YÉMEN: REQUIEM POUR UN PEUPLE

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“Dans notre sommeil, profond, une douleur qui ne peut être oubliée, tombe goutte à goutte sur notre cœur meurtri, jusqu’à ce que au fond de notre désespoir, contre notre propre volonté, une sagesse lénifiante nous submerge par la grâce incandescente de Dieu.”

Robert F. Kennedy – Homme d’État Américain (1925 – 1968)

Étrange monde que le nôtre où la conscience humaine est prônée à réagir au meurtre d’un seul homme, alors que tout un peuple, le peuple yéménite se meurt sous le joug de ceux mêmes qui se proclament les défenseurs des droits de l’homme.

Depuis 2015, le Yémen est dévasté par un conflit qui a fait des centaines de milliers de victimes et a laissé des millions de personnes sans accès à des soins de santé adéquats, à de l’eau propre ou à des installations sanitaires – des éléments cruciaux pour empêcher la propagation du virus.

L’approvisionnement en nourriture vitale, en médicaments et en aide humanitaire a été interdit par un blocus terrestre, maritime et aérien total mis en place par une coalition aux desseins maléfiques.

Depuis cinq ans, cette coalition menée par les élites des ténèbres, violent en toute impunité le droit des populations civiles yéménites à être protégées de la guerre ; sans jamais en être inquiétés.

Même la Providence ne peut pas traverser ce blocus total, imposé par les élites des ténèbres au Yémen, pour sauver ses enfants.

Une épidémie de choléra n’est pas une catastrophe naturelle, c’est une œuvre humaine. Elle est la conséquence directe de la guerre contre le peuple yéménite. Les bombes larguées ont détruit toutes les infrastructures de bases du pays ainsi que les systèmes d’eau potable et d’épuration.

Les pièces détachées, les produits chimiques et le carburant nécessaires au fonctionnement des stations d’épuration des eaux usées du Yémen sont interdits d’entrée. L’eau potable, le vaccin contre le choléra et même les comprimés individuels de purification de l’eau ne peuvent pas non plus entrer.

L’épidémie de choléra qui en a résulté était prévisible. Les eaux usées des usines de traitement hors d’usage débordent dans les cours d’eau qui irriguent les terres agricoles, contaminant ainsi les légumes avant leur mise sur le marché. Les eaux usées se déversent dans les villes, les zones résidentielles et les camps de réfugiés. Les mouches pullulent au-dessus des eaux usées et répandent le choléra partout.

Près de trois ans avant l’avènement de Covid-19, l’OMS a déclaré le Yémen l’endroit le plus vulnérable de la planète.

Le Comité international de la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge et Médecins sans frontières, les hôpitaux, les cliniques, les organisations de secours et les défenseurs des droits humains ont été ciblés par des bombardements.

Les Nations-Unies, contrôlées par les élites des ténèbres, donnent un semblant de légalité au blocus et à l’embargo sur les armes qui cible unilatéralement le Yémen. Cela ne sert à rien de se demander pourquoi l’ONU n’a pas aussi interdit la livraison d’armes à tous les belligérants.
On connaît la réponse.

L’ONU se désole de la crise humanitaire, de la pire épidémie de choléra de l’histoire de l’humanité et des ravages occasionnés par le Covid-19. Mais l’ONU ne fait rien pour arrêter ce génocide conduit par les élites des ténèbres et qui inexorablement mène à la destruction totale du Yémen.

Causer délibérément une épidémie de choléra, tout en bloquant l’aide urgente des médicaments revient à mener un conflit total. Le Yémen n’est pas le premier pays contre lequel les élites des ténèbres ont mené des guerres totales.

Pendant la guerre du Vietnam, les élites des ténèbres ont pulvérisé des millions de gallons d’agent Orange, qui ont empoisonné le sol, les rivières et les gens. Ce même agent, cinquante ans plus tard, provoque encore des fausses couches, des maladies de peau, des cancers et des malformations congénitales.

Les élites des ténèbres ont contaminé la Bosnie, l’Afghanistan et le Moyen-Orient avec de l’uranium dit appauvri. Ce matériau engendre le cancer, des malformations congénitales et probablement beaucoup d’autres problèmes de santé.

Ces élites des ténèbres ne sont qu’une autre classe tyrannique dont l’humanité a tant souffert durant son histoire. Leur perfidie et invisibilité transcendent les frontières, et imposent unilatéralement, et sans recours possible lois et règles tant que leur volonté de pouvoir et de possession sont devenues sans limite.

Telle est le destin de l’humanité dont elle ne peut y échapper, sans parvenir à mettre suffisamment en lumière l’aspect vain, fugitif et absurde que ces élites des ténèbres constituent au sein de la tragédie humaine.

Des éternités se sont écoulées d’où elles étaient absentes ; et si elles disparaissaient de nouveau, il ne se serait rien passé. Car il n’y a pas pour ces élites des ténèbres de mission qui dépasserait le cadre de cette vie, sordide et éphémère.

Khaled BOULAZIZ

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