Édition du
25 September 2016

Les supercheries boulitiques ne sont pas des solutions à la crise politique de légitimité du pouvoir qui perdure depuis 62.

union6Salah-Eddine SIDHOUM

En l’absence du premier concerné qu’est le Peuple, et après cinq années de gestation dans les bas-fonds de ses officines de «constitutionnalistes » supposés ou autoproclamés, le pouvoir apparent vient d’octroyer à ceux qu’il considère comme des « sujets » une énième « Constitution » après celles de 63, 76, 89 et 96.  Car, bien que minée par ses contradictions internes et en proie à de féroces règlements de comptes entre ses gangs, l’oligarchie militaro-financière, semble avoir été acculée à « réactiver » cette espèce de schmilblick, censé donner une image « démocratique » du pays. Et probablement juste vis-à-vis de l’étranger….

Une montagne qui accouche d’une souris. Rien d’étonnant pour les connaisseurs des arcanes du système. Un os qu’on jette au «ghachi» que nous sommes à leurs yeux, pour nous occuper un certain temps, le temps de préparer la succession, c’est-à-dire mettre en place une nouvelle vitrine politique.

Encore une fois, le pouvoir va mobiliser sa clientèle rentière de larbins et autres laudateurs attitrés du Système ; cette clientèle que j’appellerais  « أهــل الــولاء والانــبــطــاح »- ou famille de l’allégeance et de l’aplat-ventrisme – constituée de plumitifs, d’intellectuels organiques,  de « juristes » de service et de  troubadours boulitiques,  pour engager un faux  débat et organiser ce que le peuple appelle le « carnaval fi dechra » avant d’avaliser pour la forme cette « loi fondamentale » par les fonctionnaires des deux chambres d’enregistrement. Et c’est ainsi qu’est entretenue cette vie boulitique factice et que se poursuit cette fuite en avant suicidaire, menant droit à un tsunami populaire qui risque de plonger le pays, à Dieu ne Plaise, dans les abysses d’une nouvelle tragédie.

Peut-on parler de vie politique quand nous savons que l’écrasante majorité des pseudos « élus » est désignée en réalité par les officines et selon des quotas bien définis dans le cadre d’une fausse carte politique adaptée à la conjoncture du moment et des « équilibres internes » ? Peut-on parler de vie politique avec un multipartisme de façade, fait de bric-et-de-broc avec des partis préfabriqués servant de faire-valoir, un syndicalisme de service et des élections truquées, dont même les chiffres et les pourcentages sont préétablis ?

Il est plus que certain qu’il n’y a plus rien à attendre de ce régime, atteint d’une malformation politique congénitale incurable et qui, malgré son état de déliquescence avancé et la faillite sanglante qu’il a provoquée, refuse obstinément de partir. La situation peu reluisante du pays – qui n’a rien à voir avec la vitrine présentée par le régime – doit susciter en nous un véritable examen de conscience. Devons-nous rester impassibles devant la dramatique dégradation de la situation politique, économique et sociale et la pérennisation de la violence ? Devons-nous continuer à nous inscrire dans la stratégie du système ?

Il est impératif de mettre un terme à cette logique d’autodestruction dans laquelle le régime a enfermé la société toute entière. Tout comme il est impératif de sortir du champ politique artificiel, fécondé in vitro, pour entrer dans le champ politique authentique, qui reflète les réalités nationales et qui tienne compte des forces politiques véritables ancrées dans la société et imprégnées de ses valeurs culturelles.

Il nous faudrait avoir le courage de briser la stratégie du pouvoir qui consiste à imposer les termes et les limites du débat et nous projeter vers un changement radical et pacifique de système. S’inscrire dans sa stratégie, c’est se faire complice de cette faillite sanglante.

Il est, enfin, plus que nécessaire de briser le cercle vicieux dans lequel est enfermée l’Algérie depuis 1962, à savoir celui d’un peuple sans souveraineté et d’un pouvoir sans légitimité. Il est de notre devoir de mettre un terme à l’ère des tuteurs en col blanc et en képi. Il est temps de mettre fin à l’usurpation du pouvoir qui dure maintenant depuis plus d’un demi-siècle et de rendre la parole aux citoyennes et citoyens pour qu’ils puissent choisir souverainement et librement les institutions qui reflètent leurs aspirations quotidiennes et leurs réalités socioculturelles.

C’est à ces conditions fondamentales et seulement à ces conditions, que l’on pourra espérer un véritable changement. Pour cela, il faudra œuvrer pour que les volontés intellectuelles et politiques sincères, sans exclusion ni exclusive, se rassemblent et s’organisent dans un cadre autonome, au sein d’un véritable front, d’une réelle opposition, en vue d’une construction démocratique réelle.

Nous devons prendre l’initiative de réunir autour d’une table, dans le cadre de cette moussaraha [dialogue franc], toutes ces volontés sans exclusion aucune, pour mettre à plat sans complaisance et dans un climat empreint de paix et de sérénité, tous les problèmes qui nous ont divisé, le plus souvent artificiellement pour ouvrir la voie à la construction d’un État de droit. Nous devons cesser de subir dans notre propre pays pour devenir les acteurs de notre propre histoire et les maîtres de notre destin. Cela demandera le temps qu’il faudra, mais il est impératif de réhabiliter la pratique politique et d’aboutir à un compromis politique historique et à une alternative politique crédible à présenter à notre peuple en vue de ce changement radical et pacifique de régime.

Nous avons une immense responsabilité historique dans cette phase cruciale de fin de règne que traverse notre patrie meurtrie et que risquent d’embraser les aventuriers et autres imposteurs, pour sauver leurs privilèges aux dépends de notre Algérie. Nous avons tous et toutes, le devoir sacré d’empêcher la reconduction du Système moribond.

Salah-Eddine SIDHOUM

Membre fondateur du CCD (Congrès du Changement Démocratique).

Alger le 07 janvier 2016

 


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11 Commentaires sur cet article

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  • MAJORORO
    7 janvier 2016 at 18 h 28 min - Reply

    Je suis admiratif et applaudis votre intervention. Merci. Quant à ma réaction à votre critique de mon utilisation de l’expression « saut en avant » dans mon commentaire de votre « Révision de la Constitution : la énième supercherie de l’oligarchie ! », je voudrais faire usage de votre dernier paragraphe de votre article ci-dessus.
    A ce propos, je faisais allusion à un certain Kaid Ahmed qui pendant un certain mouvement d’étudiants n’avait pas mieux trouvé que de lancer cette expression aux étudiants. Le problème est que cette expression avait été précédée par une autre expression qui disait si je rappelle bien : « nous sommes au bord du gouffre ou la falaise » ou quelque chose comme cela. C’était en 67 / 68 et il doit y avoir quelques-uns de vos lecteurs qui s’en souviennent, j’espère. En effet, je n’ai rien contre le CDD, au contraire ; je n’ai que de l’admiration et comptez-moi SVP parmi vos supporters les plus enthousiastes. Pour revenir à cette expression que je ne pourrai oublier, est cette façon bien de chez ces oligarques de lancer ces phrases creuses et dans notre cas, très souvent ridicules.

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  • AIT MOHAND
    7 janvier 2016 at 18 h 40 min - Reply

    Toutes mes salutations fraternelles, Cher Frère SIDHOUM.

    Azul fellak,

    Comme toujours, vous avez parfaitement résumé et tout dit dans votre magistral écrit. Merci… et chapeau bas!

    « …Peut-on parler de vie politique quand nous savons que l’écrasante majorité des pseudos « élus » est désignée en réalité par les officines et selon des quotas bien définis dans le cadre d’une fausse carte politique adaptée à la conjoncture du moment et des « équilibres internes » ? Peut-on parler de vie politique avec un multipartisme de façade, fait de bric-et-de-broc avec des partis préfabriqués servant de faire-valoir, un syndicalisme de service et des élections truquées, dont même les chiffres et les pourcentages sont préétablis?… »

    Tanmirth agma amoqrane.

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  • rachid dahmani
    7 janvier 2016 at 22 h 24 min - Reply

    Bonsoir à Tous,

    Pour l’heure, la mafia au pouvoir et les gangs mafieux qui se disputent les richesses du pays n’ont cure de ce que pourrait penser le peuple ou le ghachi comme il est nommé ici. Ils s’en foutent royalement de ce que l’on pourrait dire, penser, faire, réagir…etc. Tout ce qui les intéresse est connu de tous. Dans le procès qui se déroule actuellement de Sonatrach I il y a quelques fuites. Chakib Khelil lakhla est derrière tout le pillage organisé de la boite. Rien d’étonnant qu’il se paie des pâtés de maison à Washington et à New York et son compère farid Badjaoui à Montréal et à Dubai. Chaque seconde qui passe est synonyme d’une réflexion supplémentaire de la mafia dans la façon de s’enrichir et de piller le pays. Alors constitution dites vous? nouvelle constitution? allons jouer aux billes pardi. Bonne soirée à tous tout de même.

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  • Dria
    7 janvier 2016 at 22 h 44 min - Reply

    ce devoir sacré d’empêcher la reconduction de ce système moribond, nécessite un passage à l’acte afin de sortir de cette léthargie, et qui consiste comme vous l’avez si bien décris en « UNE RÉUNION AUTOUR D’UNE TABLE DE DIALOGUE  »

    Dr SIDHOUM ce n’est pas la première fois que vous lancer ce genre d’appels et d’invitations sincères,je tiens à vous remercier pour cette abnégation , car c’est la seule voie qui mène au changement , je souhaite de tout mon cœur que cette fois ça aboutira inchallah, je ne suis qu’un citoyen lambda et je ne peux rien faire dans l’étape actuelle

    Aux différents acteurs politique qui peuvent (a vrai dire qui DOIVENT) prendre part autour de la table, choisissez un lieu (de préférence en Algérie), une date (le plutot possible ), laissez vos différents de coté , ne nous laissez pas moisir entre les mains de ceux qui ne veulent rien lâcher, et qui pensent jour et nuit à la pérennité du système et de leurs intérêts, par des subterfuges et des ruses allant du soi-disant démantèlement du DRS , à la guéguerre factices des généraux et le dernier tour avec une nouvelle constitution.

    Soyer à la hauteur des espérances de ce peuple meurtri, qui ne sait plus vers quel saint se vouer, en scrutant le ciel et en implorant le tout puissant pour que ca marche , en ces temps de disette l’espoir est permis …

    Bon vent à cette initiative salvatrice, contrairement à toutes les autres ou on sent la saveur des ingrédients du Pouvoir …rabi iwafek et a bon entendeur Salem

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  • wahid
    8 janvier 2016 at 22 h 27 min - Reply

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    سعداني: التعديل الذي يمس مهاجري الجزائر « غير دستوري »!

    les bouteflika sont nés au maroc, abdelazziz est né en 1935 a oujda, said est né en 1957 a oujda, amar saidani il est né en 1950 en tunisie, bensalah né au maroc naturalisé en 1970 et pourtant ils gouvernent l’algérie.

    Des centaines de marocains, tunisiens ont été naturalisé Algerien par decret publié dans le journal officiel le lendemain de l’indépendance.

    Le journal officiel 17 septembre 1965

    http://www.joradp.dz/jo6283/1965/077/fp836.pdf

    Ces marocains et tunisiens parents d’algériens exilés ont depuis l’indépendance de l’Algérie fait usage de violence pour contrôler le pays, ils ont poussé des millions d’algériens de quitter leur partie et aujourd’hui veulent les deraciné pour s’emparer totalement du pays.

    Les Algériens qui ont été contraints de s’exiler suite aux menaces de mort et de représailles exercer par les terroristes d’hier et d’aujourd’hui, militaires et islamistes radicaux (décervelés manipulables) par servitude ont acquis la nationalité des pays d’accueil, devraient prendre une position par rapport à ce dessein diabolique.

    Les soutiens politiques, financiers et humains des 7 millions d’algériens vivant à l’étranger devraient être dirigés pour changer le système de gouvernance en Algérie en usant de tous les moyens y compris la force.

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    • wahid
      9 janvier 2016 at 19 h 34 min - Reply

      Les Algériens résidents à l’étranger devraient exercer des pressions surtout maintenant que la rente ne suffit pas à combler les appétits de la clientèle des réseaux mafieux qui gravitent autour du pouvoir.
      Par exemple, les 7 millions d’Algériens devraient retirer leur économie d’agents en devises des banques en Algériens, ne plus envoyer des devises et ne plus transférer des devises mais plutôt de soutenir financièrement l’opposition.
      Soutenir politiquement en militants et en adhérant aux forces d’opposition et chercher les moyens pour changer les rapports de forces en Algérie. Les Algériens résidents devraient s’organiser en créant une fédération internationale pour construire un lobby qui aura comme objectif de protéger leurs intérêts en Algérie.

      Il est temps de créer une Fédération Internationale de la Diaspora.

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  • Salah Bouzid
    8 janvier 2016 at 23 h 31 min - Reply

    Quelques scenarios possibles:

    1) Le régime continue à evoluer selon son agenda axé sur les affairistes et les opportunistes, civils et militaires.

    2) Une variante du premier scenario est qu’un nouveau groupe de généraux emerge et effectue un redressement, mais sans chambouler le système.

    3) Explosion sociale dans le désordre avec risque d’intervention étrangère; c’est le scénario que tous les Algériens veulent éviter à tout prix; mais c’est aussi l’épouvantail que le régime secoue constament pour persuader les Algériens d’abandonner les revendications de changement.

    4) Une variante du scenario 3 est aussi une intervention de l’armée pour éviter le chaos et accompagner une transition démocratique.

    5) Une action concertée d’une alliance des forces de l’opposition avec des étapes bien définis et une série de transactions et confrontations politiques avec la vitrine civile du pouvoir (les partis FLN-RND et leurs alliés) pour conquérir progressivement le control des institutions de l’état. C’est cette dernière option qui offre les plus grandes probabilités de reussite mais que l’opposition, de par son émiettement, ses rivalités idéologiques et son manque d’engagement, n’arrive pourtant pas à mettre sur rail.

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    • rachid dahmani
      9 janvier 2016 at 12 h 41 min - Reply

      Bonjour cher Salah Bouzid,

      Vous omettez (volontairement ou pas je n’en sais rien) le facteur temps. c’est à dire quand se mettra en place le scénario en question qui sera de mise. De l’indépendance à nos jours il s’est écoulé plus de 50 ans et ce temps nous a permis de connaitre plein d’enseignements. Le premier est que le système qui gouverne est constitué de traîtres. Le second est que ces traîtres n’ont qu’un seul objectif c’est s’enrichir à outrance et piller de ce fait le pays de n’importe quelle manière. Le troisième est que ce système mafieux ne cédera jamais le pouvoir pacifiquement et utilisera tout ce qu’il a comme arguments et forces pour rester en place. Le quatrième est que la majorité des Algériens est opportuniste et égoïste n’hésitant pas à combiner avec la mafia en place sous différente forme dès qu’il s’agit d’un « gain » ou d’un avantage à s’octroyer (les 50 ans passés nous l’ont bien démontré, à voir club des pins on a un échantillon). Le cinquième est que le peuple est bien muselé par une répression bien organisée, car le peuple n’arrive pas encore à s’exprimer d’une seule et même voix pour cause d’opportunisme et d’égoïsme conjugués à de l’ignorance parfois. le sixième et dernier enseignement est que la rente pétrolière a été et est la seule source de motivation de toute « l’élite » Algérienne, sinon elle s’expatrie sous des cieux beaucoup plus attractifs. En d’autres termes, à défaut d’unir le peuple sous une même bannière, il ne nous reste plus qu’a attendre que le naturel s’exécuter « naturellement », c’est à dire quand l’ère « Mad Max » va arriver et qu’il n y aura plus rien à gratter, alors là le peuple explosera naturellement. Trop tard diront certainement quelques uns, car il n y a déjà plus rien à gratter. Bonne journée.

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    • wahid
      9 janvier 2016 at 20 h 19 min - Reply

      J’ai tendance à croire et à dire que le scénario 3 est le plus probable.

      L’année 2016 serait la fin du régime Syrien.
      ISIS aura comme prochaine mission de démanteler le régime mafieux d’Alger. Les mafieux, auront se défendre face a la logique de la violence et la barbarie, ils auront a subir ce qu’ils ont fait subir aux Algériens.

      Ils auront a se défendre, a défendre leur familles et les biens qui ont pillés.

      La barbarie et la violence qui sévit en Syrie, auront à la subir car ils ont instauré cette logique de la violence et la répression depuis l’indépendance de l’Algérie.

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  • DZiri45
    9 janvier 2016 at 10 h 01 min - Reply

    Sallamu Allaykum Dr.
    Sommes-nous occupés à ce point aujourd’hui, par un tel adversaire que nous risquons de perdre le goût et le courage d’accomplir notre idéal, exercer notre liberté ?
    Il n’y a pas, dans ce K, de labeur infime. Tout est grand qui sert le Peuple et le Pays.

    Quand un homme ou plusieurs osent, entreprennent de faire des lois,sans quitus aucun du peuple, bien au contraire, sans autorité, des lois latitudinaires, contraires à ses aspirations, contraire à la l’Identité de l’État, la conséquence est telle que le peuple n’est point tenu d’obéir. La loi est réfutable, niée dès lors qu’on nie le principe,sa source.

    Il faut mettre fin à cette espèce de philosophie pratique, qui tient l’ autolâtrie en système, regarde la société comme une guerre de ruse, le Pays comme butin, tout en montrant une assurance aussi hautaine et démesurée que gratuite.
    Au contraire, une semblable entreprise rompt tous les liens de sujétion et de dépendance, s’il y en avait auparavant, et fait qu’on est en droit d’établir une nouvelle puissance législative.
    Il devient devoir, avec une liberté entière de résister à ceux qui, sans autorité, veulent imposer un joug préjudiciable, et assujettir à des choses contraires aux « RÈGLES DE L’ÉTAT ».

    Sans justice, pas de solidarité nationale; sans solidarité nationale pas de cohésion nationale et sans cohésion nationale pas de Nation forte capable de défendre l’intérêt général.
    L’essence, l’union d’une Société consiste à n’avoir qu’un même objectif, avec une même volonté : la Justice facteur de coexistence.

    Le véritable tyran, qui propose, non la Loi approuvée par le peuple, mais sa volonté pour Loi, et dont les ordres et les actions ne tendent pas à conserver ce qui appartient en propre à ce Peuple qui est sous sa domination, mais à satisfaire son ambition particulière, sa propre ideologie, ou quelque autre passion déréglée. Aucun de ceux qui nous ont menés à cette impasse ne veulent ni ne peuvent reconnaitre leurs fautes car leurs carrières sont bâties sur les causes mêmes de nos maux, sur les flots méphitiques de la laicité théisme et de la franc-maçonnerie gnostique qui risquent de nous engloutir. Une Loi sans religion est le principe 1er du tyran indévot.

    L’établissement du pouvoir législatif est le premier et fondamental acte de la société, par lequel on pourvoit à la continuation et l’adhesion de tout les membres, sous la direction de personnes élues. Des lois faites par les élus que le peuple a revêtues d’autorité. Un pouvoir législatif établi par le plus grand nombre, pour être l’interprète et le gardien de ce projet.
    Cette autorité, sans laquelle qui que ce soit n’a droit de faire des lois et/ou de les proposer à observerer.
    le pouvoir législatif est la pierre angulaire sur laquelle repose toute autorité politique. Il est « l’âme qui donne forme,vie et unité à l’ÉTAT ». L’exécutif, le gouvernement qui en est le subordonné, est chargé à pourvoir au bien de la société. Il est au service de la Société et non le tuteur.
    L’insoumission est de Droit en K de non respect de la liberté individuelle et/ou collective.
    Toutefois, ce droit de desobéissance n’a pour finalité, but, que de rétablir la Justice.

    Tant que les hommes ne sont pas liés entre eux par un objectif commun, ils ne forment pas un peuple, car l’intérêt, qui a pu les rassembler hier, demain peut-être les divisera.
    NOTRE OBJET COMMUN, CELUI DE NOS AÏEUX, C LE PROJET DU 1er NOVEMBRE !
    Sans éducation religieuse, une communauté qui se veut de pur statut politique et juridique d’homme n’a pas d’assises. La faiblesse humaine est une évidence et il faut prendre en compte son imperfection.
    Nul ne s’est jamais perdu dans le droit chemin.
    Sallamu Allaykum
    DZiri

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  • rachid dahmani
    9 janvier 2016 at 10 h 48 min - Reply

    Bonjour à tous,

    A vrai dire on finit par s’en lasser de lire et de ressasser les analyses des difficultés du pays. Chacun y va de son crayon pour mettre en valeur sa compréhension du « phénomène » et tente un tant soit peu de donner quelques bribes de solutions difficiles à mettre en oeuvre pour toutes et pour cause. L’Algérie n’a qu’un seul problème. Sa prise en otage ainsi que son peuple par une bande de traîtres sans scrupules et sans aucun état d’âme a des fins d’enrichissements inlassables. Ce qui m’étonne le plus c’est que tout le monde (les 40 millions d’algériens) le sait. Et tout le monde sait aussi que cette bande de mafieux ne rendra jamais le pouvoir pacifiquement au dialogue autour d’une table. Le véritable argument, et c’est dans le subconscient de tout le monde je parie, c’est la FORCE. On n’arrivera à évacuer le problème de l’Algérie que par la force, et elle ne viendra que du peuple. Car toute solution pacifique sera mise en échec par ce pouvoir mafieux, par malice, par ruse, par la répression…etc. Tous les moyens sont bons pour se maintenir au pouvoir et s’enrichir illicitement. On en veut pour preuve notre histoire des 50 dernières années, de l’indépendance à nos jours. Et si l’on rajoute que parmi nous il y a plein d’opportunistes plus égoïstes que le reste, vous comprendrez alors d’une certaine façon comment le pouvoir arrive à ses fins. Car enfin, si tous les Algériens sont de vrais patriotes (il y a une bonne part mais non suffisante) le pouvoir mafieux aurait été éjecté de là où il est depuis bon nombre d’années. Bonne journée à tous.

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