UN POUVOIR FÉBRILE EN DÉLIRE.UN PEUPLE SIDÉRÉ.

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     Abdellah CHEBBAH                      Juil. 2020

Parfois, il nous arrive à tous de ne pas croire à ce qu’on vit, entend et voit. Ce qui se trame actuellement au niveau du pouvoir Algérien pousserait quiconque à avaler son extrait de naissance. On promet à un peuple des changements de gouvernance à travers des annonces qui relèvent de l’insensé, du ridicule, de la mégalomanie, de la schizophrénie, de la perturbation de la pensée. Celui-ci est sidéré, ébahi, interloqué, hébété, éberlué, consterné. 

                    Quand le mensonge devient une norme, la vérité devient un pêché.

                                                           (Mouloud Mammeri).

Des chaînes de télévision bien connues pour leur accointance avec le pouvoir nous diffusent des absurdités à pousser une vache à s’asseoir sur sa bouse. Lorsqu’un wali s’adressant au peuple, s’interroge si il ne serait pas préférable de mourir de faim que du Covid, il y a de quoi s arracher les cheveux. Quand une dame sortie du néant prétend guérir le virus avec du tabac à sniffer, il y a de quoi s’arracher une jambe. Quand un président annonce des chiffres virtuels sur des revenus en agriculture de 25 milliards de dollars et 25 autres milliards de dollars en hydrocarbures et encore un 60 milliards de dollars dans les caisses de l’état alors qu’on arrive pas à payer les éboueurs, les retraités, les 10 milles dinars promis, il y a de quoi s’arracher la tête. Quand celui-ci prétend aussi que le système médical Algérien est le  plus performant en Afrique alors que nos médecins meurent de ce virus dans leur lieu de travail, là, il y a de quoi mettre fin à sa vie.

Quand finalement, on caricature la subordination, l’obéissance et l’obédiance par la mise en scène d’une femme voilée venue sur les plateaux de télé s’agenouiller et embrasser les pieds de son mari, il y a de quoi perdre la raison. Un message qui en dit long. 

En fin de compte, Ould Abbas n’était qu’un amateur devant ce ramassis de prétentieux.

Ce président et sa troupe de troubadours ne réalisent-ils pas qu’en est au vingt et unième siècle, que l’information circule à la nanoseconde, que l’algérien né il y a 24h a déjà 20 ans? Ne se rendent-ils pas compte de leurs obscénités et de leurs bêtises? Ne savent-ils pas que le peuple Algérien rit de leurs ignorance et de leur intolérance de personnes têtues, bornées et répugnantes? Ne réalisent-ils pas qu’on leur assignent un rôle qui les mènera droit à la potence comme leurs prédécesseurs? N’ont-ils pas une once de dignité, d‘égo et de respect pour leur personne? Ne voient-ils pas dans quel piège ils se sont introduits? 

Leur orgueil du savoir est pire que leur ignorance. 

Quel lamentable Ghachi!

             Rien n’est plus dangereux que lorsque l’ignorance et l’intolérance sont armées de        pouvoir.  

                                                                         (Voltaire).

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