Édition du
26 April 2018

Notes gonflées pour des ministres recalés

El Watan le 13.12.17 

Un nouveau scandale éclabousse l’administration de l’université Alger 1 Benyoucef Benkhedda et concerne trois personnalités dont : le ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, l’ex-ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem, et un procureur adjoint, Mohamed A.

En effet, le tribunal administratif de Bir Mourad Raïs a émis, le 22 novembre dernier, un jugement en annulant de façon partielle les résultats des délibérations les concernant dans l’un des modules qu’ils étudient dans le cadre d’un Master en droit. Ce qui leur est reproché c’est d’avoir réussi à obtenir leur année de formation théorique dans une classe de Master à la faculté de droit d’Alger, sans jamais avoir assisté à un seul cours. Cette affaire aurait pu passer inaperçue, si ce n’est le courage et l’abnégation d’un enseignant soucieux de rendre des comptes, tout en refusant une complicité passive, dont a fait preuve l’administration de la faculté Benyoucef Benkhedda.

Tout a débuté avec une plainte déposée contre l’administration de l’université Alger 1, l’accusant de favoritisme au profit de ces deux personnalités politiques. Le plaignant, Mahmoud K., a souligné dans sa plainte que ces étudiants ont été propulsés sans qu’ils n’aient assisté à un seul cours du module de droit pénal durant toute l’année.

Par la suite, l’enseignant du module a saisi la justice, en prouvant à la cour que ces étudiants d’un «autre rang» ont bénéficié de l’indulgence de l’administration de la faculté Benyoucef Benkhedda afin de passer en deuxième année de Master. Sans s’inquiéter de l’importance d’assister aux formations préparatoires, essentielles à la conception d’un mémoire.

D’ailleurs, l’enseignant plaignant a accusé l’administration de falsification des listes de délibération en supprimant les noms des deux ministres. Selon lui «La mention “recalé” devait être inscrite devant leurs noms», ce qui n’a pas était le cas. Puisque leurs noms ont été mentionnés dans les listes finales collées sur les tableaux d’affichage. D’après ces listes, les deux personnalités avaient réussi leur année avec des notes surestimées. La cour du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs a pu consulter les notes «gonflées» des deux ministres, en ayant la preuve de leurs multiples absences. De nombreuses interrogations ont été émises à propos de leurs résultats dans les autres modules.

Faten Hayed

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7 Commentaires sur cet article

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  • Benzerga Mohamed
    13 décembre 2017 at 13 h 54 min - Reply

    Il fallait inscrire l’université Algérienne dans la rubrique nécrologique; malheureusement




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  • SLIMANE
    13 décembre 2017 at 16 h 58 min - Reply

    Si il n’y avait que ça comme ridicule …
    les 3/4 ne savent même pas s’exprimé en arabe académique, ne serait ce, dire dix mots d’affilé correctement ……




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  • lyes Laribi
    13 décembre 2017 at 22 h 39 min - Reply

    Personnellement, je connais un professeur d’université qui a été exclus en 3° et à ma connaissance il n’a jamais continué ses études et ceci jusqu’à la veille des évènements de 90. Plus tard, je ne sais pas.
    Le hic, c’est qu’il était prof déjà en 2000.
    Et je crois que l’Algérie de 2017 est gérée par des incompétents, tricheurs et ignorants or sinon il n’y aurait eu jamais cette saignée des cerveaux qu’a connue l’Algérie durant ses 20 dernières années. Et je suis tout à fait d’accord avec Mohamed, il faut inscrire l’Université algérienne dans la rubrique nécrologique.




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  • Tewfiknabil
    13 décembre 2017 at 23 h 36 min - Reply

    Dans ce pays, rien n’étonne plus. Il ne nous reste qu’à faire le deuil de ce si beau pays, mort déjà depuis des lustres, grâce à sa mise à mort par ses propres enfants et à leur tête ses responsables, qui n’ont du reste de responsables que le nom. Tout le monde sait depuis longtemps que le peuple algérien n’a affaire qu’à des voyous qui se sont relayés dans le seul but de se servir. Et cela avec la bénédiction des faux tribuns du FLN qui pourvoient depuis toujours le pouvoir totalitaire en hommes de confiance, des nervis en quelque sorte. Une seule demeure suspendue sur des lèvres déjà tremblotantes : A quand-ce la Fin ?




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  • Si Tchad
    14 décembre 2017 at 15 h 52 min - Reply

    Nooormaaaal, les ministres font tout comme en Suède, mais comme ils lisent le manuel Suédois « Comment devenir ministre » de droite à gauche, ils font tout à l’envers: d’abord ils sont ministres, et ensuite ils vont à l’Uni pour apprendre ce qu’ils auraient dû faire en tant que ministres, et ensuite ils vont au lycée, puis au collège, puis à la primaire, puis au jardin d’enfants….et à la fin ils doivent apprendre à marcher et à parler, comme leur chef Boutef….




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  • selma
    17 décembre 2017 at 1 h 04 min - Reply

    si notre pouvoir avait un minimum de pudeur, il aurait dégagé la tribu de hajar ! tout est infecté




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  • SAMY IRIS
    28 décembre 2017 at 6 h 46 min - Reply

    C’est la malédiction qui s’abat sur l’Algérie dés faux ministres dés faux journaliste dés formation politiques des faux intellectuel des faux militaires des faux policiers ! et un pouvoir illégitimes téléguidé par l’étranger! Allah yestar




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  • Congrès du Changement Démocratique