Édition du
18 August 2017

Armons-nous et partez.

Adel D.

Le séisme électoral du 4 mai 2017 a eu raison du gouvernement le plus burlesque qu’a connu notre pays depuis l’indépendance.les clowns sont partis,emportant avec eux nos rêves d’exporter un jour la tomate cerise d’El oued,les olives de Saida,les abricots de Ngaous,de cueillir nos fruits de mascara la nouvelle Californie,au lieu de les importer du Maroc,où d’Afrique du sud et en sous main d’Israël.

Comme héritage de ce quinquennat clownesque,nous n’avons que plus de scandales,de guerre des clans,de mutineries entre oligarques politiques, prédateurs créés par la dictature pour la servir et se servir et d’une « économie » exsangue,ou le génie de l’esprit industrieux consiste à utiliser un tourne vis et savoir dévaliser les banques.

Le gouvernement post élection tient pour seule feuille de route un programme présidentiel ,le même,qui a consacré l’échec , le désastre économique,politique et social.
dans l’autre main,il brandit et fait valoir « l’instruction du président » au lieu et place de la justice et de la loi,devenues étrangères depuis des lustres ,nécessitant probablement des licences d’importation puisque c’est dans l’ère du temps.

Cette gesticulation-agitation estivale n’est qu’un scénario bolywoodien ayant pour but,de recoudre l’hymen perdu d’une dictature qui a commencé par envahir 2 ou 3 immeubles stratégiques à Alger, en 1962 , qui a fini par s’emparer et saisir un pays en entier.

Cet essai « chirurgical » du gouvernement ,puisqu’il ne cible que les « ex » affidés du régime,devenus indésirables,infréquentables malgré leurs milliards indus ,ressemble au rechapage à froid des pneus usagés qu’on recouvre d’une nouvelle gomme bon marché,pour les fourguer ensuite comme du Michelin,Dunlop,bridgestone neufs.

A El Hamiz,Ain m’lila ou Tadjenanet,les consommateurs savent distinguer le vrai du faux, cette marchandise restera longtemps sur l’étalage,plombée par un soleil de plomb jusqu’à putrification.

Le régime aurait dû s’inspirer de la méthode Mugabé qui a le mérite de la clarté,au lieu de rafistoler un emballage hideux et tenter de vendre un produit périmé à un peuple désintéressé à cause d’une overdose dictatoriale qui l’a transformé en spectateur inattentif à tout ce qui vient d’en haut ,c’est à dire d’ailleurs.

La « rue » ne croit pas un traitre mot et attend des gestes.Elle n’en a cure des paroles, mais elle est en plus convaincue qu’aucune chance de recyclage ne réussira,tant que la justice demeure la grande absente et que cette campagne n’est qu’une énième tentative pour sauver le régime au lieu et place du pays et son peuple.

Le régime riche de sa garde robe,pense qu’en changeant de costume et de look,il ramènera avec lui un changement et un renouveau.il ne peut jamais se défaire de son seul élément de vie et de survie :La dictature.s’il le fait,il se sabordera et disparaîtra.

Puisqu’on applique les instructions et non pas la loi,puisque les instructions remplacent la justice,personne ne se sent concerné par cette mutinerie entre les clans qui ont tué l’état de droit ,institutionnalisé la fraude,imposé la dictature et mis bas à cette insolente oligarchie ignare.

Qu’ils s’entretuent dit le citoyen lambda.

Quand dictature s’installe, elle fait comme ferait n’importe quel artiste,du façonnage,du design et de l’esthétique.elle transforme l’humain en matière puis en marchandise,puis en objet consommable et jetable afin qu’il réponde à ses desseins dont le plus noble est la servitude et l’obéissance.

On se retrouve malgré sois dans un chenil ,une espèce de pension canine,pour subir le dressage qui est le seul programme de la dictature,avec comme plat de résistance des os à fracasser pour les récalcitrants.

Le dressage consiste à tuer toute possibilité de raisonnement chez l’individu et son remplacement par l’émotion et d’autres sentiments.

(*) la pédagogie pavlovienne est très efficace.

C’est pourquoi nous nageons dans l’irrationnel,le fanatiquement nationaliste,et l’exaltation faussement patriotarde ou l’emblème national ne devient une fierté qu’apres un match nul ou une victoire étriquée de nos footballeurs importés contre le Togo ou la Mauritanie.

Nous avons déjà tout perdu,pour avoir perdu nos valeurs,pour avoir transformé ce pays en « zone interdite » où il est impensable de penser,pour avoir subi sans brancher le programme de déshumanisation et de lobotomisation de la dictature.

Nous ne perdrons plus rien quand la seule zone de confort qui reste est un cul de sac et un mur en béton bâti par la dictature pour nous fracasser la tête.

(*) un des dresseurs ( redressé) n’a-t-il pas proclamé?
« Affame ton chien il se soumettra »?
Adel.D


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4 Commentaires sur cet article

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  • Dria
    24 juillet 2017 at 21 h 58 min - Reply

    @Adel
    Vous avez totalement raison, mais il faut reconnaitre que ces clowns nous ont bien farcies et continuent de le faire. entre « dindons de la farce »et « clowns » ce sont les dindons qui savent tout et n’arrivent pas a réagir qui sont les plus grands perdants…nous autres du peuple…




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  • Hadj Chikh Bouchan
    25 juillet 2017 at 8 h 41 min - Reply

    Brillant.




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  • fatma
    25 juillet 2017 at 15 h 28 min - Reply

    Une analyse juste et lucide, vous avez tout dit et expliqué, mais à qui s’adresse votre cri de rage ? Malheureusement, la majorité de nos concitoyens sont dans un coma profond qui les empêche de réfléchir et de réagir au drame qui ronge le pays. Depuis le temps que des patriotes sincères tentent aux risques de leur vie d’ouvrir les yeux à ce peuple amorphe, ils n’ont pas réussi pire encore, nous constatons chaque jour une dégradation et une clochardisation de toutes les institutions de l’état, un laisser-aller total et une perte dramatique et graduelle de nos valeurs. Beaucoup ici même ont estimé de bonne foi qu’il n’était pas raisonnable de charger le peuple de tous les mots, moi je pense que si ce peuple dont je fais partie méritais du respect on l’aurait forcément respecté comme le dit si bien le poète tunisien Abou El Kacem Chebhi :

    Lorsque le peuple un jour veut la vie

    Lorsque le peuple un jour veut la vie
    Force est au destin de répondre
    Aux ténèbres de se dissiper
    Aux chaînes de se briser…
    Souffle alors un vent violent dans les ravins,
    Au sommet des montagnes et sous les arbres
    Qui dit :
    « Lorsque je tends vers un but
    Je me fais porter par l’espoir
    Oublie toute prudence
    Je n’évite pas les chemins escarpés
    Et n’appréhende pas la chute
    Dans les flammes brûlantes.
    Qui n’aime pas la montagne
    Vivra éternellement au fond des vallées »

    A mon avis, il faut passer à une autre forme de lutte et ne pas compter sur ce peuple inutile, depuis 1962 on lui raconte la même chose il continue de les croire, ce peuple est frappé du syndrome de Stockholm il est même prêt à combattre ses éventuels libérateurs.




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  • Alhif n-wen.
    1 août 2017 at 13 h 14 min - Reply

    S’IL RESTE ENCORE DE VRAIS ALGÉRIENS, ILS DOIVENT SOLLICITER LE ROI DU MAROC POUR RAPATRIER CES SUJETS QUI OCCUPENT INDÛMENT L’ALGÉRIE…..!!!!




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  • Congrès du Changement Démocratique