Édition du
27 May 2017

LORSQU’ON FAIT DE L’ORTHOPHONIE SANS LA RÉFÉRENCE, OU DE LA DYSPHASIE SANS THÈSE THÉRAPEUTIQUE

 

Nacira ZELLAL

www.urnop-alger2.com

 

En l’absence de spécialistes, une journée d’étude a été organisée dans le thème de la dysphasie, à la bibliothèque d’El Hamma, le 09 mai 2017. Je ne l’ai su que le jour même, lorsqu’à mon cours de 3ème année de licence, je n’ai eu que 07 étudiants sur plus de 100, de la promotion.

 

En effet, sachant que tous les enseignants d’Orthophonie du pays sont mon produit, certains d’entre eux ont pour basse coutume, de menacer les étudiants de leur attribuer de mauvaises notes, s’ils s’absentent à leurs pseudo-journées d’études, dont la qualité de la présence devient alors, à l’image de tels chantages. Un vrai colloque, une vraie journée d’étude s’imposent d’eux-mêmes au grand public et au public concerné !

 

« Pseudo »-journées d’étude, parce que faire un colloque de neurologie ou de psychiatrie sans être neurologue ni psychiatre ni se référer au spécialiste ni faire de la recherche en neurologie et en psychiatrie, nous rappelle le temps où l’on soignait l’aphasie à l’aide de « hrouz », domaine de la para-psychologie.

 

Comme l’autisme, la dysphasie relève de l’orthophonie dans l’une de ses spécialités, la neuropsychologie et la neuropsychologie n’est ni la neurologie ni la psychiatrie. Un minimum de culture ou un simple clic dans Google, propose, comme l’exemple de ce lien : http://www.dys-positif.fr/dysphasie/, une moisson de connaissances et de données, le démontrant.

 

L’Orthophonie, dont le soin de la dysphasie s’inscrit dans l’une de ses 10 spécialités (décrites dans l’article du LQA du 15/04/2015 : http://lequotidienalgerie.org/2015/04/15/linternationalisation-de-lenseignement-superieur-algerien-a-travers-les-neurosciences/), « les Troubles d’acquisition ou oraux », secteur que les chercheurs intègrent aujourd’hui dans la neuropsychologie, émerge comme science en Algérie.

Lancée depuis 40 ans, l’œuvre est réunie dans le site de l’URNOP, entité de recherches aux 20 équipes pluridisciplinaires neuroscientifiques, basée à l’Université d’Alger 2, lui conférant niveau et visibilité à l’internationale.

Seule entité de recherches en Orthophonie du monde arabo-africain, l’URNOP active par ses Sociétés Savantes, ses Formations Continues, ses colloques, ses doctorants, ses revues et ouvrages, ses tests et logiciels, ses projets nationaux et de coopération, son LMD exporté vers des Facultés de médecine étrangères,…, bref par autant de références de protocoles de soin, qui soient théoriquement justifiés.

 

Nos techniques ne sont pas des « hrouz », elles sont fondées scientifiquement et expérimentées à travers des travaux soutenus devant des jurys reconnus ; nos tests et logiciels de rééducation sont adaptés et étalonnés au/dans le réel algérien ; l’à peu près n’a pas droit de cité dans notre Laboratoire, source d’enseignement académique, créant aujourd’hui la structure Chaire-Département-Filière Orthophonie, à part entière. La profession d’orthophonie en est la résultante pratique.

 

Faire fi de tout cela, à travers des journées d’études orphelines, sans références, est indécent, malhonnête et se situe à la limite de la caricature. Ces amateurs vont même rééditer leur « journée sur l’autisme », sans avoir vu, ne fut-ce qu’une fois dans leur vie, un enfant autiste ! Sinon, qu’ils nous publient donc leur thèse de rééducation de l’enfant autiste ! Le chirurgien organise- t-il donc un colloque de chirurgie sans avoir jamais pratiqué une opération ??

 

Parler donc de la dysphasie, en grande pompe dans un joli hôtel, sans présenter sa thèse thérapeutique validée à l’internationale ni les techniques modernes et actuelles qui en sont issues, ni le résultat de leur utilisation en milieu clinique, ni leurs études de cas effectivement rééduqués, est d’autant plus aberrent, qu’il s’agit d’un trouble grave, avec lequel on n’a pas le droit de plaisanter.

 

Ah ! Si le patient savait !

 

En médecine, de tels actes sont interdits par l’Ordre des médecins et par la Charte d’Ethique, car il y va de la Santé Publique. L’Orthophonie n’a malheureusement pas trouvé d’Hommes avec un grand « H » pour la défendre : n’importe qui y trouve alors son compte, pour y enseigner n’importe quoi, justifiant ses heures supplémentaires et son salaire avec bourse de stage à l’étranger.

 

Seule, je ne réglerai certes pas le problème de ce viol collectif de propriété intellectuelle et de son expertise, mais j’ai pour devoir de le dénoncer, à chaque fois qu’on m’en donne l’occasion. Faire prendre conscience à nos jeunes, du gros trafic d’influence perpétré au sein de l’orthophonie à l’échelle nationale par mes propres élèves devenus même, situation devenue tragi-comique, mes évaluateurs à la CRC, la CNH et autres CC…, dont j’ignore jusqu’à même le nom, est aussi une avancée.

 

Confondre propriété intellectuelle, chapitre du Droit international avec propriété privée par détournement avéré, est un délit historique.

 

La dysphasie est une affaire d’orthophonie et l’orthophonie en Algérie a un extrait de naissance, elle n’est pas SNP. Autrement dit, faire de l’orthophonie sans référence c’est aussi faire dans le « hrouz et dans de la para-psychologie ».

 

Je cite la thèse de Doctorat d’Orthophonie de Kheddouci Karima dirigée par moi-même et non par celui qui me l’a dérobée une fois déposée, afin de se promouvoir (scandale non réglé à ce jour), rassemble une expérience en dysphasie d’une bonne dizaine d’années (voir site de l’URNOP).

 

Voici le fond du problème. En fait, certains de mes anciens élèves, de ma génération, mais depuis plus de 20 ans absents de la sphère scientifique, commencent aujourd’hui à ressentir l’isolement dans l’ennui. Leurs cours sont faits de réchauffé ou de copier-coller, du site de l’URNOP. Passons sur le plagiat.

 

Alors, elles croient pouvoir « émerger » des ténèbres, par le truchement de « l’organisation » de telles « journées d’études », qui sont sans Apport. L’administration leur permet l’auto-expertise alors que, paradoxalement, elle instaure une cellule Qualité et un Conseil d’Ethique, au sein même de l’Université !

 

Pire, ils n’ont pas comme complices que certains décideurs au CV inconnu, ils sont aussi encouragés, tenez-vous bien chers lecteurs, par certains Professeurs de médecine, qui, eux aussi, visiblement s’ennuient dans des spécialités, qui pourtant comme l’ORL, la psychiatrie et la neurologie, ont tant besoin qu’on y mène de la recherche scientifique médicale !

Ceux-là, qui se reconnaîtront tout en reconnaissant, en leur for intérieur, mon statut de Fondatrice de la Chaire d’Orthophonie, viennent alors faire de la démonstration devant mes étudiants de licence en mon absence, en leur proposant de la description symptomatique. Or, ils n’ont jamais rééduqué un dysphasique, un autiste ou un dysphonique ! Comment ce personnel de mon grade, peut-il donc commettre une telle bavure et une telle faute d’éthique ? Que vaut donc son sermon d’Hippocrate ? Un chef de service hospitalier permet-il donc à ses Assistants d’organiser un colloque dans son  service sans l’en informer ? L’Ordre des médecins le radierait de la Fonction Publique.

 

Mais, il est vrai que dans des Sciences Humaines et Sociales livrées à elles-mêmes et en déconfiture, l’opportunité est donnée à ce genre d’effraction scientifique, dans ce rare vrai îlot de science authentique, qu’est l’Orthophonie, évoluant en leur sein. La reconnaissance du Département en 2015 seulement, fut-il pris en otage par des psychosociologues égarés, minimise toutefois largement les dégâts occasionnés depuis 1979, reste-t-il encore beaucoup à faire.

 

Ainsi, le noble débat scientifique est craint ; faute de quoi, ne fut-ce que pour être crédibles, c’est à ces médecins qui, pour parler d’orthophonie, auraient cherché la référence en Orthophonie. Je participe chaque année à des colloques médicaux internationaux. En Algérie, aux médecins qui, eux aussi se reconnaîtront, car, fort heureusement, il y en a avec lesquels nous travaillons en permanence, l’histoire reconnaîtra le niveau d’avoir contribué à créer les neurosciences cognitives. Le charlatanisme, lui, n’a pas longue vie.

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14 Commentaires sur cet article

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  • Dria
    10 mai 2017 at 12 h 44 min - Reply

    L’orthophonie, le professeur et les élèves, une image qui reflète la situation tragique du pays.

    Si on était dans un état de droit ces révélations impliqueront des demissions.

    Si on était dans un état de droit le ministère aurait du intervenir et sanctionner depuis belle lurette.

    Si on était dans un état de droit un article aurait suffit a faire déguerpir faussaires et mediocres or c’est le nième article que je lis (du moins sur LQA sur les perepeties du Pr Zellal). sans il n ‘y ait de changement.

    Si on était dans un état de droit le président de la république aphasique aurait dû faire appel aux orthophonistes et medecins algériens, pour réapprendre a parler et non pas se faire rééduqué par des français du Val-de-Grâce.

    Dans cet état de non-droit le pouvoir favorise la Dysphasie, l’Aphasie, l’Amnésie, la Dyslexie…pour que règne la médiocrité.




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    • Alilou
      14 mai 2017 at 13 h 22 min - Reply

      @Dria

      Oh cher ami….il faut pas mettre tout le monde dans le même sac….je suis disxlexquique.

      Je comprends tout à l’envers….




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    • rachid dahmani
      21 mai 2017 at 7 h 55 min - Reply

      Bonjour Dria, Bonjour Alilou, Bonjour à tous,

      Ne pensez vous pas que tous que cet état de non droit a rendu tout le monde apoplectique? avec la dysphasie, l’aphasie, l’amnésie, la dyslexie, la fantaisie, la cocosie, la khrotosie…etc, c’est un monde apoplectique ça? non?




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  • sacy
    10 mai 2017 at 13 h 58 min - Reply

    de toute façon les miniatures resterons toujours miniatures… ils étaient dans une hibernation prolongee mnt qu’ils sont réveilles séniles avec une grave démonse… Donc ils ont le temps de faire des bavures à tort et à travers leur tout petit cursus pseudo scientifique qui leur reste… tout ça n’est que le fruit d’un complexe qu’ont le nome infériorité scientifique…




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  • attik
    10 mai 2017 at 18 h 32 min - Reply

    Tiens! Regarde comme ça va bien….quand notre Professeur parle et démontre !




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  • Si Tchad
    11 mai 2017 at 11 h 10 min - Reply

    Et n’allez surtout pas parler des problemes d’orthophonie à M. Boudiaf, ministre de la « santé ». Il pourrait alors vous diriger vers sa collègue Mme Feraoun, qui s’occupe de tout ce qui a trait aux correcteurs d’orthographe sur téléphones portables, c-a-d à…l’orthophonie…

    Wesh M. le ministre de la santé, essaha labés ?




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  • malik
    11 mai 2017 at 20 h 30 min - Reply

    à Si Tchad, vous êtes sympathique ! c’est justement parce qu’elle émerge comme science et que ses cabinards gagnent mieux qu’un professeur de médecine, que certains médecins prédateurs cherchent à nous écarter de notre métier, si au moins ils y comprenaient quelque chose, comme syèdhoum les médecins européens et américains qui l’enseignent dans leurs facultés de médecine et non dans les tristes locaux des ouloum ijtimaia …. la nuit et le jour…

    Signé : deux orthophonistes praticiennes, très déçues par ce genre de médecins… Mais, heureusement que tous les médecins ne sont pas les mêmes ! Il y en a qui nous respectent !




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  • Si Tchad
    12 mai 2017 at 11 h 12 min - Reply

    Selon Radioalgerie.dz, le « directeur général de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur » Hafid Aourag annonce une « extraordinaire » découverte qui va contribuer à « sauver l’humanité »…Annonce sera faite au Salon des produits de la recherche du 18-21 Mai à Alger.

    J’ai ma petite idée là-dessus: il s’agirait d’un robot incorruptible qui pourrait gouverner de façon efficace des pays riches comme l’Algérie, mais, contrairement aux robots actuellement au pouvoir, il ne volerait pas, ne mentirait pas et ne truquerait pas…

    Seulement il serait exclusivement destiné à l’exportation, ya lil asef…




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    • Alilou
      14 mai 2017 at 13 h 33 min - Reply

      @SiChad.

      Mais non pas un robot….il va nous annoncer qu’un algérien diplôme de harvard-mit à découvert un remède qui rendrait la jeunesse et supprimerait la senilité a tous les barons au pouvoir. Il s’appelerait chabab rabi.




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  • malik
    12 mai 2017 at 14 h 20 min - Reply

    cher Ami Si Tchad, on est surtout pressé de voir comment ce robot va sauver l’humanité…. la surprise sera de taille ! on est pressé de voir cette découverte ! merci à la DGRSDT qui aide tant la recherche en exigeant des dossiers de 1000 pages administratives pour faire payer une facture de 10.000 da ! vraiment ce découvreur est fort ne fut-ce que pour avoir pu braver les obstacles administratifs…




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  • Parent
    19 mai 2017 at 22 h 52 min - Reply

    Réponse d’un parent d’enfant atteint de Dysphasie

    Ce qui a valut, à la journée d’étude, autant de virulence dans l’article de madame Nacira ZELLAL, c’est qu’une journée d’étude sur la Dysphasie, s’est faite sans Madame le professeur….elle, qui dit être « fondatrice de la chair de l’orthophonie »,…elle souligne aussi, le fait grave, que ses étudiants ont assisté à cette journée sans sa permission…
    Pour dire la vérité je ne savais pas qu’il y’avait une unique sommité de l’orthophonie en Algérie, je viens de l’apprendre….de ce fait, un crime de lèse-majesté a peut être été commis, …faut-il alors sanctionner tous le monde qui était présent à cette journée : les étudiants, les professeurs, les associations, les responsables ?
    Faut-il aussi anéantir toute initiative qui viendrait « d’ailleurs » ? … dommage, car dans votre article qui suscite un faux débat, madame le professeur a, semble-il, oublié le cœur du problème qui est l’enfant dysphasique. Cet enfant qui est incompris, oublié, marginalisé, stigmatisé, laissé de coté, oublié des programmes scolaires et toujours au final chassé du système scolaire…. cet article semble, en apparence ouvrir un débat, mais en réalité c’est juste une occasion de règlement de comptes dans un milieu scientifique. Ce milieu, ou des professeurs censés œuvrer pour soulager ses enfants « handicapés » et être des modèles, prennent plaisir à se jeter des pierres.
    Porter un jugement aussi définitive en disant que c’est une « pseudo- journée d’étude » sans que madame le professeur eu à y assister est assez curieux. Notre respectable professeur fait preuve de légèreté avec ce jugement subjectif sauf si elle a été trompée par un émissaire qui lui a rapporté des fausses informations.
    Quand elle dit que « les enseignants d’Orthophonie du pays sont mon produit », normalement c’est un objet de fierté et non d’ironie, cette phrase fait planer un doute sur degré de modestie scientifique de madame le professeur. Comment ne pas en douter quand on dénigre les efforts d’une association à but non lucrative qui a « osée » organiser cette journée d’étude avec l’aide de professeurs et des docteurs « amateurs » selon elle.
    Profiter de l’initiative d’une association (que je ne citerais pas, pour ne pas qu’on pense que je fais de la publicité, même si une association en a besoin pour survivre) pour dénigrer ou pour régler ses comptes avec d’anciens étudiants est tous simplement inapproprié. Le comble serait de faire de la pub pour son équipe de recherche, alors que c’est tous simplement ni l’endroit ni l’occasion pour le faire.Vous pourriez alors pour cela organiser votre propre journée d’étude, un congrès, une conférence internationale ou mieux lancer une association à but non lucratif.
    La dysphasie n’est pas que l’affaire que de l’orthophonie, elle fait intervenir plusieurs disciplines, des pédopsychiatres, des psychomotriciens, des psychologues,.., etc, et non comme madame le professeur essaye de faire croire. Pour cela, je me permets de citer la même référence qu’elle a utilisé, à savoir, lien : http://www.dys-positif.fr/dysphasie/, ou il est clairement dit et je cite : « En raison de la complexité du trouble, la prise en charge devra être multidisciplinaire. Ainsi, en plus de l’intervention de l’orthophoniste, la consultation d’un psychologue ou d’un ergothérapeute pourra également être utile…… une consultation médicale, une consultation psychologique ainsi qu’un bilan psychométrique, doivent être effectués afin d’écarter tout problème pathologique, sensoriel ou psychologique… ».
    Il est vrai, que l’orthophonie demeure au cœur du diagnostic et de la prise en charge, c’est pour cela qu’il y’avait dans cette journée d’étude l’intervention de deux Professeurs et de quatre docteurs en orthophonie. pour dire l’importante qui est réservée à ce domaine, sans oublier bien sur les trois autres professeurs en pédiatrie, en pédopsychiatrie et en neurologie…alors quand elle dit « une journée d’étude a été organisée sans la présence de spécialistes », je me demande la qualité qu’on doit avoir pour être « spécialiste », peut être qu’il fallait inviter des prix Nobel. Oui, c’est des professeurs, docteurs, et chercheurs dignes qui se sont déplacés pour partager leurs science sans rien attendre en retour, ni pour faire de la publicité, ni pour régler leurs comptes.
    Je profite de cette occasion pour les remercier pour avoir pris sur leurs temps pour partager leurs expériences et leurs savoirs. J’ai eu la chance de m’entretenir longuement avec eux pour mesurer toute leur modesties, car malgré le fait qu’ils ont poussé leurs études jusqu’au dernier grade scientifique, en Algérie ou à l’étranger ils ont su garder les pieds sur terre et sortir de leurs salles de cours afin d’être sur le terrain et partager humblement leurs savoir. Ils sont resté en phase avec la réalité de la détresse des enfants dysphasiques, ils ont étés durant cette journée d’étude accessibles et sensibles aux parents des enfants dysphasique et à leurs larmes.
    Si tout ce beau monde est « amateurs » aux yeux de madame le professeur, alors je me demande qui est le spécialiste et l’expert ?
    Je me demande aussi quel est le but derrière cette virulence et ces nombreuses contre-vérités, comme le fait de dire «une journée d’étude organisée en grande pompe dans un joli hôtel ». Non madame le professeur, il n’y avait ni hôtel, ni grande pompe, au contraire, il n’y avait aucun sponsors, sinon la louable attention du responsable de la Bibliothèque Nationale qui a été, sans doute, touché par le mal qui touche ses enfants, et a accordé la salle de conférence, sans luxe ni déjeuné mondain.
    Peut être que vous avez pensé par défauts, que cette journée d’études était conventionnée et ressemblait à celles que vous avez peut être l’habitude d’assister dans des hôtels de luxe ici en Algérie ou ailleurs.
    Encore une autre contre-vérité quand vous dites « ces amateurs vont même rééditer leur « journée sur l’autisme », c’est une association de dysphasie et non d’autisme…dire des contre-vérités me fiat poser la question : pourquoi ce venin préchauffé et prés à être répondu à la première occasion ? quitte à que ca soit contre une association, mais la, vous êtes trompé de cible et d’ennemies. Oui, je m’insurge contre ces nombreuses contre-vérités et sur le fait de prendre ces enfants dysphasiques en otage pour régler des comptes.
    Je ne dis pas que c’était une journée parfaite, c’est une première initiative qui mérite d’être soutenue et encouragée, elle s’est faite à l’aide de spécialistes, de parents et d’une association de dysphasie, alors il serait malsain de profiter de la détresse des dysphasique pour faire passer des messages cachés.
    Vous avez fait exprès de ne pas citer le titre de la conférence qui avait pour thème « la dysphasie mieux comprendre pour mieux intervenir », c’était une occasion pour échanger, sensibiliser, et vulgariser la conduite à adopter face au problème de la dysphasie et pour faire prendre conscience des parents et décideurs, pour demander de l’aide, et tirer la sonnette d’alarme sur les nombreuses difficultés que l’école subit et ce n’est, surement pas, comme vous laisser croire une conférence pour publier des avancées scientifiques. Ce n’était non plus une soutenance d’une thèse pour étaler des références discutables mais juste une première initiative pour expliquer par des mots simples la Dysphasie.
    J’ai un respect immense pour votre grade scientifique qui doit vous honorer. Je suis sur que vous avez été induit en erreur, je ne crois pas que vous soyez l’image de ce que vous avez projeté sur les autres, Personne ne peut prétendre detenir la science diffuse. C’est cette vérité je voulais témoigner sur la journée d’étude sur la Dysphasie. Les autres vérités, les rivalités et les malentendus qui se passent à l’université, même si elles sont réelles, n’aideront pas l’association à mon sens.
    Je sais que, avoir fait des études à l’étranger ne peux justifier à aucune personne de se placer comme garante de la science diffuse. C’est aussi grâce aux institutions étatiques de notre pays, dont certains professeurs dénigrent, qu’ils sont arrivés la ou ils exercent, dans des universités et facultés publiques.
    Enfin, je laisse soin aux experts et spécialistes, « si ils existent », de vous répondre, même si je sais qu’ils ne vont pas polémiquer, ils ont répondu présent à la journée d’étude, c’est déjà une bonne réponse et c’est à leur honneur. Comme dit toujours le président de l’association et la directrice de l’école : « nous sommes une association à but non lucratif, la porte est ouverte à tous le monde, les enfants dysphasiques ont besoin de toute l’aide, il suffit juste de venir les voir à l’école…»
    Aidez-nous ou laissez-nous tranquilles,…. Comme disait Alphonse de Lamartine : Il est plus facile de détruire que de construire.




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    • Pr ZELLAL Nacira
      21 mai 2017 at 0 h 25 min - Reply

      A l’auteur : Parent
      19 mai 2017 at 22 h 52 min – Reply
      Réponse d’un parent d’enfant atteint de Dysphasie

      Monsieur, merci au moins pour vous être gardé de m’insulter. Vous savez, derrière l’anonymat on peut tout raconter. Votre discours vient, comme par hasard, au lendemain d’un appel reçu d’une parente d’enfant dysphasique, que je ne connais pas, qui m’a tenu un discours tout à fait opposé au vôtre. Elle ne s’est plus manifestée, comme elle convint de le faire et donc rien ne me prouve qu’elle ne serait pas l’auteure de cette tirade, suite à un « lavage de cerveau » visant ma personne, comme j’en fait l’objet depuis 40 ans. L’Algérie est le seul pays au monde qui s’acharne contre le premier. Ceci ne m’a pas découragée, bien au contraire !
      Je regrette que vous n’eussiez pas compris mon message. Je vous informe, au risque de me répéter, qu’un clan de mes anciennes élèves, n’ayant pas pu émerger et stagnant dans leur médiocrité, tentent aujourd’hui, condamnées à produire depuis ma création (en 2015) du Département où elles justifient leur poste, « d’activer » en s’infiltrant dans des activités d’associations, y racontant n’importe quoi, ce que j’aurais publiquement prouvé si elles m’avaient informée de cette journée. Elles ne s’y sont alors pas risquées. Oui, Monsieur, la règle c’est qu’on ne fait pas de la psychiatrie sans le Pr Kacha ni de l’ORL sans le Pr Abdelouahab, faute de quoi, il y va de la crédibilité du programme. J’ai parlé en faveur de l’enfant dysphasique. Dommage que vous ne l’eussiez pas saisi. Enfin, vous avez à la fin de votre discours, pour le moins moralisant, évoqué le concept d’expert! Sachez donc que si aucun expert n’a pu me répondre, c’est tout simplement parce qu’il n’y en a pas. La seule spécialiste en Algérie, Docteure d’Orthophonie sous ma direction (2011), dans le thème de la Dysphasie, Kheddouci Karima, ne peut pas me répondre, par pudeur. Je prévois une émission médiatique dans la thématique et vous verrez, arguments scientifiques à l’appui que ce n’est ni une affaire de pédiatrie, ni de pédopsychiatrie et encore moins de neurologie ! En attendant, je me tiens tout à fait prête à venir, en présence du même public, vous proposer, une conférence-spécialiste : vous avez mes coordonnées dans le site de l’Unité de Recherches que je dirige : http://www.urnop-alger2.com . Ce site, où l’Historique de la Fondation de la Chaire, de la Recherche et du métier d’Orthophonie est publié, vous montrera que je n’ai fait que construire. Ce sont mes élèves (parmi eux des présents à votre colloque), qui détruisent; bien des scandales en ont été dénoncés par voie de presse.
      Cordialement, Pr Zellal




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      • Parent
        22 mai 2017 at 20 h 40 min - Reply

        Je ne me permettrais jamais d’insulter quiconque même en anonyme, encore moins un professeur dont je respecte le grade et la fonction…et non, je ne vous ai jamais parlé par téléphone, ni eu l’occasion de vous voir … à quoi servirait sinon un double langage.

        Je ne voudrais pas que mes écris soient détournés de leur contexte ou utilisés contre une personne ou institution, je n’ai fais que donner un avis personnel d’un(e) parent(e) d’enfant dysphasique sans avoir subit un lavage de cerveau ni de manipulation. Mais je me dois de dire que vos écris m’ont réconfortés. Votre façon sereine d’assumer les débats m’a fait ressentir que vous êtes assurément quelqu’un qui construit et non qui détruit. Ça serait un plaisir de discuter avec vous de vive voix, si, bien-sur vous m’accorderiez cet honneur.

        J’ai eu, peut être, tort de penser que c’est un faux débat, finalement cet échange, non conventionnel, reste positif au demeurant. Ce débat a eu le mérite de vous connaitre et d’apprendre par la même occasion votre bienveillance et votre soutient à la cause des dysphasiques. Loin de moi le fait de vouloir être la porte parole de l’association, je ne représente que moi-même. Il est important de souligner qu’il ya un travail immense et discret de bénévoles que je ne voudrais en aucun cas les mêler et encore moins déranger ou perturber leurs dynamismes.

        Mon anonymat se justifie dans ce sens. Veiller à ne pas faire ni de bonne ou de mauvaise publicité à ceux qui travaillent dans le silence et peut être, par le fait que nous parents d’enfants dysphasiques avons le sentiment que notre parole n’a aucun intérêt, on n’existe pas aux yeux des spécialistes et des responsables qu’a travers les associations et encore. Quand on subit les entraves et les attaques de toute part encore et encore, des belles paroles non tenues et des portes fermées, on ne sait plus qui/quoi croire.

        Mes écrits n’avaient pas le but de blesser ni de moraliser, c’est juste un cri de rage, de ras-le-bol et d’impuissance face à l’accumulation de tant de mal et de déceptions… Mais heureusement que l’espoir demeure surtout à travers cette association qui œuvre pour venir en aide aux dysphasiques et dont le débat virulent n’aide pas, bien au contraire…des écris négatifs peuvent être utilisés pour jeter des pierres ou pour justifier la réticence à ceux qui hésitent à nous venir en aide.

        Sans vouloir encore remettre le couteau dans la plaie, nous attendions que la presse en ferait un écho positif de la journée d’étude, mais à la lecture de votre article, certains parents ont senti une tristesse et une frustration, comme si le travail qui a été fait, n’aurait servi à rien, et tous ce retour « négatif » à sapé le moral des volontaires. Croyez-moi, au regard des nombreuses entraves, ça relève presque du miracle si cette journée à eu lieu.

        Comprenez-nous, madame le professeur, nous étions si heureux d’avoir réussi, tant bien que mal, contre vents et marées, sans aucune ressource externe, une journée d’étude pour faire entendre notre voix, pour faire comprendre d’une part que l’enfant dysphasique qui est vu par notre société comme un «débile» ou un «fou», a des difficultés sociales et pas seulement d’expression, et à la fois pour dire à ceux qui non pas déjà rencontré d’enfants dysphasiques que ce n’est pas qu’une difficulté de prononciation ou d’un bégaiement mais un vrai handicap.

        Par ailleurs, les parents de dysphasiques demeurent à l’affût de la moindre information concernant la prise en charge de la dysphasie qui demeure un handicap lourd nécessitant parfois une intervention pluridisciplinaire, car le mal est souvent associé de difficulté d’intégration, de dyspraxie, de dyscalculie… pour vous dire que vos arguments scientifiques seront très attendus.

        Je rappel encore une fois que cette journée a été organisée par une association à but non lucratif qui ne demande qu’à travailler avec des «spécialistes» qui le veulent bien. L’association n’a pas le luxe de choisir ou de refuser de l’aide de «sommités» mais juste le mérite de programmer des experts qui affichent leurs disponibilités à partager leurs expertises pour aider les dysphasiques. Seul le temps sera à même de démasquer les opportunistes que vos dénoncer.

        Connaissant les membres de l’association et l’encadrement de l’école, je pourrais vous dire que si une autre journée serait organisée, vous seriez la première à être informé, vu la qualité de votre expertise, l’intérêt que vous portez aux dysphasiques et au fait que tous ceux qui veulent apporter leurs aides sont toujours les bienvenus. Je voudrais profiter de cette occasion pour demander à tous les intervenants de ne pas mêler l’association à leurs futurs débats et ambitions fussent-ils justifiés ou pas, l’association a déjà assez de problèmes comme ça

        Respectueusement
        Un(e) parent(e)




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  • Pr ZELLAL Nacira
    22 mai 2017 at 23 h 12 min - Reply

    A Parent
    22 mai 2017 at 20 h 40 min – Reply

    Rebonjour, vous avez mon e-mail dans le site de notre labo et je travaille au Campus de Bouzarréah, Département d’Orthophonie et à l’URNOP. Me contacter avant de venir à Bouzarréah, au cas où vous optiez pour une entrevue. L’équipe qui s’occupe avec moi de la dysphasie pourra aussi vous rencontrer. A bientôt




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