L’ALGÉRIE ENTRE DANS L’AVENIR EN RECULANT

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 Abdellah CHEBBAH                         Nov. 2021

La gabegie actuelle qui a commencé en juillet 1962 devra être assumée par tous les Algériens, car il faut toujours payer la note. Ce sera gigantesque et démesuré mais à la hauteur de tous les gouvernements qui ont fait n’importe quoi et n’importe comment sous la houlette d’un pouvoir opaque et fragile, militairement dirigé.

Aujourd’hui, les Algériens commencent à payer cette note salée. Pendant 60 ans, ce pays a été la proie de ses dirigeants et de ses innombrables clients installés dans la fraude et la connivence. Plus de la moitié du peuple a accompagné un régime autocratique comptant sur une seule personne pour résoudre une équation à millions d’inconnues. Tous les paramètres qui permettaient à cette équation d’être résolue étaient nuls, faux ou biaisés.

                                         Le roi est mort, vive le roi et la vie continue

Les voilà, maintenant, acculés dans leur véritable réalité. Une réalité amère.

Des milliers de gens, jeunes surtout, se jettent à la mer pour fuir une situation éternelle qui ne sied point à leur avenir ni à leurs aspirations et un système de gouvernance qui s’obstine dans sa démarche militaire d’avancer dans l’incertitude, l’absurde et la contrainte, quitte à déclarer la guerre à tout le monde même aux voisins les plus proches, uniquement par obstination d’une fausse  dignité.

L’isolement n’est pas la solution pour un pays qui n’a pas encore édifié une nation, ni un état. Il n’est pas la Corée du Nord. De l’extérieur, ce n’est pas un grand pays pour prétendre damer des pions. Il lui faudrait encore beaucoup de temps et d’efforts pour se hisser à un certain niveau acceptable de relations internationales. Tout ce qui a pu être dit auparavant n’a été que mensonges pour intimider et se prévaloir d’une certaine notoriété faussement acquise au détriment de tout un peuple muselé.

L’Algérie incarnée par un système de gouvernance des plus rétrogrades n’a pas les moyens de vivre en autarcie ni mener un pays vers des horizons nouveaux mais par contre de le détruire, de l’effacer du système politique mondial où tout est relations, regroupements et stratégies.

La coupure diplomatique avec la France, le Maroc et probablement l’Espagne ne feront qu’isoler encore plus L’Algérie de l’échiquier mondiale. Ceci est un fait que nul ne peut ignorer puisque rien ne s’entretient diplomatiquement d’une façon convenable. Tout est encore opaque et en dessous de la table. C’est une effarante bêtise qu’il faudrait payer rubis sur ongles. 

Comment peut-on parler au nom d’un peuple à qui on refuse la parole et encore plus un droit de regard sur les affaires du pays, en premier lieu, celles qui le concernent directement ? Isoler un pays et un peuple, c’est les emprisonner.

Quand quelqu’un voit beaucoup d’ennemis autour de lui, c’est qu’il a beaucoup de choses à se reprocher.

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