Édition du
22 October 2017

« Panama papers » : les petites cachotteries de l’ancien ministre algérien Ali Benouari

Ali Benouari a été gouverneur de la Banque centrale d’Algérie et ministre délégué au Trésor.

En janvier 2000, Ali Benouari, ancien ministre algérien délégué au Trésor, a recouru aux services du cabinet panaméen Mossack Fonseca pour créer une compagnie offshore, Beroll Group SA, enregistrée aux îles Vierges britanniques. Une compagnie dissoute un an et demi plus tard, le 31 octobre 2001, et destinée à servir de paravent à la cession, au profit de Khalifa Bank, des actions qu’il détenait dans le capital de Société générale Algérie (SGA), la filiale locale du groupe français Société générale. Ali Benouari ne voulait pas que cela se sache.

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« Après réflexion, M. Ali Benouari ne souhaite pas apparaître comme administrateur de la société en marge. C’est pourquoi je vous prie de procéder à la désignation d’un administrateur local. Ce dernier fournira un pouvoir en blanc. La procuration sera faite soit en faveur de M. Ali Benouari soit, le cas échéant, en mon nom. Dès qu’une décision sera prise, je vous le ferai savoir », peut-on lire dans la correspondance adressée le 22 février 2000 par Pierre Richa, patron de la société fiduciaire Pierre Richa & Partners, à l’antenne genevoise de Mossack Fonseca.

« Zèle à combattre la corruption »

Les documents obtenus dans le cadre du projet « Panama Papers », mené par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) avec plus de 100 rédactions (dont Le Monde), montrent que le cabinet panaméen a désigné deux administrateurs locaux avant de les remplacer par Ali Benouari sur demande de Pierre Richa. « Le nom du nouvel administrateur est Ali Benouari, d’Algérie, résidant à Genève. Veuillez préparer une décision pour l’ouverture d’un compte bancaire à Genève », a requis Pierre Richa dans une autre correspondance adressée à Mossack Fonseca en août 2000.

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Selon sa biographie officielle, diffusée à grande échelle sur papier et sur sa page Facebook lors de la présidentielle de 2014 – il n’avait alors pas collecté assez de parrainages pour valider sa candidature –, Ali Benouari n’a jamais vraiment quitté l’Algérie depuis son éviction du gouvernement, en 1992. « Sa profession libérale lui a permis de ne jamais s’absenter d’Algérie plus de quinze jours. C’est ainsi qu’il se tient au courant de tout ce qui touche le pays », peut-on lire.

Nommé au gouvernement de Sid Ahmed Ghozali comme ministre délégué au Trésor en juin 1991, Ali Benouari s’est installé à Genève, en Suisse, après son remplacement par Ahmed Benbitour à la faveur du remaniement ministériel de février 1992. « Après son départ forcé du gouvernement, où on apprécia sa compétence mais pas son zèle à combattre la corruption, il repart à Genève où il fonde Ecofinance, une société de conseil en partenariats industriels et financiers. […] C’est à partir de là qu’il a pu concrétiser son rêve de fonder la première banque étrangère en Algérie, Société générale Algérie, dont il a été le premier président, de 1999 à 2004 », ajoute sa biographie. C’est à cette époque que le président de SGA a fait créer Beroll Group SA.

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Le scandale Khalifa Bank

L’ancien ministre et ex-gouverneur de la Banque centrale (en 1988) détenait des actions dans le capital social de départ de SGA. Le groupe Société générale avait en effet concédé près du tiers des actions de sa filiale (29 %) aux cadres financiers qui l’avaient introduite sur le marché algérien, avant d’en reprendre la totalité en 2005. Mais, entre-temps, les actionnaires minoritaires se sont retirés du capital au profit de Khalifa Bank. C’était entre 2000 et 2001, peu de temps avant que la Banque d’Algérie ne gèle les transferts de cette banque aux pratiques peu orthodoxes et qui s’est retrouvée, quelques années après, au cœur d’un retentissant scandale financier ; son fondateur, Rafik Khalifa, a été condamné à dix-huit ans de prison en 2015.

Lire aussi :   Rafik Khalifa condamné à dix-huit ans de prison

« Le gel des transferts de Khalifa Bank a été décrété le 27 novembre 2002, moins d’une semaine après que les cadres bancaires algériens résidant à l’étranger ont annoncé la cession des 29 % qu’ils détenaient dans SGA. J’évoque cette question parce que, quelque temps après, j’ai été incriminé pour avoir commis quelque chose d’illégal. […] Au contraire, j’ai aidé l’administrateur à récupérer des actions de Khalifa à Genève et j’ai aidé le liquidateur à les revendre. Le seul actif que Khalifa a acheté et qui a été récupéré à 100 %, ce sont ces actions, et je suis fier d’avoir contribué d’une manière indirecte à sauver 8 millions de dollars [environ 7,4 millions d’euros] de tout l’argent que Khalifa a investi à l’étranger », a indiqué Ali Benouari dans un entretien accordé au site algérien TSA le 8 janvier 2016. Contacté par Le Monde, Ali Benouari n’a pas souhaité s’exprimer.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/15/panama-papers-en-algerie-les-petites-cachotteries-d-ali-benouari_5127982_3212.html#T4x2FHH3WygwPB7Z.99


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26 Commentaires sur cet article

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  • AFAF
    15 mai 2017 at 19 h 18 min - Reply

    Pas le seul.Toutes les personnalités qui ont défrayé la chronique corruption en Algérie disposent des comptes aux îles vierges et ailleurs.
    La recherche pays par pays de PANAMA PAPERS vous fera faire des surprises de ces « algériens » résidents au Panama, Chili; Argentine, Mexique, Pérou etc…Une bonne cinquantaine sans oublier le digne représentant de l’ETAT ALGÉRIEN son excellence le ministre de l’industrie …ministre free lanceur de son état mais néanmoins fraudeur fiscal officiel.




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  • wahid
    16 mai 2017 at 2 h 45 min - Reply
  • rabiâ
    16 mai 2017 at 10 h 05 min - Reply

    Ce que je trouve dommage ses gens « Bounouari, bouchoureb etc…ont fait des études pour devenir des délinquants, aucune éducation ne connaissent pas non plus le respect qu’ils doivent a leurs peuple dont leurs familles sont issu, donc des voyous qu’il faut les classer comme des malades mentaux « surement dû a ce qu’ils ont vécu dans leurs enfançe » guerre pauvreté misère coléra les années 60″ bien sur dans la mésure où ilm y aura un changement de régime que jespère pour bientôt ses délinquant doivent d’être mis dans des centres de soins.




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  • Larbi Anti-impunite’
    16 mai 2017 at 10 h 41 min - Reply

    La question fondamentale, primordiale, la seule, l’unique celle qui rend toutes les autres lisible est qui n’est jamais pose’, cette question est toujours oublier, detourner, nier mais reste a poser: Qui est responsable en Algerie, et qui donne un ordre en Algerie pour faire changer une monnaie inconvertible sans valeurs tel le dinars en une autre monnaie connue et reconnue a l’echelle internationale.

    Qui detiens le tresors publique, la banque centrale, qui fait les lois et donne droits de donner l’argent du petrole, donc du peuple a quelqu’un et pas a d’autres.

    Les cas Benouari, Haddad, Rabrab, Chekib Khelil et autres sont juste des noms de ceux qui ont voulue se servir et ont accepter d’etre corrompu avec l’argent du peuple. Ce qu’ils font avec cet argent detourner c’est trivial. C’est selon les competences et intelligences des detourneurs qui vont de vouloir devenir proprietaire de super-marche’ a un fond d’investissements et de speculations en bourse inetrnationale.

    Ca reste que c’est l’argent du petrole et donc du peuple qui lui n’a pas donner autorite’ a quelqu’un ou a un groupe de gerer son tresor. ca reste un vole et un detournement.




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  • Rédaction LQA
    16 mai 2017 at 13 h 03 min - Reply

    Panama Papers : Ali Benouari dénonce de fausses informations, annonce un dépôt de plainte contre Le Monde
    Actualité – Politique Par: Hadjer Guenanfa 15 Mai 2017 à

    Ali Benouari, ancien ministre délégué au Trésor (1992), a été cité, ce lundi 15 mai, dans le scandale des Panama Papers. Selon l’enquête du quotidien français Le Monde, l’ex-candidat à la présidentielle de 2014 a sollicité, en janvier 2000, le cabinet panaméen Mossak Fonseca pour créer une société offshore, Beroll Group SA, aux îles Vierges britanniques. Objectif : servir « de paravent à la cession, au profit de Khalifa Bank, des actions qu’il détenait dans le capital de Société générale Algérie (SGA) », explique le journal français.

    | LIRE AUSSI : Panama Papers : Ali Benouari mis en cause

    « Ceci est complètement faux ! La volonté de nuire est manifeste et le refus de s’informer auprès de la source est clair. D’abord, le journaliste ne m’a jamais appelé. Vous pouvez d’ores et déjà annoncer que je vais faire un procès en diffamation au journal Le Monde », affirme Ali Benouari dans une déclaration à TSA.

    L’ancien ministre dit ne pas avoir le souvenir d’avoir créé cette société offshore mais assure qu’elle n’a jamais servi « de paravent » dans la cession de ses actions au sein de la SGA. « Je ne me souviens pas avoir créé cette société. Mais même si elle a été créée administrativement et qu’elle a été fermée par la suite, elle n’a pas travaillé. Elle n’a jamais été utilisée pour la SGA. C’est de l’amalgame », assure Ali Benouari.

    Comment s’est faite alors la cession et via quelle société ? « J’ai créé une société défiscalisée au Luxembourg qui s’appelle Fiba-Holding. Je l’ai déclarée aux autorités du Luxembourg, au fisc suisse et à la Banque d’Algérie. C’est elle qui portait les actions de SGA », affirme-t-il.

    Ali Benouari révèle d’ailleurs avoir créé une dizaine de sociétés offshore dont certaines fonctionnent toujours. « Je n’ai pas besoin des Panama Papers pour révéler ce que j’ai comme sociétés offshore. Je peux vous en donner ! J’ai une société offshore, Ecofinance, à Dubaï par exemple », lâche-t-il. Avant de poursuivre : « Contrairement à tous les malfrats, je ne suis pas résidant fiscal en Algérie. J’ai le droit de créer des sociétés onshore ou offshore ».

    Pour lui, certains tentent de faire l’amalgame pour le confondre avec ceux qu’il qualifie de « pourris ». « Je vis en Suisse. Quand je crée une société offshore à Dubaï, je déclare au fisc suisse. Je ne cache rien parce que je ne vole personne. Je ne vole pas le fisc algérien. Je ne fais pas d’évasion fiscale et d’évasion de capitaux », lance-t-il.

    Ali Benouari est convaincu qu’il est « l’ennemi numéro un du régime ». « Ils ont modifié la Constitution pour moi ! Vous n’avez pas compris que je suis l’ennemi juré de ce régime. Donc ils essaient de faire tout ce qu’ils ont en leur possession. J’avais décidé de renoncer à la politique. Grâce à cet article du Monde, je reviens en politique ! », annonce-t-il.




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    • rachid dahmani
      16 mai 2017 at 13 h 32 min - Reply

      A Monsieur Ali BENOUARI,

      Et d’ou est ce que vous avez eu tout cet argent pour créer des sociétés un peu partout, onshore, offshore, onbidouilli et compagnie? Avez vous hérité d’un gros magot pour investir dans ces sociétés? avez vous travaillé honnêtement pour amasser des sommes à même de pouvoir investir de la sorte? et quel fût alors votre salaire et pendant combien d’années? Illustre inconnu que vous étiez avant, êtes devenu subitement à la tête de plusieurs sociétés. Il faudrait de la naïveté « hulkeenne » pour croire de telles sornettes. Mais on sait que vous n’êtes pas le seul dans ce cas. Il en faut beaucoup plus pour expliquer le trou de 250 Milliards de dollars dans les caisses de l’état depuis les années 70 à ce jour. Bonne journée à tous.




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      • Dria
        16 mai 2017 at 16 h 40 min - Reply

        Présomption d’innocence oblige, possible qu’il a été exhaussé fi leilat el-qadr, ou qu’il a gagné au loto, ou qu’il a découvert la caverne d’Ali Baba… on doit attendre sa réponse pour votre question cher Dahmani
        Moi ce qui me fait marrer c’est quand il dit qu’il est l’ennemi publique numéro un du régime, si c’était le cas, il serait six pied sous terre depuis belle lurette, les réseaux qui ont eliminés les Krim ou Khider…et d’autres s’activent automatiquement quand il ya danger pour le pouvoir , alors chante chante et compte ton argent , il viendra le temps ou vous rendrais tous compte , si ce n’est pas dans ce bas monde , nous on y croit fermement à la justice divine…..




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        • rachid dahmani
          17 mai 2017 at 8 h 17 min - Reply

          Bonjour Dria,

          Pour ma part il ne peut y avoir de présomption d’innocence lorsque je sais que le pays a été disséqué, dépouillé, dévasté et ruiné par une mafia aux appétits insatiables. Le préjudice est tellement énorme qu’il est impossible que ça soit le fait d’un seul mafieux. Dès lors, évoquer un nom quelconque, qui a fait partie du pouvoir et du système, dans une affaire scabreuse signifie automatiquement une vérité quasi totale et aucune présomption d’innocence ne peut prévaloir en aucune manière. Le chiffre de 250 Milliards de dollars que j’évoquais n’est pas fortuit, je ne l’ai pas inventé. C’est une estimation réelle du préjudice causé au pays. Il suffit pour cela de faire les estimations de nos recettes des ventes d’hydrocarbures ainsi que nos dépenses depuis 1971 à nos jours pour comprendre le drame et le montant de 250 Milliards de dollars (de quoi construire un pays). Voila pourquoi je suis enragé contre de telles personnes qui plus est ose encore écrire et dénoncer. A propos, Ali Hadad est aussi dans la sauce, et comment. J’attendais depuis fort longtemps (je l’ai même écrit ici je crois) que son nom soit cité dans ces affaires de sociétés off-shore. ça ne pouvait être autrement. Et le temps nous donne raison. Combien d’autres noms vont encore apparaître? et en faisant le total des montants, on arrivera à une partie des 250 Milliards de dollars de trou constaté dans les caisses de l’état. Bonne journée l’ami.




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          • Dria
            17 mai 2017 at 19 h 16 min -

            Cher Dahmani
            J’ai citer exprès des presemptions d’innocences qui ne sont pas aussi innocentes qu’on le pense, c’est clair comme l’eau de roche qu’il s’agit de ‘notre argent’ même s’il etait fils de Bachagha il n’aurait pas pu se payer autant de société offshore…vous me rappeler une ancienne blague de Chadli en réponse a Reagan qui lui je te prête deux ministres américains ils transformeront en un an le Sahara en Floride et rempliront vos caisses …Chadli rétroque moi je te donne deux ministres algeriens ils transformeront la Floride en Sahara et videront vos caisses en moins d’un mois …

            Je ne sais pas s’il y’a un lien avec les élections en France , cette sortie médiatique du monde n’est pas fortuite, ce serait utopique mais si si le nouveau locataire de l’Élysée contrairement a ces predecesseurs par un nouveau souffle jouerait pour la transparence et une nouvelle culture politique allant de la reconnaissance du colonialisme a la levée de l’immunité dont bénéficie nos politicards viv a vis de FaFa c’est très beau pour être vrai laisser moi rêver….
            Notre cauchemars ne veut pas prendre fin ….




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      • Alilou
        17 mai 2017 at 3 h 33 min - Reply

        Il est tombé sur un poste de travail très enrichissant…ministre du trésor. ..un voleur qui est nommé pour garder et gérer un trésor. …il y a vraiment quelque chose qui tourne pas rond chez nous.

        Tous les membres du gouvernement et à tous les nivaux sont des voleurs…pas un pour sauver l’autre à leur tête la momie




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      • Samir
        17 mai 2017 at 20 h 20 min - Reply

        Rajoutons à cela, si vous le permettez, le fait très significatif de faire parti d’un gouvernement directement issu d’un coups d’état aussi sanglant qu’illégitime et qui aura coûté au pays très très cher au pays par la suite.

        Maintenant, perso j’attendrais bien ce que dira la justice à propos de ce dépôt de plainte annoncé (se défendre est un droit fondamental n’est ce pas). Impossible à ce stade là de passer sur les détails de l’affaire et les sommes impliquées tel que c’est le cas pour le moment… enfin si dépôt de plainte il y’aura bien sûr. Notons aussi que le journaliste qui a enquêté et publié ces informations ne s’est pas encore exprimé. Il dira peut être des détails dans les jours qui arrivent ?




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    • Alilou
      17 mai 2017 at 3 h 45 min - Reply

      Il est l’ennemi publique numéro un…il est toujours vivant…les vrais ennemis sont morts assassinés
      Il déclare les sociétés offshore en suisse car il vit daNS un pays avec une vraie justice
      Grâce à ce scandale il revient en politique…il revient au bercail vers le pays sans justice…dans les moments durs les voleurs se serrent les coudes

      Il a peur de la justice suisse….




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      • amelgent
        17 mai 2017 at 9 h 51 min - Reply

        T’as vécu en Suisse toi pour en juger que c’est une vraie ou fausse justice?!




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        • rachid dahmani
          17 mai 2017 at 11 h 36 min - Reply

          Oui, en suisse et dans une majeure pays dans le monde il y a une vraie justice. Ce qu’il faut noter c’est qu’il y a des truands aussi sur toute la planète. Il y en a chez nous, et il y en aussi dans tous les autres pays. A la différence de chez nous lorsqu’il se font prendre dans les autres pays ils les font payer comme il se doit par la vraie justice. Chez nous, lorsqu’ils se font prendre ou sont dénoncer par les justices des autres pays, ils sont promus à d’autres fonctions ou ils sont confortés dans celles où ils se trouvent. y a pas photo entre les deux justices. Ne faites surtout pas semblant de ne pas voir la différence.




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        • Alilou
          17 mai 2017 at 13 h 45 min - Reply

          Grâce à vous ils y a des voleurs qui continent de voler l ‘argent du peuple et sont encouragès à continuer de voler…ils ont un comité de soutient. …

          Vous savez pourquoi ces voleurs ne sont inquiétés ni par notre injustice et justice qui est inexistante ni cele des pays où la justice est égale pour tous….ils s’en foutent de nous car ils se disent que ce peuple soumis et docile qui ne se révolte pas, ce peuple inculte qui croit encore que les raqui sont des vrais docteurs, métrite ce qui lui arrive….

          Normal ce sont les juifs qui sont derrière tout cela….dites moi sont ils responsables aussi qu’on soit un peuple sans dignité ????




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  • Farida Aïchiya
    16 mai 2017 at 13 h 38 min - Reply

    En essayant de se justifier il s’est enfoncé. Il reconnait explicitement avoir des sociétés offshore.




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  • goul
    16 mai 2017 at 17 h 35 min - Reply

    Par la présente, je voulais juste remercier le quotidien le Monde d’avoir met quelques responsables algériens devant le fait accomplie, this day c’est le tour Du Fameux Ali Haddad on apprends qu’il a acherté un hotel a Barcelone, ya jamaâ goulouli qui s’est qui donne l’ordre a la banque « ban bea etc…de servir ses gens dont la surfacturation de leurs bien acheté est inimaginaire, ils n’ aiment pas le peuple ils nous déclarent la guerre les malhonnêtes.




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  • lyes laribi
    16 mai 2017 at 21 h 53 min - Reply

    Je l’ai toujours dit, tous ceux qui ont participé au maintien de ce système depuis 62 font partie de folklore et mon ami LARBI a raison de demander de penser autrement et de se poser les vrais questions. Et je rajouterai pourquoi maintenant et par un journal français (en supposant ce que dit ce journal serai vrai).
    Sa prise de position pour le FN va lui couter chère et le milieu financier dont lui même est issu ne pardonne pas. La France (et ses politiques) n’est pas l’Algérie. Pour faire face au lobby du pétrole et des armes (c’est de lui qu’il s’agit), il faut être solide, sans casserole et d’avoir une patience de saydna Ayoub (ssl).




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  • wahid
    17 mai 2017 at 4 h 52 min - Reply
    • wahid
      20 mai 2017 at 4 h 28 min - Reply

      https://www.lesechos.fr/10/05/2004/LesEchos/19155-186-ECH_la-societe-generale-tourne-la-page-khalifa-en-algerie.htm

      La banque algérienne s’était invitée, fin 2002 ou tout début 2003, au capital de Société Générale Algérie. Les responsables de la banque française avaient reconnu en juin 2003 que Fiba Holding, enregistré au Luxembourg et propriété de l’ex-ministre algérien Ali Benouari, avait vendu sa participation dans Société Générale Algérie à la filiale bancaire du tycoon algérien, aujourd’hui déchu, Rafik Abdelmoumen Khelifa. Cette vente avait été réalisée, selon la Société Générale, au mépris d’un pacte d’actionnaires prévoyant un droit de préemption.

      En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/10/05/2004/LesEchos/19155-186-ECH_la-societe-generale-tourne-la-page-khalifa-en-algerie.htm#l183HOsTl8cZCj6P.99

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      http://www.socialgerie.net/spip.php?article528

      Un pan de l’affaire renseigne sur l’entreprise systématique d’évasion des capitaux : « l’entrée par effraction » dans le capital de la Société générale Algérie (SGA) par El Khalifa Bank. La SGA est créée en mars 1999 avec trois principaux actionnaires : la Société générale à 61%, la FIBA – holding de participation enregistré au Luxembourg au capital social de 1,5 million d’euros – à 29% et la Société financière internationale – filiale de la Banque mondiale – à 10%. Ce sont les quotidiens français Les Échos et Le Figaro qui révèlent, peu après l’irruption du scandale Khalifa en juin 2003, le rachat, par El Khalifa Bank, des parts détenues par la FIBA dans le capital de la Société générale Algérie.
      L’opération, qui n’a pas été annoncée en son temps, s’est faite de façon doublement illégale : en violation de la loi (90-10 du 14 avril 1990) qui rend obligatoire l’accord préalable, pour ce type de transactions, du Conseil de la monnaie et du crédit et au mépris du pacte des actionnaires qui prévoit un droit de préemption. À en croire le réputé sérieux journal économique Les Échos, la banque de Rafik Khelifa a dû débourser 8 millions de dollars pour racheter les actions de la FIBA, au moment où les 61% des parts du capital détenues par la Société générale valaient, elles, 7 millions de dollars [28]. Or la FIBA est dirigée par Ali Benouari : notoirement connu pour ses liens avec l’insubmersible Larbi Belkheir [29]. Le banquier, responsable des marchés financiers à la Banque centrale d’Algérie au milieu des années 1970, entame, un an après l’intronisation de Larbi Belkheir comme secrétaire général de la Présidence, une carrière dans les banques en Suisse : il est, entre 1981 et 1989, tour à tour, responsable de salles des marchés pour Al Saudi Banque et Société générale à Genève. Le puissant directeur de cabinet du prédémissionnaire président Chadli fait nommer le banquier comme ministre du Trésor au lendemain de la sortie du gouvernement de l’équipe des réformateurs Hamrouche et Hidouci. Ali Benouari retourne au début des années 1990 en Suisse pour présider le conseil de surveillance de la FIBA : le holding – acronyme de la fameuse banque à l’origine du scandale d’ELF/Gabon – regroupe plusieurs privés algériens dont un ancien PDG d’une banque étatique algérienne (la BEA [30]) et les enfants d’un ancien ministre. Au moment où le très influent Larbi Belkheir entreprend, à partir de la démission du président Liamine Zeroual en septembre 1998, la promotion du candidat Bouteflika, le banquier d’affaires Ali Benouari, lui, retourne derechef en Algérie, cette fois pour participer au montage d’une banque privée : la Société générale Algérie. L’ancien ministre du Trésor en sera, à partir de mars 1999, le président du conseil de surveillance [31]. La transaction délictueuse, opérée secrètement par la FIBA en octobre 2002, montre, s’il en était encore besoin, que Khalifa était une opération d’évasion des capitaux. L’entrée par effraction de la très opaque El Khalifa Bank dans le capital de la banque française en Algérie sera l’opération de trop : le 23 octobre 2002, Le Canard enchaîné dévoile le contenu des « notes alarmistes » de la DGSE sur les « fonds mal identifiés » de la « compagnie atypique » El Khalifa Airways ; le 30 octobre, Libération publie un dossier sur « La face cachée de l’“empire” Khalifa » en reprenant les rapports confidentiels du gouvernement et des services du renseignement extérieur français ; le 27 novembre, la Banque d’Algérie, dont les instruments de contrôle et de régulation étaient plombés depuis deux ans, interdit El Khalifa Bank de tout transfert de capitaux [32].

      Mais pourquoi a-t-on laissé faire une aussi grande entreprise d’évasion de capitaux ? L’examen de « l’ordonnance 96-22 relative à la répression de l’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger » du 9 juillet 1996 permet de restituer la chaîne des responsabilités engagées dans l’affaire Khalifa. L’article 7 du texte recense les organes habilités à constater les infractions à la législation des changes : les officiers de police judiciaire ; les agents de douanes ; les fonctionnaires de l’inspection générale des Finances (IGF) ; les agents assermentés de la Banque centrale ; les agents chargés des enquêtes économiques et de la répression de la fraude [33]. Or, hormis les inspections effectuées par la Banque d’Algérie, aucune autre institution habilitée à constater les infractions à la législation des transferts de capitaux n’a enquêté sur le commerce extérieur du groupe Khalifa entre juillet 1998 et décembre 2002 : pas même la police judiciaire qui relève du Département du renseignement et de la sécurité ; l’appareil de la police politique faisant pourtant des enquêtes liées à la grande corruption un « domaine réservé ».




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  • Mohammed
    18 mai 2017 at 1 h 23 min - Reply

    « Le pauvre »,ce Mr Ali Benouari,il dit qu’il a travaillé « Gratos »pendant plusieurs mois,en tant que ministre de l’état Algérien,sans être payé;donc entre-temps il s’est servi,c’est logique vous-nous dites !!Quelle saloperie ??
    Enfin,il ose parler de « Retour Patriotique » juste après les événements d’octobre 88,

    (en laissant tomber femme et enfants…!?) Quand d’autres fuyaient,déjà;le pays!Quelle mesquinerie!?




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    • Alilou
      18 mai 2017 at 16 h 43 min - Reply

      Il est revenu pour participer au partage. Il voulait sa part du gâteau qu’ils étaient entrain de préparer avec comme charbon pour le four des corps algeriens




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  • alpk
    19 mai 2017 at 10 h 40 min - Reply

    Bonjour; il faut que vous sachiez que la Suisse accepte que des criminels pareils, si vous êtes un étranger et n’avez pas d’argent il faut pas aller dans ce pays qui vit les derniers moments de son système très sélectif et humiliant.




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  • wahid
    20 mai 2017 at 4 h 53 min - Reply

    sur la kleptocratie,

    les volés, des algériens petits fonctionnaires, simples citoyens

    « Scandale d’El Khalifa Bank

    L’ampleur de l’arnaque bancaire du groupe Khalifa n’a pas permis au régime d’étouffer cette affaire.

    ….
    Cavalerie

    À l’occasion de ce scandale, on apprend qu’El Khalifa Bank détenait 29 % de la Société Générale Algérie.

    Elle aurait racheté les parts de la FIBA, un holding de participation enregistrée au Luxembourg il y a quelques années.

    Cette société était contrôlée majoritairement par des privés européens, algériens et américains.

    Le conseil de surveillance de FIBA était présidé par Ali Benouari, ancien ministre algérien délégué au Trésor installé à Genève.

    Le holding, au capital de 1,5 millions d’euros avait pris des participations dans la filiale de banque française dès sa création en Algérie, aux côtés de la Société financière internationale (SFI, Banque mondiale) Si son rachat s’est effectivement produit (il y a quelques mois, selon la banque française) il n’avait en son temps fait l’objet d’aucune publicité, bien que la loi en fasse obligation, et cet investissement pourrait être lié aux méthodes de «cavalerie» employées par le groupe privé.

    Mais le flou autour de la nébuleuse Khalifa va encore plus loin.

    http://abdoumenfloyd.centerblog.net/3865113-affaire-khalifa-le-frere-de-bouteflika-et-la-fille-de-larbi-belkhir-cites-au-tribunal-de-paris-




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  • Congrès du Changement Démocratique