UNE NOUVELLE CONSTITUTION POUR UNE ALGÉRIE NOUVELLE.

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   Abdellah CHEBBAH Sept. 2020

Le premier novembre 2020, le peuple Algérien est invité à se prononcer, par référendum, sur une nouvelle constitution qui ouvrira un nouvel horizon à une nouvelle Algérie. Soit.

Comme à l’accoutumée, elle vient toujours après une élection présidentielle. Tous les présidents ont eu leur constitution comme si la faute de nos débâcles revient à celles-ci.

Le problème est tout autre.

Montesquieu disait: ‘’Ne me dites pas qu’il y a des lois. Dites-moi si elles sont appliquées’’.

Le gros problème réside dans l’application à la lettre des articles de ladite constitution.

Quand un peuple constate à plusieurs reprises que la constitution est tout le temps bafouée, en quoi va-t-elle servir si ce n’est pour la bienfaisance de l’acte et non pour la bienveillance.

Quand un peuple ne voit pas ses droits, ses libertés, ses aspirations, ses motivations, ses rêves, son destin à long terme, la gestion de ses affaires, inscrites dans une constitution, à quoi cela servirait de parler de constitution.

Dans l’état des choses, les Algériens, à travers le hirak se sont déjà prononcés. Malheureusement, ils ne voient et ne remarquent aucunement leurs doléances prises en compte. Bien au contraire, le pouvoir en place s’accorde toujours par la force, à sévir par le bâton, le chantage et par l’assujettissement pour faire admettre sa constitution.

La constitution est surtout un moyen de demander des comptes aux différents pouvoirs institutionnels d’un pays qui ne respectent son contenu.    

Sans peuple il n’y a pas de pouvoir et réciproquement. La gestion de la cité passe avant tout par un pouvoir rigoureux, honnête et juste qui applique les lois pour lesquelles le peuple s’est prononcé.

Le problème majeur est dans l’application. Nul ne devrait être au-dessus de la constitution. Une fois rédigée et approuvée, tout le monde doit la respecter. Toute malversations est passible de sentences.

Pour inculquer ces façons de faire au peuple, il faut que les dirigeants donnent l’exemple. Avons-nous vu dans cette Algérie, depuis 1962, un seul responsable reconnaître ses torts et démissionner, jamais? Bien au contraire, il est promu.

Une nouvelle constitution ne sera adoptée que si le pouvoir s’engage à montrer des signes de réconciliations et de dialogue. A commencer par la libération de tous les détenus politiques, par l’arrêt de la répression et par l’écoute des doléances du peuple. Un état des lieux doit être propice pour établir une constitution et l’amender par la suite. Il faut mettre fin à la violence.

C’est dans la sérénité que se prennent les bonnes décisions.

J’espère et je souhaite que d’ici la fin de l’année, tous les Algériens mettront de côté leurs chicanes et se décident une fois pour toute à s’accorder sur une résolution qui mettra l’Algérie sur de bons rails. Autrement, nous allons non seulement heurter un mur mais nous suicider collectivement.

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