MINISTRES OU MOUTONS DE PANURGE ?

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Abbes Hamadene

La dégradation s’aggrave dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyennes et des citoyens, sans qu’aucune perspective crédible de sortie de crise ne soit proposée. Le système est totalement bloqué et déboussolé car ne pouvant offrir aucune perspective crédible. Il a une seule préoccupation : casser le Hirak qui constitue une menace sérieuse pour lui et réduire la vie politique à une interminable pièce de théâtre, dont il écrit le scénario, choisit les comédiens, leur distribue les rôles et les dirige dans leur interprétation.

Avec le changement attendu du gouvernement de Djerad, le pouvoir prépare un nouvel acte de ce spectacle auquel la majorité écrasante du peuple a tourné le dos depuis le 22 février 2019.

L’HISTOIRE DES MOUTONS DE PANURGE

Dans l’un de ses romans (Quart livre) publié en 1552, l’écrivain français Rabelais nous raconte l’histoire du mouton de Panurge qui a donné naissance à une expression devenue célèbre dans de nombreux pays.

Panurge le héros de cette histoire, était sur un bateau marchand avec un certain Dindenault, propriétaire d’un troupeau de moutons. Pendant leur voyage, une dispute éclate entre les deux. Décidé de se venger par la ruse, Panurge attend que tout soit revenu au calme pour lui acheter un mouton. Une fois le mouton acheté, Panurge le jette à l’eau et tous les autres moutons le suivent sans se poser de question, emportant sur leur passage l’infortuné Didenault qui tente de les retenir. Cette histoire a donné naissance à l’expression « Agir comme un mouton de panurge » qui définit une personne qui suit les autres sans réfléchir et sans se poser de question.

FACADE CIVILE, POUVOIR MILITAIRE

Depuis l’indépendance, on assiste à une réalité intangible : un système politique mafieux contrôlé et régenté par l’état-major militaire qui décide de tout en se cachant derrière une façade civile. Pour mieux pérenniser leur système, les « décideurs » changent périodiquement la façade et s’évertuent du changement en présentant de nouvelles têtes dont Ils avaient programmé la promotion. Ils savent que pour atteindre cet objectif, ils peuvent compter sur une engeance de personnes pleutres, sans honneur connue sous le nom de : CHIYATINES.

Depuis toujours, le pouvoir nous a habitué aux complots, aux intrigues et les trahisons. Trahisons envers le peuple, envers le pays, envers d’anciens amis et complices et évidemment envers les serviteurs les plus zélés de la façade civile, allant jusqu’à les jeter en prison comme des malpropres. Les anciens caciques du système Ouyahia, Sellal, Ould Abbas et tant d’autres en sont une triste illustration. A qui sera le tour ? Zeghmati ? Djerad ? Qu’à cela ne tienne, d’autres opportunistes, plus ou moins téméraires seront prêts à se bousculer pour les remplacer et subiront le même sort comme : les moutons de Panurge.

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