يومية الجزائر
Édition du
6 April 2020

Hirak et grève interdits à l’université d’Alger 1

Inhabituellement, le recteur de la fac centrale, inspecte la présence du  personnel dans tous les services, la matinée du 8 décembre  2019.

On ne peut qu’exprimer notre « stupéfaction » devant cette démonstration d’excès de zèle, de docilité et de dévouement à sa hiérarchie. On s’interroge cependant sur la raison de son pouvoir limité uniquement sur le contrôle des employés et non sur les étudiants et les enseignants avec le hirak ???. Contrôlez et sanctionnez alors les étudiants qui manifestent et désertent les cours.  Les étudiants portent le flambeau de la révolte pacifique du peuple, conscients des réalités et insoumis à un régime despotique. On ne peut réprimer une génération qui rêve d’une Algérie juste et démocratique où les intellectuels joueraient  leur véritable rôle, de guide et d’éclaireur de la société et serviront de modèle des valeurs et des idéaux.

 On est désespéré de voir l’élite incarner l’image diabolique du pouvoir et se robotiser au moindre désir de sa hiérarchie. Monsieur le recteur, la grève est un droit constitutionnel, sauf si cela a été élagué dans la déontologie des recteurs.

 Pourquoi ne pas contrôler les faux diplômes ?  Pourquoi ne pas contrôler les dépassements dans les détachements accordés à certains, et des affectations forcées pour d’autres ? pourquoi ne pas assainir le social de cette université ? Pourquoi ne pas contrôler la vente des photocopies de livres dans votre centre des langues, un business fructueux ?

 Les postes spécifiques sont attribués aux « personnes spécifiques », Pourquoi ne pas veiller à une justice dans la promotion des employés ?

Beaucoup d’interrogations se dévoileront dans le prochain article.

 Les critères de promotion du personnel sont régis par la bonne volonté de Monsieur le secrétaire général que l’on devrait féliciter pour son examen d’administrateur cette semaine pour faire valoir ses fameuses compétences en gestion.

Une nouvelle ère s’approche de l’Algérie et l’université retrouvera sa dignité et ses valeurs d’antan, de l’époque de Benyoucef Ben Khedda.

Vive l’Algérie, vive la future élite de l’Algérie.

R. Messaoudi


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Un commentaire

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  • Nacer
    15 décembre 2019 at 9:50 - Reply

    Notre espoir c est la future generation de nos etudiants.

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