Édition du
7 December 2016

Le vrai faux casse-tête tunisien

tunisie 92

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salim METREF

Il  m’arrive parfois de penser, comme beaucoup d’autres et peut-être à tort, qu’il y a dans la relation algéro-tunisienne une dimension forte qui devient parfois difficile à concevoir, ce souvenir d’une fraternité de combat qui continue de tracer le sillon de l’avenir et qui engendre aussi cette grande indulgence à l’égard du voisin de l’est et de ces dépassements et abus supposés que nos populations vivant le long de la frontière avec ce pays disent subir. Les prétendues vexations infligées à certains de nos concitoyens dès leur entrée sur le territoire tunisien, l’imposition du paiement d’une taxe que beaucoup qualifient de farfelue et d’abusive soumettent parfois à rude épreuve une amitié ancienne et beaucoup expriment déjà ouvertement un sentiment de malaise qui en dit long sur la conception que chacun a de l’égalité des échanges et de la réciprocité des traitements et comportements.

Pourtant ce flux massif de touristes algériens en partance pour la Tunisie continue de renflouer l’économie de ce pays et de maintenir à flot un secteur touristique qui subit depuis quelques années une forte érosion du fait d’un contexte sécuritaire interne parfois agité. Et cette manne financière profite également d’un contexte géopolitique qui ne permet pas encore aux algériens de découvrir la beauté du Maroc, de son littoral  et la légendaire hospitalité de ses habitants.

Et en attendant que l’Algérie développe ses propres capacités de loisirs et de tourisme et les élèvent aux standards internationaux, les pouvoirs publics s’attellent avec force à cette tâche et nos clubs de football s’entrainer et se préparer en Algérie,  il serait aussi extrêmement utile que chacun réfléchisse à la nécessité, dans un contexte de transition et de diversification économiques, de contribuer aussi à ce chantier. Et faire aimer et découvrir aux algériens mais aussi aux autres la destination Algérie est un chantier exaltant qui nous incombe à tous de mener et qui participe aussi de l’impératif de notre propre cohésion nationale.

L’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle des années quatre-vingt-dix et les entreprises s algériennes ont tout intérêt à se développer à l’international et à conquérir le marché africain. Les échanges avec les pays du Maghreb doivent aussi se multiplier dans la seule perspective qui vaille, un marché intégré où les flux des échanges doivent obéir à la nécessité de la réciprocité, de l’avantage mutuel sans exclure l’amitié de peuples frères condamnés à s’entendre.

 


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5 Commentaires sur cet article

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  • djamel
    18 août 2016 at 9 h 51 min - Reply

    Malheureusement la destination Algérie reste un leurre. Il n’y a qu’à voir les milliers de décharges sauvages sur les routes, l’absence d’hygiène dans les cafés, fast-food et restaurants, les prix excessifs des produits affichés par nos commerçants pour comprendre pourquoi les touristes fuient l’Algérie.

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  • AMAR
    18 août 2016 at 14 h 35 min - Reply

    OUI en effet les relations algero-tunisiennes n arrivent pas encore a se depassionner…non pas pour des raisons de rivalites …mais surtout pour des divergences au sommet qui empechent le grand maghreb de voir le jour et les populations maghrebines de prendre en main leur sort!!! prises dans le contexte actuel de chacun pour soit cette taxe semble tout a fait normal et banale dans la mesure ou elle apporte des solutions economiques au maintien de la qualite des prestations du tourisme tunisien en faire unplat n est pas productif!dans un contexte de democratie et de liberte d entreprise maghrebine L’algerie aurait put etre tete de file d un developpement complementaire avec ses voisins et entreprendre la formalisation de relations economiques politiques et securitaires qui ne laisseront pas de place aux troubles fetes qui viennent d outre mer troubler l ordre et perturber la stabilite de la region…Nous avons perdu beaucoups d opportunites pour faire entendre notre voie et imposer une conviviabilitee bien partagee….il est vrais que le voisin de l est nous talonne dans de nombreux secteurs et son secteur educatif y est pour beaucoups….Personnellement je pense qu il faut que le debat se hisse au dela de ces tiraillements et nous devons aussi nous interroger sur nous meme:
    pourquoi nos produits n arrivent pas a s exporter
    pourquoi nos cliniques et nos hospitaux ne connaissent pas le meme engouement
    pourquoi la traduction a l universite ou chez les operateurs de l eddition n est pas consideree comme un objectif IMPORTANT(puisque c est generalement l expression d une volonte d ouverture culturelle scientifique…)
    pourquoi…pourquoi…
    parler des sites frontaliers nous renvoie forcement au developpement du sud et de ces sites ……… l ALGERIE FIGURE QUAND MEME PARMIS LES 10 GRANDS PAYS DU MONDE ET AURAIT PU AVOIR NON PAS UNE PETITE AMBITION QU ON NE VOIT PAS ENCORE …MAIS UNE VRAIS AMBITION REGIONALES A LA MESURE DE SES MOYENS ET SURTOUT DE SA JEUNESSE..

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    • Ali SBIH
      19 août 2016 at 19 h 24 min - Reply

      Il faut admettre que pour ce coup ,nos frontaliers à l’est comme à l’ouest ont une sacrée longueur d’avance sur la « fine équipe » de Mr Sellal.

      De nouvelles mœurs qu’il faut encourager.

      Il n’y a pas de dettes éternelles ,il n’y a que la paresse/indolence qui empêche de solder les comptes ,il faut le faire un jour et rompre cette pratique érigée en dogme d’état d’être fidèle à des serments historiques de non alignement ,de bon voisinage ,de panarabisme à sens unique comme par exemple ce mirage économique qu’est le GZALE ou cette secte qu’est la ligue arabe .

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  • hamza
    19 août 2016 at 19 h 00 min - Reply

    Maintenant on dit stop; les algeriens aiment leurs pays et en aucun cas on peut continuer comme sa; avec tous ses responsables qui sont irresponsabes d’où mon inquiétude! avec des certains Cherif rahmani saadani khelil khalifa et des milliers comme ont mis le pays en faillite non non je ne suis pa s’acord on aiment notre pays on aiment notre religion on est très attachés a l’esprit moderne musulman comme en Turquie indonesie et malaisie on veut une démocratie honnête pas comme en Tunisie car dans leurs esprit toujours de l’argent illicite comme se fut la cas avec ben ali il était mieux encore, nous en discuterons plus la prochaine fois tous ce que je peus vous dire l’année s »annonce très chaude, nafriwha cette année in chaallah sans violence.

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  • rachid dahmani
    20 août 2016 at 21 h 03 min - Reply

    Bonsoir ALI,

    Comme je suis d’accord, surtout pour la paresse, alors j’énoncerai un préalable à cela…on doit changer de cervelle dans nos caboches…celles de la fine équipe s’entend. Bonne soirée l’ami.

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