يومية الجزائر
Édition du
12 November 2019

Quelle justice en Algérie sous la dictature?

Abdel Adel

Nul n’ignore qu’en réalité, la magistrature en Algérie n’est qu’un appareil bureaucratique répressif aux mains des services de renseignements,communément connu sous l’appellation DRS.

La main mise des srabesses sur cette institution judiciaire, sensée être au dessus de tout pour incarner l‘état de droit est une triste réalité qui remonte au début de l’indépendance confisquée par les bravaches de l’armée des frontières,dont les chefs dormaient en pyjamas et portaient des pantoufles pendant 7 ans.

Cette colonisation de l’appareil dit judiciaire se perpétue à nos jours, avec l’accord et grâce à la soumission volontaire des toges noires et rouges qui tremblent au moindre courant d’air échappé d’une caserne ou d’un CTRI.

L’accès à l’école de la « magistrature » comme celle de l’ENA , est encadré et très filtré par le DRS qui est la seule « autorité » pour évaluer les candidats et l’unique sésame pour prétendre y entrer.

tous les futurs magistrats sont ainsi domestiqués et mis au pas dès leur première année.le reste n’est que réflexe pavlovien.attendre le téléphone,l’ordre qui vient avec et s’exécuter.ca semble caricatural,mais trop prêt et pas loin de la réalité.

Qui ne se souvient du premier grand crime extra judiciaire commis par le pouvoir militaire,contre le plus jeune colonel de l’ALN ? Le colonel Chabani ( rahimahou Allah), s’était en réalité opposé à l’intégration des DAF aux sein des forces armée de l’ANP et n’avait aucune prétention à diviser l’Algérie de son Sahara,comme le prétendait la propagande militaire et les putschistes de Oujda.

Il fut exécuté ( selon les aveux de Chadli),en dehors de tout procès,sur ordre de benbella à boumedienne,qui voyait en lui un véritable danger pour sa future carrière despotique.

La condamnation à mort de ce martyr post indépendance a eu lieu avant l’ouverture d’un procès, inique et complaisant? L’injustice n’a fait qu’exécuter un verdict par des militaires,décidé et scellé par leurs chefs.Rien n’a changé depuis,malheureusement.

« Il faut aller jusqu’au bout ».c’est ça la justice dans notre malheureux pays en 2019.
«mille fois merci » répond le gardien des SOTS et de l’ignoble injustice pour actionner sa machine de la terreur et assouvir le désir animalier de l’inculte général dictateur.

Combien d’autres crimes ont été commis par les chefs militaires et les services, contre des Algériens qui ont pour seul crime de dire non aux dérives de la dictature militaire sans que cet appareil ne réagisse ? Des milliers.

Khemisti,khider,Krim,medeghri,mecili,Boudiaf et beaucoup d’autres parmi les plus connus et des dizaines de milliers d’anonymes.

Ce machin appelé improprement justice,n’a t-il pas envoyé en enfer carcéral et exilé sur des sites radioactifs des Algériens qui ont été élus par leurs concitoyens dans une élection « propres et honnêtes » selon les aveux d’un premier ministre “ex“ harki du système comme il l’a avoué lui même ?

Durant la décennie rouge des généraux “generocidaires “ et leur demokhra eradicateurs,n’avions nous pas vu des magistrats enfiler des cagoules dans des cours de la mort, appelées cour de sûreté de l’état pour envoyer à la réclusion,à la mort des citoyens dont le seul crime était leur appartenance ou leur sympathie à un parti politique agréé et avoir dit NON à l’injustice et à la dictature?

D’autres Algériens,ont continué à subir la terreur des srabesses,certains ont été assassinés ( tamalt,Fekhar,hadjouti etc….) sous le regard indifférent de cette annexe de la dictature.d’autres se meurent,parmi eux,des héros de la révolution et des patriotes qui veulent vivre librement dans leur pays.

La révolution du sourire est venue remettre en cause cet « ordre injuste »,démanteler une affreuse dictature et libérer le citoyen et la citoyenneté y compris le corps de la magistrature. Les robes noires ont – elles réellement le désir de se libérer des tenues parachutistes,ou veulent-elles continuer à leur servir de chambre à coucher?

Après une timide apparition et une proclamation de foi au mois de mars 2019,cette magistrature s’est rebiffée, car elle pensait que le vent a commencé a changé de direction.

Elle s’est mise de plus belle à opprimer,incarcérer,restreindre les libertés et mépriser le peuple.combien d’Algériens croupissent injustement en prison par le fait du prince et du “Menjel”au lieu et place du glaive et de la balance?

Le “ menjel” a fait son boomerang pour leur tomber sans état d’âme sur la tête.
les images de l’horrible soldatesque de la dictature qui a violé la « sacralite » de la cour aux miracles d’oran a ému,outres,les victimes elles mêmes,mais aussi une opinion publique qui ne supporte pas les coups de force et la hogra que ces mêmes magistrats lui ont faire boire jusqu’à la lie pendant 57 ans

Comprendront-ils enfin, que le combat du peuple est le leur,car ils en sont issus?

“ Avant de juger son frère,il faut avoir marché plusieurs lunes dans ses mocassins ».
Proverbe des indiens d’Amérique”.

Nos « juges » mettront- ils “off” ,leur téléphone pour rendre des verdicts
en toute conscience et pas en toute obeisance.

Montréal 3 Novembre 2019.

A.Adel.


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Un commentaire

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  • mokhnache
    5 novembre 2019 at 5:21 - Reply

    Le systeme judiciaire comme celui de l education ou de la santé n ‘est que l expression de l organisation que la societe met en place par l intermediaire des politiques et des hommes qui en ont la charge ! il ne faut surtout pas pas s attendre a ce que ce soit les magistrats qui s emancipent tout seuls du pouvoir politique c est utopique! c est a l ensemble de la societe de militer pour “liberer les institutions toutes les institutions ” et empecher que des hommes s improvisent dictateurs et prennent des decisions qui imposent aux juges d obeir! le juge ne doit obeir qu a la loi ..une loi souveraine qui s applique aussi bien au ministre qu au president de la republique! dans toutes les nations modernes la democratie qui a bien sur ses limites permet de mobiliser la contradiction des interets qui font que les abus les vols et la corruption ne peuvent pas etre dissimulées par des lois qui empechent d aller plus loins …..l impunite n est pas productives …..la france donnait “carte blanches a nos gaids” pour mettre au pas les indigenes ce concept devrait etre bannis des moeurs politiques et sociologiques du pays!

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