ALGÉRIE : PROCÈS D’UN SYSTÈME MILITAIRE

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Communiqué de presse VA Éditions/Versailles, le 10 janvier 2020

«Larmée appartient-elle au peuple ou est-ce le peuple qui appartient à larmée?»

A l’heure où les horizons de sortie de la crise algérienne semblent bouchés, cet ouvrage apporte une nouvelle approche d’analyse et d’écriture. Le récit est chronologique faisant dérouler le film des événements et des crises successives.

Chef historique, général ou citoyen, coupable ou victime, témoin ou complice, cadre ou spécialiste, militaires, terroristes, tous parlent, s’expriment, témoignent, se défendent, accusent et s’accusent.

Pour certains d’entre eux, c’est la première fois qu’ils s’expriment.

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Comment l’Algérie qui a défié la puissance coloniale française a-t-elle pu sombrer dans le chaos des années 1990 ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps pour situer la dérive : celle de la primauté du militaire sur le politique et la confiscation de l’indépendance par l’armée des frontières. Le coup d’État contre le GPRA, durant l’été 1962, ouvre une série de violences dont a été victime la volonté populaire et la véritable légitimité historique.

L’armée des frontières, qui prendra le pouvoir, étouffe alors la vie politique, fait taire les divergences, écarte les récalcitrants et élimine les opposants. C’est ainsi que les véritables héros de la Révolution algérienne seront emprisonnés, exilés ou assassinés. Leurs noms seront bannis de l’histoire officielle, laquelle sera dédiée à la gloire des nouveaux maîtres d’Alger.

Mais la société évolue et les contradictions feront éclater le vernis qui cachait la triste réalité algérienne. Le modèle socio-économique et politique n’arrivait plus à contenir les aspirations des masses à plus d’égalité, de liberté et de bien-être social et implosera en octobre 1988.

La révolte du peuple sera détournée à des fins de luttes de clans et de recomposition du régime, au prix de répression et de privation. Le noyau dur du système, l’armée, fera sombrer le pays dans le chaos et la guerre civile.

C’est désarmé et résigné que le peuple assiste le 29 juin 1992 à l’exécution en direct, sur la télévision, du président Mohamed Boudiaf, l’un des pères de la révolution algérienne. Cet assassinat politique finira par enlever tout crédit à l’armée qui prétendait sauver le pays du projet moyenâgeux des islamistes et plongera le pays dans l’épisode le plus sombre de son histoire contemporaine.

Après une décennie de guerre civile s’ensuivront les 20 ans de malédiction de Bouteflika dont la fin de règne inaugure une nouvelle confrontation entre le peuple et l’armée.

L’AUTEUR : Kamel Lakhdar Chaouche : né en 1976; après des études en littérature française, l’auteur est devenu journaliste d’investigation, membre actif dans le mouvement revendicatif estudiantin et militant des droits de l’homme. Les péripéties de sa vie professionnelle l’ont conduit parfois au cœur des événements les plus marquants de l’après-guerre civile. Après 15 ans de carrière dans la presse algérienne francophone, il a publié des centaines de dossiers, d’analyses, d’entretiens, d’enquêtes et de reportages de terrain, ce qui fait de lui un témoin privilégié pour servir à une lecture lucide d’une histoire algérienne tourmentée.

Contact et SP : Hubert de LANGLE, 06 64 20 99 00, hdl@vapress.fr

VA Éditions, 98, bd de la reine,

78000 Versailles, France

www.vapress.fr/shop                       https://urlz.fr/aUda

1 volume 16 cm x 24 cm, 308 pages

Parution 3 janvier 2020

25 € TTC

ISBN 978-2-36093-063-0

1 COMMENTAIRE

  1. Le journalisme d investigation fait encore defaut dans le pays …les grands evenement qui ont fait l actualite passent sans que la societe puisse etre avantageusement eclairée …cette situation provient surtout de la crainte et de cette culture de la peur des represailles du systeme qui n » a menage aucun moyen et aucune methode pour iimposer son dictat aidée rappelons le par la france qui n a aucun interet a ce qu une republique democratique puisse voir le jour avec des institutions qui ne lui permettront pas de poursuivre sa politique economique et securitaire dans la region…le hirak a ete une reaction inattendue des forces vives de la nation et exprime surtout une prise de conscience et une evolution culturelle jamais atteinte! de gauche ou de droite kabyles amazigh et islamistes ont tous compris que ce st le systeme qui a tué ABANE RAMDANE BOUDIAF benhamouda ET MEHRI qui tuera toutes idee de democratisation de la vie publique …..la revendication est moderniste et porte surtout sur une justice independante une separation des pouvoirs et une presse libre …une revendication qui ne laissera sans aucun doutes plus de places au despotisme et a la normalisation dont le systeme a le secret …certes ca va etre sa perte il luttera jusqu au bout mais le hirak en est vraiment conscient ettire surtout sa douleurs du nombre considerable de jeunes sacrifies et mis en pature aux requins et a une elite qui n a de choix que l exil….

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