Maladie de Boukharouba.Extrait du livre de Pierre Accoce Dr Pierre Rentchnick « Ces malades qui nous gouvernent » Stock – 1993

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Nos remerciements à notre frère Youcef L’Asnami pour nous avoir adressé ces extraits.
Rédaction LQA

« Dieu a fait les hommes tous d’un même sang », lit-on dans la Bible (Actes des Apôtres, XVII, 26). Avec Georges Pompidou, Houari Boumediene aurait pu attester que, dans son cas, il n’en fut rien. Suivant le président français, le gouvernant algérien a connu en effet les affres rares de la maladie de Waldenström, la peu banale altération du fluide vital. Il en périt plus jeune encore : à quarante-six ans ! Comme Pompidou, enfin, il n’eut jamais vraiment conscience de la gravité de ce trouble et cela jusqu’aux dernières semaines de son existence. Heureusement pour lui, à plus d’un titre. Ce surprenant apparentement en pathologie d’exception avec un chef d’État français l’aurait probablement révulsé : il abhorrait tellement la France…

Des exécrations aussi totales ne se voient pas souvent, il faut en convenir. Nationaliste arabe, socialiste, Houari Boumediene ne compta pas seulement parmi les premiers dirigeants maghrébins à proclamer que le conflit majeur de la fin de notre siècle opposerait plus le Sud au Nord que l’Est à l’Ouest, de même que les peuples pauvres aux collectivités nanties, les pays sous-développés aux États industrialisés. De surcroît, durant sa brève vie, il considéra toujours la France comme l’ennemie à abattre. Une haine qui le prit dans l’enfance.

A l’époque, il s’appelait encore Mohammed Boukharouba, son véritable patronyme. Issu d’une famille de paysans pauvres d’Héliopolis, dans le Constantinois, il tranchait sur ses six frères et sœurs, « très timide et silencieux, a raconté l’un d’eux, dévoré par la passion de la lecture au point d’en oublier le boire et le manger ». Né en août 1932, précoce et doué, il ne manqua pas de remarquer que le mythe de l’invincibilité française, la puissance coloniale de ce temps, avait volé en éclats durant la Seconde Guerre mondiale, que d’autres grands, les vrais, l’Amérique et l’Union soviétique, donnaient le ton. Il fut surtout marqué par les événements de 1945, l’année terrible en Algérie. Le rationnement des céréales, le marché noir ne profitaient qu’aux colons. Une révolte, en mai, souleva Sétif puis tout le Constantinois. A la fureur des autochtones, qui massacrèrent cent trois personnes et en blessèrent gravement cent cinquante, les autorités et l’armée françaises répliquèrent par une répression effroyable : mille cinq cents morts, reconnurent officiellement les pouvoirs publics ; probablement quarante mille, avancèrent des témoins, des journalistes britanniques et américains.

Parmi tous les révoltés qu’engendrèrent la vue ou bien les échos de ces atrocités, le jeune Boukharouba fut l’un des plus déterminés. Entrant à peine en adolescence, à treize ans, il rejeta d’emblée la colonisation et ses contraintes. Il se jura de ne jamais poser le pied en France – et tint parole, même lorsqu’il devint président. Il repoussa bien entendu la culture de ce pays honni, dont il aurait cependant pu profiter. Formé exclusivement à l’école coranique, il ne fréquenta que l’université musulmane de Kettania, à Constantine. Déjà, ses condisciples ne l’appelaient plus que « le Suédois », à cause de sa haute taille, de sa tignasse rousse et de son regard clair, presque jaune, quasi halluciné. Ensuite, à dix-huit ans, Tunis le happa : il suivit les cours à l’université Zitounia. Deux ans plus tard, il passait en Égypte, au Caire, dressé à Al Azhar, le creuset universitaire et révolutionnaire qui forge les guerriers modernes de l’Islam. Fanatisé, ce loup maigre ne pouvait qu’attirer l’attention de Ben Bella et de l’état-major en exil de la rébellion algérienne. Son premier coup de main, en décembre 1954, à Alexandrie, le propulsa au rang des héros de l’Algérie nouvelle en gestation : « le Suédois », à la tête d’un commando, déroba le yacht que le roi Hussein de Jordanie destinait à l’une de ses favorites ; le navire allait assurer un trafic d’armes avec le Maroc, afin d’équiper les premiers maquis du Front de libération nationale. Mohammed Boukharouba abandonna dès lors son identité originelle. S’inspirant de Sidi Boumedine, le patron de la ville sainte de Tlemcen, pour tous il devint Houari Boumediene.

Protégé par Allah dans sa guerre personnelle contre les Français, Boumediene bénéficia d’un avancement singulièrement rapide au sein du F.L.N. Adjoint de Boussouf, à la Willaya V, en Oranie, il remplaça ce patron de choc, en 1957. Il façonna littéralement les maquis, transformant les bandes, les gangs, en armée clandestine. Deux ans plus tard, il en devint le chef d’état-major général, toujours sur la brèche aux frontières, loin des « révolutionnaires salonnards » qui grenouillaient à Tunis. Son charisme parmi les combattants, sa violence, surprirent plus d’un politique dans l’entourage de Ben Bella. Ce fut Boumediene, avec ses colonels, qui lui ouvrit les portes de l’Algérie indépendante, le 4 août 1962. Lui-même se garda d’entrer à Alger, de s’y corrompre dans les luttes de palais. Replié à Tlemcen, une main sur les blindés, l’autre sur les fusils, il attendit son heure. En juin 1965, il « débarqua » Ben Bella, liquida sa clique. Une manière radicale, expéditive, d’accéder au pouvoir.

L’histoire le jugera tout de même sans complaisance. Comme Ben Bella, il a échoué dans son rêve de constitution d’une nation pure et dure. L’Algérie, sous son règne, a bénéficié de l’héritage pétrolier abandonné par les Français au Sahara. Mais jamais l’industrialisation n’a pu naître du giron de l’artisanat et vraiment démarrer. L’urbanisation, sauvage, a étouffé les campagnes, les vidant de leur main-d’œuvre. L’agriculture, sur des terres pourtant fertiles que laissèrent les grands colons, n’a jamais, faute d’engrais, faute de cadres, faute d’ouvriers responsables, pu atteindre les rendements du passé. Le commerce n’a profité qu’à certains clans, organisés en maffia. Les grandes fortunes, reconstituées, tinrent de nouveau le pays à la gorge. La corruption des mœurs s’est étendue, galopante, gangrenant même l’entourage direct du président. En choisissant une épouse émancipée et venue de Suisse, lui aussi s’est « occidentalisé », sans pour autant libérer les femmes algériennes, comme il s’y était engagé. L’ascétique guerrier des frontières enjôlé par Capoue en oublia que le vrai puissant est celui qui a la puissance sur lui-même.

Peut-être un effet insidieux de la maladie de Waldenström. Elle commença, parfaitement asymptomatique comme chez Pompidou, en 1973. Par des fatigues, par une bizarre anémie, par un amaigrissement qu’accentuait cette lourde moustache zébrant son visage en lame de sabre. Elle traîna cinq années. Cette anémie importante, cette émaciation, cet épuisement extrême, accrus le 24 septembre 1978, imposèrent l’intervention de ses médecins. Rentrant de Damas, où il venait d’assister à un sommet arabe, Boumediene était en effet en piètre condition physique. Il fut conduit promptement à l’hôpital militaire Maillot. On évoquait officiellement une insuffisance du fonctionnement rénal, ce qui ne pouvait expliquer la légère paralysie faciale présentée par le président. Les cliniciens algériens croyaient réellement à une maladie maligne, à un cancer rénal ; plus exactement à un hypernéphrome, une tumeur qui frappe les capsules surrénales. Un fait le confirme : ils hospitalisèrent Boumediene au service d’urologie ; les premiers spécialistes qui le prirent en charge furent des néphrologues et des urologues algériens. Mais leurs explorations restèrent vaines. Faute de parvenir à formuler un bon diagnostic, ils décidèrent d’appeler leurs confrères étrangers à la rescousse. Ils se gardèrent cependant de s’adresser aux Français ou aux Américains, par sentiment antioccidental. Houari Boumediene ne l’aurait d’ailleurs pas admis. Moscou fut donc alerté.

Le 5 octobre 1978, sous le couvert d’un « voyage de travail et d’amitié », le président algérien fut transporté en avion et immédiatement hospitalisé dans la capitale soviétique. Son séjour se prolongea durant six semaines, jusqu’au 14 novembre, ce qui ne manqua pas d’intriguer les observateurs politiques. Aux questions posées, les autorités algériennes donnèrent des réponses embarrassées, évoquant le besoin de repos du président, « qui n’avait pas pris de vraies vacances depuis longtemps ». Nul ne le vit lorsqu’il regagna Alger, escorté par six médecins soviétiques.

Quatre jours plus tard, le 18 novembre, une nouvelle fusa du palais. Houari Boumediene venait d’entrer dans le coma. L’affolement, cette fois, fut perceptible par tous. Certains médecins algériens voulaient transporter de nouveau le président à Moscou. D’autres protestaient, avançaient que les traitements subis par le malade en Union soviétique avaient contribué à aggraver sa maladie, toujours non diagnostiquée. Les cliniciens de cette tendance parurent l’emporter. Boumediene fut hospitalisé en réanimation, dans le service d’urologie, à l’hôpital Mustapha, à Alger. Les autorités évoquèrent officiellement et pour la première fois la maladie du chef de l’État, qui exigeait « une période de repos accompagnée de soins médicaux ».

Le 19 novembre, on remarqua également que plusieurs spécialistes en réanimation, en néphrologie et en transfusion sanguine, venus de France, des sommités, débarquaient à Alger. Passant outre à la répugnance viscérale de leur leader pour tout ce qui touchait l’ancienne nation colonisatrice, les médecins algériens avaient demandé de l’aide à leurs confrères, sans souci des idéologies et des frontières.

Bien que ne connaissant pas encore la nature de la maladie du président, des hospitaliers de Grenoble avaient apporté du matériel spécial permettant d’effectuer des plasmaphérèses. Une technique qui consiste à soustraire le sang du patient, à lui réinjecter aussitôt ses globules rouges, ses globules blancs et ses plaquettes sanguines, en même temps que du plasma frais d’origine humaine, ou bien du plasma artificiel. Une méthode de traitement utilisée pour débarrasser l’organisme de globulines plasmatiques anormales.

Le 21 novembre, cinq médecins militaires américains de l’O.T.A.N., basés en République fédérale d’Allemagne, arrivèrent à Alger, avec de nouveaux appareils de réanimation. Le lendemain, quatre professeurs du Massachusetts General Hospital, de Boston, venant des États-Unis, apportaient, à tout hasard, d’autres engins d’assistance et de survie. Puis douze cliniciens de la côte ouest américaine se présentèrent. Bientôt suivis par d’autres spécialistes confirmés, deux professeurs tunisiens, quatre réanimateurs britanniques, un Libanais, quatre Yougoslaves, deux Danois, cinq Japonais, huit Chinois, ainsi que deux Allemands de l’Ouest. La République fédérale d’Allemagne envoya également une caméra à rayons gamma, ainsi qu’un scanner cérébral, en pièces détachées, qui fut immédiatement monté. Les États-Unis firent plus fort encore. Mobilisant un avion cargo géant de l’armée américaine, un Galaxie, ils livrèrent un camion-laboratoire rutilant, équipé d’un autre scanner cérébral, performant, prêt à fonctionner. Une concentration stupéfiante de connaissances, de moyens d’intervention.

La Suède, dans ce concert, ne fut représentée que par un vieux monsieur, accompagné par un assistant. En réalité, le chef de l’orchestre. Celui qui, en quelques heures, décodant la masse des informations accumulées, en auscultant aussi le patient de ses mains parcheminées mais adroites, confirma le vrai diagnostic, déjà posé par les Français : le professeur Jan Waldenström, de Malmö.

Sous sa direction, les séances de dialyse rénale furent ramenées à quelques heures par jour. Il fut confirmé que les six semaines de traitement en Union soviétique n’avaient guère soulagé Boumediene, qu’elles avaient même compliqué son état. Le 23 novembre, le Premier algérien sembla sortir du coma. Un vague mieux, qui ne dura pas. Cinq jours plus tard, il sombra de nouveau. Le professeur Waldenström établit que le président atteignait le dernier stade de cette maladie qui porte son nom, condamné irrémédiablement. « Il peut cependant survivre pendant quelque temps, précisa le médecin, s’il surmonte la crise qui vient de se déclencher. » Aucune intervention chirurgicale ne pouvant être entreprise pour éliminer le caillot qui obstruait un vaisseau cérébral, sous peine de tuer le malade, le professeur Waldenstrôm regagna la Suède.

Le 1er décembre, un nouvel examen par scanner permit de détecter une seconde thrombose cérébrale. Assemblés au chevet du patient en coma profond, les soixante-deux cliniciens, parmi lesquels on ne comptait pas moins de cinq spécialistes mondiaux de la maladie de Waldenström, veillèrent un corps inerte dont le cœur battait encore, dont les organes ne fonctionnaient que sous assistance. L’activité électrique du cerveau persistant faiblement, ils officiaient, parfaitement conscients de l’inutilité de leurs efforts, parce que l’Algérie le demandait. A son conducteur, à son colonel des frontières qui lui rendit son honneur, faute d’en faire une nation forte, elle offrait une mort de prince, dans une débauche cliquetante et feutrée de talents médicaux les plus réputés. Hors les murs de l’hôpital, où se jouait cette tragédie dans les relents d’éther, la vie continuait. La Casbah grouillait comme à l’ordinaire. Le port bruissait. Les voitures s’agglutinaient en embouteillages cossus dans les beaux quartiers d’El Biar. Le 18 décembre, une hémorragie interne assombrit brusquement la situation médicale. Mais les bips qui scandaient sur les scopes le semblant d’existence encore alloué au « Suédois » ne s’effacèrent que le 27 décembre 1978, faisant place à un sifflement continu. Étrange façon de saluer la mort de Mohammed Boukharouba.

Acharnement thérapeutique politique ? Il sauta apparemment aux yeux avec l’énormité des moyens médicaux mobilisés, avec cet extraordinaire collège de médecins du monde entier au chevet de Boumediene tous appelés par sa femme, faut-il le préciser : aucun ne se permit de proposer ses services. Cet activisme parut évident, après la découverte d’une seconde thrombose cérébrale, complication logique de la maladie qui emportait le président. A dater de ce moment, Boumediene ne reprit plus conscience. Il ne survécut plus que par machines interposées. Pourtant, le Conseil de la révolution algérienne tenta de semer le doute à ce propos.

Sa prise de position publique, par un communiqué, fut précédée à l’époque par la publication d’un bulletin de santé annonçant que l’état du président Boumediene était encore « stationnaire ». « Sur le plan de la maladie, précisait ce texte du Conseil, un traitement est en cours. Sur le plan neurologique, le chef de l’État demeure dans un coma jugé réversible avec un tracé encéphalographique subnormal. La réanimation se poursuit dans de bonnes conditions. » La diffusion de ce bulletin fut accompagnée d’un vigoureux commentaire de l’agence Algérie-Presse-Service, prenant à partie « certains mass media étrangers » qui auraient répandu « des informations mensongères ».

« A aucun moment, selon l’A.P.S., le président Boumediene n’a été plongé dans un coma décérébré […]. L’activité de son cortex cérébral est parfaitement normale […], et il n’est aucunement en état de survie artificielle. »

Le risque était grand pour les autorités algériennes. En laissant prolonger la vie du chef de l’État par des moyens purement mécaniques, une pratique peu humanitaire déjà condamnable, elles s’exposaient de surcroît à de vives controverses avec les milieux intégristes musulmans que pouvait choquer ce moyen « de s’opposer à la volonté d’Allah ». Officiellement, le coma qui submergeait Boumediene ne pouvait donc qu’être « réversible ». Le Conseil de la révolution algérienne ne donna en fait le change qu’à ceux qui voulurent bien se laisser abuser. Il résolut de stopper la réanimation devenue depuis longtemps inutile, de « débrancher », quand la succession du chef fut assurée. Dès que le colonel Bendjeddid Chadli, le futur président, fut pressenti. La décision si tardive profita de deux manières au régime. Elle permit de préparer psychologiquement l’opinion algérienne à la disparition du leader, en gommant en douceur le choc d’une fin dramatique. Elle laissa surtout aux héritiers le temps de prévenir, du moins dans l’immédiat, toute tentative de remise en cause des options révolutionnaires de l’Algérie nouvelle On peut s’interroger devant de tels agissements politico-thérapeutiques, consistant à « programmer » aux heures convenant aux régimes en place la mort réelle des gouvernants. Les Algériens n’ont rien inventé. Avec l’agonie interminablement entretenue de Franco, l’Espagne fasciste fit de même, en 1975. Les Yougoslaves suivraient, en maintenant en survie à bout de machines, pendant des semaines, Josip Tito, déjà amputé et gangrené à refus. Les Soviétiques useraient des mêmes stratagèmes avec Andropov, avec Tchernenko. Le pli est pris. On recommencera, cela continuera, au nom de la raison d’État. Devant ces enjeux, devant ces manigances, qu’elle parut dérisoire la polémique que certains déclenchèrent dans un journal français, au lendemain de la fin de Houari Boumediene, à propos du secret médical ! Les cibles ? Le professeur Jan Waldenström et le professeur François Monsallier, patron de la réanimation médicale à l’hôpital Cochin, à Paris. Le premier, interviewé après son retour en Suède, avait « révélé » qu’il s’était rendu au chevet de Boumediene à la demande des autorités algériennes, qu’il avait discuté avec ses confrères le mode de traitement le plus approprié pour tenter de sauver le chef de l’État. « Mais j’avais peu d’espoir », ajouta-t-il, remarquant que le président avait survécu plus longtemps qu’il ne l’avait pensé. Le second, qui s’était rendu à quatre reprises à Alger, entre le 4 et le 19 décembre 1978, déclara à ses interviewers que Boumediene, « au bout du rouleau, avait dû mourir d’insuffisance rénale, ou de défaillance respiratoire ». Une querelle leur fut cherchée pour ces micro-détails. L’un comme l’autre sont des « diagnostics » permanents et vivants. Quand on fait intervenir le professeur Waldenström, dont le nom a été accolé à la maladie du sang exceptionnelle qu’il a reconnue il y a quarante ans, on sait de quoi souffre son malade… Lorsqu’on fait appel au professeur Monsallier, de réputation mondiale dans sa spécialité, la réanimation, et qu’il n’a pu sauver son patient, on sait que celui-ci « a dû mourir » d’une insuffisance rénale, ou d’une défaillance respiratoire… Il est vrai qu’il manquait deux autres causes possibles dans sa cursive réponse ; une insuffisance hépatique ou une défaillance cardiaque. Ces accidents ne s’imbriquent-ils pas dans un tableau cataclysmique, quand l’organisme d’un malade assisté au-delà du possible finit tout de même par céder ? On ne trouva en revanche aucune condamnation du monde politique dans cette glose portée sur la place publique. Il était le seul responsable, pourtant, des excès qui furent enregistrés à Alger ! La médecine peut trembler quand on l’appelle pour un chef d’État. Dans les palais, des galères pour elle, elle a tout à perdre.

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