LE COMBAT POUR LA LIBERTÉ : HOMMAGE AUX HÉROÏNES D’ALGERIE.

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Abbes Hamadene

Les femmes algériennes furent présentes à chaque étape de la résistance à la colonisation et du mouvement de libération nationale. Elles se sont battues au-delà de leur propre vie pour la liberté et la dignité du peuple algérien. Il y’a eu bien évidemment toutes ces héroïnes connues qui ont subjugué le monde entier par leur courage, leur dévouement et leur capacité à assumer les tâches les plus délicates tant sur le plan organisationnel qu’opérationnel.

De Fatma N’Soumeur à Djamila Bouhired en passant par Hassiba Ben Bouali et Ourida Meddad et et tant d’autres résistantes devenues des légendes. Cependant, nous ne devons pas oublier ces milliers de femmes de l’ombre exposées quotidiennement aux scènes terrifiantes que constituent les descentes des soldats français dans les foyers. Elles avaient assumé cette forme de résistance de « proximité » avec courage et dignité. Elles avaient aussi assuré bien d’autres missions, beaucoup ont été prises dans des combats, comme leurs frères, elles ont subi la mort et la torture. Ces héroïnes de l’ombre ont joué un rôle majeur dans l’internationalisation de la question algérienne qui s’est traduite par l’une des plus grandes victoires politiques et diplomatique du FLN pendant la guerre de libération.

Comme dans la matinée de ce dimanche 11 décembre 1960, des cortèges de femmes arborant le drapeau algérien prirent la tête des manifestations défiant les nombreux barrages dressés par l’armée française dans de nombreux quartiers populaires d’Alger. Aux cris de « Tahia El Djazaïr », les soldats ripostèrent en ouvrant le feu faisant des dizaines de victimes dont une immense majorité de femmes. L’image de ces corps inanimés gisant dans le sang souleva une indescriptible vague d’émotion. Des youyous fusèrent de partout, la manifestation se poursuivit en guise d’indignation. Les médias internationaux présents en grand nombre décrivent l’admirable courage des manifestants, notamment des femmes. La répression sauvage rapportée par ces médias provoque des vagues d’indignation et de condamnations à travers le monde.

La flamme de la révolte se répand dans toutes les villes du pays grâce à une formidable capacité d’auto-organisation dans laquelle les femmes jouent un rôle majeur. Le FLN venait d’obtenir l’une de ses plus grandes victoires politiques depuis le début de la révolution. La France officielle ne peut plus poursuivre sa thèse propagandiste selon laquelle la revendication indépendantiste est le fait d’une minorité de terroristes aux ordres du FLN.

Cette retentissante victoire se traduit au niveau international par l’adoption de l’Assemblée Générale de l’ONU, le 14 décembre 1960, du « Droit à l’autodétermination des peuples », suivi d’une résolution qui reconnait « le droit de libre détermination comme base pour la solution du problème algérien ».Avec l’avènement du Hirak, les femmes ont réussi une entrée fracassante et une irruption spectaculaire dans l’espace public, donnant un cap nouveau à la mobilisation. Par leur présence dans les manifestations, elles créent du lien et du liant et apportent fraîcheur, lucidité, enthousiasme et cohésion.

Comment ne pas saluer l’engagement de dizaines d’avocates dans les collectifs de défense des détenus d’opinion. Elles se battent dans des conditions extrêmement difficiles, souvent au détriment de leurs vies familiales, et ne comptent ni leur temps, ni leurs sacrifices. Le soutien et le confort moral qu’elles apportent aux détenus et leurs familles est considérable !Le peuple leur sera éternellement reconnaissant.

GLOIRE À NOS HÉROÏNES MARTYRES HOMMAGES AUX COMBATTANTES DE LA LIBERTÉ D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

1 COMMENTAIRE

  1. il faut surtout pas oublier Merieum Bouattoura a défier les ex de vichey de l’armée francaise morte sur le champs avec un drapeau en main…allah yarham’ha …

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