Il est temps d’agir et non de réagir face à la fuite en avant suicidaire du régime illégitime.

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Salah-Eddine SIDHOUM.

La Révolution populaire a tracé sa voie avec comme but unique un changement radical du système politique en vue de l’instauration d’un Etat de Droit. Toutes les manœuvres et autres diversions des officines de « l’action psychologique » afin de bloquer ce processus révolutionnaire ont échoué à ce jour.

Le pouvoir a tenté de multiples manœuvres pour tenter de disloquer la Révolution : appât des « élections » législatives anticipées, mobilisation des micro-partis des laboratoires et de leurs pantins boulitiques autoproclamés leaders, activation de ses « opposants » infiltrés au sein de la Révolution….Autant de subterfuges pour occuper les citoyen(ne)s et les détourner du problème essentiel qu’est le changement radical du système politique, de ses hommes mais aussi de ses méthodes et de ses pratiques.

Toutes ces manœuvres ayant échoué, le régime déterre aujourd’hui les pratiques des années de sang et de larmes : « terrorisme », aveux de  « repentis » à l’image du clown Dahdah, articles menaçants de torchons dénonçant la « déstabilisation » du pays par des « ennemis intérieurs » soutenus par la « main «étrangère », faux aveux dans des commissariats filmés par l’organe télévisuel de propagande…..
Encore une fois, loin de convaincre l’opinion publique vaccinée depuis fort longtemps, ces subterfuges sont devenus la risée des citoyen(ne)s sur les réseaux sociaux.

Interprétant mal la SILMIYA populaire et la considérant comme un aveu de faiblesse, le régime, à travers ses appareils répressifs, est monté d’un cran, allant jusqu’à interdire les marches du vendredi dans la capitale et à procéder à des arrestations tous azimuts, en usant d’une violence inouïe. A la veille de l’Aïd, il n’hésitera pas à incarcérer de jeunes activistes dont une femme.


Face à cette politique du « tout-sécuritaire » du régime en réponse à une grave crise politique de légitimité du pouvoir insensible à la mobilisation de millions d’Algérien(ne)s depuis plus de deux années, il est de notre devoir d’AGIR et non de réagir face à cette fuite en avant suicidaire car s’inscrire dans la stratégie du pouvoir est une erreur fatale à ne pas commettre.

Il est utile de rappeler que notre Révolution pacifique est celle de citoyens et citoyennes LIBRES et ENGAGE(E)S et non une révolution de partis ou de mouvances idéologiques.

Il est du DEVOIR de toutes les volontés sincères et engagées, en cette phase de la Révolution pacifique et avec un recul de plus de deux années,  de prendre leurs RESPONSABILITES HISTORIQUES en vue de réfléchir, loin de toute connotation partisane et idéologique, à un COMPROMIS POLITIQUE HISTORIQUE qui servira de moteur à notre Révolution.
Un compromis avec ses valeurs et ses principes rassembleurs qui tourneraient autour de :
–  l’intangibilité et l’inviolabilité de la souveraineté du peuple : aucune Institution de l’Etat, quelle qu’elle soit, ne peut se prévaloir d’être au-dessus de cette souveraineté ;

– la sacralité de nos Valeurs civilisationnelles forgées par l’Histoire, qui constituent les fondements indissociables de notre algérianité, à savoir : L’Islam, l’Amazighité et l’Arabité ; Valeurs qui ne peuvent être l’objet d’aucune instrumentalisation politicienne.

– le respect des droits humains, c’est-à-dire la sacralité de l’intégrité physique et de la dignité de la personne humaine, ainsi que les libertés citoyennes fondamentales, individuelles et collectives.

– Respect des principes démocratiques dans la gestion de la Cité.

– Abolition de la police politique sous toutes ses formes.

–  la séparation effective des pouvoirs, en particulier l’indépendance du pouvoir judiciaire, seule à même de garantir une véritable Justice.

– L’armée nationale, dans sa mission de défense nationale et de garante de l’intégrité du territoire et de l’indépendance nationale, doit être sous l’autorité et le contrôle effectif du pouvoir politique légitime.

Le régime, par ses manœuvres et diversions, tente de sauver son système.

La Révolution avec ses citoyens et citoyennes sincères et engagé(e)s, œuvre à sauver l’Algérie et à construire son Etat de Droit.

Salah-Eddine SIDHOUM.

1 COMMENTAIRE

  1. “To be or not to be”, être ou ne pas être prend toute sa signification en ce 118 vendredi. Le « gang des généraux» sort à visage découvert pour nous imposer sa dictature et instaurer la violence afin de reprendre le contrôle de la situation. Il ne s’agit plus d’intimidation mais de répression directe et généralisé. Un face à face s’impose contre les forces du mal, le peuple tout en restant pacifique doit user de la légitimité de défense, comment résoudre ce dilemme ?

    Avec le NOMBRE, le gang ne pourra rien contre la DEFERLENTE qui va inonder non pas Alger seulement, mais l’Algérie tout entière. Ils ne sont pas plus fort et pas plus nombreux que nous, en optant pour la répression tout azimut n’épargnant, ni étudiants, ni enfants, ni personnes âgées, ni femmes, le gang croit réussir a semer la peur et le doute au sein des Hirakistes. Et pourtant les slogans du peuple sont claires sur ce point « Hna Ouled Amirouche, marche arrière man walouch حنا أولاد عميروش مارش اريار ما نولوش» et la toute dernière « Chorta rahi taqma3 wallah ma rana habssine شرطة راهي تقماع و الله ما رانا حابسين »

    Mais, ils n’ont pas compris que ce peuple ne veut plus subir leur injustice, ni gober leur mensonge, ni de les avoir comme dirigeants. Il n’y a aucun terrorisme en Algérie à part le terrorisme d’état qu’ils ont instauré. L’état lamentable du pays leur incombe , c’est du à leur politique et à leur déboire, le peuple ne veut plus entendre des luttes des clans , de la justice du téléphone, des journalistes et des médias de service , des Broufisseurs et Doucteurs de façade. Le règne de la médiocrité doit cesser.

    Ni la France ni l’occident ne peuvent leur venir en aide cette fois. Idem pour l’inefficacité de la répression psychique par le biais du trépied (magistrat, journaliste, enseignants) ; ou de la répression physique par le trépied (police, gendarmerie, police politique)….ça ne servira à rien, plutôt si a resserrer les rangs du peuple et d’ouvrir les yeux a certain policier gendarme et militaire de venir renforcer les rangs du peuple.

    Dites-vous bien que cette fois ce n’est pas qu’au bataillon Casbah-BEO ou celui des Harrachis que vous aurez à faire, mais a des bataillons de chaque quartier de chaque ruelle de ce pays, de chaque algériens qui a subi les affres de votre règne. Comme pour le rejet du cinquième mandat, c’est du rejet de votre système qu’il s’agit cette fois. Les algériens ont le droit de dire leur mot et personne au monde ne peut les empêcher.

    Les algériens comme c’est le cas des palestiniens ont compris que personne ne peut les aider et qu’on ne peut compter que sur nous-mêmes, ne vous étonnez pas donc de voir a côté des drapeaux algériens des drapeaux palestiniens, et le mouvement commencera à partir de jeudi, avec des klaxons cette fois c’est la totale tout le monde est invité toutes les corporations et tous les instruments sont le bienvenu même les fofozila

    Oui il est temps d’agir et chacun de nous sait ce qu’il lui rest à faire. Alors agissons tous ensemble pour la réussite du VENDREDI 118 et la victoire de la révolution du HIRAK

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