Édition du
27 March 2017

Lettre ouverte au peuple algérien

Ya chaab FikMesdames, messieurs,

L’Algérie de 2017 ne peut se permettre d’être la république du statu quo et si nous voulons échapper à la balkanisation de notre société, il est plus impérieux que jamais de dessiner une alternative qui romprait avec les discours purement démagogiques et les agitations médiatiques pour éclipser une sombre réalité préoccupante, qui ne font, en fait, qu’enfoncer l’Algérie dans une sinistre dérive mafieuse. L’inaction, la paupérisation et la répression ne planifient pas le développement, mais préparent la ruine du pays, Nous sommes dans un processus de sélection naturelle, conjugué à un monde en perpétuel changement et le peuple ou la nation qui ne s’adapte pas disparaît, comme l’a si bien dit Churchill. : «Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il nous ne prenne par la gorge ».  Charles Darwin l’a bien expliqué : «Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ».

Malheureusement, au moment précis où nous devons opérer un changement radical de notre façon de nous apercevoir et de voir le monde qui nous entoure, la moindre proposition ou revendication légitime, le moindre projet audacieux, le moindre appel à la responsabilité sont accueillis par une levée de boucliers indignée, une fin de non-recevoir, au mieux par l’indifférence de nos politiciens notamment. Ce refus global du changement fait très mal à l’Algérie qui s’enlise silencieusement et se ronge progressivement dans une véritable république du statu quo en déshérence.

La situation est inquiétante pour l’Algérie qui a survécu contre vents et marées, mais beaucoup d’entres vous, Mesdames et Messieurs politiciens, ne semblent pas être concernés des écueils qui menacent aujourd’hui son avenir. Ce fait insinue clairement que ceux et celles qui nient le danger sont aveuglés par le vent de corruption et de passe droit à grande échelle, pour brader les richesses du pays et gangréner ses institutions.  Qui sème la pagaille, récolte la magouille est la devise de ces politiciens qui parasitent l’Algérie depuis son indépendance.  Il n’ ya aucune raison d’état qui peut justifier la corruption, un vol, un assassinat, une répression, une fraude, une exécution ou une mascarade. C’est la raison d’être de l’état qui est remise en cause tout simplement et tout clairement. Ainsi, il est plus qu’urgent de rendre à la politique sa noblesse, à la démocratie son sens et au peuple son droit d’avoir des droit avant qu’il ne soit trop tard.

Il est vrai que nous ne sommes pas au milieu d’une grave crise apparente comme celle des années 90. La particularité de la situation actuelle, c’est que le danger ne se présente pas sous forme de précipice, mais de longue pente descendante. Au premier coup d’œil, il ne semble pas y avoir de risque. Mais une fois amorcée, la glissade sera inexorable.

Encore faut-il que nous ayons, au préalable, la lucidité et la responsabilité pour arrêter de nous bercer d’illusions afin de reconnaître l’ampleur des obstacles à surmonter et des défis à relever. Que nous prenions nos responsabilités en faisant, individuellement et collectivement, les choix qui s’imposent.

L’objectif aujourd’hui et avant tout est de sensibiliser les Algériens aux défis qui se présentent à eux. Je n’ai pas de programme à vendre; nous importe davantage le changement d’attitudes pour une participation active, lucide et responsable de l’ensemble des Algériens pour affronter les problèmes auxquels nous sommes confrontés sans faux-fuyants. Ainsi, une seule certitude émerge: le pays a besoin d’un consensus national pour un sérieux rééquilibrage. Il est important de rappeler qu’aucune dictature, aucune fraude, aucune armée, n’est plus forte qu’un peuple avisé et déterminé.

En effet, face à des menaces externes qui pleuvent de partout (Nord, Sud, Ouest, Est),  de plus en plus pesantes et un danger interne encore plus menaçant, notamment par les scandales de corruptions à répétitions qui minent nos institutions, le dogme de l’incompétence qui règne à tous les niveau, les manipulations tribales et la guerre des clans du pouvoir, il est inconcevable et difficilement envisageable que l’appel pour la reconstruction d’un consensus national n’ait pas encore trouvé un plus large écho dans la classe politique. La reconstruction du consensus national est l’unique alternative démocratique pour préserver  l’unité nationale et l’intégrité territoriale. En fait, c’est le seul socle de la solution à la crise nationale.

L’Algérie de 2017 a un besoin de consensus autour de l’indépendance de la justice, consensus autour de la propriété nationale sur les ressources énergétiques, consensus autour de l’identité, consensus autour d’une politique nationale des langues, consensus autour d’une économie productive et diversifie, consensus sur le non usage de la violence, consensus sur l’égalité entre homme et femme, consensus sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décisions politiques… des consensus à construire dans la société, pour elle et avec elle, car sans la société, aucune construction durable n’est possible…

Après le consensus révolutionnaire qui a libéré le pays et dans l’espoir de sortir de la torpeur actuelle, il est plus qu’impératif d’envisager un consensus démocratique qui permettra d’arrêter son avilissement avancé, éviter son effondrement amorcé et assurer sa pérennité et son développement. Il s’agit d’un appel à la lucidité et à la responsabilité qui passent inéluctablement par un consensus national pour le salut de l’Algérie. Le silence est confortable pour certains, mais le péril l’interdit. Un consensus national permettra aux algériens de prendre leur sort en main, car le peuple qui veut exister, il doit s’affirmer.

L’espoir de faire de l’Algérie un bastion de la démocratie, de liberté intellectuelle et économique afin d’ouvrir les vannes de l’énergie, de l’originalité et de la créativité est une question du nif, le nif de ne pas accepter la fatalité pour rendre possible cet espoir. L’avenir de l’Algérie n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous entreprenons ici et maintenant.

Très patriotiquement

Kamel B.
Citoyen Lambda


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18 Commentaires sur cet article

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  • Si Salah
    26 décembre 2016 at 19 h 19 min - Reply

    Il faut d’abord qu’il y ait un peuple. Nous étions un peuple, il y a de cela très longtemps, autour de 1957-58…Or, en 2016, nous sommes au mieux un ramassis de peuplades, point barre. Dernier exemple en date: quand des lycéens font grève, ce n’est pas pour demander le départ des dinosaures momifiés, mais pour avoir une semaine de glandouille en plus. Ou bien quand un jeune journaliste est assassiné en prison par les voyous du régime, il n’y a eu aucun élan de solidarité digne de ce nom. Pas même la corporation journalistique n’a pris une quelconque initiative pour condamner ce meurtre, par exemple en faisant une grève d’un jour, ou bien en boycottant les représentants du pouvoir crapuleux.

    Sous d’autres cieux, quand le nom du premier ministre d’Islande est apparu dans le Panama Papers, 10% de la population s’est immédiatement précipitée dans la rue pour exiger son départ, et l’ont obtenu. Voilà un exemple de « peuple »…




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  • Muh Amazigh
    26 décembre 2016 at 21 h 29 min - Reply

    La seule voie possible pour sortir du marasme c’est la séparation du politique et du religieux et une justice qui ne soit pas aux ordres. Tour rentrera dans l’ordre après ça.




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  • GRINE
    27 décembre 2016 at 0 h 26 min - Reply

    J’approuve et soutien ta vision .D’oit-on condamnés sur une simple information ou simple supposition nos dirigeants ,à t-on les preuves de leurs intégrités, de leurs dévouements, tout le monde n’est pas pourri, certes chaque être humain veut être à l’abri de tous les besoins et assouvir sa plenetude,ne condamnons personne ,les raiseaux sociaux sont devenus une véritable arme de guerre de soulèvement populaire et d’instabilité politique.
    Nous n’ont sommes pas à ce stade.
    Nous avons encore le droit de rêver à une meilleure vie pour nos enfants.




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    • rachid dahmani
      27 décembre 2016 at 14 h 53 min - Reply

      Bonjour Grine,

      La présomption d’innocence est certes de mise lorsqu’une vérité n’est pas totalement établie. Est ce le cas pour notre pays et de ses dirigeants? puisque c’est de cela qu’il s’agit. Jusqu’à preuve du contraire tout le monde s’accorde à dire que le pays a été mené au précipice. Que le pays ne peut être dans une situation plus critique que celle où il se trouve. Que ce pays devait connaitre un développement autre avec toutes les richesses qu’il recèle. A votre avis c’est la faute à qui? ne dit on pas qu’on n’a pas de mauvais soldats mais de mauvais généraux… A partir de là, la vérité est certainement établie, les coupables connus et il n y a point de présomption d’innocence. Bonne journée l’ami.




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  • GRINE
    27 décembre 2016 at 0 h 39 min - Reply

    Notre population ne sait et n’a jamais su raisonner,peuple imbue de volontarisme et de « rojla »,et qui n’acceptera au grand jamais de revenir et de vivre dans la peur la dégradation.
    C’est à nos canalisateurs d’orienter cette mouvance
    Il suffirait d’un minimum pour que notre identité soit reconnue mondialement, et qu’on deviennent très solidaires entre nous.
    Il n’y a pas de pays ou les dirigeants soit plus forts que la masse, nous ne pouvons pas aller à contre sens des lois de la physique.




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  • Benabed Slimane
    27 décembre 2016 at 2 h 08 min - Reply

    C’est déjà un programme et j’y adhère




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  • adouane mohamed
    27 décembre 2016 at 3 h 29 min - Reply

    je trouve l’analyse très pertinente et complète; mais certains faits et modes de gouvernance persistent dans la démarche proposée articulée je trouve autour:
    « d’un peuple avisé et déterminé , il me semble que c’est ce peuple qui a applaudi notre grand dictateur , la période de notre grand malheur ainsi l’a chanté notre illustre chantre dela chanson kabyle ait menguelet dans la chanson »awknikhda3 rabbi » et monsieur nordine boukrouh l’si bien dit ,nous n’n’avons pas de peuple , nous avons un gâchis, « l’ghachi » et ce peuple n’est rattaché qu’à la religion manipulée par les pays du golfe alors quoi? attendre de celui-ci hein?
    un autre autre concept organise la démarche proposée le consensus car en fait c’est quoi le consensus? c’est dit clairement c’est »prenons les armes et partez! faut-il un consensus pour son identité l’identité on l’affirme sans retenue, on ne l’importe pas ! ni de l’orient ni de l’occident on est AMAZIGH! point barre c’est ma contribution à la recherche d’un consensus pour mon pays l’Algérie




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  • rachid dahmani
    27 décembre 2016 at 7 h 35 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Charles Darwin l’a bien expliqué : «Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ».
    Le contexte chez nous est un peu différent quand même, car le changement c’est aux acteurs de le provoquer et de l’instaurer. Mais me diriez vous la nature opère sans consulter, car l’environnement est crée par les acteurs en question. Un environnement qui subit les contraintes des un et des autres et à chaque fois un pseudo équilibre est crée dans l’environnement global. L’équilibre étant toujours précaire, tôt ou tard il y aura du changement, ainsi est la loi universelle. Pour notre cas, le changement sera en bien ou en mal, tout est une question de rapports de force entre les différents intervenants et effectivement ce ne sont pas les plus forts ou les plus intelligents qui l’emportent mais ceux qui n’abandonnent pas. Ce sont ceux là qui instaurent à la fin leur propre environnement et le font subir aux restes des acteurs. Bonne journée à tous.




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  • mohamed laribi
    28 décembre 2016 at 1 h 08 min - Reply

    Un chef d’oeuvre,

    En lisant cette lettre, j’ai l’espoir que mon pays va avancer et le futur ne sera que plus beau et prospère. Au tant que on a des penseurs,……




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  • Inoughi
    28 décembre 2016 at 23 h 27 min - Reply

    Le texte est rassembleur face à l’essoufflement des institutions à actuelles mais  »les retards à l’édification d’un véritable Front National démocratique avec des patriotes sincères qui n’ont pas peur de rendre publique leur compte bancaire ou leur patrimoine actuel ni leur passé politique et l’impasse qui s’annonce devraientdebocher sur un large débat an niveau du pays et auprès de Notre communauté émigrée afin que l’Algérie proclame solennellement une rupture avec les méthodes et les choix politiques et économiques à l’origine de cette de cette débâcle et s’engage résolument et sans violence vers cette société du futur aux critères de compétences de Justice et de démocratie participative impliquant dans ses choix des hommes et des programmes avec le consentement et l’engagement de Tous les enfants de ce pays.
    Cordialement N.I.




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  • Abdallah
    30 décembre 2016 at 8 h 23 min - Reply

    Ce n ‘ est pas parce que quelqu’un disserte sur le devenir de l’Algerie pour dire que rien ne va plus , que les algeriens vont adherer à cette these qui circule depuis belle lurette . Que celui qui se croit capable de changer les choses , se sacrifie dignement et là les citoyens sans exception prendrons sa cause . Mais comme nous tous qui intervenons n’ avons pas de poids la balance restera toujours penchée vers les vrai décideurs.Je ne suis pas un magnetouf en français mais le crois que mon message a été compri et par conséquent fichez nous la paix.




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    • Rafik
      30 décembre 2016 at 21 h 36 min - Reply

      C’est ce que disait les harkis pendant la guerre de libération




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  • Abdellah Chebbah
    30 décembre 2016 at 16 h 47 min - Reply

    Le passif de l’Algérie est tellement lourd, qu’il est quasiment impossible, aujourd’hui, de tracer une voie saine qui nous mènerait à une solution globale. Même la France n’aurait pas réussi. Quand un arbre pousse croche, il le restera toute sa vie. À mon avis, il faut le déraciner et planter un autre. Je suis loin d’être pessimiste. C’est juste que c’est un constat réel. L’avenir appartient aux plus jeunes. Il faut les laisser faire. Cela va prendre encore beaucoup d’année de sacrifice et de générations pour retrouver le bon chemin. Tout a été faussé au départ. La preuve, en Algérie, on s’occupe beaucoup plus de vieux que de jeunes, les moudjahidin qui sont passés du simple au double. Le FLN qui est cet astre où gravite tout autour. Il faut en finir avec tout cela. Comment peut-on oublier et pardonner les méfaits du colonisateur et s’en prendre à sa jeunesse qui est l’avenir. Il faut en finir avec le problème du politique et du religieux, il faut en finir avec le problème de langues, Enfin il faut en finir avec tout ce qui nous désunit.
    Pour l’instant il faut arrêter de refaire les mêmes erreurs. Jusqu’à présent, à chaque fois qu’un Algérien naît c’est l’erreur qui se répète. Tout cela passe par l’école. Notre système éducatif est désuète. L’enfant n’a jamais était au cœur des enjeux ni des préoccupations de la société. Dans un système scolaire digne, la société toute entière doit s’impliquer: les parents, les enseignants, les directions, le ministère, l’état, doivent avoir en tête le citoyen de demain. Dans une école, on doit trouver des psychologues, des intervenants, une infirmière, des surveillants etc… l’enfant doit être ROI. En dehors de l’école, au lieu de construire des édifices qui doivent nous remémorer notre passé, nous devons par contre construire des endroits où l’enfant peut s’épanouir: des centre culturels, des salles de sport, des salle d’art et de cinéma. La culture sociale joue un très grand rôle dans la vie d’un enfant. C’est par des actes comme ceux-là que l’enfant peut s’affirmer, peut renforcer son estime, peut prendre de saines habitudes de vie, peut devenir un citoyen responsable. Il faut lui inculquer le sens des valeurs, le sens des responsabilités, le sens de la mesure, le sens du devoir, le sens du droit, le sens de la liberté dans un climat de démocratie.
    Malheureusement, comme nos dirigeants actuels ne sont pas de qualité, cela prendra encore quelques décennies.




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  • Nabil Hafsi
    15 janvier 2017 at 16 h 43 min - Reply

    C’est encourageant de lire ce genre de lettre. Nous avons de la relève. C’est un projet de société qui est exprimé dans cette lettre. J’aurais aimé toute fois connaître le nom de ce grand Monsieur qui se fait passé pour un citoyen Lambda. Quelle modeste!




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  • Lamia Moussaoui
    15 janvier 2017 at 23 h 58 min - Reply

    Vous avez raison Mr Hafsi. Peut-on savoir qui est ce Monsieur Lambda? Je trouve que les algériens doivent reconnaître ces meilleurs enfants qui se font discrets. Pouvez-vous divulguer le nom de ce Monsieur Kamel B? Bien sûr avec son consentement?




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  • Fakou12
    20 janvier 2017 at 19 h 19 min - Reply

    Je voudrais commenter votre passage: Il est vrai que nous ne sommes pas au milieu d’une grave crise apparente comme celle des années 90. La particularité de la situation actuelle, c’est que le danger ne se présente pas sous forme de précipice, mais de longue pente descendante. Au premier coup d’œil, il ne semble pas y avoir de risque. Mais une fois amorcée, la glissade sera inexorable.
    Nous sommes dans une situation infiniment plus grave que celle des années 90. En fait, nous sommes dans le plan B car le plan A , bâti sur la violence, des années 90 n’a pas fonctionné.
    Le plan B, c’est quoi?
    un peuple anesthésié qui va découvrir dans moins de 5 ans qu’il n’aura pas de quoi manger et qu’il n’a plus de ressources pour s’en sortir. Il vivra de l’aumône de certains pays.

    Les traîtres qui ont créé cette situation ont déjà transféré leur famille dans les pays qui ont parrainé cette opération.
    Pardon ,j’oubliais de vous dire. L’Algérie n’aura plus de revenus à l’exportation de gaz et de pétrole dans quelques années. Au fait, il faudra même en importer..
    Mais vous savez déjà qu’on importe du carburant pour des milliards de dollars..qui passe en grande partie en contrebande.




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  • Fakou12
    21 janvier 2017 at 9 h 14 min - Reply

    La recherche du consensus, le statu quo actuel, c’est kif kif!
    L’objectif est d’acheter du temps tout en « faisant du business ». IL FAUT ENDORMIR LE PEUPLE AU LIEU DE DÉNONCER CE QUI SE PRÉPARE AUJOURD’HUI (creusez dans les appels d’offre internationaux du secteur public, vous trouverez)
    L’Algérie a besoin d’une révolution. Il faut que tous les corrompus soient jugés. Il faut récupérer les milliards détournés. On nous met la tête sous l’eau et on nous demande de ne pas respirer pendant deux ans tout en nous rassurant. Tout va bien.
    Quand la vérité sera incontournable en 2019 (celle de la fin des exportations parce qu’ils l’ont programmé depuis 15 ans!!!) et qu’il n’y aura rien à manger , ils vous enverront des cartes postales de Washington, Dubai et Paris. La rue se réveillera trop tard pour liquider les chefs résidents (les manipulés du pouvoir qui ne peuvent pas avoir de papiers). C’est le scénario egyptien qui va s’appliquer.




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  • Fakou12
    21 janvier 2017 at 20 h 34 min - Reply

    C’est un article brillant qui repose sur des concepts logiques. Cet article aurait été bienvenu il y a 15 ans quand il y avait encore de l’espoir. Hélas, l’Algérie a basculé dans le monde des ténèbres. On a renversé les valeurs. Le responsable doit être obligatoirement voleur et le casier judiciaire est un plus. Les juges sont aux ordres. C’est l’analphabète qui dirige et parle à la télévision. La crise financière, ils s’en foutent. Cela les arrange à la limite. Ils continuent à monter des affaires à coup de milliard de dollars de pots de vin (l’appel d’offre de 4000MW quand on daignera vous expliquer ce qu’il contient). Pour l’instant, le peuple est un ghachi . on n’a pas besoin de l’informer. De toutes les façons, il ne réagit plus. Quant un brave citoyen ose parler, il lui arrive des malheurs à n’en plus finir et personne ne bouge. Leur objectif n’est pas de s’enrichir.. DE l’argent, ils en ont à souhait. Ce n’est pas le pouvoir non plus, on ne cherche pas à gérer un pays que l’on détruit. Leur objectif , c’est de se tirer après avoir détruit le pays. Ils ont fait 80% du boulot même si cela ne se voit pas encore. Ce qui se voit, c’est leurs comptes à l’étranger dévoilés par les panama papers et leurs biens immobiliers.. Mais là aussi, le Ghachi ne dit rien. Ne dites pas que la situation est moins grave que dans les années 90.
    On peut espérer qu’ils s’entre tuent car seuls les élus ont une place dans l’arche de Noe.




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  • Congrès du Changement Démocratique