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27 May 2017

Algérie: Le sociologue Nacer Djabi quitte une université « à l’agonie », livrée à la « violence et la corruption »

                 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Oussama Nadjib vendredi 19 mai 2017 17:55

http://www.maghrebemergent.info/

 Le sociologue algérien Nacer Djabi a annoncé aujourd’hui sur sa page Facebook qu’il quittait une université algérienne à « l’agonie » à qui le régime applique le même traitement qu’aux entreprises industrielles : au lieu de les réformer, il les laisse mourir avant de les céder au dinar symbolique.

 

 Nacer Djabi a décidé de quitter l’université après avoir choisi d’y travailler en «toute conscience » et y avoir passé des années gratifiantes  entre l’enseignement, la recherche et les combats syndicaux. « Qu’est-il arrivé pour que j’en arrive à demander ma retraite et à quitter l’université alors que je suis un âge où je peux encore donner… ? ».

 A cette question le sociologue répond qu’il quitte l’université après avoir être arrivé à la conclusion est qu’il n’est plus possible de la réformer.  Le sociologue dresse un constat sombre de l’état de délabrement de l’université et des situations de rentes dont profitent les différentes catégories (syndicats, organisations d’étudiants..).

Impuissance et corruption

 Le constat est implacable : « L’université algérienne n’est plus réformable et sa situation va se détériorer davantage. Les agressions contre les enseignants et la violence au sein de l’enceinte universitaire vont croitre et se développer car les conditions objectives et subjectives qui y conduisent sont réunies dans la majorité des institutions… Le niveau d’instruction des étudiants et des enseignants va se dégrader davantage et… les différentes formes de corruption vont prendre des dimensions industrielles… ».

 

Nacer Djabi

 

 Nacer Djabi met en relief l’impuissance de la communauté universitaire qui «ne sait plus quoi faire pour sortir de l’impasse » et qui constate quotidiennement la dégradation « sans être capable d’une action collective organisée pour rompre » avec cette situation.

«Ces universitaires s’attristent de l’état de dégradation de la situation en attendant de quitter, comme moi, dans un choix de salut individuel  après l’échec des solutions collectives … ».

 Pour Nacer Djabi, le «cout politique élevé » d’une vraie réforme la rend indésirable pour le régime qui « ’a fondamentalement aucune volonté de réforme, ni dans l’université, ni dans d’autre domaines. ».  Le sociologue souligne qu’une réforme du système éducatif et de l’université implique de « dire à la société des vérités connues » et de s’attaquer « à de nombreux intérêts et à des formes de corruptions répandues… ».

 Nacer Djabi cite à cet effet des « organisations estudiantines et des syndicats qui, pour une bonne partie, sont devenues des producteurs de corruption à échelle industrielle ». Une réforme implique de se confronter aussi à une partie du corps enseignants, des étudiants et des catégories professionnelles qui sont en charge de la gestion quotidienne.

 

Des élites politiques et intellectuelles à grands clivages

La réforme de l’université nécessite un consensus social qui « n’existe pas actuellement» dans une société où «les élites politiques et intellectuelles sont traversées par de grands clivages notamment sur les  questions culturelles et linguistiques. En un mot, la réforme réelle exige des conditions, des stratégies et une détermination qui n’existent pas actuellement, ce qui veut dire que les choses vont probablement rester en l’état voire pourrait se dégrader encore ».

Nacer Djabi établi un parallèle avec ce qui est arrivé aux entreprises industrielles publiques «qu’on a laissé mourir au lieu de réformer à temps pour les vendre au dinar symbolique. Une démarche sans grand cout politique et très fructueuse pour notre classe dirigeante ».

 La même démarche semble être mise en œuvre pour l’université.  Au lieu d’engager une réforme qui demande du courage et qui peut être «politiquement couteuse », les tenants du régime choisissent la « facilité » en confiant à des universités étrangères le soin de « former la future élite algérienne » une fois «démontrée » que « l’université nationale n’est plus en mesure de la produire. ». Les castes dirigeantes qui ont gouverné le pays au nom de légitimité dépassée veulent passer la main à leurs progénitures formées à l’étranger.

 La «société algérienne connait des grands changements » et une de ses tendances lourdes est le transfert du «bien public vers le privé », observe-t-il. L’institution universitaire n’échappe à ce mouvement.

«Notre université va décliner puis mourir en douceur en attendant l’université privée, comme cela été le cas d’expériences arabes et étrangères, et l’apparition d’un système d’enseignement parallèle. L’avenir jugera  même si des indices sur les expériences de pays arabes montrent que le succès est loin d’être garanti et qu’il aggrave les inégalités sociales. Ces expériences montre que ce système ne sera pas plus facile à gérer qu’une université publique qui agonise sous nos yeux ».


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12 Commentaires sur cet article

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  • Abdellah Chebbah
    19 mai 2017 at 19 h 47 min - Reply

    Monsieur Djabi, cela fait belle lurette que l’université Algérienne agonise. Partout où vous allez, dans toutes nos universités, on remarque un laissez aller de la part des responsables. En 1997 je l’avais déjà dit au ministre de l’enseignement supérieur Benbouzid que l’université Algérienne s’est clochardisée. Quand, ya 3ibad rabi, vous vivez avec des chiens errant dans l’enceinte même de l’université, quand les toilettes pour filles sont inexistants, quand l’ensemble du personnel, au nombre du triple de celui des enseignants, s’adonnent à du proxénétisme avec les femmes de ménage, avec les étudiantes pour des avantages scolaires, quand la drogue se vend chez une personne bien connu de toute l’université, quand des travailleurs, et je précise bien, des agents de sécurité sont envoyés en stage dans des pays arabes, devant tout ce gâchis, ce n’est plus un lieu de science, mais un bordel à ciel ouvert. Pardon monsieur Djabi vous auriez dû quitter comme l’ont faits des milliers d’enseignants. Je viens de vous décrire ce qui se passait à l’USTO d’Oran. L’ex recteur, dont l’entière responsabilité lui incombait, est aujourd’hui ministre. Heureusement, que j’ai quitté au bon moment pour d’autres cieux.
    Quand je vais à Oran, en vacances et que je rencontre des anciens collègues, je ne peux pas me retenir de rire aux éclats surtout quand ils me racontent que des projets se font et qu’ils publient à l’étranger. Ils sont tous des docteurs avec le grade de pofesseur (soustenance bidon en Algérie). Leur salaire a été gonflé (autour de 20 millions de centimes) Waw! Allah Wakbar. Je les plains les pauvres.




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    • Salah-Eddine SIDHOUM
      19 mai 2017 at 20 h 30 min - Reply

      Respect, Mr Chebbah. Vous venez de décrire avec franchise ce que nous avons nous aussi vécu, en tant qu’hospitalo-universitaires dans les années 80 – début 90. Un triste constat.




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  • Rédaction LQA
    19 mai 2017 at 19 h 52 min - Reply

    Conseil National des Enseignants du Supérieur
    مقال للدكتور جابي ناصر تحت عنوان  » لماذا غادرت الجامعة  »
    لماذا غادرت الجامعة؟
    اخترت العمل بالجامعة كأستاذ، بشكل واعي، مباشرة بعد تخرجي من الجامعة، رغم ما كان متوفر من فرص عمل أخرى أحسن بكثير، في قطاعات عديدة بالنسبة لجيلي على الأقل، في ذلك الوقت. اختيار الجامعة كان لعدة أسباب، منها الحرية التي تتوفر للأستاذ الجامعي، وتنوع نشاطاته المهنية بين التدريس والبحث. زيادة بالطبع على الحرية التي يوفرها العمل الجامعي بالنسبة، لمن ابتلي بسوسة النقدية والاهتمام بقضايا الشأن العام ورفض القولبة الفكرية والمهنية مثلي.
    كنت لسنوات قليلة مضت سعيدا بعملي كمدرس جامعي، رغم كل المنغصات التي بدأت تتراكم. فكان اسعد ايامي، يوم صدور كتاب لي او مقالة علمية او محاضرة ألقيها على طلبتي واخرج من القسم وانا حاسس انني قدمت درسا كنت راضي عنه.
    رضا اشعر به في عيون طلبتي وطالباتي وهم يستمعون الى ما أقدمه. لم اكتفي بالتدريس وحاولت ان أكون باحثا جديا، فالفت الكتب والمقالات وشاركت في الملتقيات وأجريت البحوث، سافرت والتقيت بزملاء وأصدقاء، من كل بقاع العالم، اعتز بصدقاتهم لحد اليوم.
    بالطبع لم اسكت عن الأوضاع السيئة التي بدأت في البروز داخل الجامعة منذ سنوات، فانتميت لنقابة الأساتذة، عندما حانت فرص العمل النقابي التعددي. نظمت الاحتجاجات والاضرابات وشاركت فيها، من اجل الدفاع عن الجامعة وقيمها العلمية والأخلاقية، كما تصورتها وعديد من الزميلات والزملاء الجيدين، الذين بدأ عددهم يقل، مع الوقت للأسف. تحت وطأة التوظيف الجماهيري الذي بدأت الجامعة تعيشه منذ سنوات.
    فماذا حصل حتى أطالب بتقاعدي واغادر الجامعة وأنا في سن لازلت فيها قادر على العطاء والعمل الفكري النوعي، بعد هذه التجربة الطويلة في التدريس والبحث. انا الذي انطلقت في التدريس من أكثر من ثلاثين سنة وعمري اقل في بعض الأحيان، من عمر طلبتي وطالباتي (25 سنة)؟
    ما حصل ويحصل في الجامعة الجزائرية هذه السنوات ودفعني الى المطالبة بمغادرتها، كما فعل ويفعل يوميا بعض الزملاء من الجيل الذي انتمي اليه وحتى جيل اصغر. يغادرون الجامعة وهم تحت وطأة الشعور بالفشل والعجز عن تغيير الأوضاع. ما يحصل في الجامعة كما عكسته الصحافة جزئيا ن لم يكن مفاجئا ولم يحصل هكذا كطفرة مباغتة. فقد ظهرت الكثير من مؤشراته منذ سنوات عديدة. مؤشرات ووقائع، لا يمكن العودة اليها كلها بالتفصيل هنا. لأنها معروفة، كما ان الحيز المخصص لهذه الورقة لا يسمح بسردها كلها. لهذا سأذهب الى نوع من الخلاصة في حديثي عن الأوضاع التي وصلتها الجامعة الجزائرية.
    اهم خلاصة توصلت لها ،بعد هذه التجربة الطويلة من التدريس والبحث، وهي خلاصة يشاركني فيها الكثير من الزملاء. المستمرين في العمل لحد الآن. ان الجامعة الجزائرية، لم تعد قابلة للإصلاح. فقد فات وقت إصلاحها وان أوضاعها ستزداد سوءا مع الوقت. فالاعتداء على الأساتذة والعنف داخل الحرم الجامعي على سبيل المثال، سيزداد ويتطور. لان شروطه الموضوعية والذاتية، متوفرة كلها في اغلبية المؤسسات ولو بدرجات متفاوتة. وان المستوى التعليمي للطلبة والأساتذة، سيتجه نحو الأسفل بشكل أوضح، قابل للقياس، بالعين المجردة. لدرجة اننا لن نكون في حاجة الى مقارنات دولية لقياسه. مختلف اشكال الفساد، ستتطور لتأخذ احجام صناعية. الى اخر الصورة المعروفة حاليا والتي يشعر بها جزء مهم من الأسرة الجامعية التي لا تعرف ماذا تفعله للخروج من هذا المأزق. اسرة جامعية تتلمس يوميا كل هذه الأوضاع، دون ان تكون قادرة على فعل جماعي منظم للقطيعة معه. تزداد حزنا كل يوم على ما آلت اليه أوضاعها في انتظار ان تغادر مثلي، كحل فردي ،بعد ان فشلت الحلول الجماعية .
    أوضاع الجامعة في الجزائر لم تعد قابلة للإصلاح، حتى اذا افترضنا فعلا، ان نية الإصلاح متوفرة لدى صاحب القرار. وهو ما ليس اكيد. لان ما يمكن استشرافه من موقف السلطات العمومية من الجامعة يؤكد العكس تماما، فنية الإصلاح الفعلي غير متوفرة. لعدة أسباب كما توحي به الكثير من المعطيات.
    من بين هذه الأسباب ان التكلفة السياسية لإصلاح الجامعة الفعلي عالية جدا بالنسبة للنظام الحاكم الذي لا يملك أصلا نفسا اصلاحيا، لا في ميدان الجامعة ولا في ميادين أخرى. باختصار وحتى لا أطيل كثيرا، اصلاح المنظومة التعليمة والجامعة، جزء منها، يتطلب مواجهة المجتمع بالحقائق المعروفة والتحديات التي يفرضها. الاصلاح، يعني مواجهة مصالح كثيرة واشكال فساد مستشري، عند كل الفئات المهنية المرتبطة بالعمل التربوي بدرجات متفاوتة، يتطلب على سبيل المثال مواجهة الاتحادات الطلابية والمنظمات النقابية التي تحول جزء كبير منها الى منتج للفساد بأشكال صناعية كما قلت. يتطلب مواجهة جزء كبير من اسرة التدريس والطلبة والفئات المهنية المكلفة بالتسيير اليومي الى اخر القائمة المعروفة.
    اصلاح يتطلب تغيير النظرة الاجتماعية السائدة التي تنظر بها العائلة الجزائرية للجامعة وما هو مطلوب منها ماديا واجتماعيا ان تقوم بها للتفاعل الإيجابي معها. كما يتطلب صمود في مواجهة الضغوط الكثيرة التي سيواجهها كل من يريد فعلا ان يصلح. خاصة وان نتائج الإصلاح لن تظهر على المدى القصير ولا حتى المتوسط ربما. وهو عيب لا يقبل به نظام سياسي، في حاجة الى نتائج سياسية ملموسة، تحسب له على المدى القصير. الإصلاح الذي يتطلب توافقا اجتماعيا، غير متوفر حاليا، حول ما هو مطلوب من الجامعة ان تؤديه وطنيا في مجتمع تعيش فيه النخب السياسية والفكرية انقسامية كبيرة، خاصة عندما يتعلق الأمر بالقضايا الثقافية واللغوية المرتبطة بها. باختصار الإصلاح الفعلي يتطلب شروطا واستراتيجيات وعزم، غير متوفر حاليا، مما يعني ان بقاء الأوضاع على حالها هو الأكثر احتمالا، بل وقد تتجه نحو تدهور أكثر.
    تماما كما حصل للمؤسسة الصناعية العمومية التي تُركت لتموت، بدل إصلاحها في الوقت المناسب. وبيعها بعد ذلك بالدينار الرمزي. سياسة أقل تكلفة من الناحية السياسية وأكبر ربحا لطبقتنا الحاكمة الجديدة. وهو ما يستشف من موقفهم من الجامعة، فأمام عجزهم عن الإصلاح بالتكلفة السياسية العالية التي يتطلبها التي يرفضون دفعها وتنظيم أنفسهم لكسب رهاناتها، كان اللجوء الى الأسهل.
    الأسهل هنا، هو تكليف الجامعات الأجنبية في الغرب، بتكوين نخبة الجزائر المستقبلية، بعد ان بينت التجربة، ان الجامعة الوطنية لم تعد قادرة على انتاج هذه النخبة التي يحتاجها أي نظام تسيير اقتصادي وسياسي. يتم هذا التحول الاستراتيجي في عملية انتاج النخبة، في ضل تحولات دولية ووطنية لا يتسع المجال هنا للخوض فيه. لعلى أهمها اننا سنكون في المستقبل امام اشكال سيطرة دولية جديدة، ستكون هذه النخبة التي يتم انتاجها لنا في الخارج، جزء منها في وقت يعرف المجتمع الجزائري تغييرات واسعة، كان من اتجاهاتها الثقيلة، تحول المال العام الى مال خاص، استفادت منه هذه الفئات التي تريد ان تحكمنا عن طريق أبنائها التي تحضرهم حاليا في جامعات الغرب ليحكمونا باسم شرعيات جديدة بعد ان حكمنا ابائهم بشرعيات لم تعد تتآكل ولم تعد صالحة الان . بكل ما سيفرزه ذلك من مواجهات اجتماعية في جزائر، ستزيد فيها الفروق الاجتماعية.
    وان جامعتنا ستتوارى، لتموت بهدوء. في انتظار الجامعة الخاصة، كما عرفته تجارب عربية ودولية أخرى، بروز جامعات خاصة وتنظيم تعليم موازي. سنترك الحكم عليه للمستقبل، رغم ان بعض المؤشرات المستمدة من تجارب عربية، تقول ان نجاحه ليس مضمونا وانه سيزيد في حدة الفروق الاجتماعية أكثر وان تسييره الناجح، لن يكون أسهل، من تجربة تسيير الجامعة العمومية التي تحتضر امام اعيننا.
    ناصر جابي .




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    • Abdellah Chebbah
      20 mai 2017 at 1 h 37 min - Reply

      Pourrait-on avoir cet article du CNES en Français?




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    19 mai 2017 at 20 h 33 min - Reply

    Nous avons tiré la sonnette d’alarme en 87 concernant la défunte fac de médecine et les passe-droits des rejetons de l’oligarchie aux dépens de nos étudiants et résidents. Les enseignants-larbins hospitalo-universitaires qui papillonnaient autour du beau-frère de Bendjedid, un certain docteur Amine Bourokba qui faisait la pluie et le beau temps au sein de la CCHUN nous ont traité d’agitateurs. Le mal est en nous. Ce sont ces enseignants-larbins qui sont les premiers responsables de ce délabrement de notre université. Beaucoup d’entre eux seront « récompensés » en se voyant parachutés comme doyens, recteurs ou ministres-pantins.
    Comme disait un romancier algérien dont j’ai oublié le nom, de ces enseignants larbins qui ont détruit l’université et chassé les compétences : «Pour grimper dans leur carrière professionnelle, ils descendaient l’échelle des valeurs humaines ». Heureux dans leur ROKH’S.




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    • Mohammed
      20 mai 2017 at 0 h 19 min - Reply

      Ne pas oublier ces thèses bidons(en chirurgie générale)de hernies inguinales,fistules anales et autres éventrations..pour passer du grade de maître-assistant à celui de DESM et professeur, avec la complicité du chef de service du moment.
      Toute cette paresse et ce manque de dynamisme scientifique ont débouché,30 ans après,sur une situation catastrophique et une clochardisation de nos CHU jamais égalée,même dans les années soixante quand des professeurs algériens publièrent dans des revues scientifiques mondialement connues.!
      Ce dynamisme scientifique dans les CHU,avec le peu de moyens de l’époque,fut stoppé net juste après la réforme sanitaire voulue et défendue par feu Houari Boumediène, alors que certains professeurs ne furent pas d’accord,il leurs répondit: qu’il voulut 1000 blanches par an.

      Le résultat très amère tout le monde le connait,malgré l’abnégation de pas mal de professionnels.Et,nos patients finiront par chercher des soins ailleurs ,dans des pays comme la Jordanie ou la Tunisie!!??




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  • RABAH NOUARI
    19 mai 2017 at 22 h 38 min - Reply

    quitter,a mon avis, est un acte de desespoir certe,mais c’est aussi un noble geste democratique qui vous relevera au dessus de cette vermine.




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    • Abdellah Chebbah
      20 mai 2017 at 2 h 15 min - Reply

      Mr. NOUARI, j’ai quitté mon pays quand j’avais,auparavant, tout essayé. J’ai parlé, j’ai écrit, je me suis battu, j’ai frappé à toutes les portes. Aucun écho. Le seul écho que j’ai eu c’est une convocation de la part des services de sécurité en 1993-94 pour me dire ce n’est pas le moment de parler de ces choses, le pays est à feu et à sang et toi tu nous parles d’université. C’est vrai, je vous le concède, c’est un geste de désespoir. J’étais très déçu par le niveau de nos enseignants qu’on a recruté sans formation, sans diplôme. À un certain moment on a recruté des enseignants du lycée technique pour former les techniciens supérieurs en technologie.
      En bref c’est l’échec total. Le seul salut pour ce pays ne peut venir que par les nouvelles générations car il y va de leur avenir et par un retour aux sources.
      Je conclu avec cette petite anecdote que j’ai vécu en 2014. Je sirotais un café sur une terrasse lorsque quelqu’un que je ne connaissais pas m’interpella pour me dire: est- ce que c’est la réalité ou je rêve? devant la quantité de déchet à Oran. Je lui ai tout simplement répondu: avant on rêvait, aujourd’hui c’est la réalité.




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  • aboud
    20 mai 2017 at 10 h 15 min - Reply

    Attention ne tombez pas dans leurs jeux! chers concitoyens algériens, sont à eux le devoir partir pas nous; si la société algérienne est tant clochardisée c’est exactement ce qu’ils veulent et fair fuire tous ouled familia du pays attention encore attention dernièrement je viens de découvrir que le site TSA n’a rien d’algérien c’est un site Marocain et dieu sait ceux qui le manipule aussi le Matin dz deux site marocains ainsi algérie1 cette crise de diplomate algérien m’a fait savoir beaucoup de choses; sont au bout de souffle et leurs jours sont comptés doivent partir sans violence s’ils ont la conscience, courage mes amis l’algérie va changer.




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  • Ali DERBALA
    23 mai 2017 at 15 h 11 min - Reply
  • youssef
    24 mai 2017 at 0 h 10 min - Reply

    Monsieur Djabi, comme le signalait Abdellah Chebbah, ça fait bien très très longtemps que l’université algérienne est dans un coma irréversible.
    Pourtant en entendant certains irresponsables comme Hafidh Aourag, directeur général de la recherche scientifique, l’Algérie est entrain de devenir un pays émergent et que des découvertes qui peuvent sauver l’humanité même sont en cours. Il suffit juste d’y croire et de faire confiance aux chercheurs qui activent dans les universités algériennes.
    Je suis complétement d’accord avec monsieur Salah-Eddine Sidhoum qui dis que ce sont bien les enseignants-larbins (et ils sont majoritaires) qui sont responsables de cet état de délabrement. Ils baissent leurs têtes devant des administrateurs (sans bac ou bien ayant obtenus des diplômes bidons de la formation continue), traficotent les notes au gré des interventions, acceptent de percevoir des primes de recherche sur la base d’un simple rapport, et je peux encore en citer des centaines d’anomalies.
    Pour en finir, je vais juste vous citer une histoire véridique d’un prof de l’université de Sétif. Son étudiant part en stage en France, ensuite une fois ce dernier occupe une chambre universitaire son prof le rejoint. Dites vous bien que l’étudiant dort dans le lit et son encadreur par terre sur un matelas pour économiser de l’argent durant son séjour en France. Comment des enseignants peuvent revendiquer de la dignité alors qu’eux même ont des comportements indignes.
    Bon courage monsieur Djabi




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  • malik
    25 mai 2017 at 22 h 01 min - Reply

    Il ne faut s’en prendre qu’à soi YA SI NACER fais-nous ton bilan avant de partir




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  • Congrès du Changement Démocratique