POUR LA PRIMAUTE DU POLITIQUE SUR LE MILITAIRE

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Le collectif «Libérions l’Algérie» appelle les Algériennes et les Algériens résidents en France et dans les différents pays de l’Europe à participer à la marche unitaire du 22 août 2021, à 13h00, de la place de la République à la place de la Nation, à Paris, pour:

Des commissions d’enquête indépendantes sur l’abominable crime dont a été victime Djamel Bensmail, la fusillade de Aïn Defla, les incendies criminels et la crise de manque d’oxygène qui continue de tuer des dizaines d’Algériens par jour.

L’annulation de la circulaire portant sur «l’autorisation d’acheminement des dons» vers l’Algérie.

La libération inconditionnelle et immédiate de tous les détenus d’opinion.

L’arrêt immédiat de la campagne de diabolisation de la Kabylie et de tous les militants pacifiques quelles que soient leurs appartenances.

L’arrêt immédiat de la manipulation criminelle de l’affaire «Djamel Bensmail» pour terroriser toutes les voix qui osent dénoncer les dérives de la junte militaire et de la police politique.

La primauté du politique sur le militaire. La dissolution de la police politique.

Le démantèlement de la junte militaire.

L’ouverture d’une transition démocratique indépendante du système.

Le lancement d’un processus constituant aboutissant à l’élection d’une Assemblée nationale constituante.

L’édification d’un État sécularisé, protecteur de toutes les communautés du Vivant en Algérie, garant de tous les droits, de toutes les libertés démocratiques et de la justice sociale.

DECLARATION-APPEL

L’esprit de la Soummam dérange! Son caractère était porté sur la culture du compromis, le courage de faire le bilan d’une étape historique, le souci de la modération et l’ouverture de perspectives pour une nation algérienne libérée du communautarisme traditionnel et un État prémuni de la dérive militaire, monarchique ou théocratique. Le Congrès de la Soummam du 20 août 1956 préconisait la construction d’un «État Algérien sous la forme d’une république démocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolue.» «Dans une inspiration qui, en non-dit, reprenait certains thèmes de Mabrouk Belhocine et Sadek Hadjeres du temps de la crise berbériste, il (le Congrès de la Soummam) s’efforçait aussi de donner une acception de la nation algérienne qui fut dégagée du communautarisme traditionnel: elle n’y était pas identifiée à l’islam.

Les Européens d’Algérie, ainsi que les juifs, y étaient, aussi, conviés à y être ensemble ces «nous Algériens» qu’évoqua une brochure du ministère de l’Information en mars 1960. En non-dit, cela pouvait s’appeler la laïcité. Et le texte de la Soummam était peu disert sur l’islam. Certes, il y avait là des considérations tactiques destinées aux opinions française et internationale. Mais, incontestablement, la vision d’Abbane et de Ben M’hidi était une vision moderne en matière d’imaginaire national.» rappelle Gilbert Meynier, spécialiste de l’histoire de l’Algérie, dans son livre «Histoire intérieure du FLN 1954-1962». Cela dit, la laïcité repose sur la séparation entre l’Église et l’État. Or, en Islam, tout comme dans le judaïsme, il n’y a pas de clergé. Pour une société évoluant en contexte islamique, ce principe de séparation ne peut pas opérer. Du coup, pour éviter la rigidité de la laïcité, il est préférable d’opter pour la souplesse du processus de sécularisation.

Un processus qui permet de construire un État prémuni de toute dérive théocratique et de protéger le religieux de toute perversion politique. Le projet de l’État algérien tel que présenté par le Congrès de la Soummam était articulé autour de deux résolutions principales: Primauté du politique sur le militaire.

Primauté de l’intérieur sur l’extérieur avec le principe de la codirection.

Loin de constituer un retour anachronique dans le passé, ce rappel est fait pour montrer que la junte militaire algérienne est née d’une conspiration contre le projet historique national porté par le Congrès de la Soummam. La réunion des Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), tenue au Caire entre le 20 et le 28 août 1957 a consacré le renversement des principes de la Soummam. En effet, dans le procès-verbal de cette réunion, il est mentionné que le CNRA considérait que «certaines positions affirmées par le congrès du 20 août 1956 ont reçu une interprétation équivoque.» De ce fait, le CNRA a insisté sur le fait que «tous ceux qui participent à la lutte libératrice, avec ou sans uniforme, sont égaux. En conséquence, il n’y a pas de primauté du politique sur le militaire, ni de différence entre l’intérieur et l’extérieur». C’est ce que rappellent Mohammed Harbi et Gilbert Meynier dans leur ouvrage commun intitulé «Le FLN documents et histoire 1954-1962», en précisant qu’«à l’inverse du texte de la Soummam, celui du CNRA du Caire n’entend pas «politique» et «militaire» comme des principes.

Il comprend ces termes dans un entendement vulgaire incarné: les politiques et les militaires»Le Congrès de la Soummam a permis aux Algériens de s’offrir les premières instances de l’exercice de leur souveraineté à travers le CNRA (composé de 34 membres, 17 titulaires, 17 suppléants) et le Comité de Coordination et d’Exécution (CCE), composé de: Benkhedda, Abane, Ben M’hidi, Krim et Dahleb «si ce dernier est encore en prison, il sera remplacé définitivement par MALEK» souligne le procès-verbal cité dans l’ouvrage de Mohammed Harbi et de Gilbert Meynier susmentionné.

Lors de la réunion du CNRA au Caire, il a été affirmé que «tous les membres du CNRA sont titulaires». Aussi, la composante du CCE a été portée à neuf membres et celle du CNRA à 54 membres. En ces conditions, l’option militaire dans la direction de la Révolution a pris le dessus sur l’option politique. Abane Ramdane fut de plus en plus isolé avant d’être assassiné, le 27 décembre 1957 au Maroc, par la police politique du Ministère de l’Armement et des Liaisons Générales (MALG) qui a acté sa naissance et celle de la junte militaire par ce crime fondateur.

Depuis, 65 ans sont passés. L’indépendance de l’Algérie acquise, la junte militaire a pris d’assaut les institutions de l’État. En Presque 60 ans de l’exercice d’une souveraineté spoliée, la soldatesque d’Alger a privé les Algériennes et les Algériens d’accéder à la citoyenneté politique. Elle a fait coulé des fleuves de sang pour détruire massivement la société et rendre invisible l’existence du peuple. Le cannibalisme clanique ne s’est pas contenté de se nourrir de la chair des Algériennes et des Algériens. Il a brûlé leur terre et décimé des communautés de vies entières. Ces crimes contre le Vivant se sont soldés par une alternance clanique au pouvoir, en faveur du clan des «éradicateurs» inféodé au tandem Nezzar-Tewfik.

DJAMEL, ABANE ET LE CRIME CONTRE L’OLIVIER

L’olivier, c’est l’arbre qui vit en chacun de nous. Il détient de nous le secret de ce qui nous fait rêver, pleurer, rire, vivre. Quand un olivier meurt, c’est une lignée de nos ancêtres qui ferme les yeux pour ne plus les rouvrir, au soleil levant, dans nos cœurs. C’est la chanson de la vie qui cesse en nos âmes. Un échange entre Mouloud Mammeri et Jean Pélégri renseigne sur l’importance de l’olivier dans notre existence. A la question de ce dernier qui lui demandait quel étais son arbre préféré, Mouloud Mammeri a répondu, sans hésitation: «L’olivier!»

Pourquoi un tel choix?

Apprécions cet extrait de sa réponse: «L’arbre de mon climat à moi, c’est l’olivier ; il est fraternel et à notre exacte image. Il ne fuse pas d’un élan vers le ciel comme vos arbres gavés d’eau. Il est noueux, rugueux, il est rude, il oppose une écorce fissurée mais dense aux caprices d’un ciel qui passe en quelques jours des gelées d’un hiver furieux aux canicules sans tendresses. A ce prix, il a traversé des siècles. Certains vieux troncs, comme les pierres du chemin, comme les galets de la rivière, dont ils ont la dureté, sont aussi immémoriaux et impavides aux épisodes de l’histoire ; ils ont vu naître, vivre et mourir nos pères et les pères de nos pères. A certains on donne des noms comme à des familiers ou à la femme aimée (tous les arbres chez nous sont au féminin) parce qu’ils sont tissés à nos jours, à nos joies, comme la trame des burnous qui couvrent nos corps. Quand l’ennemi veut nous atteindre, c’est à eux tu le sais, qu’il s’en prend d’abord. Parce qu’il pressent qu’en eux une part de notre cœur gît et…saigne sous les coups.»

L’esprit criminel de la junte militaire a compris que pour tuer en nous le désir de vivre, il fallait détruire le Vivant autour de nous et, surtout, brûler nos oliviers! En suite, il fallait incendier notre être en organisant l’inqualifiable crime dont a été victime Djamel Bensmail, le digne fils de Miliana,à Larbaâ Nath Irathen, la région natale de Abane Ramdane, précisément, à la placette qui porte son nom. Djamel était l’un des rameaux de l’olivier ancestral dont les pyromanes de la junte militaire ont brûlé le tronc, les branches et les feuilles, sans atteindre l’âme! Pour les commanditaires de son assassinat, il fallait rappeler le crime dont a été victime Abane Ramdane, attenter à sa mémoire et à l’esprit de la Soummam. Insatisfaits de leurs crimes, il leur fallait réunir les conditions d’une guerre civile! Exemplaire de noblesse, le père de Djamel a éteint les feux qui allaient réduire en cendres la présence de l’être algérien en ce monde comme son fils éteignait les feux qui dévoraient notre terre ancestrale. Des dizaines d’hommes et de femmes de différents âges, de nombreux enfants ont péri dans ces incendies. A l’évidence, la Kabylie n’a pas été la seule région touchée par les feux. D’autres régions du pays l’ont été aussi. Elles sont plusieurs. Que l’âme de chacune des victimes accède au bonheur éternel d’être parmi les Chouhada.

A leurs familles, le collectif «Libérons l’Algérie» présente ses condoléances les plus attristées. Afin d’éloigner les regards de la guerre des clans qui mine la junte militaire, la police politique a pesé de son poids pour élargir la définition de l’acte terroriste, via l’amendement de l’article 87 bis du code pénal, adopté le 30 mai dernier lors d’un conseil des ministres où il a été décidé «la création d’une liste nationale des personnes et des entités terroristes». Désormais, « Est considéré comme acte terroriste ou sabotage, tout acte visant la sûreté de l’État, l’unité nationale et la stabilité et le fonctionnement normal des institutions par toute action ayant pour objet », entre autres d’ « œuvrer ou inciter, par quelque moyen que ce soit, à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels» ou «porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’inciter à le faire, par quelque moyen que ce soit ».

En clair, la volonté de libérer le pays du joug de la junte militaire est considérée comme un acte terroriste! Les Algériennes et les Algériens ont beau adopter la Silmiya comme processus de changement pacifique. Pour la soldatesque d’Alger, le simple fait de scander «Dawla Madaniyya, machi âskariyya» est un acte terroriste! A ce jour, près de 200 détenus d’opinion croupissent dans des prisons répartis sur 36 wilayas, pour avoir manifesté leur volonté d’offrir au monde une Algérie humainement citoyenne, démocratique, plurielle et diverse.

Ne les oublions pas!

Bien évidemment, les généraux qui sont derrière la crise du manque d’oxygène qui continue de tuer des dizaines d’Algériens, par jour, en ces temps de pandémie de la Covid-19, ne sont pas concernés par cet amendement! Les généraux qui ont mis le feu dans plusieurs régions du pays, tuant, ainsi, des dizaines d’Algériennes et d’Algériens ne sont pas concernés par cet amendement! Le général Said Chengriha, chef de l’État-major de l’armée, auteur de crimes contre l’humanité durant les années 1990, notamment quand il était sous les ordres du sanguinaire général Abdelaziz Medjahed à Lakhdaria, n’est pas concerné par cet amendement! Le général Tewfik, le général Nezzar, le général Djebbar M’henna, le général Achour Ouadahi, le général Said Bey et bien d’autres parmi les auteurs de crimes contre l’humanité en Algérie ne sont pas concernés par cet amendement! Le général Mohamed Kaidi, chef du département emploi-préparation de l’État-major de l’armée, le fameux «mendjel» de la propagande haineuse «Novembaryya-badissiyya» qui s’est mis sous la protection de la France, n’est pas concerné par cet amendement! Le DGSN, Farid Zineddine Bencheikh, policier formé sous l’autorité du ministère de l’Intérieur français dont les services de la police sont directement impliqués dans la répression des centaines de manifestants pacifiques et l’abominable crime dont a été victime Djamel Bensamil, n’est pas concerné par cet amendement! Le directeur de la police judiciaire, Mohamed Chakour, au passé sulfureux, qui a renoué avec les techniques de mise en scène de l’abject, dignes des pratiques de la junte militaire des années 1990, n’est pas concerné par cet amendement! Le général Ali Yahia Oulhadj, chef d’état-major du commandement de la gendarmerie, au passé fait de crimes atroces, notamment, à Sougueur dans la wilaya de Tiaret, n’est pas concerné par cet amendement!

DE L’ASSASSINAT DU POLITIQUE A L’ANEANTISSEMENT DU VIVANT

Le 12 août 2021, au lendemain de l’abominable assassinat de Djamel, le procureur de la République près le tribunal de Larbaâ Nath Irathen a publié un communiqué où il a indiqué qu’«un groupe de citoyens a arrêté trois personnes qui étaient à bord d’une voiture» suspectés d’être «inculpés dans des incendies de forêts dans la région de Larbaâ Nath Irathen». Selon la même source, les trois «suspects» ont été agressés physiquement. Par la suite « les services de la police sont intervenus pour les sauver et les conduire au siège de police. Seulement, le même groupe s’est attaqué au siège de la police et a réussi à faire sortir l’un des trois suspects, à le tirer hors du siège vers la placette de la ville, à l’agresser physiquement et à l’immoler, ce qui a provoqué sa mort»

Cette version est démentie par les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux. Dans ces vidéos, on voit clairement que Djamel a été agressé dans le fourgon de la police, à l’arme blanche, qu’il n’a jamais été introduit dans le commissariat de police. Parmi ses agresseurs figurent des éléments de la police politique, notamment, un ancien employé du général Khaled Nezzar! Par ailleurs, le communiqué du procureur évoque l’intervention des policiers «pour le sauver». Des policiers qui auraient été blessés! Pire encore, les premières conclusions présentées par Mohamed Ckakour, directeur général de la police judiciaire, lors de la conférence de presse qu’il a animée le 15 août, contredisent la version du procureur de la république. En effet, Mohamed Chakour a déclaré que quand Djamel «s’est rendu compte qu’il était suspecté par certaines personnes d’être à l’origine du déclenchement des incendies, il s’est réfugié auprès d’une patrouille de police qui l’a emmené au siège de sûreté de la daïra, où une grande foule de personnes s’est rassemblée.» Qui dit vrai et qui ment dans cette affaire? Le même jour, une fusillade à la Kalachnikov a eu lieu dans une cafétéria, dans la commune de Tarik Ibn Zyad, wilaya de Aïn-Defla d’où est originaire Djamel Bensmail. Une simple coïncidence? Évidement de non! De son côté, la DGSN a pris de court la justice en assurant que suite au « processus d’exploitation du téléphone portable de la victime, les enquêteurs ont découvert des faits étonnants sur les véritables raisons du meurtre du jeune Djamel Bensmail» Tout en avançant ces faits, la DGSN a souligné «que la justice (les) révélera plus tard, compte tenu du secret de l’instruction ».De quels faits parle-t-on puisque le Haut Conseil de Sécurité (HCS) qui s’est réuni le 18 août a désigné, à l’avance les coupables de l’affaire Djamel Bensmail et de tous les malheurs qui frappent actuellement et qui frapperont à l’avenir le pays : le MAK, Rachad et…le Maroc!? La dernière réunion du HCS a entériné le retour en force des éradicateurs dans les hautes sphères de la junte militaire. L’assassinat de Djamel visait, en lui, l’amoureux de la nature, l’artiste, le rêveur, le faiseur de rêves, le militant de la Silmiya. Il visait aussi l’être politique qui, en chacun de nous, aspire au changement démocratique en Algérie. Pire encore! Il visait notre humanité, notre attachement à la fraternité, à la paix, à la beauté, à la vie! De l’assassinat politique à l’assassinat du politique, la junte militaire a fait son chemin durant la guerre contre les civils des années 1990. De l’assassinat du politique à l’anéantissement du vivant, elle a franchi le pas en empêchant les Algériens d’avoir accès à l’oxygène pour ne pas mourir, en brûlant le pays et en tuant des dizaines d’entre-eux par les feux. La processus révolutionnaire du 22 février a permis de consolider les liens entre les Algériens. Il a ravivé le peuple entant qu’entité au point où, face aux feux, à la Covid-19, aux manigances et aux meurtres organisés par la junte militaire, la solidarité citoyenne s’est affirmée comme un rempart infranchissable. Cette solidarité est indissociable des manifestations historiques vécues en Algérie et au niveau de la diaspora algérienne dans les différents pays où elle est établie. Le peuple le sait, c’est ce qui nourrit son espoir de changer les choses. La junte militaire le sait, c’est ce qui lui fait peur! Le collectif «Libérons l’Algérie» appelle les Algériennes et les Algériens résidents en France et dans les différents pays de l’Europe à participer à la marche unitaire du 22 août 2021, à 13h00, de la place de la République à la place de la Nation, à Paris, pour:Des commissions d’enquête indépendantes sur l’abominable crime dont a été victime Djamel Bensmail, la fusillade de Aïn Defla, les incendies criminels et la crise de manque d’oxygène qui continue de tuer des dizaines d’Algériens par jour. L’annulation de la circulaire portant sur «l’autorisation d’acheminement des dons» vers l’Algérie. La libération inconditionnelle et immédiate de tous les détenus d’opinion. L’arrêt immédiat de la campagne de diabolisation de la Kabylie et de tous les militants pacifiques quelles que soient leurs appartenances. L’arrêt immédiat de la manipulation criminelle de l’affaire «Djamel Bensmail» pour terroriser toutes les voix qui osent dénoncer les dérives de la junte militaire et de la police politique. La primauté du politique sur le militaire. La dissolution de la police politique. Le démantèlement de la junte militaire. L’ouverture d’une transition démocratique indépendante du système. Le lancement d’un processus constituant aboutissant à l’élection d’une Assemblée nationale constituante. L’édification d’un État sécularisé, protecteur de toutes les communautés du Vivant en Algérie, garant de tous les droits, de toutes les libertés démocratiques et de la justice sociale.

VIVE L’ALGERIE LIBRE, HUMAINE, PLURIELLE, DIVERSE ET HEUREUSE.

VIVE LA SILMIYA GLOIRE A NOS MARTYRS

28Noureddine Ahmine, Nacim Mansouri et 26 autres personnes18 commentaires44 partagesJ’aimeCommenterPartager

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