يومية الجزائر
Édition du
22 January 2020

FOULE EXCEPTIONNELLE à ALGER POUR LE DERNIER VENDREDI AVANT LA PRESIDENTIELLE (AFP)



Une foule d’une ampleur exceptionnelle manifeste à Alger à l’occasion du dernier vendredi avant l’élection présidentielle, massivement rejetée par les Algériens, a constaté une journaliste de l’AFP.
La participation, impossible à évaluer précisément en raison notamment de l’absence de comptage officiel, semble comparable à celle du 1er novembre dernier –lorsque la marche a coïncidé avec le 65e anniversaire du début de la guerre d’indépendance– et à celles des plus grandes manifestations de mars, avril et mai.
Les manifestants, parmi lesquels beaucoup de femmes, tapent des mains en criant à l’unisson “Makache (pas de) vote”, “Etat civil et non militaire”.
Après avoir obtenu en avril la démission d’Abdelaziz Bouteflika, président pendant 20 ans, le mouvement populaire de contestation qui agite le pays depuis février réclame désormais le démantèlement de la totalité du “système”, au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1962.
Le mouvement (“Hirak”) estime que la présidentielle du 12 décembre ne vise qu’à permettre à ce même “système” de ce régénérer.
“Pas de marche arrière”, “Pas de vote, on jure que l’on ne s’arrêtera pas”, a-t-on entendu alors que la marée humaine se mettait en marche, en début d’après-midi, pour un 41e vendredi consécutif de mobilisation dans le centre de la capitale, au son des youyous des femmes.
“Je ne vais pas voter et le 8 décembre je ferme ma boutique”, ont aussi scandé les manifestants, relayant un appel à la grève générale à partir de dimanche, diffusé sur les réseaux sociaux.
“Eh Gaïd Salah, oublie le vote!” le 12 décembre, ont-ils aussi lancé à l’adresse du chef d’état-major de l’armée, qui exerce de facto le pouvoir depuis le départ d’Abdelaziz Bouteflika.
S’exprimant pour la première fois un vendredi depuis le début du “Hirak”, le chef de l’armée a évoqué dans un discours “une échéance cruciale et importante, à savoir les élections présidentielles du 12 décembre qui seront, grâce à l’aide d’Allah le Tout-puissant, une fête électorale, à travers laquelle se réalise la volonté populaire”.
En dépit d’une répression des manifestations qui, selon Amnesty International, s’est “intensifiée” à l’approche du 12 décembre, la contestation montre vendredi qu’elle reste massivement mobilisée contre le scrutin, pour lequel le pouvoir affirme voir “un élan populaire”.(AFP )


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3 Commentaires sur cet articles

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  • sacco et vanzetti
    6 décembre 2019 at 5:28 - Reply

    il ne faut pas dire que c est uniquement a alger que des manifestations monstre se sont deroulés messieurs de l AFP c est dans toute l algerie

  • Ouiza
    8 décembre 2019 at 6:40 - Reply

    Le monde entier est complice aucun media etrange n a couvert ce qui se passe en algerie nous vivons dans un monde de mensonge .nous vivons l epoque de Ade wa Tamoud le bon dieu est avec le peuple inchallah

  • Reti
    9 décembre 2019 at 7:48 - Reply

    La france doit payer pour ces crimes qu elle a commis en algerie depuis 1830 jusqu a ce jour .elle gere l Algerie a distance elle a appauvris le peuple elle a confisqué notre liberte elle a detruis nos terre fertiles pour du beton elle a abusé de nos ressources naturelles avec la complicite de nos traitre harkis abrutis qui ont des intestins a la place du cerveau vive elhirak vive elhirak illla amemmm sirrrrrr c un non retour inchallah

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