Retour en classe. Les Étudiants Vont-ils Faire leur Rentrée?

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Jamal Mimouni

Département de Physique, Université de Constantine-1

Cette semaine a donc été annoncée comme celle du retour en classe pour les étudiants par le Ministre de l’Enseignement Supérieur à partir de l’Université de Laghouat. Ce sont ces classes qu’ils ont quitté dans la précipitation il y a de cela plus de six mois sous le couvert de vacances de Printemps avant l’heure alors que le deuxième semestre avait à peine été entamé sérieusement. De plus, pour la majorité des Universités, le premier semestre de l’année n’avait même pas été validé faute d’avoir pu administrer les examens de rattrapages dudit semestre.

La question lancinante qui se posera depuis avec une acuité croissante aux responsables du secteur est comment sauver l’année universitaire 2019-2020. En effet, la pandémie a évolué de manière dramatique au point ou les modalités de la reprise sont devenues des plus délicates. On est passé de compte-rendus officiels d’auto-complaisance en juin ou on proclamait que les cours à distance étaient globalement une réussite, à une évaluation plus réaliste au cours de l’été, reconnaissant tacitement que la situation pédagogique n’était pas aussi rose que cela et qu’en plus avec l’évolution de la pandémie et le confinement qui ne se relâchait qu’a petits pas, on évoluait droit vers l’inconnu pour la reprise de septembre. En effet, il apparu je suppose aux yeux des responsable que les taux de couverture annoncés des enseignements des différentes filières étaient largement fantaisistes, manufacturés par une administration qui les avaient recueilli des enseignants … dont beaucoup avaient perdu toute attache avec leurs étudiants! C’était en fait grosso modo plutôt le taux de placement des documents de cours par les enseignants par rapport au programme sur les plates formes dédicacées ou par email, ce qui est loin de constituer un taux d’assimilation des cours.

Une rentrée qui tournerait mal nous rapprocherait un peu plus de l’année blanche, tout en handicapant sérieusement le déroulement de l’année universitaire 2020-2021. Ceci d’autant plus que la rentrée scolaire avec ses neuf millions élèves parait de plus en plus mal engagée et en des termes incertains. Certes toute personne ayant à cœur l’Algérie désire sincèrement que ces deux rendez-vous que sont les rentrées universitaire et scolaire réussissent, mais avec le manque de transparence de la gestion des affaires, et la «primauté au politique» pratiquée par le régime, nous sommes dans l’expectative.

Les Etudiants Seront-ils au Rendez-vous?

Si les examens de rattrapage et les soutenances de thèses ont globalement eu lieu pour les étudiants de fin de cycle dès le début septembre, même si parfois au forceps vu le manque de transport inter-Wilaya, la situation est autrement plus délicate pour la rentrée des classes à grands effectifs, et de tronc commun notablement, et qui justement commencera cette semaine sinon la semaine prochaine. Certes le problème de la distantiation a été résolu sur le papier en organisant la rentrée par vague, mais à quel prix? Nous avons en effet une vague d’étudiants qui étudie pour terminer les cours du semestre et puis passer directement aux examens, pour céder leur place à la deuxième vague qui fait de même et ainsi de suite. Il est clair que ce système qui fonctionne comme une sorte de double, voire triple vacation, fait perdre un temps pédagogique énorme et sa seule utilité pourrait bien être en ce qu’il devrait permettre de valider l’année.

Lâcher du Lest !

 Dans son zèle pour réussir à cette épreuve à grand risque, le Ministère a emit ces dernières semaines plusieurs arrêtés et directives très généreuses envers les étudiants, tenant compte des difficultés qu’ils font face, notamment au vu de l’absence de transport inter-Wilaya. Parmi ces  dispositions, une facilité accrue pour le passage en année supérieure dans la plupart des cycles d’étude avec un train d’autres mesures certes temporaires, mais qui tient compte de la situation exceptionnelle que vit l’Université y compris l’état psychologique de la communauté estudiantine. Cette flexibilité, voire cette mansuétude inhabituelle, a surpris plus d’un qui aurait voulu voir appliquer plus de rigueur. Il y a même eu des cas de manipulation manifeste lorsque la dernière circulaire ministérielle jugée probablement trop «libérale», n’a pas été «circulée» au sein de la famille universitaire y compris les étudiants. C’est cette circulaire qui réaffirme le droit de l’étudiant à ne pas rejoindre son lieu d’étude si le transport en commun n’est pas rétabli ou pour toute autre cause meme si de nature simplement psychologique, gardant le droit d’avoir des cours ou des examens de substitution. Cette même circulaire dans une débauche d’imagination et de flexibilité, suggère aux établissements universitaires d’utiliser le transport du COUS pour acheminer les étudiants de leur Wilaya d’origine vers leur université, ou d’examiner en présentiel les étudiants qui habiteraient à proximité d’autres établissements universitaires examens et cela en déplaçant les équipes pédagogiques sur ces lieux. De plus qu’elle ouvre la voie, en fait implore les équipes pédagogiques à innover encore plus dans la dispensation des cours et examens pour une plus grande flexibilité. Tant et si bien que des voix fusèrent parmi la communauté universitaire pour s’élever contre cette profusion de mesures trop laxistes à leurs yeux et qui nuisent aux finalités de la formation. D’autres allègrement s’exclamèrent: On ne reconnaît plus notre Ministère!

D’un autre coté, il est juste de dire que la communauté universitaire sera portée cette année à être plus tolérante et meme relâcher les standards de réussite, ce qui devrait se traduire par des taux de succès hors norme. Ceci dit, ne nous étonnons pas aussi lorsque, tout compte fait, il s’avérera que beaucoup étudiants, et surtout des étudiantes, auront décrochés et ne reviendront plus sur le bancs de l’Université. Cela restera un bilan à établir et que nous espérons personne ne fera l’impasse dessus.

Le Transport Inter-Wilaya, Un Non Empressement Suspect à le Rétablir

Il n’est pas exagéré de dire que l’ absence de transport inter-Wilaya est le problème majeur qui entrave la reprise universitaire sinon son nœud Gordien. En effet, avec la politique de décentralisation des offres de formation pratiquée depuis des années, qui est certainement un acte méritoire en soi, beaucoup d’universités font face à des effectifs estudiantins hors Wilaya d’implantation qui souvent dépassent la moitié de leurs effectifs globaux. Ainsi, le fait est là, à moins de payer un prix exorbitant pour le taxi, une bonne partie des étudiants ne peuvent regagner leurs universités. L’autre stratégie plus hasardeuse pratiquée par certains est d’avancer en ricochet, patelin par patelin jusqu’à arriver à destination. Mais lorsqu’on habite à Béchar ou Mostaganem et qu’on se rend à Constantine, cela relève plus de l’aventure qu’ autre chose.

Ceci d’autant plus que l’arrivée d’effectifs additionnels correspondants aux cohortes de bacheliers qu’il faudra absorber pointe son nez. Le taux de réussite au bac sera un facteur potentiellement déstabilisant pour un système d’accueil estudiantin fragilisé par une mauvaise gestion endémique et maintenant sujet à de sévères contraintes par les règles de distanciation.

Derrière le mystère de ce non empressement des autorités à ouvrir le pays tant entre les Wilayas qu’avec le Monde extérieur, au delà des considérations médicales qui sont les mêmes pour les autres pays, il y a ce lancinant soupcon sur toutes les bouches, d’instrumentralisation de cette pandémie à usage politique. La circulation des bus interurbains souvent bondés sont là pour montrer que ne pas ouvrir le traffic inter-Wilaya – qui est pourtant plus facilement contrôlable avec mesures de sécurité exécutoires – est d’autant plus suspect.

Les Dispositions Sanitaires

Que peut-on dire en ces jours de rentrée sur les mesures préventives prisent au sein des établissements universitaires? Comme nous avons vu aux États Unis et plus récemment en France, l’Université par le brassage de gens de différents locations géographiques qui y prend place, est un potent agent de dissémination du virus et un lieu propice pour des l’apparition de foyers. En ce qui concerne l’Université Constantine1, il est notable que toutes les dispositions ont été prises du point de vue sanitaire. Tous les blocs sont rigoureusement COVID19 «certifiés» avec sens de circulation réglementé, port du masque imposé, test de température à l’entrée, distributeurs de gel disponibles à chaque recoin, salles de classe nettoyées et désinfectées. Bref un environnement très rassurant, qui est certainement un des facteurs nécessaires pour une bonne reprise.

Par contre, ce qui se passera plus tard quant au respect de la distantiation physique lorsque la masse des étudiants aura regagné leurs cités est un sérieux sujet de préoccupation. Pourront-ils respecter les règles de distanciation avec ce qui est disponible comme chambres et pour le transport estudiantin ? Et puis que se passera t-il lorsque ces cités auront à absorber ces cohortes de bacheliers dont l’arrivée pointe son nez pour pas plus tard que décembre prochain? Le taux de réussite au bac sera un facteur potentiellement déstabilisant pour un système accueil qui sera poussé à ses limites.

Incertitudes

Finalement, avec les revirements successifs du Ministère quant à la rentrée effective, et la méconnaissance totale de l’état mental et la disposition de la masse des étudiants à revenir en classe alors que les conditions ne sont pas réunies, personne ne peut prédire comment les choses vont se dérouler sur le terrain ces prochaines semaines. Il est sûr cependant, si ces derniers mois sont une quelconque indication, que le MES va marcher à reculons pour clore l’année à tout prix. Nous sommes effectivement passé d’un planning comprenant quatre semaines de cours (Censés débuter initialement le 23 août) pour compléter le semestre, à deux semaines, puis pour certaines Universités comme Constantine, M’sila, et autres, finir à une simple semaine. Or la décision finale d’ouverture effective était encore au cours de la semaine précédente à l’ouverture, suspendue à une décision «au plus haut niveau», et lorsque l’annonce officielle d’ouverture de l’année a été faite officiellement le 19 septembre par le Ministre lui même pour le jour même, les emplois du temps des cours n’étaient souvent pas encore affichés. Il est donc clair que même cette première semaine était en péril.

Si les étudiants de fin de cycle et de Master ont répondue de manière raisonnable à la reprise, il s’agira de vérifier comment la masses des étudiants de LMD dans ses différents échelons vont répondre à ces cours réduits à la portion congrue. Déjà en fin de cette première semaine débutant le 19 septembre, il apparaît des taux catastrophiques de participation en classe pour la première vague, taux qui ne dépasse pas pour le tronc commun et les premières années les 20% des effectifs totaux. Comment s’en étonner quant les cités universitaires ne sont que très partiellement ouvertes, les restaurants universitaires ouverts seulement dans les cités et encore pour un repas, et surtout le transport inter-Wilaya qui n’a pas repris. Cette situation hautement anormale à donc fait rester chez eux une fraction importante des étudiants. Il apparaît clairement que ce deuxième semestre, dans le meilleur des cas, va être sérieusement tronqué pédagogiquement.

Retour en Classe

Les Étudiants Vont-ils Faire leur Rentrée?

Jamal Mimouni

Département de Physique, Université de Constantine-1

Cette semaine a donc été annoncée comme celle du retour en classe pour les étudiants par le Ministre de l’Enseignement Supérieur à partir de l’Université de Laghouat. Ce sont ces classes qu’ils ont quitté dans la précipitation il y a de cela plus de six mois sous le couvert de vacances de Printemps avant l’heure alors que le deuxième semestre avait à peine été entamé sérieusement. De plus, pour la majorité des Universités, le premier semestre de l’année n’avait même pas été validé faute d’avoir pu administrer les examens de rattrapages dudit semestre.

La question lancinante qui se posera depuis avec une acuité croissante aux responsables du secteur est comment sauver l’année universitaire 2019-2020. En effet, la pandémie a évolué de manière dramatique au point ou les modalités de la reprise sont devenues des plus délicates. On est passé de compte-rendus officiels d’auto-complaisance en juin ou on proclamait que les cours à distance étaient globalement une réussite, à une évaluation plus réaliste au cours de l’été, reconnaissant tacitement que la situation pédagogique n’était pas aussi rose que cela et qu’en plus avec l’évolution de la pandémie et le confinement qui ne se relâchait qu’a petits pas, on évoluait droit vers l’inconnu pour la reprise de septembre. En effet, il apparu je suppose aux yeux des responsable que les taux de couverture annoncés des enseignements des différentes filières étaient largement fantaisistes, manufacturés par une administration qui les avaient recueilli des enseignants … dont beaucoup avaient perdu toute attache avec leurs étudiants! C’était en fait grosso modo plutôt le taux de placement des documents de cours par les enseignants par rapport au programme sur les plates formes dédicacées ou par email, ce qui est loin de constituer un taux d’assimilation des cours.

Une rentrée qui tournerait mal nous rapprocherait un peu plus de l’année blanche, tout en handicapant sérieusement le déroulement de l’année universitaire 2020-2021. Ceci d’autant plus que la rentrée scolaire avec ses neuf millions élèves parait de plus en plus mal engagée et en des termes incertains. Certes toute personne ayant à cœur l’Algérie désire sincèrement que ces deux rendez-vous que sont les rentrées universitaire et scolaire réussissent, mais avec le manque de transparence de la gestion des affaires, et la «primauté au politique» pratiquée par le régime, nous sommes dans l’expectative.

Les Etudiants Seront-ils au Rendez-vous?

Si les examens de rattrapage et les soutenances de thèses ont globalement eu lieu pour les étudiants de fin de cycle dès le début septembre, même si parfois au forceps vu le manque de transport inter-Wilaya, la situation est autrement plus délicate pour la rentrée des classes à grands effectifs, et de tronc commun notablement, et qui justement commencera cette semaine sinon la semaine prochaine. Certes le problème de la distantiation a été résolu sur le papier en organisant la rentrée par vague, mais à quel prix? Nous avons en effet une vague d’étudiants qui étudie pour terminer les cours du semestre et puis passer directement aux examens, pour céder leur place à la deuxième vague qui fait de même et ainsi de suite. Il est clair que ce système qui fonctionne comme une sorte de double, voire triple vacation, fait perdre un temps pédagogique énorme et sa seule utilité pourrait bien être en ce qu’il devrait permettre de valider l’année.

Lâcher du Lest !

 Dans son zèle pour réussir à cette épreuve à grand risque, le Ministère a emit ces dernières semaines plusieurs arrêtés et directives très généreuses envers les étudiants, tenant compte des difficultés qu’ils font face, notamment au vu de l’absence de transport inter-Wilaya. Parmi ces  dispositions, une facilité accrue pour le passage en année supérieure dans la plupart des cycles d’étude avec un train d’autres mesures certes temporaires, mais qui tient compte de la situation exceptionnelle que vit l’Université y compris l’état psychologique de la communauté estudiantine. Cette flexibilité, voire cette mansuétude inhabituelle, a surpris plus d’un qui aurait voulu voir appliquer plus de rigueur. Il y a même eu des cas de manipulation manifeste lorsque la dernière circulaire ministérielle jugée probablement trop «libérale», n’a pas été «circulée» au sein de la famille universitaire y compris les étudiants. C’est cette circulaire qui réaffirme le droit de l’étudiant à ne pas rejoindre son lieu d’étude si le transport en commun n’est pas rétabli ou pour toute autre cause meme si de nature simplement psychologique, gardant le droit d’avoir des cours ou des examens de substitution. Cette même circulaire dans une débauche d’imagination et de flexibilité, suggère aux établissements universitaires d’utiliser le transport du COUS pour acheminer les étudiants de leur Wilaya d’origine vers leur université, ou d’examiner en présentiel les étudiants qui habiteraient à proximité d’autres établissements universitaires examens et cela en déplaçant les équipes pédagogiques sur ces lieux. De plus qu’elle ouvre la voie, en fait implore les équipes pédagogiques à innover encore plus dans la dispensation des cours et examens pour une plus grande flexibilité. Tant et si bien que des voix fusèrent parmi la communauté universitaire pour s’élever contre cette profusion de mesures trop laxistes à leurs yeux et qui nuisent aux finalités de la formation. D’autres allègrement s’exclamèrent: On ne reconnaît plus notre Ministère!

D’un autre coté, il est juste de dire que la communauté universitaire sera portée cette année à être plus tolérante et meme relâcher les standards de réussite, ce qui devrait se traduire par des taux de succès hors norme. Ceci dit, ne nous étonnons pas aussi lorsque, tout compte fait, il s’avérera que beaucoup étudiants, et surtout des étudiantes, auront décrochés et ne reviendront plus sur le bancs de l’Université. Cela restera un bilan à établir et que nous espérons personne ne fera l’impasse dessus.

Le Transport Inter-Wilaya, Un Non Empressement Suspect à le Rétablir

Il n’est pas exagéré de dire que l’ absence de transport inter-Wilaya est le problème majeur qui entrave la reprise universitaire sinon son nœud Gordien. En effet, avec la politique de décentralisation des offres de formation pratiquée depuis des années, qui est certainement un acte méritoire en soi, beaucoup d’universités font face à des effectifs estudiantins hors Wilaya d’implantation qui souvent dépassent la moitié de leurs effectifs globaux. Ainsi, le fait est là, à moins de payer un prix exorbitant pour le taxi, une bonne partie des étudiants ne peuvent regagner leurs universités. L’autre stratégie plus hasardeuse pratiquée par certains est d’avancer en ricochet, patelin par patelin jusqu’à arriver à destination. Mais lorsqu’on habite à Béchar ou Mostaganem et qu’on se rend à Constantine, cela relève plus de l’aventure qu’ autre chose.

Ceci d’autant plus que l’arrivée d’effectifs additionnels correspondants aux cohortes de bacheliers qu’il faudra absorber pointe son nez. Le taux de réussite au bac sera un facteur potentiellement déstabilisant pour un système d’accueil estudiantin fragilisé par une mauvaise gestion endémique et maintenant sujet à de sévères contraintes par les règles de distanciation.

Derrière le mystère de ce non empressement des autorités à ouvrir le pays tant entre les Wilayas qu’avec le Monde extérieur, au delà des considérations médicales qui sont les mêmes pour les autres pays, il y a ce lancinant soupcon sur toutes les bouches, d’instrumentralisation de cette pandémie à usage politique. La circulation des bus interurbains souvent bondés sont là pour montrer que ne pas ouvrir le traffic inter-Wilaya – qui est pourtant plus facilement contrôlable avec mesures de sécurité exécutoires – est d’autant plus suspect.

Les Dispositions Sanitaires

Que peut-on dire en ces jours de rentrée sur les mesures préventives prisent au sein des établissements universitaires? Comme nous avons vu aux États Unis et plus récemment en France, l’Université par le brassage de gens de différents locations géographiques qui y prend place, est un potent agent de dissémination du virus et un lieu propice pour des l’apparition de foyers. En ce qui concerne l’Université Constantine1, il est notable que toutes les dispositions ont été prises du point de vue sanitaire. Tous les blocs sont rigoureusement COVID19 «certifiés» avec sens de circulation réglementé, port du masque imposé, test de température à l’entrée, distributeurs de gel disponibles à chaque recoin, salles de classe nettoyées et désinfectées. Bref un environnement très rassurant, qui est certainement un des facteurs nécessaires pour une bonne reprise.

Par contre, ce qui se passera plus tard quant au respect de la distantiation physique lorsque la masse des étudiants aura regagné leurs cités est un sérieux sujet de préoccupation. Pourront-ils respecter les règles de distanciation avec ce qui est disponible comme chambres et pour le transport estudiantin ? Et puis que se passera t-il lorsque ces cités auront à absorber ces cohortes de bacheliers dont l’arrivée pointe son nez pour pas plus tard que décembre prochain? Le taux de réussite au bac sera un facteur potentiellement déstabilisant pour un système accueil qui sera poussé à ses limites.

Incertitudes

Finalement, avec les revirements successifs du Ministère quant à la rentrée effective, et la méconnaissance totale de l’état mental et la disposition de la masse des étudiants à revenir en classe alors que les conditions ne sont pas réunies, personne ne peut prédire comment les choses vont se dérouler sur le terrain ces prochaines semaines. Il est sûr cependant, si ces derniers mois sont une quelconque indication, que le MES va marcher à reculons pour clore l’année à tout prix. Nous sommes effectivement passé d’un planning comprenant quatre semaines de cours (Censés débuter initialement le 23 août) pour compléter le semestre, à deux semaines, puis pour certaines Universités comme Constantine, M’sila, et autres, finir à une simple semaine. Or la décision finale d’ouverture effective était encore au cours de la semaine précédente à l’ouverture, suspendue à une décision «au plus haut niveau», et lorsque l’annonce officielle d’ouverture de l’année a été faite officiellement le 19 septembre par le Ministre lui même pour le jour même, les emplois du temps des cours n’étaient souvent pas encore affichés. Il est donc clair que même cette première semaine était en péril.

Si les étudiants de fin de cycle et de Master ont répondue de manière raisonnable à la reprise, il s’agira de vérifier comment la masses des étudiants de LMD dans ses différents échelons vont répondre à ces cours réduits à la portion congrue. Déjà en fin de cette première semaine débutant le 19 septembre, il apparaît des taux catastrophiques de participation en classe pour la première vague, taux qui ne dépasse pas pour le tronc commun et les premières années les 20% des effectifs totaux. Comment s’en étonner quant les cités universitaires ne sont que très partiellement ouvertes, les restaurants universitaires ouverts seulement dans les cités et encore pour un repas, et surtout le transport inter-Wilaya qui n’a pas repris. Cette situation hautement anormale à donc fait rester chez eux une fraction importante des étudiants. Il apparaît clairement que ce deuxième semestre, dans le meilleur des cas, va être sérieusement tronqué pédagogiquement.

1 COMMENTAIRE

  1. déjà nous saluons notre jamal mimouni ca fait un moment qu’on l’a pas vu sur le quotidien! en ce qui concerne la rentrée où je dirais les rentrées scolaires universitaires etc…a mon point de vu devraient être au rendez-vous et nous devrions faire faire a ce virus! si vraiment ce vi rus existe, dans tous état de cause ce virus a perdu de son effet, je ne comprends pas par exemple un pays comme la france « exemple » prend des mesures inadéquate, désolée mais on ne meurent plus de ce virus si je prend l’exemple de l’algérie le chiffre des morts d’autre infections tels que le SARS grippes saisonnière etc..et beaucoup plus élevés que ceux que celui des morts du covid19 . l’état psychologique des étudiant lycéens et élèves est sous le seuil de l’espoir ils sont plongés dans le désarroi le plus profond! ils affronter ce virus, il faut vivre avec le virus et il faut surtout le défier…espérant que les temps sont venus pour prendre des décisions courageuse et reprendre la vie comme auparavant de la pandémie inventé par l’OMS….

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