Édition du
23 November 2017

Al-Baqara : Définition des croyants

 

 

Par Tahar Gaïd

 

La sourate entreprend la description des attributs des gens pieux dans quatre versets. Elle clarifie la réalité de la foi, en opposition au comportement des mécréants et des hypocrites sur lesquels elle s’étend pour mieux mettre en évidence leur mal. Cette partie concernant la définition des croyants est longue, en espérant qu’elle sera instructive.

           

2 – Voici le Livre sur lequel il n’y a pas de doute, comme guidance à ceux qui veulent se prémunir. Ce Coran, qu’aucun livre ne lui est comparable quant à sa sincérité, sa bénédiction et sa rhétorique, est sans aucun doute une voie sûre de la délivrance pour les croyants. C’est même une certitude car il est descendu de la part de Dieu. Ce Livre est vraiment une guidance pour celui qui veut se guider dans le droit chemin lequel conquit à la dernière demeure, celle du bonheur et de la félicité. En effet, il lui indique le chemin du bien et du convenable et lui évite le fourvoiement, cause de la déchéance et de la mécréance. Il est donc d’une grande utilité pour ceux qui croient car il les rapproche de la miséricorde de Dieu grâce à l’obéissance qu’ils lui doivent. Inversement, il les éloigne de Son châtiment dès lors qu’ils s’abstiennent de Lui désobéir dans Ses ordres et Ses interdits.

 

            Dieu a décrit le Coran que comme étant le Livre. Le mot qurâne dérive de qa.ra.a qui veut dire « lire ». C’est dire que le Coran est fait, d’abord, pour être lu. Quant au terme kitâb (livre) veut dire que le Coran n’a pas été révélé seulement pour être lu mais également pour être transcris, couché par écrit de sorte à être préservé jusqu’au jour de la résurrection. Le fait de mentionner que c’est le Livre le distingue non seulement des autres livres terrestres mais aussi célestes descendus auparavant. Le Coran est le Livre qui englobe toutes les sagesses du Ciel depuis le début des messages jusqu’à la fin de ce monde. C’est une affirmation de son ascendance, de sa singularité céleste et de la preuve de l’Unicité du Créateur.

 

Depuis l’aube de l’histoire, des Livres ont été descendus sur les nations précédentes pour leur tracer le chemin à suivre, définir leur ligne de conduite morale et indiquer leur manière sociale d’agir. Cependant, chaque Livre avait été révélé pour un temps déterminé, limité dans le temps et l’espace. Chacun d’eux devait accomplir sa mission pour une période définie et se destinait à un peuple indiqué. Ainsi, la mission de Noé se circonscrivait à son seul peuple. Il en a été ainsi d’Abraham, de Lut, de Shu’ayb, de Sâlih etc. Tous ces messages avaient un but précis. Chacun exerçait sa tâche dans la vie jusqu’à la période où devait descend le Livre, qui est le Coran, lequel regroupe tous les enseignements et les orientations divines. C’est pourquoi, les Livres célestes, connus avant la dernière mission prophétique, avaient annoncé qu’un Prophète, qui porterait le message de clôture au monde, allait venir et se manifester à l’humanité. Aussi tous ceux, qui attestaient comme véridique la voie divine, se devaient de le suivre et de se conformer à sa communication venant de la part de son Seigneur. Le Très-Haut dit : « A ceux qui suivront l’Envoyé, qui est le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans le Pentateuque et l’Evangile… » (S.7, 157)

 

Le Coran est le Livre qui n’a pas été atteint par des changements et des altérations,  contrairement aux messages divins précédents. En effet, ils n’ont pas été sauvegardés par les humains. Aussi, non seulement, les hommes ont oublié toute la teneur des originaux mais ils ont également corrompu ce qu’ils possédaient, soit en déviant les textes de leur finalité première, soit en y ajoutant des paroles humaines. Ensuite, ils ont attribué les résultats de leurs falsifications, à tort et injustement, à Dieu, le Tout-Puissant. Ce qui n’est pas le cas pour le Coran parce qu’il a été préservé par le Créateur Lui-même qui dit : « C’est Nous, en vérité, qui avons révélé le Coran, et c’est Nous qui en assurons l’intégrité. » (S.15, 9)

 

Il s’ensuit que la personne humaine ne peut, en aucun cas, mettre en doute ce Livre particulier parce que tout ce qu’il contient, idées, esprit, et lettres, relève de la Noble Parole de Dieu qui a été prémunie contre les déformations depuis le moment même de sa descente. Son intégralité continuera à être sauvegardées, avec la Volonté et la Toute-Puissance de Dieu, jusqu’à l’annonce de l’Heure. Ce n’est pas sans raison que l’Omniscient dit à son sujet : « Il n’est sujet à aucun doute. C’’st un guide pour ceux qui craignent Dieu. »

 

L’inimitabilité du Coran, son éloquence et sa force de persuasion résident dans les tournures de ses phrases, la manière d’exposer les réalités et les vérités, les signes annonciateurs de nouvelles, la narration des récits des prophètes antérieurs, les corrections apportées à la Thora et à l’Evangile et les données scientifiques ignorées par l’humanité. Ce sont tous ces éléments qui font que le Livre ne prête pas le flanc à la suspicion. D’ailleurs, si tous les hommes de la terre et le monde des djinns unissaient leurs forces, leurs esprits, leurs raisons et leurs connaissances, ils ne pourraient pas produire un seul verset semblable à celui du Coran. C’est pourquoi, chaque fois que nous réfléchissons à sa composition et à sa construction, nous concluons qu’il est effectivement vrai qu’il n’est sujet à aucun doute, d’autant plus que personne ne peut concevoir et réaliser la richesse qu’il véhicule à travers  les temps et les espaces de l’humanité jusqu’à la fin de ce monde éphémère et d’illusions.

 

             Ce Livre se situe bien au-dessus de tous les Livres et tout à fait au-dessus des mouvements perçus par les hommes et les objets perceptibles par eux. Il clarifie parfaitement tous les signes de l’univers. A chaque période historique, il se manifeste par divers miracles. La Parole avec laquelle Dieu l’a dépeint, le fait nettement distinguer de tous les autres Livres célestes. Aussi, sa descente du ciel vers les homes exige-t-elle des louanges à Dieu. Lisons ce qui est dit dans la sourate la Caverne (al-Kahf) : « Louange à Dieu qui a révélé à Son serviteur le Coran, sans y introduire le moindre détour * faisant de lui un Livre d’une parfaite droiture afin de mettre les hommes en garde contre Ses terribles rigueurs et d’annoncer aux croyants, qui font le bien, une belle récompense. » (S.18, 1 et 2)

 

Dieu attire l’attention les hommes que la descente du Coran sur Son Envoyé (s) requiert de la part des humains la louange parce qu’il représente une conduite morale et spirituelle et une manière d’agir sur terre émanant du Ciel. Il s’y renferme aussi la miséricorde du Clément destinée à Ses serviteurs. Il y apporte la bonne nouvelle du Paradis, accompagnée du chemin à suivre pour y accéder. De la même manière qu’il contient la mise en garde contre le Feu et son supplice, ainsi que la voie qui y conduit. Les damnés demeureront éternellement dans cet Enfer. Cependant le Livre est venu pour capter les esprit sur ce qui suscite la Colère de Dieu de manière que chaque personne se prémunisse contre ses effets douloureux. Il n’en reste pas moins qu’il est parvient avec une miséricorde qui réclame la louange parce qu’elle nous montre le chemin du salut contre cette Fournaise.

 

Si le Seigneur n’avait pas fait descendre le noble Coran, les gens n’auraient pas connu le comportement et l’attitude à adopter pour entrer au Paradis et aucun d’eux n’aurait eu droit à l’agrément du Très-Haut et à Son bienfait dans l’Au-delà. Dans la sourate al-Kahf (la Caverne), nous relevons une affirmation, celle qui indique que le Livre de Dieu est le généreux Coran qu’aucun humain ne peut changer ne serait-ce qu’une seule parole, ni modifier aucun sens : « Récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur, dont nul ne saurait altérer les paroles et en dehors de qui tu ne saurais trouver refuge. » (S.18, 27)

           

            Dieu, le Très-Haut nous montre clairement que ce Livre est descendu du Ciel pour être profitable aux seuls gens car, en tant que Créateur et Seigneur de l’univers, Il n’a aucunement besoin de Ses créatures. Il est Capable d’imposer l’obéissance à qui Il veut et au moment où Il veut. Il n’est pas dans la possibilité à une créature de l’Omnipotent de se dégager du Cercle de Ses volontés : « Si Nous l’avions voulu, Nous aurions fait descendre du Ciel un prodige devant lequel ils auraient humblement courbé l’échine. » (S.26, 4)  

 

            Dieu recourt au serment pour attirer attention de tous les humains de la terre sur le fait que chaque mot et chaque lettre du Coran proviennent incontestablement de Lui. Il a été transmis à Son Messager Muhammad (s) par l’ange Gabriel, sans déviation et sans y apporter la moindre variation : « Non ! J’en jure sur les positions des étoiles * – et c’est là un serment solennel, si vous pouviez le savoir ! – * que ce Coran est une noble Ecriture * conforme à un prototype bien gardé au Ciel, * que seuls les purifiés sont autorisés à toucher. * C’est une révélation émanant du Maître de l’univers. » (S.57, 76 à 80)

 

Ensuite, le Très-Haut, Détenteur de la Vérité, attire notre vigilance et notre faculté de réflexion sur un autre fait, celui qui indique à l’homme que le Livre figure une méthode de vivre et de se guider sur terre jusqu’à la fin des temps. Après nous avons montré qu’Il ne laisse aucune espace au doute quant à la certitude que le Coran émane bien de Lui, Il nous informe que ce Livre corrige les Ecritures précédentes tels que la Thora et l’Evangile car ceux qui les ont reçus, les ont, par la suite, altérés et ont changé, avec le temps, le contenu de l’un et de l’autre. Cette corruption des anciennes Ecritures a dénaturé l’importance de la Voie divine. C’est ce qui justifie la descendre du Dernier Testament lequel confirme et authentifie la profession de foi, à savoir qu’il n’y a et qu’il ne peut y avoir de divinité que Dieu, sans associé et Intransigeant sur Sa divinité et Sa seigneurie.

 

Cette affirmation fondamentale demeurera la seule Vérité et l’unique chemin du Salut jusqu’au Jour de la résurrection. « Alîf. Lâm. Mîm * Dieu ! Il n’y a point de divinité que Lui, le Vivant, l’Animateur de l’Univers ! * Il t’a révélé graduellement le Livre en tant que Message de vérité, confirmant ce qui l’avait précédé, comme Il avait révélé  la Thora et l’Evangile.» (S.3, 1 à 3) 

 

            C’est ainsi que nous savons que le Coran, d’une part, est descendu pour nous confirmer que Dieu est Un et Unique, sans aucun associé et, d’autre part, englobe le contenu des Législations célestes, tels que la Thora, l’Evangile et d’autres Ecritures. Il est descendu pour départager le Vrai, véhiculé par les Livres précédents, du Faux que leurs adeptes avaient ajouté. Ensuite, Dieu définit la fonction de tous les croyants qui consiste à communiquer les valeurs de l’enseignement du Livre à l’ensemble des gens. Alîf. Lâm. Mîm. Sâd * C’est un Livre qui t’est révélé. Qua ton cœur ne ressente aucune angoisse à son sujet * Il te servira à avertir les hommes et à adresser un appel aux croyants. » (S.7, 1 à 3)

            Le discours s’adresse au Prophète (s) mais à travers sa personne, c’est toute la communauté qui est concernée. Le Messager de Dieu (s) a été chargé de communiquer le Livre aux gens. Au tour des croyants de transmettre ce que le Coran leu apporte en principes, valeurs et orientations à toutes des personnes de sorte qu’en étant averties des commandements et des interdits, leur jugement dans l’Au-delà ne sera qu’équitable. C’est pourquoi, l’information constitue l’une des préoccupations fondamentales prescrites par le Coran. Entre temps, chacun est libre de nier la révélation divine ou d’y croire. Cependant, les négateurs obstinés s’encrasseront dans la mécréance et s‘engouffreront dans l’égarement.

 

Le Livre contient une réponse claire et nette aux spécieux arguments présentés par les mécréants et leurs hauts représentants : « Alîf. Lâm. Râ. Voici les versets du Livre plein de sagesse. * Qu’y a t-il d’étonnant pour les hommes à les avertir  et à annoncer à ceux qui croient qu’ils bénéficieront d’une présence bien méritée auprès de leur Seigneur ? Mais les incrédules disent : Cet home est un vrai sorcier ! » (S.10, 1 et 2)

 

            Dans ces versets, Dieu attire la raison des hommes sur deux réalités.

 

Concernant la première réalité : les mécréants tirent de la personnalité humaine du Prophète (s) l’argument que ce Livre ne peut donc pas provenir de Dieu. La réponse à cette opposition : tous les prophètes précédents étaient des humains. Qu’y a-t-il d’étonnant que Muhammad (s) soit un humain, comme ses prédécesseurs et au même titre qu’eux ?

 

Quant à la seconde : Ce Livre est écrit avec les mêmes lettres que Dieu a créées pour nous et avec lesquels nous écrivons sur du papier blanc ou sur un tableau noir. Le Coran est pourtant descendu en employant ces lettres que tous les gens connaissent. En dépit de cette similitude, ni les hommes, ni les djinns, combien même conjugueraient-ils toutes leurs forces intellectuelles, ne sont pas en mesure de produire un livre similaire ou même une seule de ses sourates. Après ces deux mises au point, Dieu attire notre attention que ce Livre contient des versets avérés, circonstanciés et explicites. « Alîf. Mîm. Ra. C’est un Livre aux versets solidement établis, suffisamment détaillés, émanant d’un Sage parfaitement Informé, * qui  vous a prescrit de n’adorer que Dieu ! Je suis chargé par Lui de vous avertir et de vous annoncer la bonne nouvelle. » (S.11, 1 et 2)

 

C’est par ces quelques versets Coraniques que Dieu a voulu nous faire comprendre la pleine signification du Livre. Ils procèdent, indubitablement, de Dieu, le bien Informé de toutes les choses. Chacun d’eux contient un prodige et une inimitabilité qui défie les hommes et les djinns. Aussi faut-il que ce Livre parvienne à l’ensemble des gens et les avertisse qu’il leur appartient de n’adorer que Dieu, s’ils tiennent vraiment que le jugement dernier de l’Au-delà soit juste et équitable. En effet, celui qui obéit aura le Paradis en récompense. Quant à celui qui désobéit aura l’Enfer en guise de rétribution. En outre, Dieu nous informe que le Coran contient le récit des prophètes précédents depuis Adam. « Alîf. Lâm. Râ. Ce sont les versets du Livre explicite. * Nous l’avons révélé en langue arabe afin que vous puissiez le comprendre. * Nous allons te narrer, grâce à la révélation du Coran, l’un des plus beaux récits dont tu n’avais auparavant aucune connaissance. » (S.12, 1 et 2)

 

Ainsi, nous relevons que le Coran nous narre les plus beaux récits relatifs aux prophètes précédents, et nous rapporte les événements qui se sont produits dans le passé. Il ne le fait pas pour réjouir ou distraire les lecteurs et les auditeurs. Bien au contraire, il les conte pour lancer des exhortations de sorte que chacun d’eux retienne une leçon sur la foi. C’est pourquoi les enseignements de ces récits se renouvellent dans tous les temps et dans tous les espaces. Ainsi, Pharaon, c’est tout gouvernant despote sur la terre. Qârûn, c’est tout personne que Dieu a rendue matériellement prospère et qui attribue ces bienfaits à lui-même ; il est devenu orgueilleux et désobéissant à Dieu. Quant à l’histoire de Joseph, c’est celle de plusieurs frères qui en ont voulu à mort à l’un de l’autre frère, de mère différente, et ont comploté contre lui pour le tuer. Et les gens de la caverne : ce sont de jeunes croyants ; ils ont cru en leur Seigneur. Dieu a répandu Sa miséricorde sur eux en ce monde et dans l’Autre.

Il y a aussi cette narration exceptionnelle au sujet de Marie, mère de Jésus. C’est un miracle qui ne répétera pas. Penchant-nous également sur tous les Livres que Dieu a fait descendre : ils ont marqué de leurs empreinte indélébile l’histoire de l’humanité. Méditons enfin les signes divins dans l’univers. Voici un exemple dans ces deux versets :

 

« Alîf. Lâm. Mîm. Râ. Voici les versets du Livre, et ce que ton Seigneur révèle est la stricte Vérité. Mais la plupart des hommes n’y croient pas. * C’est Dieu qui a élevé les Cieux sans piliers visibles, et qui S’est établi ensuite sur Son Trône ; c’est Lui qui a imposé au soleil et à la lune de poursuivre chacun sa course jusqu’au terme fixé, et qui préside à l’ordre universel, et expose en détails Ses signes. Seriez-vous enfin convaincus de votre rencontre avec Lui ? » (S.13, 1 et 2)

 

C’est ainsi que Dieu nous a déployé dans ce Livre plusieurs signes de cet immense univers pour attirer nos regards, faire travailler notre raison et tirer des leçons spirituelles et culturelles : C’est le ciel élevé pour l’éternité, sans piliers, le soleil et la lune poursuivant, au service de l’homme, leur course ininterrompue dans le firmament. Ce sont autant de signes scientifiques qu’aucun être humain ne pourra s’attribuer la création et le fonctionnement pour lui-même ou pour un autre, si génial soit-il. Aucune personne, jusqu’au Jour de la résurrection, ne pourra prétendre qu’il a élevé le ciel sans piliers visibles ou qu’il a créé le soleil et la lune et les a exploités au service de l’humanité. Si les gens méditaient les signes de l’univers, ils croiraient en Dieu et en Sa Toute-Puissance créatrice. Cependant, ils sont négligents, insouciants et indifférents à ces signes. Ensuite, l’Omniscient définit la fonction de ce Livre et comment est-il une miséricorde pour l’ensemble des gens, sans exception.

 

« Alîf. Lâm. Râ. Nous te révélons ce Livre pour que tu fasses sortir, avec la permission de leur Seigneur, les hommes des ténèbres vers la lumière, et les conduire dans la Voie du Tout-Puissant, du Digne de louange, * la Voie de Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et malheur aux impies pour le supplice impitoyable qui les attend ! » (S.14, 1 et 2)

 

Autrement dit, la fonction de ce Livre consiste à faire sortir les gens des ténèbres de l’ignorance, de l’impiété et de l’associationnisme vers la lumière de la foi. C’est que tout mécréant est aussi associationniste, entouré d’obscurité. Il regarde les signes mais ne les voit pas. Il sait qu’il existe une vie dernière et qu’il rendra compte de ses actes mais il les nie tous les deux. Il ne pense qu’à la vie de cette coute vie, sans attacher d’importance aux interdits. S’il venait à s’éclairer de la lumière de la foi, il verrait la vie derrière et ce qu’elle contient en bienfaits éternels. A ce moment, il oeuvrerait pour la mériter.

 

Cependant, du moment que le négateur est enveloppé du voile des ténèbres, il n’aperçoit pas le chemin du Coran qui délivre les gens – qui le veulent – de leur obscure prison intellectuelle pour les conduire au sommet de la certitude et de la Vérité. Ceux qui s’engoncent dans les plaisirs et aux jouissances de la vie d’ici-bas ne se distingue du bétail qui mange, boit et dort. Les animaux, sont  par certains côtés, meilleurs car ils assument la fonction qui leur est attribuée. Dieu dit : « Alîf. Lâm. Râ. Voici les versets du Livre et d’un Coran édifiant. * (au Jour du jugement), les négateurs regretteront peut-être de n’avoir pas été musulmans. * Laisse-les faire bonne chère, s’adonner aux plaisirs de la vie et se bercer d’illusions. Ils connaîtront bientôt la Vérité. » (S.15, 1 et 2)

 

C’est ainsi que l’Omniscient nous informe que les versets de Son Livre et Sa méthodologie ne s’envisagent pas comme seulement un espoir mais, pour en être porteur, il convient de les pratiquer. Ceux qui ont mécru, dans leur jouissance de la vie du monde terrestre, ne s’élèvent pas au-dessus du niveau du bétail. Ils s’accrochent à un espoir mensonger, celui-ci de s’imaginer que le bonheur ne sort pas des limites de ce monde. Cependant, ils sont loin de la vérité et bientôt ils le sauront, malheureusement, à leur mauvais dépend.

 

Nous avons établi un exposé succinct de certains versets qui traitent du Livre, en l’occurrence le Coran. Nous avons mis en évidence qu’il jetait une lumière sur le sommet du crédo islamique (al-‘aqîda), à savoir qu’il n’y a de divinité que Dieu et que Muhammad est Son messager. De ce fait, il fait sortir les gens des ténèbres vers la lumière. Il attire l’attention des gens sur les signes de l’univers pour leur indiquer, par la même occasion, qu’il y aura une vie dernière et qu’une preuve sera apportée contre les mécréants, que cette parole « ce Livre-là =dhâlika-l-kitâb» porte le sens de la complète différence par rapport aux livres précédents et qu’il le restera, jusqu’au jour de l’annonce de l’Heure ; c’est pourquoi, l’omniscient l’a décrit comme étant un « Livre » pour être une preuve de la perfection.

C’est un Livre de sagesse émanant du Haut Créateur. Nous devons connaître ce qu’est al-hudâ : la guidance et ce qu’est al-muttaqîna : les gens pieux. Le premier terme nous indique le chemin qui conduit jusqu’à l’objectif que nous souhaitons atteindre. Toute guidance suppose l’existence d’un guide et un but. Sans une destinée, l’éclaireur n’a pas sa raison d’être puisque nous ne poursuivons aucun but et nous n’avons besoin de personne pour nous indiquer le chemin . Nous devons rechercher d’abord ce que nous envisageons d’atteindre. Et là, nous nous interrogeons ; Qui fixe l’objectif et qui nous définit le chemin à suivre ? Nous devons certainement avoir confiance en la sagesse de celui qui nous montre le chemin à emprunter. Ce guide doit avoir des connaissances en la matière de sorte à nous indiquer le plus court parcours pour réaliser nos aspirations et concrétiser nos espoirs.

 

En observons les gens dans leur vie courante, nous remarquons qu’ils définissent les aspirations de leur vie et le chemin qui les réalisera. La personne qui construit une maison, par exemple, fait appel à un architecte qui lui dessine le plan. Ce spécialiste fait et refait son travail. Il change une chose ici, modifie une autre chose là jusqu’à ce qu’il aboutisse au niveau voulu. Et encore, parfois, le travail n’est pas franchement établi car le propriétaire de la maison voudra quelques améliorations supplémentaires au plan. Au moment de l’exécution des travaux, le constructeur peut ne pas trouver tous les matériaux nécessaires. Il est possible aussi qu’une Force supérieure intervienne pour freiner les travaux ou les arrêter épisodiquement ou irrémédiablement pour une raison ou une autre.

 

C’est dire que les buts des hommes sont changeants parce qu’ils subissent les contraintes des circonstances des événements de leur vie et de leur forces physiques et intellectuelles. C’est ainsi que les vœux des humains ne se réalisent pas nécessairement chaque fois et quand elles s’achèvent, ce n’est toujours dans les délais fixés.

 

Il en résulte que tous les humains ont besoin d’une science et d’une sagesse parfaites pour tracer le chemin de leur vie. La personne choisie pour cette entreprise, dotée d’une connaissance complète, doit être capable en toute chose et en possession de toute chose. Il convient que l’univers entier lui soit soumis de sorte que les hommes soient certains de la réalisation de ce qu’ils veulent. Il faut que le chemin emprunté les conduise effectivement au but recherché. Or, il n ‘y a que Dieu qui puisse le faire. D’ailleurs, Il ne manque pas de le dire : « Il n’est d’autre guidance de la vérité que Celle de Dieu ! » (S.2, 120)

 

Dieu veut attirer l’attention de Ses créatures humaines sur le fait que s’ils veulent atteindre le but stable qui ne change pas et ne varie pas, il leur appartient de s’engager dans la voie dépourvue d’obstacles et de sinuosités, c’est-à-dire celle de Dieu, le Très-Haut, le Béni. C’est que les lois humaines, dans la définition de leurs objectifs et du chemin qui aboutit aux espérances de ce monde ici-bas, sont insuffisantes à parfaire le travail. On dit : « Tu connais une chose et tu ignores beaucoup d’autres choses », car l’existence humaine est jalonnée de multiples échecs et de diverses épreuves. En traversant l’une d’elles, une autre ou plusieurs d’autres surgissent sur la route, d’autant plus qu’elles changent parfois de nature, varient souvent et se diversifient constamment au gré du temps et de l’espace.

 

La formulation des lois humaines dépend des opinions de ceux qui les élaborent. Elle se fonde sur le but que chacun veut obtenir. Ce n’est pas le cas celle qui ne se soumet à aucune passion. Il s’ensuit que si quelqu’un veut réaliser son bonheur dans sa vie, vivre en toute tranquillité et sécurité, a intérêt à opter pour le but défini par Dieu. Il est le Seul à le préserver des changements de l’existence et de ses variations parce qu’Il a choisi pour toutes Ses créatures le meilleur et le plus court chemin pour accéder à ce qu’il y a de plus fabuleux. Donc, c’est Dieu qui fixe le but final et montre le droit chemin à suivre. Il n’appartient à l’homme que de soumettre ses volontés dans la vie à la Volonté de Dieu.

 

Dieu révèle : « Une guidance pour les pieux ». Que signifie al-muttaqîna – les pieux ? Le terme provient de ce terme al-ittiqâ qui veut dire la protection, soit une protection contre le mal. C’est pourquoi, Dieu dit : « Ô vous qui croyez ! Préservez ou protégez vos personnes et vos familles de l’Enfer qui se nourrit d’hommes et de pierres ». (S.66, 6). C’est dire agissez de sorte à placer entre vous et le Feu une protection de sorte à ne pas s’y engouffrer et à subir toutes les conséquences néfastes qui s’en suivent éternellement.

 

Les Idées directrices :

 

            1 – La consolidation de la foi en Dieu, en Son Livre, en Son Envoyé et incitation à demander la guidance en se fondant sur le Coran.

            2 – La mise en évidence de la vertu qu’est la piété. 

 

 


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2 Commentaires sur cet article

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  • AYACHE
    25 août 2017 at 14 h 12 min - Reply

    Salem
    Dans la sourate el kahf (la caverne) je souhaite connaitre:
    – Où se situe cette caverne?Dans quel pays?Peut t’on la visiter?
    – Quel est le nombre des fugitifs qui étaient à l’intérieur?
    – Le barrage de fer où se trouve t’il?
    Merci pour votre réponse




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  • lamih
    9 septembre 2017 at 17 h 25 min - Reply

    Wallah Barak allah fik ya Cheikh cependant vous vous adresser a une élite intellectuelle déjà très cultivée et admis vos analyses explications etc….néanmoins le vrai reste la compréhension du simple musulman de ce que vous dites donc c’est un problème de comportement, beaucoup de musulman font la prière mais ne respectes pas les préceptes de l’islam certain ne sont même pas « propre » la tahara d’autre font le riba » d’autres vendent de la drogue etc…




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