ceux qui sont en prison et ceux qui vont l’être, y compris les alliés, les loyalistes de l’ex président, les partis de l’alliance présidentielle font desomais du lot des vaincus de la révolution du sourire, le FLN, RND, TAJ, MPA.

    Leur sort des vaincus est déjà scellé, il ne s’agit pas dans ce cas-ci d’exclusion mais de la défaite de ceux qui ont étaient les hommes d’un système politique corrompu et corrupteur responsables de la faillite d’un pays.

    Les colons français pourtant ils n’ont pas étaient impliqués militairement parcontre ils ont soutenu l’armée coloniale, ils ont dû quitter l’algerie française simplement par ce qu’ils faisaient partie du lot des perdants, et c’est comme ça, les vaincus ont toujours tort, c’est la règle.

    Pas question que les loosers soient réhabilité ou absolu de leur crimes. Ils ont perdu le pari, et la mise qu’ ils aillent voir leur canasson s’il veut un cinquième mandat.

  • selim
    26 août 2019 at 8:32 - Reply

    je crois qu’on ne peut pas parler de classe politique en algerie.Il suffit juste d’examiner son histoire et son parcours.La seul classe politique qu’a connu l’algerie est celle des annéees 40 qui a mis fin à l’occupation du pays quelques années aprés. Celle d’aujourd’hui est plus le produit du regime qu’autre chose. Hormis, certaines voix et groupes, qui activent depuis des années en algerie et à l’étranger pour elever le niveau de la consientisation de la société. Son effort a porté ses fruit depuis le 22 fevrier dernier où les algeriens ont pris consience bien avant le soit disant chef d’état major que le pays est gouverné par des voyous. Cette classe dite politique est d’abord constituée de serviteurs et de clientèles du régime auxquelles se sont joint les novembriste badissiste .La deuxieme est celle des opportunistes ou les cameleons, qui ne se prononcent clairement que lorsque leur vision du waguef leur est apparu plus claire et definitive.Il reste la troisieme classe qui a participé (depuis des années) à la provocation de l’actuelle revolution pacifique.
    L’état major de l’armée et gaid salah ont tout fait pour emmener l’actuel mouvement vers l’impasse et provoquer le replatrage et la regeneration du regime.Il ne faut pas se faire des illutions. Gaid salah et ceux qui sont comme lui sont les enfants de boumedienne et de son régime où le civil et le néant c’est kif kif. Comment osez vous demander qu’un civil puisse donner des ordres à un militaire ? Ca ne concoit pas dans le cerveaux de celui qui a été chef des forces terrestres pendant la guerre contre les civils des annéées 90.Il se sont habitué à cette situation qui a fait d’eux des nouveaux colons.C’est à peine s’il apercoivent un civil . Il n’existe pas dans leur dictionaire. Si l’état major de l’armée avait un minimum de sens nationaliste, il n’aurait jamais laisser, aprés 57 ans de gouvernance de issaba (qui a changé plusieurs fois de visages) et 2 ans de reconduction d’un invalide physique , un mouvement se poursuivre pendant des mois sans repondre positivemnt aux revendications.Ils savent que le pays est dans une impasse politique depuis longtemps. Ils veulent organiser des elections avec bensalah et bedoui tout en emprisonnant des militants, des revolutionnaires, et fermer les medias au peuple algerien.Voilà leur novembaria badissia qu’ils veulent vendre aux gens.Tous des traitres sauf eux. Des allers et des retours aux emirats pour recevoir des ordres et ils accusent les autres de taitrise. Oui les traitres existent ,ils sont partout mais c’est avec les moyens securitaires et judiciaires qu’ils faut regler ces problemes.Quand au probleme politique il faut le regler politiquement avec les gens sinceres du pays et il sont nobreux aussi .IL est imperatif que ceux qui detiennent la decision dans le pays comprennent , une fois pour toute, qu’on ne gere pas un peuple et une société comme on gére une caserne. On les gere par la politique noble et avec des gens propres et surtout avec de veritables institutions.Seule la rencontre du peuple en revolte, avec la classe politique sincere et la classe militaire soucieuse de l’interet du pays peut engendrer une solution veritable. Cette derniere consiste en un processus constituant comportant, transition, assemblée constituante et bien sur la tenue d’élection presidentielle .Ca fait bien une difference avec le replatrage de gaid salah qui consiste à mettre un larbin au palais d’el mouradia avec des généraux decideur clandestins derriere les rideaux et qui ne cessent de lui dire: AFHAM ROUHAK WELLA NFLEGOUK.C’est cette gestion que cherie el gaid salah

  • mokhnache
    26 août 2019 at 10:12 - Reply

    SUR LES MILLIERS deputes et senateurs combien parmis eux qui ont songe un jour a titre personnel ou avec leurs partis a publier un projet politique d un secteur donné tel que l education , l université, le commerce exterieur ou tout simplement les collectivites locales? COMMENT CES HOMMES ET CES FEMMES APPREHENDENT ILS L EXERCICE DE LA POLITIQUE? OUELLAHI JE N EN VOIT PAS A PART CE POPULISME primitif qui consiste a courrir “accompagner ce qui fait office d autorités locales? SAVENT ILS AU MOINS CE QU EST LA GOUVERNANCE D UNE MUNICIPALITE ? on en doute beaucoups! les sociologues auraient pu faire des sondages et publier un etat des lieux! comment peut ont parler de classe politique alors que les declarations de nombreux ministres deroutent les plus avertis (on a l impression qu ils ne sont pas la du tout pour servir la societe mais pour soutenir des actionnaires d une spa!

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