Djamel, la Kabylie, l’Algérie.

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 15 AOÛT 2021
El Watan

Pourquoi plusieurs régions du pays, dont la Kabylie, brûlent-elles ? Pourquoi Djamel Bensmaïl a-t-il été horriblement assassiné ? Pourquoi les malades manquent-ils d’oxygène ? Pourquoi les robinets sont-ils secs ?… Combien de questions encore pourrions-nous poser pour nous insurger contre la crise que connaît l’Algérie ? Ces questions sont justifiées, mais ne sont pas opportunes.

Aujourd’hui et maintenant, la seule priorité des Algériens est de continuer ce qu’ils ont commencé à construire. Citoyens anonymes, soldats, pompiers et gardes forestiers combattent le feu, mais plus encore, ils bâtissent un peuple solidaire. Ils créent du lien social et du sens. Ce peuple s’organise en réseaux. Il s’engage en donnant de l’argent, des bijoux, de la nourriture, du temps et des prières.

Les Algériens ont réinvesti leur territoire. Ils ont brisé le régionalisme, le tribalisme et le aarouchisme. Ils ont mis de côté leurs différences, leurs croyances, leurs appartenances idéologiques. Les Algériens sont en train de se prouver à eux-mêmes et à tous les autres qu’ils sont capables de se prendre en charge. L’Etat rentier a vécu et avec lui la distribution des allocations pour louer la paix sociale. Un nouvel Etat social et solidaire est en train de naître.

Aujourd’hui, les Algériens combattent au péril de leurs vies les feux là où ils sont, et ils combattent l’injustice là où elle se trouve. Rien ne saurait justifier, excuser le crime abject perpétré à Larbaâ Nath Iraten. La vengeance n’est pas la justice. Aussi, nous Algériens, affirmons que cet acte ne doit en aucun cas servir de prétexte pour attiser les divisions, la haine et la vengeance. S’il est urgent de combattre le feu et ses auteurs, il est tout aussi urgent de barrer la route aux pyromanes de la sédition et de la division.Advertisements

Ce crime sera combattu de la même façon que les feux : la solidarité et l’unité de tous.

Signataires :

Nacer Djabi, chercheur ; Hosni Kitouni, historien ; Cherif Dris, politologue ; Louisa Dris Aït Hamadouche, politologue ; Abdelwahab Fersaoui, militant associatif ; Saïd Salhi, militant des droits humains ; Amina Haddad, productrice de cinéma ; Abdelkrim Boudra, militant associatif ; Mustapha Bouchachi, avocat ; Kadi Ihsen, journaliste ; Abdelghani Badi, avocat ; Zoubir Arous, universitaire ; Mohamed Henad, universitaire ; Nabila Smaïl, avocate ; Mourad Ouchichi, universitaire ; Mustapha Amzal, étudiant ; Merouane Louanas, journaliste ; Saïd Djaffar, journaliste ; Amel Boubeker, chercheuse ; Zoubida Assoul, avocate ; Islam Benattia, médecin, militant ; Mouloud Boumeghar, universitaire ; Karima Aït Meziane, universitaire ; Ali Bensaad, chercheur ; Salah Eddine Sidhoum, chirurgien ; Nordine Benissad, avocat ; Khaoula Taleb Ibrahimi, universitaire ; Nourdine Ahmine, avocat ; Akram Belkaïd, journaliste ; Abdelhak Bensaadi, universitaire ; Jihed Halmi, militant ; Mohand Touazi, économiste ; Laalia Bedjaoui, militante ; Zahra Farhati, journaliste ; Othmane Benzaghou, universitaire ; Nassim Anis Ahmin, étudiant ; Kahina Rejala, économiste, militante ; Salmi Laïfa Hamed, universitaire ; Redouane Mensouri, militant ; Ahmed Mamoune, étudiant ; Tayeb Kennouche, universitaire ; Raouf Farah, chercheur ; Abderrahim Messaouer, universitaire, militant politique ; Abderrazak Benjoudi, consultant ; Youcef Benkada, avocat ; Ali Boucherka, militant ; Fateh Titouche, chef de projets IT ; Hocine Gasmi, journaliste ; Ilyas Lahouazi, militant politique ; Feriel Mebarki, universitaire ; Djamila Oughroussen, avocate ; Abderahman Saleh, avocat ; Ahmed Mamoune, étudiant ; Wardia Lazoul, avocate ; Mohamed Aliouane, étudiant ; Mohcene Khaniche, universitaire ; Farida Belferag, avocate ; Nassima Bouzemi, universitaire ; Amel Amour, avocate ; Adel Ourabah, universitaire ; Khellaf Benhadda, journaliste ; Abderrahmane Zbiri ; Mehdi Bsikri, rédacteur ; Soheib Chennouf, architecte ; Abdelatif Bouzar, universitaire ; Morad Aït Hamadouche, militant ; Mohammed Hella, avocat ; Karima Meouari, universitaire ; Mourad Zegane, universitaire ; Rabah Moula, militant, Canada ; Mohamed Alouach, journaliste ; Sofiane Meloufi, spécialiste en communication ; Belghazali Fouzia, citoyenne ; Ahmed Felag, universitaire ; Lilia Tarakli, citoyenne ; Aldja Samia Seghir, militante politique ; Krimo Bouaou, membre du mouvement Ibtykar ; Mohamed Kedia, membre du mouvement Ibtykar ; Massicilia Nedir, citoyenne.

8 Commentaires

  1. (Message non personnalisé, à prendre ou à « eraser »)

    Bonjours à tous !

    L’élection communale comme les autres élections depuis la chute de Bouteflika (et même avant) fait partie de la feuille de route du pouvoir algérien ! Pour l’instant le peuple dans sa grande majorité a rejeté toutes ces élections par le boycott. En principe ceux qui rejettent depuis le 22 février 2019 le régime et son système, ceux qui ont marché au sein du Hirak pour la transition démocratique et l’Etat de droit, ceux qui ne peuvent plus marcher pour une raison ou pour une autre devraient appeler dès aujourd’hui au boycott des prochaines communales. Tout personne sensée, tout citoyen censé sait que le maire et le président P/apc ne servent à rien, ne gèrent rien, ne décide de pas grande chose sauf s’occuper des poubelles de nos rues et encore, ils n’ont aucune prise sur le budget de la commune et que c’est le Wali et le chef de Daïra qui décident de tout !

    J’espère donc que ces hirakiens invétérés authentiques commenceront dès aujourd’hui à appeler au boycott dans la lignée du Hirak, pour ne pas laisser encore une fois Kabylie la seule à boycotter en masse cette élection. Si c’est le choix de la participation qui va prévaloir dans les autres régions du pays, on offre ainsi une autre occasion au pourvoir de montrer du doigt cette région, de la singulariser, de la vilipender ! Si çà arrangent certains, si çà leur plait qu’on montre du doigt la Kabylie, eh bien ils n’ont qu’à aller gonfler le rang des votants, ils sont libres. Mais dans ce cas là qu’ils laissent au moins tranquille la Kabylie, voire qu’ils l’oublient carrément ! Les autres régions sont libres de décider de ce qu’elles veulent, ce n’est pas un problème, et donc bon vent et sans rancune car on a le droit de ne pas aimer les kabyles et la Kabylie, çà arrive !

    A +

    PS : ou bien on est de vrais militants de la révolution citoyenne, pour une vraie transition démocratique, l’Etat de droit, un Etat non autoritaire, le respect des libertés individuelles et collectives (liberté d’opinion, de pensée, de conscience etc etc…) ou bien on redevient les moutons de l’Aid qu’on était avant le 22 février 2019 ou comme depuis 1962. Ou bien on refuse tout ce que propose le pouvoir , ou bien on va à la pêche ou à la chasse, épicitou !

    • Tant qu’il y aura des gens comme toi,avec des commentaires de la sorte,l’Algérie sera toujours divisée.Tu fais le bonheur des ennemis de notre pays,grâce à toi il y aura toujours cette kabylie ET le reste de l’Algérie.Sache mon cher coco que la seule willaya d’où je viens, il y a plus de 150000 berbères qui vivent en harmonie avec le reste de la population,partageant rigoureusement les mêmes problèmes, les mêmes bonheurs la même vie.Ce n’est pas pour autant que ces berbères pleurnichent à longueur de l’année. Vive tout les berbères, vive l’Algérie et surtout vivent tous les Algériens musulmans et indivisibles.

      • Tu n’as rien compris à ce que je veux faire passer comme message . Tu refuses d’accepter que c’est en Kabylie, pour des raisons politiques et historiques, où il y a le plus fort taux d’absentions depuis l’avènement de Gaid Salah, c’est une vérité même si çà ne te plait pas y’a kho !

        Je ne veux donner de leçons à personne, et tu l’énerves pour rien ! Moi je souhaitais juste que ce ne sera pas le cas pour les prochaines élections et que c’est toutes les régions d’Algérie qui vont boycotter et ne pas laisser la Kabylie être montrée du doigt ou vilipender encore une fois par le pouvoir , épicitou ! Tu fais semblant de ne rien comprendre ou quoi ??? Je ne suis pas un coco, ya kho ! Mes respects !

      • Dommage que tu mélanges tout, et en plus tu ne me dis pas si les 150 000 berbères de la wilaya dont tu parles vont boycotter ou pas les prochaines communales, car pour moi le vrai sujet et là et non celui où tu veux m’emmener ! Réponds à cette question et tu vas faire avancer le débat dans la bonne diretcion ! Merci mon frère !

      • Si tu veux aller voter il n’y a aucun souci, j’ai bien dis que ceux qui ne veulent pas boycotter sont libres, ils sont dans leur libre choix, leur droit !

  2. je joins Cortex ; El Watan : Kabylie info? au lieu de Tizi ouazou info, bejaia info etc…arrêter de diviser cette région du reste d’algérie!intégrer vous bon sang! je serais ok aussi pour le changement de symbole de la JSK / JST à la place JSK, rappeler vous la JET elle a gangné tous ce qu’elle entreprenai! elle a gagner plusieurs coupe d’afrique et championnat, aller aller nos frères de la cote et du nord antégrer vous, verrez vous comme le reste des algériens, le monde entier a changé…. observation : le FFS un bon parti politique je partage beaucoup de ses aidées.

  3. j’irai encore plus loin vous êtes libre de partager mes idées où pas dans l’intérêt du pays : je propose d’imposer la Derja dans cette région et chez certains mzabites tribus! il faut sortir plus vite de l’esprit tribal…

  4. @Bettache :

    répondre à des drosophiles ça vous fera perfidement perdre le fil. Du Cortex au Latex , c’est des consommateur de Pattex, ayez le réflexe de ne point leur répondre, les mouches sont de retour et en force, un vrai bataillon de soldat au service du gang et qui occupe tous les réseaux sociaux. Il faut apprendre à vivre avec , en les ignorant, si des Ouyahia , des Sellal et des Bedoui rendent compte de leur aides , malgré les énormes services rendus au gang, que représentent ces mouches à leur yeux? rien, nothing, alors autant les négliger.

    Pensons au plus important l’action pacifique d’envergure à réaliser avant leur ultime scrutin et avant l’explosion préméditée pour sceller le Hirak à jamais.

    De la grève générale à la désobéissance civile, au choix de la date pour faire la fête du retour du Hirak , profitons du moment que la courbe du covid est plate, et nous prouve qu’ils sont si bête.

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