L’ORDRE INTERNATIONAL OU CE MECANISME DE DOMINATION PERVERSE DES PEUPLES ?

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‘’Les membres des Nations Unis conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil de Sécurité’’ stipule en son article 25 la charte des Nations Unis.

‘’Les seules résolutions susceptibles d’être juridiquement contraignantes sont celles adoptées par le Conseil de Sécurité’’ précise l’ONU sur son site web.

Pour autant, les bombardements israéliens sur la bande de Ghaza n’ont jamais cessé malgré l’adoption par le conseil de sécurité de la résolution 2728 exigeant un cessez le feu immédiat sur ce territoire pendant la durée du Ramadan. Ces bombardements ont fait depuis le 25 mars, date de l’adoption de ladite résolution, près de 300 morts et autant de blessés dont principalement toujours et toujours des femmes et des enfants, et dans ce contexte, une question se pose avec acuité :

Les résolutions du Conseil de Sécurité sont-elles contraignantes ou pas ? Les Etats Unis estiment que la résolution 2728 n’est pas contraignante partant qu’elle stipule que ‘’le cessez le feu est demandé’’ au lieu de ‘’décide d’un cessez le feu’’ à en croire Matthew Miller porte-parole du département d’Etat.

Cependant, d’autres fonctionnaires onusiens affirment le contraire et estiment qu’il n’y a pas lieu en fait de jouer sur les mots pour justifier la poursuite de l’extermination des Palestiniens par l’état Hébreu. L’on retrouve ainsi l’ambassadeur chinois aux Nations Unis qui sans aucune ambiguïté a déclaré que les résolutions du Conseil de Sécurité sont contraignantes. Ancien ambassadeur du Royaume Uni à l’ONU, Mark Lyall Grant a déclaré à la BBC que la résolution 2728 mettait ‘’Israël dans l’obligation d’arrêter son action militaire sur Ghaza pendant les 15 prochains jours’’. Il affirme également que ‘’la résolution 2728 est juridiquement contraignante pour Israël et pas pour le Hamas qui lui n’est pas un Etat’’. Pareil pour Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétariat général de l’ONU, qui a déclaré que les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU constituaient une partie du droit international et que pour autant, elles étaient aussi contraignantes au même que ce droit.

Riyad Mansour observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unis estime que : ‘’Si Israël ne se résout pas à observer scrupuleusement la résolution 2728, il serait du devoir du Conseil de sécurité d’utiliser le chapitre 7 de la charte de l’ONU et prendre dans ce cadre des mesures punitives envers Israël pour l’obliger au respect des décisions du CS’’. Il n’est bien sûr pas du tout interdit de rêver sachant qu’Israël n’est pas l’Iran.

Depuis quand finalement, Israël observe-t-elle les résolutions du conseil de Sécurité lorsqu’elle juge celles-ci comme lui étant défavorables ? Le journal israélien Haaretz estime quant à lui à environ 90 résolutions votées par le Conseil de Sécurité à l’encontre de son pays qui furent purement et simplement totalement ignorées par Israël, la 2728 n’en serait alors que la 91ème. Rappelons à cet effet et juste pour l’exemple la fameuse résolution 242 votée le 22 novembre 1967 qui exigeait d’Israël le retrait des territoires qu’elle a occupé dans le cadre de l’agression de juin 1967 et posons-nous la question sur la véritable motivation des implantations, qui ne finissent point, des colonies juives en Cisjordanie. Une stratégie d’annexion forcée d’un territoire au vu, au su et sous le silence de ce qu’il est aussi appelé la ‘’communauté internationale’’. Pour Israël l’Etat palestinien n’a pas lieu d’exister et pour autant, comprenne alors qui veut le rôle actuel de l’Autorité palestinienne vouée forcément dans ce cadre à une disparition à terme.

Il faut se résoudre à l’évidence. Entre les mains des USA et le sionisme mondial, cette dictature dénommée ‘’ordre international’’ gouverne l’humanité. L’ONU, ses ramifications (une bonne dizaine d’institutions), son conseil de sécurité, le FMI, la banque mondiale, la CPI, la CIJ etc… n’en constituent pas moins que les instruments managériales de cette dictature. Cet outillage, nécessaire à la mise en œuvre d’un ‘’pseudo droit’’ imposé au seul reste du monde, légalise toutes les exactions des maitres du monde. Dans le cas de Ghaza, allant jusqu’à la ghettoïsation par encerclement d’un territoire et organiser ce faisant l’extermination d’une population de 2,3 millions de personnes à ciel ouvert par la terreur des assassinats groupés des bombardements, de la famine, des maladies, et des privations vitales (médicaments, eau, électricité etc…). A quelques exceptions près, cette dictature impose aux peuples du monde, et même au sein de l’occident, leurs dirigeants. Elle gouverne même, en lieu et place de Présidents élus totalement impuissants (Se rappeler à cet effet le cri de François Hollande alors en campagne et qui se plaignait d’un adversaire invisible, qui sans être élu régnait véritablement sur son pays, dénonçant ce faisant, la finance mondiale dont il est inutile de rappeler l’appartenance). Comment dans ce cadre général peut-on espérer voir les

peuples du reste du monde se libérer, s’émanciper, se développer ? Au même titre que la guerre en Ukraine serait, et elle est existentielle, non pas pour la sécurité de l’Europe comme le prétend le Président français, mais pour ce scélérat ‘’d’ordre international’’ qui n’en finit pas de dépecer, d’appauvrir et de soumettre les peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du sud. L’organisation et le mode de fonctionnement des institutions onusiennes, notamment son Conseil de Sécurité et le rôle de ses membres dans la gestion du génocide en cours à Ghaza, vient de dévoiler à l’humanité la domination perverse exercée par le sionisme et son bras armé sur les 2/3 de la population mondiale. Finalement, la conservation comme directoire de ce pseudo ordre international vitale à la domination du monde est en train de pousser l’occident à risquer une 3ème guerre mondiale désastreuse à plus d’un titre pour l’humanité. Les enjeux internationaux en cours, leur portée, leurs conséquences ne s’accordent pas avec la léthargie observée par tout un chacun par des dirigeants soumis ou complices. Une révolution des peuples, quelle que soit leur origine, leur religion, leur culture devient cruciale pour la survie de l’humanité.

ABU ALHOUKAMA.

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