Le droit de massacrer, de Sétif à Gaza

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» Le Seigneur retournera leurs actes sur leurs propres têtes, détruira leur semence et les exterminera, les dévastera et les fera disparaître de ce monde. Il est interdit d’être miséricordieux envers eux. Vous devez leur envoyer des missiles et les anéantir. Ils sont mauvais et damnables. »
Rabbin Ovadia Yosef

Cette année, les commémorations des massacres des Algériens du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata se mêleront inextricablement à la tragédie en cours, le génocide perpétré contre les Palestiniens par la soldatesque sioniste criminelle. Ces événements, distants dans le temps de plus de 79 ans, révèlent une brutalité inexcusable et partagent des similitudes frappantes dans la doctrine et les mythes propagés par leurs responsables respectifs.

Le 8 mai 1945, dans les paisibles terres de Sétif et de ses alentours, l’écho vibrant de la quête d’indépendance s’est brisé dans un crescendo de violence inouïe. Plus de 45 000 algériens, portant l’étendard de leur liberté, furent cruellement fauchées par les balles des milices armées, soutenues par l’ombre sinistre de la Légion étrangère.

A l’instant où ces mots prennent vie, plus de 35 000 âmes palestiniennes, toutes civiles, ont été assassinées par la sinistre machine de guerre israélienne, inscrivant ainsi un chapitre sombre dans le livre des génocides les plus odieux de l’humanité. Leur récit est tracé par les affres des conflits, les expulsions brutales, les massacres insensés et l’implacable occupation. Depuis la Nakba de 1948, moment où des centaines de milliers de Palestiniens furent contraints à l’exode ou chassés de leurs terres ancestrales, jusqu’aux affrontements récurrents et à la violence perpétrée par les forces armées israéliennes, le peuple palestinien a enduré des épreuves d’une cruauté inimaginable.

Dans ces deux drames poignants, se dessine le honteux récit d’une communauté obnubilée par sa foi en une chimérique élection divine conférant le droit d’ôter la vie d’innocents, hommes, femmes et enfants, au nom d’un destin qui transcende toute humanité.

Pour appréhender cette réalité, il serait impératif d’explorer les sombres recoins des événements tragiques du Grand Constantinois, mais à travers le prisme national.

Le 8 mai 1945, la France métropolitaine était absente en Algérie. Ce jour-là et dans les semaines qui suivirent, 45 000 Algériens furent assassinés, non pas par la France, mais au nom de celle-ci. Un crime contre l’humanité dont les dessous peinent encore à être révélés. Pour le comprendre, il est nécessaire de revisiter l’histoire de l’Algérie, mais pas celle écrite par Benjamin Stora et sa cabale.

Durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), le IIIème Reich occupa la France, laissant seulement une partie de son territoire sous l’administration du maréchal Pétain, et ce, sous la supervision allemande. Quant à l’empire colonial français de l’époque, notamment l’Algérie, sa gestion fut déléguée au gouvernement de Vichy par Berlin. Avec l’abrogation du décret Crémieux le 7 octobre 1940, les Juifs d’Algérie perdirent leur nationalité française.

À la fin de l’année 1940, dans les grandes villes algériennes, des milices armées se constituèrent dans le plus grand secret, recrutant principalement parmi les civils de la communauté juive algéroise. Sous l’égide des tristement célèbres André Achiary, Roger Carcassonne et José Aboulker, ces milices participèrent, le 8 novembre 1942, à l’opération « Torch », le débarquement des troupes américaines en Algérie à Sidi Ferruch. Ce débarquement fut suivi d’un putsch organisé par ces mêmes milices armées, agissant sous le sinistre nom du Groupe Géo-Gras. Leur action fut décisive dans le renversement des autorités militaires et civiles vichystes locales à Alger. Le 11 novembre 1942, les Allemands occupèrent l’intégralité du territoire français, mettant fin à la fiction d’une zone « libre ». Le régime de Vichy persista en France jusqu’en août 1944, tandis qu’une confusion générale régnait en Algérie.

La France, sous l’égide d’un gouvernement provisoire dirigé par le général De Gaulle, n’avait guère de contrôle sur la situation en Algérie. Le 22 octobre 1943, le décret Crémieux fut rétabli. À partir de ce moment-là, l’Algérie ne fut plus dirigée par la France métropolitaine, mais par des milices armées se réclamant de la France, dont les chefs exerçaient un pouvoir absolu. Messali Hadj était en résidence surveillée au Congo-Brazzaville, tandis que des militants du PPA organisaient des manifestations les 1er et 8 mai 1945 pour réclamer sa libération. Messali revendiquait dans son programme l’indépendance de l’Algérie. Ces manifestations du PPA furent réprimées, tant par les colons que par les milices juives armées qui avaient organisé le putsch pour se séparer de l’État français.

André Achiary, l’un des chefs du putsch d’Alger, se chargea alors de « rétablir » l’ordre en Algérie « française ». Le groupe agit en s’éloignant d’Alger pour échapper aux regards, organisant ainsi son génocide dans l’Est algérien. On sait aujourd’hui que ce trio de conspirateurs, composé d’André Achiary, de Roger Carcassonne et de José Aboulker, ne faisait aucunement confiance au général De Gaulle quant à l’avenir de l’Algérie. D’où l’idée de le forcer à agir et de le mettre devant le fait accompli. Le général Raymond Duval, chargé du « maintien de l’ordre » par ce trio génocidaire, déclara aux pieds-noirs : « Je vous ai donné la paix pour dix ans ! »

Toute la période de la colonisation de l’Algérie par la France fut marquée par cette même méthode, avec les colons exerçant leur pouvoir au nom de la France. Ceci explique en partie le silence de la communauté israélite après l’appel du FLN durant la Guerre de libération. En 1961, la tentative de putsch du général Salan suivit le même schéma que celui organisé par les milices juives de José Aboulker en 1942. Cependant, en 1961, De Gaulle ne dirigeait plus la France de manière « provisoire », mais avec toute l’autorité d’un chef d’État, ce qui explique l’échec de l’aventure de Salan.

Emmanuel Macron a justement qualifié la colonisation de l’Algérie de « crime contre l’humanité », mais il a omis de nommer ouvertement les milices armées, principalement juives, qui ont agi au nom de la France et ont été pleinement impliquées dans les massacres du 8 mai 1945 à l’Est du pays. Plus tard, un personnage politique français, dans un autre contexte, a nuancé cette distinction en déclarant : « Responsable, mais pas coupable. » Cette attitude rappelle que la France a souvent eu recours à des actions indirectes. Pour les Algériens, la responsabilité de l’État français demeure totale.

En 1830, la prise d’Alger et la colonisation de l’Algérie furent orchestrées par les Bakri et Busnach, deux associés juifs dans le négoce au profit de banques israélites, avec la complicité de Talleyrand. Les massacres du 8 mai 1945 furent organisés et exécutés de la même manière, avec la même perfidie et les mêmes manipulations. Cela n’excuse en rien l’État français, mais permet aux Algériens de mieux comprendre l’histoire de la colonisation de leur pays et de cerner les responsabilités de tous les acteurs, ce qui est essentiel pour dénouer les intrigues actuelles contre leur nation, perpétrées par l’ennemi d’hier, d’aujourd’hui et de toujours.

Hier à Sétif aujourd’hui à Gaza, les récits des crimes s’entrecroisent, tirant leur force des mêmes sources, celles d’un Talmud vengeur aux pages maléfiques. Au creuset de ces tragédies, les mots enseignés par des rabbins psychopathes prennent vie, se métamorphosant en sombres incantations et en sinistres plaidoiries, exhortant au meurtre aussi bien dans l’âme que dans la chair de toute l’humanité.

Khaled Boulaziz

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