Confinement obligatoire pour éviter à l’Algérie une catastrophe : 34 recommandations.

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Raouf Farrah

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À l’instar de tous les pays du monde, l’Algérie fait face à la pandémie de Coronavirus. Ce virus est une vraie menace pour le pays. Le nombre de décès et de cas confirmés augmente de manière exponentielle et l’effet de contagion massive est en marche. Si des mesures immédiates ne sont prises, la pandémie fera des ravages en Algérie, comme en Italie, en Iran ou en Espagne.

Le gouvernement a annoncé hier que l’Algérie entrait dans le « stade 3 » de la pandémie tout en ne donnant aucune visibilité sur sa stratégie pour protéger la vie et la santé des Algériennes et des Algériens. Si la lutte contre la pandémie se limite à un effort citoyen qui passe par les gestes quotidiens de prévention et d’hygiène et les actions de solidarité, les autorités porteront toute la responsabilité en cas de désastre.

Pour l’instant, ils n’ont pas pris des mesures à la hauteur des dangers encourus. En tant que citoyen algérien, nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’hypothèse d’une catastrophe humanitaire et sanitaire qui entrainerait des centaines, voire des milliers de morts.

Nous prenons l’initiative de proposer les recommandations suivantes afin que les autorités prennent des décisions immédiates pour contenir les effets de la pandémie. Les recommandations suivantes ont été préparées sur la base d’une recherche des meilleures pratiques adoptées dans les pays très touchés par le virus où les niveaux de contamination ont baissé, tout en prenant en considération les moyens matériels, le contexte politique, économique et culturel et les défaillances du système de santé algérien.

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La stratégie que nous recommandons part des postulats suivants :

1- Le virus est devenu autochtone (selon les experts de la santé), c’est-à-dire vivant au sein de la société, et le nombre de cas réels dépasse largement le nombre de cas identifiés.

2- L’Algérie n’a pas les moyens techniques, sanitaires et matériels pour adopter une stratégie de dilution, c’est-à-dire la contamination généralisée de la population dans un espace-temps limité, comme cela a été fait aux Pays-Bas.

3- L’Algérie a une forte population urbaine qui accélère de manière exponentielle la propagation du virus et rend difficile, avec les moyens actuels, l’isolation rapide des foyers de contamination.

4- L’Algérie a une géographie immense qui allonge le temps de diffusion et rendrait toute stratégie de dilution à court terme impossible.

Ainsi, la seule manière d’atténuer les effets dévastateurs de la pandémie est d’adopter une stratégie choc de réduction des risques de contagion (reduced contagion risks), et qui graphiquement, s’illustre par un aplatissement graduel de la courbe de contamination.

Pour cela, les autorités doivent mettre en œuvre un plan de confinement obligatoire maitrisé accompagné d’un couvre-feu à partir de 18h et une série de mesures pour atténuer les effets de la crise. Cette réponse doit être multidimensionnelle et elle doit s’appuyer sur cinq axes majeurs:

1- Prévention et hygiène de vie
2- Détection systématique des cas et soins individualisés
3- Compensation économique et solidarité avec les plus démunis
4- Information objective et transparence
5- Nouvelles technologies et Big Data

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RECOMMANDATIONS

🔴 1) Mettre en place un plan de confinement obligatoire et maitrisé dans les plus brefs délais. Le plan de confinement doit être obligatoire afin de limiter au strict minimum nécessaire les déplacements des citoyens et la diffusion exponentielle du virus. Ce plan doit être maitrisé afin de maintenir les activités économiques essentielles à la vie de base, l’administration, les transports et les services (épiceries, hôpitaux, pharmacies, collecte de déchets, banques, poste, stations de service, etc.) au strict minimum nécessaire et en prenant les mesures de prévention essentielles. Ce plan doit être finement étudié, bien communiqué et étayé à tous les niveaux des administrations afin éviter les dérives et la cacophonie d’une décision aussi drastique. La police et la gendarmerie devront scrupuleusement veiller à l’application de ce plan, selon les directives générales, dans chaque wilaya.

🔴 2) Appliquer un couvre-feu à partir de 18h durant une période de deux semaines. Le couvre-feu n’est pas l’état d’urgence. C’est une manière d’imposer l’obligation de rester chez soi. Elle ne doit pas créer d’effets de panique. La police et la gendarmerie devront patrouiller pour assurer l’application du couvre-feu sans faire usage de violence. Toutefois, la violation du couvre-feu devra être sanctionnée financièrement.

🔴 3) Communiquer de manière régulière, efficace et rapide, par tous les canaux possibles, les bonnes pratiques de prévention et d’hygiène, les directives du confinement et la date du couvre-feu, en mobilisant les micros des minarets des mosquées, les radios publiques et locales, la télévision nationale, les chaines de télés privées, les véhicules de police et de gendarmerie munis de hauts parleurs, etc. Les autorités doivent aussi inciter les médias privés à aider à diffuser l’information et en faire une urgence nationale.

🔴 4) Envoyer des alertes quotidiennes et des rappels réguliers par SMS sur le Coronavirus, les mesures de prévention et d’hygiène et le confinement. Les autorités doivent coordonner cette action avec les trois opérateurs téléphoniques sans entraver leur vie privée et accéder à leurs numéros de téléphone ou leurs données personnelles.

🔴 5) Rendre public le plan d’action officiel de lutte contre le COVID-19 préparé par la commission mixte. Les autorités algériennes n’ont pas présenté aux citoyens un plan clair, cohérent et transparent de lutte contre la propagation de la pandémie. La crise actuelle n’exige pas des discours et des généralités mais des actions concrètes et immédiates et des réponses aux interrogations et aux inquiétudes des Algériennes et des Algériens. Sans la transparence, les citoyens entretiendront un rapport de défiance envers les autorités, ce qui compliquera la crise et n’épargnera pas le pays.

🔴 6) Déclarer l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national. Les buts de cette disposition sont notamment de revoir la cartographie sanitaire du pays, jumeler les ressources entre les établissements hospitaliers, décentraliser les analyses des tests (aujourd’hui seulement à Alger, et prochainement à Constantine et à Oran), et donner aux directions médicales régionales l’autonomie nécessaire pour leur travail.

🔴 7) Créer un fonds d’urgence COVID-19DZ. L’État doit annoncer, en toute transparence, la mise en place d’un fonds d’urgence COVID-19 qui couvrirait tous les coûts liés à l’épidémie notamment les achats de produits médicaux, les kits de tests, les respirateurs, les dépenses de transport et d’alimentation, les banques alimentaires, et tous les coûts liés à la lutte contre la pandémie. Le fonds doit être flexible, liquide et accessible. Il devra être réparti de manière équitable entre les wilayas impactées. Sa gestion doit se faire de manière décentralisée entre le Ministère des Finances et les agences régionales concernées telles que les directions de la santé publique.

🔴 😎 Libérer les détenus politiques et réduire la population carcérale. Les citoyens algériens emprisonnés sont extrêmement à risque car les prisons sont des lieux de propagation exponentielle du virus. Les autorités sanitaires se doivent d’effectuer des tests massifs dans les prisons et prendre les mesures sanitaires nécessaires. Pour des raisons sanitaires et politiques, il est urgent de libérer les détenus politiques, ceux du Hirak et des années 90, et de baisser la population carcérale en prenant les dispositions légales qui s’y réfèrent comme cela est le cas en Tunisie. Les détenus politiques injustement emprisonnés doivent regagner leur liberté et passer ces moments difficiles avec leur famille. La libération des détenus politiques serait perçue par la majorité des citoyens comme un geste de bonne foi qui permettrait d’apaiser temporairement les relations entre le régime et le Hirak.

🔴 9) Demandez en urgence l’aide matérielle et l’expertise de la Chine, de la Corée du Sud et de Cuba. Il est important de prendre attache avec les partenaires chinois et sud-coréens pour organiser l’arrivée de l’aide, notamment les masques et les bavettes médicales, les gels hydro-alcooliques, les achats d’appareils respiratoires, etc., et surtout, l’arrivée d’une équipe d’experts en santé publique qui peuvent transférer leur connaissance et faire part aux autorités des leçons de leurs expériences. Ceci peut se faire puisque les relations diplomatiques de l’Algérie avec la Chine, la Corée du Sud et Cuba sont excellentes.

🔴 10) Mettre environ 90% des travailleurs du secteur public, selon les priorités du plan et des secteurs concernés, en chômage technique rémunéré pour une période de deux semaines renouvelables. En période de confinement, l’administration et les services doivent fonctionner au strict minimum. Les corps médicaux, les forces de l’ordre, les employés dans les infrastructures stratégiques, les employés des industries publiques de premières nécessité, les préposés à l’hygiène et tous les travailleurs impliqués dans domaines liés directement à l’épidémie du Coronavirus continueront à travailler. Chaque ministère concerné doit prendre les dispositions appropriées pour la réorganisation des équipes de travail et des circuits de transports et la mise en place des conditions sanitaires nécessaires au maintien des services au strict minimum.

🔴 11) Mettre en place une banque de solidarité alimentaire avec les populations les plus fragiles et un plan de distribution géré au niveau des wilayas. L’État doit organiser de manière ordonnée, en prenant toutes les précautions sanitaires et sécuritaires, le soutien alimentaire aux familles nécessiteuses durant la période de confinement. Les ménages nécessiteux obtiendraient des quantités raisonnables de produits de base (farine, semoule, huile, légumineuses, etc.). Les écoles peuvent être mobilisées pour stocker les marchandises et les moyens de transport de l’armée peuvent être utilisés pour acheminer les produits vers les zones les plus reculées.

🔴 12) Mettre en place un Plan de soutien aux ainés, aux sans-abris et aux migrants en situation irrégulière. Ce plan doit permettre à ces populations vulnérables d’obtenir de l’aide : logement temporaire, nourriture, produits de base et les médicaments. Ce plan doit se décliner en une série de mesure mise en pratique au niveau des wilayas dans les plus brefs délais. Les écoles et les centres de formation doivent être réquisitionnés et le fond d’urgence COVID-19 mobilisé pour acheter et acheminer les produits nécessaires.

🔴 13) Lancer un plan économique massif de soutien aux PME financé par le Fonds COVID-19. Ce plan doit répondre à trois objectifs : 1) minimiser à zéro les pertes d’emploi dus à cette période de crise économique et sanitaire, 2) éviter les pertes des petites et moyennes entreprises, 3) garantir aux salariés en chômage technique une rémunération pleine durant la période de confinement. Les détails de ce plan nécessitent un travail rigoureux, faits par des économistes et des fiscalistes, pour identifier les mesures de compensation les plus adéquates. Ce travail ne peut être présenté, mais il doit nécessairement se faire en collaboration avec toutes les parties prenantes (regroupement d’entrepreneurs, FCE, chambres de commerce, syndicats, et tous les ministères concernés).

🔴 14) Appeler au soutien et à l’aide de tout le secteur privé, des compagnies pharmaceutiques et médicales nationales et des entreprises de l’industrie agroalimentaire. Il est nécessaire que le plus grand nombre d’entreprises privées prennent part à l’effort collectif pour faire face à la pandémie. Le maintien du niveau de production et de transformation des entreprises agroalimentaires est nécessaire pour assurer la disponibilité des produits essentiels à la vie de base. Tous les dons en matériels et en argent doivent se faire de manière transparente et publique.

🔴 15) Inciter les groupes pharmaceutiques locaux à préparer les gels, les gants, les masques et les bavettes dans les plus brefs délais. Le Ministère concerné doit mettre en place des incitatifs économiques tels que des crédits d’impôt ou des exonérations de charge sociale compensée par l’État pour l’année en cours.

🔴 16) Trouver une entente avec les opérateurs de téléphonie publique, de l’eau et de l’électricité et d’Internet pour garantir le maintien des services aux citoyens malgré les retards de paiement dus au confinement. Il ne doit pas y avoir de coupures de services de base (eau, électricité, gaz, téléphone, Internet) pour non-règlement de facture durant la période de confinement. Cette mesure vise à éviter aux citoyens les déplacements et les risques de contamination, mais les citoyens devront acquitter leurs factures à la fin de la période de confinement. Cette mesure est toutefois non applicable aux services privés.

🔴 17) Investir massivement dans les kits de tests et les unités de dépistage fixes et mobiles. L’Algérie doit massivement acheter les kits de tests pour dépister le plus grand nombre de cas afin de repérer les foyers de contamination dans les plus brefs délais et réduire l’écart entre les cas identifiés et les cas masqués. Des unités de dépistage doivent majoritairement être itinérantes pour raccourcir les circuits et éviter la contagion. La prise de rdv pour le dépistage pourrait se faire par le moyen d’un appel téléphonique ou d’un site web avec des résultats en ligne.

🔴 18) Préparer plus d’une centaine de centres de quarantaine médicalisés sur l’ensemble du territoire national. Les centres doivent être des lieux de vie sains où le personnel peut travailler dans des conditions optimales. Idéalement, il devrait y avoir des centres de quarantaine dans chaque ville de plus de 20 000 habitants. Au vu de la distribution géographique du pays, la majorité des centres serait au nord du territoire. Au centre et à l’intérieur, les meilleurs édifices scolaires et les hôtels pourraient être réquisitionnés pour la mise en quarantaine.

🔴 19) Mettre à disposition les hôpitaux militaires, l’équipement de la santé militaire et les moyens de transport et de logistique (casernes, hélicoptères, etc.) de l’armée pour desservir les zones reculées où les services de la santé publique sont faibles, voire inexistants. L’armée peut aussi jouer un rôle important sur le plan de la détection et des prévisions sanitaires, notamment par les caméras de chaleur, les logiciels de géo-surveillance et les outils de prédiction sécuritaire afin de prédire l’impact de la pandémie et réduire l’effet de contagion.

🔴 20) Réserver les masques, les bavettes et les gels hydro-alcooliques au personnel médical. Les autorités doivent réquisitionner la majorité des produits sanitaires importés ou achetés en priorité pour le personnel médical, les ainés et ceux présentant les symptômes de la maladie. Des politiques prohibitives de limitation des achats dans les pharmacies peuvent aussi être appliquées (Xe produit prix réel, 2Xème pièce du même produit *10 du prix réel).

🔴 21) Développer une cartographie précise des zones de contamination et modéliser les circuits de propagation du virus. L’équipe technologie de la commission mixte doit réunir des technologistes pour créer une carte en temps réel des régions les plus touchées afin de mieux isoler les régions de contagion. Ce travail permettra de mieux allouer les ressources, surtout le matériel médical.

🔴 22) Développer un algorithme de prédiction de cas de contamination, de guérison et de décès. Cet algorithme doit notamment prendre en considération les spécificités anthropométriques, la vitesse de propagation, les données démographiques afin de dessiner une courbe médiane de l’évolution du COVID-19 à partir de laquelle les autorités suivraient l’évolution de la pandémie. Ce graphe serait avant tout indicatif. Plusieurs « data scientists » algériens ont essayé de modéliser la pandémie en Algérie. Des technologistes civils et de l’armée pourraient travailler dans ce sens, perfectionnant par itération les capacités prédictives de l’algorithme.

🔴 23) Créer un portail en ligne plus sophistiqué et interactif que le site actuel. Le site actuel du Ministère de la Santé sur la lutte contre le Coronavirus est incomplet et manque cruellement de contenu. Un site de crise doit jouer le rôle de portail d’information exhaustif par lequel le citoyen trouve les informations, les données et les mesures prises en temps réel et des contenus interactifs, faciles d’accès. La cellule technologie doit rassembler des technologistes et des programmeurs pour améliorer la qualité du site. Ce travail prend à peine quelques jours. Le site de la Corée du Sud est un excellent modèle.

🔴 24) Développer une application mobile gratuite (Android, IOS, etc.) sur le Coronavirus en Algérie. L’application devra contenir toutes les informations du portail (mesures d’hygiène, contenu et conséquences du plan de confinement, couvre-feu, fonctionnement des administrations et des services, les liens vers les rendez-vous de tests, une liste de médecins à contacter par wilaya, etc.) en arabe, en tamazight et en français.

🔴 25) Suspendre tous les procès en cours. Les charges contre les militants du Hirak qui ont été harcelés juridiquement ces derniers mois doivent être abandonnées. Sans le mouvement populaire, qui a montré un formidable sens de responsabilité civique et de conscience politique, la lutte contre la pandémie est impossible.

🔴 26) Lancer un centre d’appel dédié au Plan de confinement et former en un temps record des agents d’appels bénévoles. Ces derniers pourront s’inscrire sur le portail d’information pour prendre part à une formation en ligne de quelques heures sur le coronavirus et le plan de confinement obligatoire et maitrisé. À la suite de leur formation, ils se mettent à disposition de l’État pour travailler bénévolement en tant qu’agents d’appels au niveau du centre d’appel créé dans chaque wilaya. Les agents appellent de manière proactive les citoyens. En une semaine, ils pourraient rejoindre plus d’un million de foyers.

🔴 27) Mettre en place une unité d’écoute et de soutien psychologique. Dans le cadre de ladite cellule d’écoute, les brigades mobilisées par la Direction de la Santé et de la Population (DSP) sont insuffisantes. Elles reçoivent environ 300 à 400 appels par jour, et sont en manque criant de personnels. Les cellules d’écoute doivent être renforcées par une armada de psychologues, prêts à accompagner les citoyens durant les moments difficiles à venir.

🔴 28) Préparer un plan public de « Tri thérapeutique » – c’est-à-dire le protocole et les critères par lesquels les centres hospitaliers déterminent qui peut être soigné ou non, en cas de manque de moyens- comme cela est arrivé en Italie. Même si l’Algérie n’est encore à ce stade de la pandémie, si un tel scénario venait à se produire, il faudra être prêt à faire des choix très difficiles.

🔴 29) Organiser des points de presse deux fois par jour. Les autorités de santé publique et le ministère de la Santé se doivent de communiquer de manière transparente, objective et régulière les derniers développements liés à la pandémie. La communication doit dépasser la comptabilisation des décès et des contaminations confirmées. Les Algériens doivent trouver réponse à leurs questions et leurs interrogations.

🔴 30) Mener une campagne de prévention nationale pour garder les enfants à la maison et limiter leurs contacts avec les personnes âgées. Même si les enfants sont peu atteints par le virus, ils peuvent en être transmetteurs. Il est impératif de les tenir à l’écart de nos ainés.

🔴 31) Mettre en place un protocole spécial pour les décès et veiller à son application. Ce protocole doit interdire les rassemblements liés aux décès, limiter le nombre de présents lors de l’enterrement et donner toutes les directives nécessaires à l’application des procédures.

🔴 32) Réserver au niveau de la Poste deux créneaux horaires par semaine (ex : 8h-11h) pour les personnes âgées. Cette mesure vise à diminuer les risques de contamination sachant plusieurs ainés ne peuvent retirer leur pension par procuration.

🔴 33) Suivre de près les avancées de la recherche et les tests de vaccins. Les autorités publiques de santé doivent être au fait des dernières avancées scientifiques sur le COVID-19. L’organisation de l’achat et la diffusion de la médication /vaccins doivent être finement préparées par les autorités concernées (Ministère de la Santé et le Ministère du Commerce).

🔴 34) Faire une évaluation exhaustive des coûts de la pandémie et en tirer les leçons nécessaires. Il est important de collecter toutes les données possibles sur la pandémie COVID-19 pour dresser un bilan exhaustif et objectif des coûts humains, sanitaires et économiques, et évaluer les réponses apportées à la crise. L’État algérien devra tirer les leçons de cette pandémie mondiale.

Raouf Farrah
23 mars 2020

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