LE RETOUR EN FORCE DE LA POLICE POLITIQUE

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Abbes Hamadene

 Avec la mise en liberté officielle de Toufik et le retour en activité, depuis plusieurs mois déjà, de certains de ses proches, on assiste à la réactivation des anciennes méthodes de manipulation dans le but d’enrégimenter et de contrôler l’opinion des citoyens. Nous exposons de façon très sommaire quelques unes de ces méthodes diaboliques.

1- LA DIVERSION : est une technique de manipulation et de contrôle social qui consiste à créer des évènements pour détourner l’attention des citoyens des véritables problèmes et des véritables enjeux.

2- LA DILUTION : une autre technique qui repose sur la diffusion d’un flux continu d’informations futiles et sans importance dans le but de distraire le citoyen, occuper son esprit en permanence et l’empêcher de penser et de réfléchir.

3- LA POLITIQUE DU SPECTACLE : Depuis l’indépendance, la vie politique est marquée par une sécheresse démocratique et d’exclusion totale du peuple du processus politique. Pour combler ce vide sidéral, à travers la police politique, le pouvoir cherche à réduire la vie politique à un interminable spectacle digne de la Comedia dell’arte. La police politique écrit le scénario, distribue les rôles, choisit les acteurs (Ministres, Walis, pseudo-intellectuels, pseudo-journallistes…). Cela peut aller jusqu’à leur faire jouer des rôles de CLOWNS (Sellal, Ould Abbas hier, Kamel Rezig aujourd’hui).

4- LA DIABOLISATION DE LA KABYLIE : La police politique utilise les méthodes les plus funestes pour isoler la Kabylie en la diabolisant. Pour atteindre cet objectif, elle mobilise une armée de Dhoubabs, de KDS, de journalistes mercenaires, de chefaillons de partis…La diabolisation de cette région rebelle ne recule devant aucun moyen (désinformation, falsification de l’histoire, intox…). Même les propos abjects et ouvertement racistes y sont mobilisés, sans qu’aucun de leurs auteurs ne soit inquiété par la justice aux ordres. Pendant que des militants et citoyens les plus sincères sont condamnés à la prison de façon injuste et effarante.

5- FAUSSER LES DÉBATS : La police politique attise les contradictions et les divergences politiques qui traversent la société et les oriente vers des voies sans issues. Elle mobilise tous les moyens logistiques et humains pour empêcher le seul débat primordial : celui qui doit porter sur la définition des principes démocratiques sur lesquels doit se fonder la cohabitation des pluralismes politiques, culturels et linguistiques qui traversent la société algérienne. Il faut le dire et le répéter, c’est la gestion autoritariste et brutale du pouvoir qui a fait le lit des intégrismes et des extrémismes de toutes sortes. La récente libération de Toufik et de son sinistre acolyte Nezzar a soulevé une vague d’indignations eu égard au passé meurtrier de leur règne. Leur retour nous invite à redoubler de vigilance. Heureusement que, grâce aux avancées apportées par le Hirak, pour une grande majorité du peuple algérien, les techniques de manipulation habituellement utilisées par la police politique sont devenues obsolètes et inopérantes.

Restons optimistes, mais toujours vigilants. L’union et la Silmiya sont et demeurent nos armes les plus sûres et les plus redoutables pour mettre fin au système despotique en place depuis 1962 et envisager ensemble la construction d’une Algérie libre, démocratique et sociale.

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