يومية الجزائر
Édition du
17 November 2019

NATURE & ENJEUX D’UNE CRISE

Préambule

                    Les meilleures semences, engrais et pesticides conjugués au modèle d’irrigation le plus performant, ne sauraient être d’aucune utilité sur une terre rocailleuse, une terre non arable. L’effort consenti en ce sens (financier, matériel, humain, temps etc…) ne pourrait être donc que de pure perte, un gaspillage irresponsable.

                    De même, l’ensemble des réformes sectorielles (économie, finance, justice, culture, éducation etc) ne constituent dans l’absolu que des procédés techniques de spécialistes qui ne sauraient cependant prendre, et ce quelle que soit leur pertinence, que sur des sociétés préparées et donc apte à les digérer. Cette préparation, cette mise en condition ou cette fertilité des sociétés est tributaire de deux fondamentaux nécessaires et suffisants : Un état de droit adossé à une autorité publique à la légitimité populaire incontestable. Cette dorsale politique dont la justesse, la noblesse et l’efficacité sont aujourd’hui universellement reconnues, condense et traduit en fait l’ensemble des revendications du Hirak. Elle constitue par ailleurs ce référent politique majeur de par lequel tout patriote devrait puiser son engagement militant.

                    L’expérience humaine a démontré à travers les âges, qu’à l’extérieur de ce ‘‘backbone’’, prétendre développer un pays, une nation, relève de l’ignorance, de l’illusion ou de la mystification qu’impose le droit de la force. A l’inverse, un état de droit se définie principalement par la séparation et l’équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et assure ce faisant de par son respect aux lois, l’exercice plein et entier de la justice

 (يا عبادي إني حرمت الظلم على نفسي وجعلته بينكم محرما فلا تظالمو…)الحديث (

Cet Etat assure tout autant, l’égalité stricte devant la loi de l’ensemble des citoyens, quel que soit leur statut de par ailleurs

(وأيم الله لو أنّ فاطمة بنت محمّد سرقت لقطع محمّد يدها…).

Pour autant, il est clair que l’exigence de ce type de gouvernance relève pour les Algériens d’un acte de piété et de dévotion, totalement convaincus ensuite que le procédé libère les individus, l’intelligence, les initiatives, l’expression, le potentiel énergétique de tout un chacun octroyant ce faisant cette confiance en soi et envers l’autorité publique absolument nécessaire au développement socioéconomique et culturel des nations. Il est aujourd’hui admis que c’est dans l’absence ou la présence de l’exercice du droit dans la gouvernance et à tous les échelons des responsabilités que s’expliquent principalement les différences (humaine, sociétale et dans le développement technico-économique) constatées, avant la chute du mur de Berlin, entre les pays de l’Europe de l’Est et ceux de l’Ouest en général. En particulier, ce phénomène fut relevé à travers les exemples de la RFA/RDA ou Corée du Sud et du Nord, autrement dit au sein d’une même population dont une fraction est soumise à un régime de droit lorsque la seconde dérive dans l’obscurité de la dictature.

La problématique algérienne

                    Méthodologiquement, il est reconnu qu’une période de transition, destinée à assoir l’élection d’une assemblée constituante chargée de transcrire une loi fondamentale pérenne consacrant la dorsale politique en question devrait forcément précéder l’élection présidentielle. Dans ce cadre, l’ancien président du GPRA monsieur Benyoucef BENKHEDDA (Rahimahou ELLAH) me disait déjà en février 1993 : « Cette approche est inattaquable » et le Front Islamique du Salut en était du reste convaincu, preuve en est, la feuille de route présentée au cours de la conférence de l’opposition tenue à Zéralda le 10 juin 2014. Elle y était totalement consacrée.

                    Pour autant, et considérant ce qui précède, entamer une sortie de crise en Algérie en commençant par l’élection présidentielle reviendrait à atteler la charrue avant les bœufs et pourtant. La problématique est d’importance et à l’instar des fatwas, la mise en œuvre de toute solution est en fait fortement dépendante des conditions temporelles qui la régissent. En d’autres termes, et comme pour tout projet, se pose avec acuité pour chaque feuille de route de sortie de crise proposée la notion de faisabilité, elle-même conditionnée par son espace environnemental national et international.

          Le contexte sociétal

        C’est au nom de la sauvegarde de l’Algérie, de la préservation de la démocratie, de la république et du combat contre l’intégrisme et la théocratie que furent engagées les troupes politiques justifiant le coup d’état de 1992.   

        Cette guerre fut chèrement payée. Près de deux millions d’Algériens entre morts, blessés, disparus, emprisonnés (dont certains sont encore incarcéré depuis 27 ans) déportés du Sud et de ‘‘l’international’’, des moyens matériels et financiers gigantesques (des contribuables) furent utilisés pour en fin de course consacrer le régime politique en cours et que le soulèvement du peuple algérien à travers le Hirak vient de rejeter pleinement et entièrement condamnant de fait l’ensemble de ses architectes depuis le pouvoir jusqu’à l’opposition. La responsabilité dans ce gigantesque désastre est immense et ce quelques que soient les justificatifs avancés des uns et des autres pour atténuer un engagement absolument dramatique.

 (نحن نكتب ما قدّموا وءاثارهم ……))

Le malheur ne réside pas uniquement dans les couts humains, matériels et financiers engagés. Il est tout autant ancré dans la profondeur d’un système politico-économique ruineux qui a transformé l’individu en un élément passif, désintéressé. Un système qui a renversé l’échelle des valeurs humaines en générale et morales en particulier au sein d’un pays qui ne se reconnaissait plus, ne se cherchait même plus, qui s’est laissé emporter par la médiocratie, l’incompétence, la corruption et les malversations en tous genres telles que le trafic d’influence, le clientélisme, l’arrogance, le tout noyé dans la suffisance de parvenus sans nom. La dichotomie entre le pouvoir politique et la population est aujourd’hui profonde peut-être même irréversible en témoigne ce cri populaire de ‘‘Yetnahaou Gaa’’.

        Pour autant, les victimes d’hier, ceux qui eurent à subir dans leur chair et leur âme les affres de l’oppression et de la répression ne peuvent aujourd‘hui, à l’effet boomerang en cours, se transformer en bourreaux et tomber dans le travers de la clientèle politique du coup d’état de 1992 pour in fine, ne servir qu’à prolonger par un comportement politique douteux la vie à un système de gouvernance à terme suicidaire. Cette position tranquille mais ferme n’est pas pour autant une action de charité. Elle est principalement destinée à opérer une prise de conscience des esprits pour les embarquer dans une vision stratégique d’unité du peuple algérien dans le cadre d’une stratégie préventive de défense nationale.

        Quel bol d’oxygène donc que se Hirak. Un mouvement salvateur que d’aucuns cherchent à casser en tentant d’opérer par différents procédés des divisions au sein d’une population qui s’est réveillée et veut se remettre à marcher, à avancer. Zouaves, Novembristes, Badissiyines, est une politique de court terme qui ambitionne probablement de briser le Hirak pour y mettre sans doute fin, négligeant cependant les effets ineffaçables et absolument catastrophiques de cette politique sur le long terme. Ces clivages savamment mis en œuvre minent d’une manière latente l’unité nationale et détruisent un rempart inexpugnable de la défense nationale absolument imprenable de l’extérieur.

        C’est parce qu’ils n’ont pu diviser le peuple iranien que les USA n’ont pu attaquer l’Iran assénait cette vérité crue un homme politique de renom le 18 aout 2019 dans une allocution officielle. Il négligeait quand même de poursuivre que c’est grâce aussi à l’existence d’une économie en générale assez équilibrée mais aussi existentialiste que se consume mais sans complètement s’éteindre le feu de la discorde populaire permettant ainsi une résistance populaire pourtant sujette à toutes les restrictions et sanctions engagées pour l’affamer et la soulever dans la violence contre ses dirigeants offrant ce faisant le pays à la prédation et au-delà à la soumission.

        La situation syrienne, libyenne, irakienne, yéménite, ou même celle des Balkans et de l’Afrique pour ne pas rester uniquement dans le camp arabe n’a pu prendre que grâce à l’existence de clivages religieux, culturels, ethniques et que sais-je encore, savamment entretenus et nourris pour servir le moment voulu. De grâce, laissons tomber la pyromanie et cessons donc de jouer avec un feu dévastateur qui pourrait prendre derrière nous lorsque l’ennemi sera devant nous.

        Dans cette bataille irresponsable menée à l’encontre de l’unité nationale s’ajoute une économie de rente totalement tournée vers l’importation. Soulignons à ce sujet et à titre d’exemple que sur le verre de jus industriel que nous consommons, seul l’eau est algérienne. Trafic de change en tous genres, surfacturations, marchés parallèles, il serait tout simplement fastidieux de traiter de ce sujet et de rappeler les frasques du médicament, des industries de montage (automobile, équipements ménagers, équipements électronique) d’Alstom ou de ce contrat malheureux dit d’association avec l’union européenne qui prive aujourd’hui le pays d’utiliser cette arme légale qu’est la douane pour protéger une production nationale qui reste à bâtir. L’objectif ici est de rappeler simplement la totale dépendance de notre économie à l’importation, et conséquemment, l’extrême fragilité d’une souveraineté nationale que d’aucuns s’emploient par des actions de court terme contre productives à accentuer.

        D’un autre coté on ne peut cependant faire l’impasse et ne point soutenir la formidable opération ‘‘main propre ’’ en cours, et qu’importe en définitive ses véritables tenants et aboutissants. Sous réserves de procès justes et équitables, l’opération à déjà dévoilé le gigantisme du désastre d’un système de gouvernance dont il est absolument interdit pour des raisons vitales d’en renouveler le bail, et partant toute l’attention à apporter à la démarche de sortie de crise.

          Le contexte économique :

        En 2014 au moment de la présentation à Zéralda de la feuille de route FIS pour une sortie de crise, le pays disposait encore de près de 5000 Mds de dinars au niveau du front de régulation des recettes (FRR) et de quelques 187 Mds de dollars en réserves de change. Cagnottes suffisantes pour réguler une économie de rente pendant une dizaine d’années.

        En 2017 les choses s’accélérant, le premier ministre algérien du haut de la tribune de l’APN annonçait l’assèchement du FRR et l’impossibilité d’assurer le paiement des salaires du personnel de la fonction publique et autres. Il introduisait surtout ce faisant le recours à la planche à billets ouvrant les portes à une inflation non reconnue mais cependant bien réelle.

        A fin avril 2019, et selon le ministre des finances en exercice, le pays ne disposait plus que de 72 Mds de dollars et austérité obligatoire aidante (conseil des ministres du 21 aout) faire en sorte d’arriver avec une soixantaine (60) de milliards de dollars à la fin de 2019 ce qui permettra de financer encore le pays durant plus ou moins trois ans.

        En ce mois de juin 2019, il était annoncé la fermeture de quelques 3200 entreprises du bâtiment et travaux publiques pour une mise au chômage de 265 000 personnes lorsque le ralentissement de l’économie nationale est aujourd’hui avéré.

         Le contexte médiatique  

                    Les médias publics  et privés  ne se limitent  plus à simplement  ignorer cette merveilleuse dynamique  qu’est le Hirak  en cours  dans le pays, ils font désormais  dans la désinformation  à travers  des images, des témoignages hors contexte ou tronqués  donnant la nausée au  téléspectateur Algérien qui lui vit pleinement l’évènement accentuant le rejet et l’aversion au système d’information local. La télévision française (France 24 et TV5) donne l’impression de jouer la même partition laissant alors planer le doute sur l’identité du chef d’orchestre et des mobiles d’une approche qui semble ou donne l’impression d’être concertée. Ayant horreur du vide à l’instar de la nature, l’Algérien jure au niveau du Hirak qu’Al Magharibia est le média du peuple. 

           Encore une action contreproductive qui impacte nécessairement sur la situation de crise du pays.

.    Le contexte international

         Nonobstant la guerre ‘‘non conventionnelle mais pas moins redoutable’’ que mène ‘‘l’Empire’’ au BRICS et principalement au duo Sino-russe, la France au sein de ses anciennes colonies d’une manière particulière et au sein de l’Afrique en général et pas seulement ne lâche rien. En Cote d’Ivoire, au Burkina, en Centre Afrique, au Tchad, au Niger, au Mali, en Lybie, au Sénégal, en Algérie et ailleurs, militairement ou diplomatiquement ‘‘elle force les doutes’’ (dixit monsieur l’ambassadeur de France en Algérie 14/7/2019) et impose souvent sa voie qui consiste en l’installation de dictatures destinées à dompter les peuples et à piller leurs ressources.

         En Lybie et tout en reconnaissant, à l’instar de la communauté internationale, le gouvernement du premier ministre Fayez Esserraj, la France soutient militairement l’offensive du général Haftar en vue d’imposer une solution militaire au conflit et installer un despote à la tête du pays pour les mêmes raisons d’intérêts.

         Au départ de l’ancien président de la république, général de son état et arrivé au pouvoir par le truchement d’un coup d’état vient de succéder en Mauritanie un autre général proche parmi les proches du président sortant. La continuité en somme.

         L’Egypte est un cas d’école. Après une période de transition couronnée par l’élection d’une assemblée constituante, après l’élaboration par cette même assemblée d’une constitution adoptée par référendum, fut organisée une élection présidentielle irrécusable qui a vu l’arrivée au pouvoir d’un président issu de l’opposition. Ce dernier fut renversé par un coup d’état à quelques jours du premier anniversaire de son élection sans que les grands chantres de la démocratie ne trouvent à redire. Il est à retenir que la méthodologie, du reste très classique, de la démarche adoptée pour l’instauration d’un état de droit en Egypte n’a pu constituer en elle-même une garantie de pérennité au processus.

         En Turquie fut tenté un coup d’état militaire destiné à mettre fin à une démocratie ou la réussite socioéconomique et l’affirmation régionale couronne la pleine indépendance et souveraineté d’un Etat que ne saurait accepter le plan de domination de l’Empire, et dans ce décor, il est tout aussi illusoire de prétendre voir éclore une démocratie en Syrie, en Irak, au Yémen et partout où s’exerce l’influence de l’Empire et de ses affidés.

         La bataille pour faire abdiquer un pouvoir souverain en Iran ne connait aucune limite cherchant à affamer la population pour l’inciter au soulèvement.

Des origines de la crise

        Le ressentiment d’une dignité piétinée tout au long de l’exercice du quatrième mandat présidentiel fut porté à son paroxysme par l’humiliation extrême de l’annonce de la candidature du président sortant à un cinquième mandat. Le peuple algérien était donné pour mort et l’Algérie avait ses maitres. Allumeurs et catalyseurs réels ou supposés ? Spontanéité ? Il n’en demeure pas moins que le Hirak fut et le président fut démissionné. Pour les autorités publiques, la crise devait pouvoir trouver rapidement son épilogue dans l’élection d’un président de la république en moins de 90 jours et ce conformément à la constitution ainsi simplement résumée. En s’épargnant d’entrer dans les dédales des justificatifs, il est permis cependant de penser que pour des raisons évidentes de stabilité régionale, de géostratégie internationale (conflit Sino-Russe/USA) et bien sûr d’intérêts économiques majeurs, que la démarche des autorités algériennes jouit du soutien international. Cependant et dans la précipitation, fut annoncé l’ouverture d’un dialogue sous le parrainage d’un chef d’Etat intérimaire contesté par la rue lorsque l’élection présidentielle fut fixée au 4 juillet de l’année en cours. L’échec de cette approche n’a aucunement invité les autorités à la révision en profondeur de la démarche, elles tentent actuellement un simple contournement ou dépassement par l’instauration d’une commission de dialogue qui elle se définie comme un intermédiaire, une simple interface, en somme des confesseurs qui affirment encore ne représenter aucune partie, ni le Hirak ni le pouvoir. Mais alors qui sont-ils, d’où viennent-ils ? De quel pouvoir jouissent-ils ? Pour des raisons de légitimité le prêtre confesseur professionnel déclare, vrai ou faux cela importe peu, qu’il représente Dieu et donc qu’il dispose tout naturellement du pouvoir d’absolution.

        L’opposition de son coté est comme à son habitude divisée grossièrement en deux parties.

            1. Les partisans de la transition démocratique exige la mise en œuvre ‘‘d’un processus constituant’’ au lieu et place d’une assemblée constituante élue qui elle reste dans l’absolue ‘‘inattaquable’’. Nonobstant donc le contenu du package dénommé ‘‘processus constituant’’ qui reste à définir précisément et qui ne peut être accepté en l’état, la concrétisation de la démarche pêche par deux inconvénients de taille liés du reste entre eux. Le temps et l’argent. Deux ou trois années seront-elles suffisantes pour l’ensemble des démarches nécessaires à la mise en œuvre de cette approche (l’assainissement des situations politique, médiatique, juridique, l’organisation des élections a) législatives en vue de l’élaboration de la constituante en intégrant la durée des débats nécessaires à la confection de la constitution, b) débats publics et référendum d’adoption de la constitution c) présidentielle. A cela, il y a lieu d’ajouter les durées accordées aux campagnes électorales pour l’ensemble des élections envisagées etc…) ? Deux ou trois ans au bas mot, peut-être plus, seront donc confiés à un gouvernement d’union nationale ou de technocrates dont la mission serait de gérer les affaires courantes du pays au moment où l’économie de rente ne pourrait plus, faute de moyens, être financée. Le succès de la mise en œuvre de cette solution semble ne point pouvoir être possible dans les conditions économiques et de temps du moment à moins de recourir à l’endettement extérieur pour le financement des emplois, de la nourriture en un mot du budget de fonctionnement ce qui accentuerait la dépendance du pays à un moment environnemental international tout ce qu’il y a de plus incertain.

            2. Les partisans de la plateforme d’Ain Benian ne sont pas trop exigeants. Ils acceptent d’aller à une élection présidentielle sous les conditions suivantes :

                            Levé des barrages qui entravent l’accès à la capitale

                            Droit aux Algériens de manifester librement à Alger

                            Libération des détenus du Hirak (Rien sur des Algériens vieillis ou mourant au travers de 27 années de détention).

                            Libération de l’espace médiatique public et privé

                            Départ du chef du gouvernement en exercice.

                            Commission indépendante pour l’organisation, le suivi et la surveillance de l’élection présidentielle. Il faut souligner que beaucoup ont fait la concession d’abandonner l’exigence du départ du chef de l’Etat.

        Cependant, ‘‘uni pour le meilleur’’, les membres les plus en vue de cette coalition cachent mal leur ambition et ne semblent point vouloir continuer à faire équipe dans ‘‘le pire’’ de l’incertitude du moment. Certains ont dialogué avec la commission désignée pour ce faire lorsque d’autres ont décliné l’invitation du panel sans rendre encore public les motivations profondes du refus.

        Le Hirak lui reste droit dans ses bottes et jure qu’il n’y aura ni dialogue ni vote sous l’égide de la ‘ISSABA’’, Bedoui et Bensalah ? Les membres actifs du mouvement populaire estiment que le refus des autorités de prendre attache avec des personnalités de renom demandés par le Hirak à l’instar du Dr Taleb El Ibrahimi, Hamrouche, El khatib et même malgré le poids de l’âge d’y associer maitre Yahia Abdennour entres autres personnalités, traduit le refus des autorités à organiser une élection propre, libre et transparente qui aurait, même dans la position de la charrue constituée une étape de construction de la nation. Ces Hirakistes pensent que ces personnalités qui débordent d’expérience, de sagesse et de savoir-faire sont simplement écartés du fait de leur indépendance et liberté avérées. Ces personnalités ne peuvent en aucun cas accepter :

  1. Le statut de clandestin des membres de la commission actuel du dialogue
  2. La mission restreinte attribuée à la même commission
  3. La présence de quelques personnes absolument infréquentables                  

                    Les Hirakistes  estiment  encore  que  les  autorités  en  refusant  de  partager  la  gestion  de la transition veulent  tout  simplement rester les uniques maitre de la décision finale et donc de la conduite des opérations, en  témoigne  disent-ils  l’affaire du refus des mesures d’apaisements. Il demeure évident dans ces conditions que  le  départ  du chef du gouvernement en exercice n’est en aucune manière significatif puisque la décision de son remplacement échappe  au panel et reste  de l’autorité du chef de l’état. Ce sera Elhadj Aissa ou Moussa Elhadj. Pour les Hirakistes,  les  jeux  sont  faits, il n’y a  donc rien  à attendre des autorités publiques et  tout  repose  désormais  sur la  mobilisation  des  manifestants  pour poursuivre  le Hirak  vaille  que  vaille  et des  électeurs pour boycotter massivement l’élection présidentielle quoi qu’il en coûte

 Fouad DELICI

 Un militant du FIS


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Un commentaire

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  • Malek Douibi
    15 septembre 2019 at 8:56 - Reply

    Bjr
    Nettement plus qu’une analyse, c’est une démonstration mathématique. 1ère approche véritablement scientifique mise à la disposition du lecteur, elle offre une autopsie d’un réalisme poignant à la crise. Cependant et pour être honnête je ne peux croire que cette étude en aucun cas une analyse puisse être l’œuvre d’un militant du FIS.

    Malek

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