UNE LIBERTÉ DE LA PRESSE EN BERNE

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Abbes Hamadene

L »Algérie de Tebboune est devenue l’un des pires endroits au monde pour exercer librement le métier de journaliste.

l’Algérie se situe aujourd’hui à la 136e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF (reporters sans frontières) en 2022.

QUE RESTE T-IL DU CHAMP MÉDIATIQUE EN ALGÉRIE ?

Interpellations, intimidations, poursuites, harcèlement, censure, chantage financier, condamnations sont le lot quotidien des journalistes qui veulent exercer librement leur noble profession en Algérie.

À cela s’ajoute un code de l’information qui peut être assimilé à un code pénal Bis !

En condamnant le mois dernier à 3 ans de prison ferme le journaliste emblématique El Kadi Ihsane , le pouvoir a cherché à faire taire l’une des dernières voix libres de la presse algérienne.

Que reste t-il donc, du champ médiatique dans notre pays ? Un marécage boueux dans lequel pataugent des agents de propagande aux ordres, soumis, obséquieux et médiocres.

Des agents toujours prêts à devancer les désirs de leurs maîtres, capables de calomnier une personne, vénérée la veille et glorifier une personne traînée dans la boue l’avant-veille. Ils ne connaissent ni l’honneur, ni la dignité.

AGENTS DE PROPAGANDE COMME À L’ÉPOQUE DE L’ADMINISTRATION COLONIALE

Le pouvoir, comme à l’époque de l’administration coloniale, considère qu’il existe parmi la population, une part d’Algériens « influençables » et « façonnables » sur lesquels, la propagande peut continuer d’avoir de l’influence.

L’une des sales missions des médias du pouvoir est de jouer le rôle de machine de propagande, ciblant cette partie de la population pour « la fabrique du consentement », selon le mot de Chomsky.

Jour après jour, ces médias récitent de vraies-fausses informations, réinterprètent les faits, les tordent et les présentent de façon à se conformer à la commande et aux besoins du pouvoir.

Jouissant d’une totale impunité, ces médias de caniveau déroulent de façon obsessive et sans aucune retenue des campagnes de calomnies contre les cibles que leur désignent leurs parrains militaires ou civils.

Les médias algériens ont abandonné toute éthique journalistique au point où il ne serait guère exagéré de les considérer comme une parfaite synthèse entre le quotidien national nord-coréen « Rodong Sinmhun » et le quotidien fasciste de Mussolini « Il Popolo D’Italia ».

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