Édition du
26 April 2018

Le faux débat sur la langue et le mépris de l’autre.

 


Abdellah CHEBBAH

Le problème en Algérie n’est pas seulement linguistique comme s’efforcent de nous le démontrer les manipulateurs, mais un problème plus complexe dû à l’altérité. C’est  un problème avec l’autre, fusse-il imaginaire? La langue n’est qu’un prétexte de mépris, d’arrogance, de rejet et surtout de division.  Ne se moque-t-on pas du Kabyle pour son accent arabe? Du Mozabite pour sa supposée avarice de pingre parcimonieux? Ne reproche-t-on pas au Chaoui d’être une personne rude et bornée ? N’étiquette-t-on pas l’oranais de désinvolte, l’Algérois de mondain snobard et le targui de nomade? Cette façon de caricaturer l’autre, de tourner en « bourrique » ses singularités, de lui dénier le droit d’être « lui-même », s’appelle du mépris.

Dans notre société majoritairement musulmane ne sommes-nous pas tenu d’observer les règles de bienséance, de respecter nos concitoyens en nous abstenant au nom d’une fausse morale de porter atteinte à leur intégrité culturelle ou linguistique ?

Qui sont ces chevaliers preux de la pureté linguistique devant lesquels devront s’agenouiller des poètes, des écrivains, des artistes pour écrire et chanter dans leur langue maternelle?

Ait Meguellat , Idir, Lounes, Mohamed Dib, Mameri et tant d’autres devront -ils supplier Tliba ou Djaballah pour partager avec nous leurs belles œuvres?

Il est insensé d’imposer ses différences si on ne reconnait pas les différences de l’autre. 

Il se parle treize dialectes en Algérie qui sont tous issus de la langue Amazigh. Cette langue berbère qui s’étale sur une vingtaine de pays, de l’Est à l’Ouest et du Sud au Nord, est plusieurs fois millénaire et date de bien avant la venue des Arabes.  Aujourd’hui nous vivons tous dans un même espace appelé Algérie et avons tous pour religion l’Islam. N’est-il pas suffisant pour s’accepter les uns les autres? Devons-nous transformer notre pays en territoire des Balkans?

Est-il nécessaire d’en découdre avec notre histoire, doit-on la refaire, la modifier? Doit-on recourir à la violence? Trop de sang a coulé dans ce pays. Trop de souffrance et de misère ont été subies.

Une révolution culturelle, tranquille, pacifique peut se faire à travers le système éducatif. Le plus gros du travail est là.

Allah dit : nous vous avons créé  peuples et  tribus pour que vous vous rencontrez. »

Un pays qui s’entredéchire à cause d’une idéologie religieuse ou politique n’a pas d’avenir. Là est le vrai problème. Ce n’est pas à travers une langue que nous allons régler nos comptes, ni basculer dans la modernité. L’arabe est une belle langue très riche mais sacralisée dans la religion et le politique.

Et pourtant, c’était la langue des poètes et des écrivains, la langue de l’imagination, ouverte à tous les fantasmes et à la fiction. Malheureusement elle a régressé, car confinée à la littérature et à la poésie au détriment des sciences et de la technique.  Serions-nous d’accord pour admettre que personne ne parle Arabe en Algérie, à l’exception des écoles? Notre langue de tous les jours, à la maison, comme dans la rue ou nos lieux de travail est un mélange de mots arabes, français et amazigh. C’est le dialecte qui nous est particulier et que tous les Algériens comprennent et parlent. Dans tous les pays du monde, on encourage l’apprentissage de plusieurs langues pour se comprendre, vivre dans la diversité et surtout connaitre l’autre. De nos jours, l’apprentissage de l’arabe en Angleterre est considéré comme stratégique, car les Anglais estiment que l’anglais perdra sa suprématie dans le siècle prochain. En Algérie, beaucoup de gens parlent le français, l’anglais, l’espagnol, le chinois même. Pourquoi pas l’Amazigh langue de nos ancêtres? Une langue de plus ne nous nuira pas. Bien au contraire elle nous unira et nous rendra plus fort car elle est un élément constitutif de notre personnalité et de notre civilisation.

Les prédateurs nous guettent et n’attendent que la fissure pour nous détruire. Est-ce cela que nous voulons? Les conséquences seront désastreuses.

Soyons lucides et conscients de ce qui trame contre nous et notre pays.

La langue Amazigh et tout son référent linguistique et culturel n’a pas besoin et n’attend pas le feu vert d’une bureaucratique malveillante et exclusive pour se pratiquer  au grand jour et en toute liberté dans son pays, sur ses terres par son peuple et ses enfants.

Si L’Algérie est indivisible, elle est aussi diverse et devra respecter sa diversité. Le monolithisme et la pensée unique ont fait trop de ravage. Il faut que ça cesse. Il est grand temps d’ouvrir nos yeux sur le monde qui nous entoure. C’est de cette façon que nous resterons debout et avancerons.

TAHIA EL-DJAZAIR et YAHIA CHOUHADAS EL-ABRAR

 


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54 Commentaires sur cet article

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  • M. Bous
    20 décembre 2017 at 20 h 06 min - Reply

    Mon Dieu ! …. on nage dans un verre d’eau, comme toujours… Pauvre Algerie ! meme si elle a fait pour tamazigh plus que tous les rois numides et toutes les dynasties berberes des fatimides aux rostomides des mourabitines aux mouahidines ,des hamadites aux zianides …. ce n’est pas assez … il en faut tout, tout de suite et maintenant…. pour un resultat rigolo et fantoche … dans moins de deux decenies on aurra une langue amazigh étrange et presque incomprehensible des Zouawi , des Chawi , Mzabi ,Zeanata … qui sera écrite avec 3 caracteres , tifinagh , latin et arabe … un « carnaval » linguistique … on se demandera qui est l’authentique et ou est l’authenticité ? est-ce le parlé zouawi , chawi, mzabi …. ou le bébé éprouvette ? … qui ne servira a rien ! , peut-etre quelques romans-histoire , poesie et pieces theatrale seront traduits dans ce new baby pour embellir quelque bibliotheques et etre fiers d’etre nous memes !!!! … puisque nous sommes mieux inteligents et plus patriotiques que nos ancetres ( avant et apres l’arrivée des arabes ) , nous allons relever le défi et rendre nos dialectes une langue et conquérir avec , le monde des sciences et de la technologie … puis un jour nous allons nous rendre compte qu’on avait fait fausse route … comme toujours ! …. qu’on a pas de langue tamazigh , qu’on est pas arabes et on ne maitrise pas l’anglais en plus on écoute toujours « cloclo  » meme pas Brel ou Léo …. on  » cassera  » toujours le français comme il se fait de nos jours sur les grandes arteres de notre capital … on subsistera baril apres baril puis gaz de schiste apres pétrole de schiste , viendra le tour de l’or du hoggar et le phosphate de je ne sais d’ou ….. vendre pour acheter notre pain du canada et nos sandales de la chine … comme toujours !!! …




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    • fatma
      26 décembre 2017 at 17 h 58 min - Reply

      En fait que voulez-vous dire à travers votre post ? Vous voulez empêcher les gens de développer leur langue ? Pourquoi ? En quoi cela vous gène-t-il ? Qu’est-ce qui vous rend malade à ce point ? Si vous ne vous sentez pas concerné alors détournez votre regard, bouchez vos oreilles et l’affaire est reglée. Vous ne pouvez pas vous maitriser, il fallait venir verser votre venin, ici même dans ce site de liberté d’expression et d’échange.
      Vous prédisez à cette langue de nos ancêtres un sombre avenir, je vous cite : « Dans moins de deux décennies on aurra une langue amazigh étrange et presque incompréhensible des Zouawi, des Chawi, Mzabi, Zeanata qui sera écrite avec 3 caractères, tifinagh, latin et arabe un « carnaval » linguistique ». C’est ce que vous souhaitez n’est-ce pas ? Eh bien détrompez-vous, ces petits écueils (la multiplicité des caractères) s’il en est, ne risquent aucunement d’arrêter le train. Beaucoup de détracteurs avant vous ont espéré et espèrent toujours qu’en mettant en avant ces embuches, « ces obstacles », « ces traquenards », « ces pièges » dressés devant ceux qui luttent pour la promotion de notre langue, ils vont réussir à les décourager. Vous me rappelez le fameux Cheikh Djaballah et le Soudanais Abdelaziz Belkhadem, entre autres, une fois la Tamazight reconnue comme langue nationale, c’est-à-dire une fois qu’ils ne peuvent plus arrêter le train, ils ont demandé de l’écrire en caractère arabe, eux les hypocrites qui ont demandé son interdiction et qui l’avaient considéré comme un danger pour le pays. Alors messieurs sachez une bonne fois pour toute, même si je sais que vous n’allez jamais comprendre que ce problème de caractères d’écriture n’est pas le votre est mais un problème qui appartient aux experts du domaine. Ils vont sans aucun doute trouver la solution idoine, ne vous inquiéter surtout pas, dormez tranquillement.
      Maintenant pour ce qui est du fait que ce n’est pas une langue des sciences modernes et de la technologie, je suis entièrement d’accord avec vous, sauf que vous oubliez de dire que toutes les autres langues à part l’anglais sont dans le même cas.
      Par ailleurs et s’agissant de notre retard sur tous les plans, force est de constater que Tamazight n’y est pour rien ; puisqu’elle était interdite par ces criminels inféodés à l’Arabie Saoudite elle même inféodée à Israël. Vous n’allez tout de même pas le nier maintenant que tout est clair et les derniers événements de la Palestine ont mis à nus ces valets wahhabites.
      Enfin sachez que vous prêchez dans le vide, on ne pourra jamais convaincre quelqu’un de renier sa mère, Tamazight c’est notre mère et l’Algérie notre patrie. Vous vous rendez malade et vous risquez d’entrainez des extrémistes de l’autre bord dans votre maladie c’est tout.




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    • AFRIMAN
      30 décembre 2017 at 15 h 14 min - Reply

      En premier lieu, on insistera fortement sur l’importance du paramètre démographique : en Afrique du Nord, du moins en Algérie et au Maroc, les berbérophones sont certes minoritaires, mais ils constituent des minorités conséquentes puisqu’on peut les évaluer à 20-25% de la population algérienne et à 35-40% de la population marocaine. Ces données démographiques contiennent déjà un élément de compréhension essentiel de la tension qui a toujours régné autour de la question berbère en Afrique du Nord : les berbérophones ne sont pas des minorités insignifiantes que l’Etat central pourrait facilement « oublier », gérer et intégrer . Ce sont des masses démographiques considérables, concentrées sur des régions généralement bien individualisées et qui, de ce fait même posent structurellement un problème aux Etat concernés. En clair, une remise en cause des Etats-nations actuels est une potentialité objectivement inscrite dans la démographie. Du point de vue de la stricte observation du réel social, le « danger berbère », le risque de « séparatisme berbère », régulièrement brandi par les courants idéologiques dominants au Maghreb, n’est pas seulement un mythe. On peut même considérer que si les Berbères constituaient un ensemble géographique compact, même transfrontalier (comme les Kurdes par exemple), et non un chapelet discontinu de régions berbérophones, il est assez probable que l’histoire récente du Maghreb aurait été fort différente et qu’il existerait déjà un Etat berbère en Afrique du Nord.




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  • ben abdellah
    20 décembre 2017 at 21 h 52 min - Reply

    Peut-être ce que vous dites est beau, unificateur, moralisateur et projecteur vers un avenir meilleur.Mais qu’en est-il des convictions des uns et des autres!?.Vous avez peut-être oublié de parler d’un certain cheminement historique de ce qui nous a fait arriver là!La période post-indépendance était l’une des phases les plus désastreuses de l’Algérie indépendante.L’héritage colonial et sa continuité à travers un pouvoir politique illégitime servant les intérêts Français jusqu’à nos jours n’est qu’un prélude pour la destruction de la société. Aussi, faut-il rappeler que le parti unique, avec ses alliances contrastées: d’un côté versé dans l’orientalisme politique des années 60-70 en même temps qu’une orientation vers le pôle communiste soviétique croyant que la guerre froide allait être en sa faveur, au moment où l’Algérie prônait le non alignement.Ce sont toutes ces hypocrisies et ces contradictions ainsi que la négation de la vrai identité nationale qui nous ont amenés là où nous sommes. Ne faut-il pas se poser les vraie question dont on a toujours eu honte. .. Et pourtant…. c’est ce qui qui nous ferait sortir des multiples crises!
    Ce ci n’est qu’un avis d’un humble citoyen qui aime son pays comme sa maman.




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  • ali
    20 décembre 2017 at 23 h 14 min - Reply

    le problème linguistique en Algérie, est un problème identitaire vital pour le présent et l’avenir du pays, si l’indépendance militaire de l’Algérie a été arrachée avec d’énorme sacrifice humain, l’indépendance culturelle ne dérogera pas à la règle du sacrifice humain, la politique du  » butin de guerre « , le français, nous a conduit à cette situation inextricable dans laquelle l’Algérie s’enlise de jour ne jour, la francisation a conduit a tout les échecs, a la faillite dans tout les domaines politiques,économiques, culturels, scientifiques et plus grave encore sociologique, l’Algérie n’est pas la France ,ne pourra jamais l’être et ne le sera jamais même si son élite complètement déraciné du reste de la populace l’est.

    si l’Algérie a arraché son indépendance en 1962,le Vietnam recèle près d’une cinquantaine de langues, l’arrêt des hostilités a eu lieu en 1975,il a hérité d’un pays complètement rasé, dont les infrastructures littéralement réduites en poussière par l’agent orange, le napalm et autres armes de destruction massive , il n’a pas fait des langues de l’impérialiste français ou américain un  » butin de guerre », il a généralisé le vietnamien comme langue nationale évitant de la sorte d’une manière civilisée et civiquement toute confrontation entre les 54 différentes ethnies (http://www.le-vietnam.net/les-54-ethnies-du-vietnam/ )

    de même pour la Corée , il était strictement interdit d’étudier et de parler le coréen durant la domination japonaise,regarder ce qu’ils ont fait avec leur langue le « coréen » et ce qu’a fait l’Algérie avec la francisation.

    de même pour l’Allemagne complètement rasée durant la deuxième guerre mondiale, en l’espace de cinquante années, l’Allemagne est une des premières puissances économiques mondiales, ni sorabe, ni frison, ni danois,ni romani mais l’Allemand

    idem pour le japon deux bombes atomiques qui tout anéanti, pays qui ressemble a d’énormes rochers entoures d’eau , en cinquante années le japon est devenu une puissance économique mondiale avec quoi ??? avec le japonais pardi !!! ni américain , ni chinois mais le japonais http://www.sakura-house.com/blog/fr/2013/07/21/les-differents-dialectes-au-japon-2/

    avec le « bbutin de guerre » algérien , manière désastreuse de gérer le naufrage de l’Algérie post indépendante, corruption a grande échelle, grave malaise sociale qui pointe a l’horizon, qui menace l’existence même de la nation au sens sociologique , dis-moi qui t’a colonisé je te dirais qui tu es!!!!

    cette France tant chérie par nos francophile, mere de tous les vices, voila ce qu’elle est réellement :

    scandale de panama : L’affaire fit grand bruit : le baron de Reinach fut retrouvé mort le 19 novembre et Cornelius Herz s’enfuit en Angleterre où il échappe à la justice.

    Le ministre de l’Intérieur, Émile Loubet, démissionna ; le ministre des Finances, Maurice Rouvier, fut mis en cause, ainsi entre autres que l’ancien ministre de Gambetta, Antonin Proust, et Georges Clemenceau à qui Herz, qui lui avait été présenté par un ami — mais qu’il qualifia ensuite de « fripouille finie » — avait prêté des fonds pour son journal La Justice. Victime alors d’une campagne de presse haineuse, Clemenceau en perdit le 5 septembre 1893 son siège de député du Var.
    Cet épisode de sa longue carrière politique lui inspira le célèbre « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

    En tout, ce sont 104 parlementaires qui auraient touché des sommes entre 1 000 et 300 000 francs2. Le scandale se conclut en 1893 par la condamnation à cinq ans de prison de l’ancien ministre des Travaux publics, Charles Baïhaut.

    Ferdinand de Lesseps, Gustave Eiffel et leurs associés sont condamnés à 5 ans de prison. Ferdinand de Lesseps échappe toutefois à la prison grâce à un vice de forme.

    Charles de Lesseps, fils de Ferdinand, fut condamné à la même peine que son père, et écopa dans un autre procès d’une condamnation à un an de prison pour corruption.

    Condamné le 9 février 1893 par la Cour d’appel de Paris à deux années de prison et 20 000 francs d’amende, Gustave Eiffel fut finalement réhabilité par une enquête qui montrait qu’il n’était pas impliqué dans les malversations, le 15 juin 1893 par la Cour de cassation.




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  • Ouahed Serhane
    21 décembre 2017 at 0 h 40 min - Reply

    Y a t-il un problème de langues en Algérie de 2017 ?
    Les langues évoluent,comme les êtres humains aussi.Pour être dans la réalité,il suffit de regarder comment communiquent nos ados,les jeunes et même les adultes sur les réseaux sociaux?C’est une contagion qui se propage à la vitesse grand V.Jadis dans les dialectes(le parler),aujourd’hui dans l’écrit en n’utilisant ni la lettre arabe pour l’arabe ni le tifinagh(?) pour le tamazight,mais l »alphabet latin SVP et pour les deux langues!

    Pour se convaincre,il suffit d’analyser ce dialecte des algériens sur le net que l’on pourrait trouver le même de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud.
    Ces jeunes et moins jeunes iront nous laisser sur le carreau de glace? Nous autres baragouineurs philosophes!
    Sur les nombreux dialectes d’aujourd’hui,que tout le monde vante leurs richesses,per-
    sonne(parmi les écrivains algériens anciens ou nouveaux)n’a laissé une oeuvre de grande valeur,en utilisant ces mêmes dialectes.

    C’est pour dire simplement que nous,on philosophe alors que nos jeunes sont dans la pratique et ils vont trouver des solutions grammaticales et/ou lexicales car nos chercheurs linguistes contemporains n’ont pas su ou n’ont pas pu développer ni la langue arabe ni le tamazight.
    pour terminer,on pourrait dire:qu’il est urgent de développer par tous les moyens ces deux langues,sinon leur sort est déjà tracé.
    Car qui entend parler du Grec ou du Latin aujourd’hui?Dans un monde ou la nanotechnologie n’est qu’à ses débuts.




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    • aamezzay
      21 décembre 2017 at 12 h 49 min - Reply

      Je cite: « … Car qui entend parler du Grec ou du Latin aujourd’hui? Dans un monde ou la nanotechnologie n’est qu’à ses débuts. » mais du hébreu, l’épine qui vous a percé l’œil pour vous rendre aveugle, qui en quelques années uniquement, a pu mettre sur le marché de la communication mondial « Viber » un logiciel, que vos « jeunes et moins jeunes » et même vous, j’en suis persuadé, utilisez pour vos besoins de communication sur le net. Ces gens qui l’on inventé rêvent, mangent, boivent, s’habillent, … et très important réfléchissent en hébreu.

      Derrière la langue, il y a une culture, qui elle-même est l’expression de cette langue. C’est à travers la langue que vous retrouverez les caractéristiques de la culture qui lui a donnée naissance. Sa vision de soi et du monde, l’organisation de son quotidien, sa relation avec son prochain, la tolérance envers l’autre, différent de nous, ou la violence et l’exclusion contre lui, … c’est là la différence, puisque de cela qu’il question ici, entre l’arabité-islamité, et kabylité-jmaεliman (laïcité). Taqbaylit fait des pas de géants malgré les entraves …
      Pour terminer j’aimerai saluer la mémoire de Mammeri en signe de reconnaissance à son éveil prématuré, et lui payer un tribut pour le centenaire de sa naissance.
      « … Quelque soit le point de la course où le terme m’atteindra, je partirai avec la certitude chevillée que quelque soient les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple – et avec lui les autres – ira. L’ignorance, les préjugés, l’inculture peuvent un instant entraver ce libre mouvement, mais il est sûr que le jour inévitablement viendra où l’on distinguera la vérité de ses faux semblants.

      Tout le reste est littérature ! Le rendez-vous, vous est donné, cher Monsieur, pour les décennies prochaines.




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      • Ouahed. Serhane
        21 décembre 2017 at 18 h 46 min - Reply

        l’État hibreu ? honte à vous,il a percé la vue à vous,vous qui prônez »l’altérité, la tolérance en vers l’autre »? Il a suffit que quelqu’un émet un avis différent du vôtre pour que vous le traitiez d’aveugle? C’est ça l’échange dans le respect mutuel ?




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    • Aguenoun Amar
      22 décembre 2017 at 15 h 28 min - Reply

      Vous avez parfaitement raison,Mr Serhane,de parler de l’évolution des sociétés et tout ce qui va avec.Qui pourra nous parler des dialectes des premiers êtres humains qui peuplèrent notre petite planète?
      La plus grande puissance qui domine notre monde actuel,l’histoire ne souffla mot d’elle,il y a seulement 3 ou 4 siècles de cela.
      Les gens aux esprits larges donnent des exemples à l’échelle universelle,planétaire et intergalactique.
      Quant aux autres nombrilistes,coincés comme ils sont,nous rabâchent des exemples d’animaux pour se divertir et prendre plaisir dans leurs tâches quotidiennes.




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    • Hamid Belaïd
      30 décembre 2017 at 11 h 52 min - Reply

      @Ouahed Serhane, cher compatriote je t’apprends qu’il existe des écrivains d’expresions berbères (kabyles et chaouis notamment) qui éditent en tamazigh. Il suffit que tu fasses un effort pour les trouver en librairie! C’est vrai, je suis d’accord avec toi qu’il n’y en a pas des masses, mais çà existe.

      Il faut savoir qu’il n’est pas facile dans notre pays d’éditer en langue amazigh et la rareté des publications s’expliquent aussi par l’ostracisme politique qu’à subit cette langue ! On garde l’espoir que çà se développe à l’avenir.

      PS : Tiens juste pour te donner une astuce et pour te déblayer la tâche essaye de trouver des ouvrages de Mouloud Mammeri, c’est plus facile à trouver, ainsi tu pourras y relever des références bibliographiques d’auteurs d’expression berbère.Bon courage




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  • Abdellah Chebbah
    21 décembre 2017 at 20 h 06 min - Reply

    Il y a que l’âne qui renie ses origines. Il ne dira jamais que c’est un âne.




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  • Arezki TOUGDHOUT
    21 décembre 2017 at 20 h 45 min - Reply

    Effectivement, Monsieur CHEBBAH, je pense que le problème actuel de notre pays n’est pas le problème de la langue qui est sous l’empire d’une très grande manipulation faite à très grande échelle pour diviser les Algériens qui sommes tous frères. Les vrais problèmes de l’Algérie d’Aujourd’hui sont : le DÉVELOPPEMENT de notre pays et le BIEN ÊTRE de notre peuple. Tout le reste, y compris la langue, DOIT passer au second plan. Ne cherchons pas des faux problèmes pour diviser le pays et le peuple.




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  • cherif
    23 décembre 2017 at 9 h 02 min - Reply

    sans langue nationale il n y aura jamais une evolution de n importe quel type en algerie.

    Je suis bien d’accord avec M.Bous. et revenant aux fondamentaux

    L’algerie a gagné son indépendance militaire grace aux armes et fellahs maintenant les pseudointellctuels nous ont imposé un soit disant butin de guerre qui est le francais

    1 ce n’est pas un butin de guerre car il n’etait pas arraché suite à la guerre mais imposé par les harki les plus dangeureux ceux qui ont beneficiaient de l’ecole francaise afin de colonisé leurs propres frere. la suite on l a connais des générations d’algeriens analphabetes trilingues maintenant en parle de tamazight cette langue parlé part une partie importante d’algeriens ne poura pas etre lal langues de developpement du pays car necessite beuacoup de travail de spécialistes pour la rendre ecrites déja

    L’arabe est notre langue de salut, nous sommes a 99 % musilimants et parlont et comprenderont bien cette langues pourquoi s’en privé

    Juste pour la fin sur les 10 pays africains soit disant a potentiel de devenir des pays avancer par rapport la frique bien sur aucun pays ni francophone . chercher l’errreur sont tous des pays ex colonies de la Grande bretagne ( par ordre Nigéria, egypte afrique du sud , algerie, ethiopie, soudan, kenya, tanzanie, etc..=

    Tous les pays qui n’ont pas coupé avec le butin de guerre viral sont deriere et en fin nous en algerie le jours ou il y aura aucun trace a cette langue maudite qui vihécule une culture maudite qui est le francais je suis sur meme sans langue on sera mieux

    Finissons avec cette langue et prenaon scomme langue meme la langue des animaux on sera meiux j espere un jour ne pas enttendre parler de cette langues et ca ne sera pas loin car meme chez elle elle comence a s’eclipces




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  • Si Tchad
    23 décembre 2017 at 13 h 33 min - Reply

    Il serait grand temps d’interdire toute langue en Algérie pour ne tolérer que la seule langue des signes, 140 signes par jour et pas un de plus. Fermer les frontières et laisser se calmer tout le monde pendant 20 ans, puis tirer au sort pour décider quelle langue unique on devrait tous parler: arabe classique, kabyle, chaoui, dziri, ouharani ou annabi. Ensuite, pendre tout contrevenant, par la langue, il va sans dire. Et ensuite, peut-être, peut-être seulement, pourrons-nous nous occuper des vrais problèmes de l’Algiré: dictature, corruption, sous-développement, oligarchie, etc…




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  • BROUGUI
    23 décembre 2017 at 17 h 36 min - Reply

    Totalement d’accord avec vous mais soyons aussi intelligents et travaillons pour une seule langue amazighe issue des différents parlers autochtones et laissons les spécialistes et linguistes s’en occuper loin de toute interférence.
    Ceux qui veulent imposer leur parler et leur point de vue que ce soit pour la transcription ou le choix d’un parler manquent de discernement à long terme car ils font courir un grand danger au Pays.




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  • Hamoud
    25 décembre 2017 at 18 h 06 min - Reply

    algerie360.com :

    Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sera doté, d’une commission interministérielle qui aura pour mission de cerner les besoins de l’État en matière de développement économique.

    ————————————————————————-
    SAHA NAWMOUKOUM ET N3ASSKOUM..BON RÉVEIL…

    RIEN DE POSITIF TANT QUE :

    LE POUVOIR EN ALGÉRIE EST ILLÉGITIME, ALORS UN EXCELLENT SUJET DE RECHERCHE :
    – COMMENT DÉBARASSER LE CORPS DE L’ÉTAT DES TRAITRES, DES SOUS TRAITANT DE FRANSSA, DU MENSONGE, DE LA CORRUPTION ET DE L’INJUSTICE, SANS PASSER PAR UNE GUERRE CIVILE.




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  • Hamid Belaïd
    25 décembre 2017 at 19 h 23 min - Reply

    Monsieur Abdellah CHEBBAH , à propos de votre article : « Le faux débat sur la langue et le mépris de l’autre. » , voici ce que j’ai écris suite à la publication sur LQA de la « Déclaration/Appel : tamazight cause nationale », il y a quelques minutes ici même sur ce blog :

    ….. « Eh oui ! La meilleure phrase qui est à retenir dans ce appel c’est : « Tamazight n’est pas seulement une revendication identitaire et linguistique mais elle est également une revendication politique et démocratique. »

    Il faut que tous les algériens, qu’ils soient arabes, berbères, musulmans pratiquants ou pas, acceptent la revendication identitaire amazigh comme une des causes du combat pour la démocratie politique en général dans notre pays !

    Il faut simplement éviter pour l’instant une chose : ne pas entrer dès à présent dans le jeu du pouvoir central en évoquant la question de la transcription de cette langue en caractère latin ou arabe ou en Tifinagh, car çà ne fait que le jeu du pouvoir et çà retarde le processus ! S’il est vrai que chez les kabyles il y a eu beaucoup de travaux faits avec la transcription en alphabet latine, les Mozabites préfèrent la transcription en alphabet arabe et les Targui du sud utilisent carrément le Tifinagh, qui est le vrai alphabet originel de cette langue !

    Luttons d’abord tous ensemble pour que cette revendication soit gravée solidement et définitivement dans le marbre de l’identité trilogique algérienne (amazighité, arabité, islamité). Il faut faire continuellement pression sur ce pouvoir afin que des moyens matériels et financiers conséquents soient dégagés pour son enseignement et dès aujourd’hui , (quelque soit l’alphabet utilisé). Il faut aussi dégager des moyens matériels et financiers conséquents pour les travaux de recherche académique, technique, scientifique et historique avec le Budget de l’Etat. Et oui, dans tous les pays du monde, c’est l’Etat qui protège et développe son patrimoine matériel et culturel. La langue et la culture berbère est mise sous le paillasson de l’histoire par le pouvoir algérien d’aujourd’hui et par les pouvoirs coloniaux français et ottoman d’autrefois !

    PS : Mon point de vue sur la question de la transcription.

    1/- il faut que ceux qui sont déjà engagés et avancés dans leurs travaux sur Tamazight transcrite en alphabet latin (notamment en Kabylie et dans les Aures), continuent leur recherche, leurs travaux et leur militantisme sur le plan politique, sur le plan de son enseignement, sur la création de moyens pédagogique (dictionnaires, publication de livres selon les niveaux scolaires, etc…etc…) en attendant la solution politique définitive et ce, même si le pouvoir continue de refuser d’accorder des moyens financiers conséquents.

    2/- il faut que ceux qui font la même chose en Tifinagh ou en arabe continuent eux aussi de leur côté dans leur direction, avec autant de militantisme et d’engagement, dans leur recherche académique.

    3/- Anthropologiquement parlant, l’alphabet le plus authentique et originelle est le Tifinagh mais il faut là aussi que les travaux soit démultipliés car on est très en retard sur le plan de la production dans cet alphabet!

    4/- le jour où les berbères d’Afrique du Nord (donc pas seulement les Kabyles ou les autres berbères d’Algérie) auront discuté ensemble de leur langue, de son avenir alors il sera possible d’utiliser des moyens modernes actuels (informatique, logiciels, etc..etc..) qui créer et établir des ponts, des traductions ou des passages pour passer d’un alphabet à un autre.

    5/- donc n’allons pas trop vite, allons étape par étape, step by step, et n’écoutons pas ces sirènes qui bloquent ce processus. Il faut arriver à faire pénétrer dans « el moukh » (la cervelle) du pouvoir de 1962 que la langue et la culture tamazight fait partie intégrante de l’identité algérienne à côté de l’arabe et de l’islam et sans parti pris ou avantage pour l’une par rapport à l’autre !

    On en a marre de l’absolutisme, du totalitarisme, du centralisme, du dirigisme de ce pouvoir algérien de 1962 et de son mépris envers le peuple algérien en général!

    Bon courage à tous mes frères algériens et restons vigilants. Restons unis face à ces dinosaures et troglodytes qui ne sont là que pour gérer d’abord la rente à leur profit immédiats, eux, leurs familles et leurs clans ! Pardon d’avoir été trop long ! … » Fin de citation.




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  • LOUISA
    27 décembre 2017 at 13 h 38 min - Reply

    Bonjour tout le monde
    Je me demande pourquoi le modérateur de ce site laisse-t-il passer des commentaires racistes et belliqueux comme ceux de ce @M.Bous. Pourtant il n’apporte rien au débat si ce n’est le dénigrement et la haine de l’autre. On rencontre malheureusement trop souvent ce genre d’individus sur d’autres sites et sur Facebook, ils passent leur temps à s’insulter, a-t-on fuit ces sites pour les retrouver ici ? Il y a une grande différence entre : Donner un point de vue sain, correcte et argumenté, et dénigrer sans raison et sans aucun argument des sujets aussi sensibles que celui-ci. Je remercie d’avance le modérateur pour sa réponse.

    __________________________________________________
    A mon humble avis, je n’ai pas retrouvé d’insultes dans le commentaire de notre compatriote signant sous le pseudo Bous.Il a donné son point de vue que ne partagent pas beaucoup de lecteurs du site, mais il reste son point de vue. Les lecteurs et lectrices ont répondu à son commentaire parfois avec une certaine pointe d’énervement, mais toujours avec courtoisie et civilité.
    Cordialement.
    SE. Sidhoum.




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  • lhani
    27 décembre 2017 at 17 h 19 min - Reply

    Attendez attendez! soyons un peu civilisés! je commence a m’énerver! moi ce que je veux une seule constitution, une seule législation, une seule charte, un seul code civil et un seul code pénal pour tous les algériens du nord au sud, on peut peut-être discuté sur une éventuelle autonomie d’une ville d’une région et..afin de mettre en exercice vérifier tous ce que je viens de citer en haut et on mettra fin a cette « ALGER » centralisation régionalisme et corruption. bonne chance!




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  • Hamid Belaïd
    27 décembre 2017 at 18 h 00 min - Reply

    Il est navrant d’entendre encore en 2017 certains algériens parlaient comme le FLN de 1962. En principe, le vrai combat politique pour tout algérien devrait être celui de mettre l’Algérie dans le chemin de son …. l’Algérianité !

    L’ALGÉRIE devant Dieu, les hommes, l’histoire a une triple dimension identitaire en principe définitivement établie: amazigh, arabe et musulmane. Logiquement tout combat politique de tout algérien est de faire pression sur le pouvoir algérien, le FLN, le gouvernement, Gaid Ahmed, Bouteflika etc… etc.. pour que l’Algérie devienne se qu’elle est, c’est à dire ALGERIENNE et pas seulement … arabe !

    Je fais exprès du jouer sur l’allitération « Algérie » pour juste faire comprendre que notre pays est avant tout un pays méditerranéen, un pays nord africain qui n’a rien à voir géographiquement avec le Moyen Orient et ce, de l’Égypte … au Yémen .. en Irak, en Iran etc… etc..! On peut avoir des rapports d’Etat à Etat , et sans plus. Certes l’histoire a fait qu’on mette notre pays dans la « géographie » du « monde arabe » du fait de l’histoire coloniale, de l’histoire des conquêtes,de l’histoire des invasion, de l’histoire des migrations et du mélange des cultures et des croyances, mais justement c’est pour cela qu’on est, avant tout, des … A L G E R I E N S et non pas des arabes seulement, ou des berbères seulement ou des musulmans seulement, l’un excluant l’autre pour des raisons partisanes ou politiques.

    Qu’on se le dise, l’Algérie n’est pas uniquement arabe, l’Algérie n’est pas uniquement berbère, l’Algérie n’est pas uniquement musulmane ! A quand le règlement définitif de cette importante question politique pour regarder enfin l’avenir de l’Algérie autrement que la voit le pouvoir FLN/DRS … depuis l’indépendance pour nous mettre obligatoirement, de force sous le giron théologico-politique des « gardiens des lieux saints de l’islam !

    Que veut dire cette obsession aveugle du pouvoir, surtout avec ce que sont en train de prouver, en ce moment même, ces « gardiens » là qui se sont appropriés illégalement et par la force la gestion des lieux saints à leur seul profit familial monarchique, pendant que les musulmans du monde entier acceptent ce fait accompli, sans broncher, par peur ou par terreur de se faire punir par Dieu !!




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  • M.Bous
    27 décembre 2017 at 21 h 59 min - Reply

    @ Fatma… Madame / Mademoiselle , qui suis-je pour empecher quelqu’un a développer sa langue ? … qui pourait empecher quelqu’un a développer sa langue ? … Nos ancetres étaient libres de développer notre langue bien avant l’arrivée des arabes … bien avant l’arrivée des romains … bien avant l’arrivée des phéniciens … Rien n’a été fait … pourquoi ? … c’est un constat que je fait , je ne décide pas , je ne le peut ni le veut … Et dire que les hommes libres qui l’ont toujours étaient n’ont jamais écrits une phrase en langues Tamazigh depuis 10000 ans ! a part les touaregs qui meme de nos jours utilisent le Tifinagh … Si mon constat est faux , corriger moi … Nos dialectes par contre ont étaient toujours présents et actifs sous la domination romaine comme sous la domination française … entre les deux , toutes les dynasties berberes musulmanes ont utilisés l’Arabe comme langue nationale , chaque tribut avait gardée son dialecte qui lui est propre et qui la définissait tout en étant un élément du grand ensemble … c’est notre diversité , c’est notre richesse ! … Si je donne un avis sur une question qui touchera mon authenticité ainsi que celle de mes enfants et mes petits enfants dois-je lever le doigt avant de m’exprimer ? … Je ne veux pas échanger mon dialecte millénaire pour une langue éprouvette que ma mere ne va pas comprendre … Mon choix est vite fait,je veux rester Chaoui dans ce grand ensemble Amazigh comme je suis Africain sans pour autant etre noir , méditéraneen sans etre europeen , arabo musulman par la religion , la langue , la culture et l’histoire commune ,enfin Humaniste par mon genre … Non je n’échangerais pas la  » bena  » et l’originalité de mon dialecte pour un  » générique » ! … Vous , vous etes libre de vos choix , vous l’avez fait et dans peu de temps il sera concrétisé … c’était deja décidé bien avant votre naissance … mais le bébé éprouvette restera un  » générique  » sans valeur ajoutée , un petit frein certe mais sans plus , l’Algerie et les Algeriens connaitront leurs route et défenderont leurs authenticités dans la diversité , pour la richesse ! …




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    • Hamid Belaïd
      28 décembre 2017 at 15 h 45 min - Reply

      dixit @M.Bous : … les hommes libres ,qui l’ont toujours étaient, n’ont jamais écrit une phrase en langues Tamazigh depuis 10000 ans … » ??????

      De qui tenez vous cette affirmation gratuite et fausse ?? Je vous conseille juste de chercher, dans des librairies algériennes, des ouvrages (essais, poèmes, dictionnaires etc… etc..) produits par Mouloud Mammeri (nous on l’appelle da El Mouloud) écrivain, anthropologue et linguiste algérien. Et encore, il a produit les plus souvent dans la clandestinité car le pouvoir ne l’a jamais laissé travailler en paix ! Et je ne parle que da El Mouloud alors qu’il a beaucoup d’ouvrages édité en tamazigh !

      NB n°1 : Personne n’a contesté ni remis en question votre identité Chaoui, que je sache !!
      NB n°2 : Vous vous dîtes être « arabo-musulman par la religion » (je vous cite), mais sachez qu4il existe des millions de musulmans sur terre qui ne sont pas … arabes ! La langue arabe est la langue de révélation du Coran mais être musulman ne signifie nullement être arabe !

      Bon courage à vous. Avec tout mes respects.




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      • M.Bous
        28 décembre 2017 at 20 h 06 min - Reply

        @ hamid belaid… Monsieur , je parlais d’une période anterieure a 1844 date du premier dictionnaire du kabyle et antérieure a 1858 date des écrits de monsieur hanoteau sur le grammaire du kabyle … Aussi je parlais de Tamazigh et non du kabyle … oui je suis au courant des travaux de feu da lmouloud ( allah yerhamou ) , mais a ce que je sache et corrigez moi si j’ai tord , il avait écrit en kabyle pas en Tamazigh et avec les carecteres  » tem3emrit  » pas en Tifinagh … le kabyle a été écrit en kabylie avant da l’mouloud et avant hanoteau et en carecteres Arabes ( pour votre information ) ,au m’Zab la meme chose … Notre sujet de débat c’est la langue Tamazigh et non le Zouawi,le Chaoui ou le Targui …
        NB n 1 : Si je léve l’étendard Chaoui c’est pour rappeler aux autres qu’ils ne sont pas les seuls Amazighs et que la cause Amazigh est commune a d’autres et qu’elle est trop lourde et trés noble pour avoir comme porte parole un groupe d’hommes ou une tribut …
        NB n 2 : Vous me citez :  » arabo-musulman par la religion  » ,j’avais pas mis de point aprés  » religion  » ,il fallait finir la phrase … mais comme vous aviez besoin que de cette partie de ma phrase , vous n’étiez pas obligé … ce qui dénature mes dires ,et c’est pas bien ! …




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        • Hamid Belaïd
          29 décembre 2017 at 16 h 39 min - Reply

          Cher compatriote @M.Bous, je ne sais pas si vous êtes au courant mais du vivant de notre da El Mouloud au cours de débats politiques ou de conférences sur la transcription de Tamazight, da El Mouloud voyant le piège du pouvoir qui refusait la reconnaissance de Tamzight tant qu’elle n’est transcrite en arabe, il a dit ceci: puisque qu’il faut aller à l’authenticité, il est préférable de loin que notre langue soit transcrite en Tifinagh qui est l’alphabet originel de la langue berbère. Donc, pour lui le Tifinagh est la panacée. Il n’est pas aussi borné et aussi intransigeant sur cette question comme a toujours voulu le qualifier le pouvoir de 1962.

          Même si lui, a continué a travaillé beaucoup plus sur la langue berbère en alphabet latin où il était plus avancé et plus à l’aise, il n’en demeure pas moins qu’il connaissait bien cet alphabet Tifinagh, et pas seulement la langue des berbères targui, mais aussi leur tradition,leur culture, leur poésie etc…etc ..!

          NB n°1 : il faut vous mettre dans la tête qu’il n’existe pas de grammaire dîte « kabyle » mais plutôt une grammaire berbère tout simplement ! ce n’est pas parce que da El Mouloud faisait beaucoup référence dans ces ouvrages à la langue et la culture berbères de kabylie qu’il ignorait ou n’étudiait pas toutes les autres variantes berbères du Maghreb. Da El Mouloud était avant tout un anthropologue. Il a certes fait dans la politique mais c’est juste pour dire au pouvoir de 1962 que le berbère fait aussi partie de l’identité ALGÉRIENNE.

          NB n° 2 : j’ai dit quelque part ici dans ce débat que les berbères kabyles et chaouis utilisent surtout l’alphabet latin, que les mozabites utilisent l’alphabet arabe et que les Targui utilisent le Tifinagh ! Mais malgré cette diversité j’ai dit que les berbères se doivent de ne pas se laisser prendre au piège du pouvoir de 1962 qui veut exiger à tout prix l’alphabet arabe. Il faut d’ailleurs faire remarquer que certains linguistes disent que l’utilisation de l’arabe pose quand même des problèmes au niveau de la vocalisation et de la question de la transcription de certaines syllabes et de certains mots berbères qu’on ne peut transcrire en arabe. Donc, moi je suis plutôt pour que chaque région berbère, chaque linguiste, chaque spécialiste continuent à travailler avec les outils de recherche, les outils techniques ou de perfectionnement qu’ils ont à leur disposition jusqu’au moment où des conditions politiques et organisationnelles apparaissent pour prendre enfin une décision à ce sujet qui doit être discuté surtout entre les berbères eux-même d’abord et avant tout même si le pouvoir a aussi le droit d’avoir un avis sur cette question de transcription !Donc que chacun continue de travailler avec ses moyens et après on peut toujours créer ou inventer des outils (numériques, dictionnaires,logiciels etc..) qui peuvent facilement servir de « ponts », de « communication » et de passage entre les différentes variantes et pour trouver le meilleur itinéraire pour que cette langue et cette culture soient réhabilitées et respectées ….définitivement pour passer à d’autres choses aussi importante qui engagent l’avenir politique, économique et social de notre pays à tous !

          C’est mon point de vue ! C’est mon humble niveau de connaissance. Bon courage à vous, mes respects et vive l’ALGERIE ALGERIENNE !




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          • M.Bous
            29 décembre 2017 at 20 h 09 min -

            @ hamid belaid : Monsieur Belaid , dois-je répéter que notre sujet est Tamazigh comme langue nationale et non autour des dialectes de differentes régions de l’Afrique du nord … Que monsieur da l’mouloud ( allah yerhamou ) écrit son dialecte zouawi avec le latin ou le japonais ne me gene nulement , s’il y-a des gents de sa région qui le suivent , c’est de leurs droit et logiquement personne n’a le droit de s’opposer a leurs choix , ni le pouvoir ,ni les autres régions … il faudrait juste avoir un consensus autour de ce choix en territoire Zouawi , puisque dans cette région le kabyle a été écrit en Arabe avant la naissance de da l’mouloud … Revenant a Tamazigh langue nationale , Monsieur Belaid ,existe -il une langue Tamazigh ( mere ou nationale … ) ? … ou est-elle ? , par qui elle est ou était parlée ou écrite ? … est-ce qu’on a une fois dans notre longue histoire communiqué entre nous ( Zouawi , Mzabi , Targui, Chaoui , Chelhi … ) a l’aide de cette langue ? … Monsieur Belaid , si vous disposez de ses informations , je serais trés reconnaissant de les connaitre , moi , je n’ai pas trouvé trace d’une quelconque langue  » mere  » … Alors sachant qu’un groupe de personne voulait remplacer ma  » langue  » par une autre , sincerement a ma place que feriez vous ? …
            NB / Monsieur Belaid , pour me faire mettre quelque chose dans la tete , ne vous fatiguez pas avec des  » il faut vous mettre dans la tete …  » , simplement relatez moi des choses vérifiées scientifiquement et historiquement , ça sera plus simple … j’ai cité Hanoteau et ses écrits sur le grammaire kabyle de 1858 , ça c’est vérifiable …




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        • Zoubir Akourane
          31 décembre 2017 at 13 h 33 min - Reply

          Ya dada @M.Bous , c’est quoi encore cette variante berbère le « dialecte zouawi » que tu nous jette à la figure ! Un peu chouiya de respect ya dada pour la langue berbère ..kabyle ou autre!!!




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          • M.Bous
            4 janvier 2018 at 21 h 13 min -

            Que dois-je dire a votre avis ? … qu’est-ce qu’il ne vous plait pas et que je dois changer ?  » dialecte  » ou  » Zouawi  » ou les deux ? … Si je dis  » langue Kabyle  » , cela voudrait dire que les Kabyles ont déja une langue et de conséquent les Chawi , M’zab , Chelhi … ont la leur … si on a déja 08 langues , pourquoi créer une 9 éme ? … Aussi le mot Kabyle va rassembler tous les berberes habitants aux alentours d’Alger ( les arrières petits fils de Syphax entre autre ) et qui ne font pas partie de la région connue comme grande et petite  » kabylie  » … Le vrai nom de la grande et une partie de la petite kabylie c’est Zouawi ou Gawawi … Kabyle ou Kbaili a été donné par les Turks a tous les berberes confondus qui vivaient aux alentours limitrophes d’Alger … Ya Zou ! ghir bechouiya ! on discute , on jette pas a la figure et de la discussion jaillie la lumière … enfin , normalement , je l’espere …




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  • Ali
    29 décembre 2017 at 15 h 33 min - Reply

    Assalem,

    Ce debat me semble limité aux partisans du butin de guerre dont ni le nombre ni l’influence ne pesent sur l’Algerie profonde. Pourqoi ne pas adopter la solution qui permet à chaque region de pratiquer son dialecte et l’écrire comme elle le souhaite et développer d’une manière serieuse l’arabe comme langue commune. Je ne suis pas certain que le projet Tamazirt, langue à partir de plusieurs dialectes, soit réaliste. À voir tous les blocages dont souffre l’implantation de la langue arabe, y compris par certains partisans de Tamazirt, me laisse penser que ce débat est une perte de temps. Ce dont l’Algerie a besoin, à mon humble avis, est un renouveau moral et civilisationnel.

    Meci




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    • Hamid Belaïd
      29 décembre 2017 at 20 h 13 min - Reply

      Cher @Ali, vous pensez que ce débat sur Tamazight est une perte de temps!! Possible ! Mais je crois c’est d’abord le pouvoir de 1962 qui a fait perdre à l’Algérie tant d’année mais pas … tamazight ! Tamazight fait son bonhomme de chemin comme elle peut et ce n’est pas elle qui a pris le pouvoir en 62.

      De plus il ne tient qu’au pouvoir de faire en sorte que, comme vous dîtes, « l’arabe soit développée d’une manière sérieuse » … et qu’on aille vers « un renouveau moral et civilisationnel ».çà il faut le dire au pouvoir mais pas aux militants de tamazight !
      Mes respects !




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      • Ali
        30 décembre 2017 at 15 h 45 min - Reply

        Bonjour M. Hamid,
        1) butin de guerre
        Les partisans du butin de guerre (expression de M. Lacheref) sont, à titre d’exemple, moi et vous. On échange entre nous ni en arabe ni en Tamazirt. On est tenu à le faire dans la langue du Maitre. Helas, les colonisables que nous sommes ne sont pas porteurs d’un quelconque changement.Il faut le reconnaitre que nous n’avons pas encore extirpé le complexe du colonisé de notre âme.

        2) perte de temps (debat sur Tamazirt)
        Peux-ton citer un exemple où la societe algerienne indépendante a réalisé (pas juste en parler) un quelconque projet d’une maniere unanime ?
        Alors comment peut-on croire que cette societe va t-elle surmonter ses nombreuses tares pour mener à bien un projet aussi ambitieux que Tamazirt ?

        Bonne fin de journee




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        • Hamid Belaïd
          30 décembre 2017 at 18 h 29 min - Reply

          Cher compatriote @Ali, moi en ce qui me concerne je ne me plains pas trop car : je lis, parle et écrit en arabe même si ce n’est pas très parfait (j’ai appris la langue arabe au lycée et j’ai même épousé une femme non berbère de l’Ouest algérien), je maitrise très, très bien le kabyle parlé même si je maîtrise pas parfaitement son orthographe et sa graphie, je parle et écrit l’anglais même si je ne le maîtrise pas parfaitement et enfin je parle et écrit le français !

          Même si je suis francophone, je ne suis pas francophile et la France n’a jamais été « mon maître ». En revanche, je te le fais savoir que je respecte la culture française, la littérature française, l’histoire de France sauf son histoire coloniale, j’aime certaines chansons françaises (Jean Ferrat, Brassen, Léo Ferret, Renaud, Aznavour etc…), mais je n’aime pas les Mitterand, Hollande, Macron, Fabius, Walls, Sarkozy, BHL etc.. alors j’ai un peu de sympathie pour Chirac ! Ok, on s’est compris oui ou non ???

          NB 1: je pense que ce n’est pas Lacheref qui a parlé de « butin de guerre » mais Kateb Yacine ! Tu fais une erreur à mon avis sauf si tu as entendu toi même Monsieur Lacheref te le dire à toi.

          NB 2 :je ne te réponds plus jamais sur la langue, la culture et la civilisation berbère, ni sur la production de livres ou d’études sur tamazigh car je pense que tu manques un peu de d’informations et de discernement sur cette question importante qui a besoin de moins de passion (de part et d’autre) et plus de connaissances historiques et anthropologiques rigoureuses !




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          • Hamid Belaïd
            30 décembre 2017 at 18 h 33 min -

            ….plus de connaissances historiques et anthropologiques rigoureuses … et de connaissances en linguistique, qui est une science !




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    • Hamid Belaïd
      29 décembre 2017 at 20 h 15 min - Reply

      …..Et puis s’il vous plait : qui sont ces partisans du … butin de guerre ! ???merci de le préciser !




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  • Rezki Djerroudi
    30 décembre 2017 at 4 h 18 min - Reply

    M. Bous votre réaction que je trouve incompréhensible mais débilisante, elle ne se diffencie malheureusement pas de celles et ceux qui ont tendance à s’offusquer chaque fois que l’on parle de tamazight. Cette manière de sortir de ses gants est suspecte car cela cache un sentiment de perte de confiance en soi pour ne pas dire une pathologie maladive. Toute cette agitation autour de l‘amazighité n’est pas fortuite mais délibérée. Cet état d’esprit renferme dans sa profondeur psychanalytique des sentiments de doute, d’incompréhension et d’amnésie. Ce tempérament unique et inique est l’apanage de l’algérien face à son prochain dont le seul tort est d’avoir voulu reconnaitre la légitimité de son ascendance. Est-il raisonnable de s’élever contre celui qui recherche son intime conviction, son authenticité ?
    Le monde d’aujourd’hui évolue rapidement de la même manière que le globe entame sa révolution, mais malheureusement encore une fois, les êtres s’éloignent un peu plus chaque jour de la raison qui leur dicte le bon vouloir du vivre ensemble. Pour ma part, je ne vois nullement la raison d’être d’une attitude inavouée de certains esprits de vouloir caporaliser la manière de penser, la manière d’être : Nous sommes tous des arabes et nous sommes tous des musulmans.
    Par ailleurs, d’autres trouvent toujours des raccourcis : Tamazight n’est pas une langue scientifique, mais ils préfèrent l’arabe même si cette langue n’est pas cotée sur le plan technique et scientifique.
    Il ne pourrait y avoir aucun rapport avec la reconnaissance officielle et nationale de sa langue et le développement technologique d’autre part. La technologie elle choisit ses langues d’emploi par prédilection, nous choisissons la notre par conviction de ne pas participer à son extinction. Voilà Monsieur Bous pourquoi nous ne pouvons nous taire pour ne pas être complice de cette volonté manifeste de vouloir ressembler à celui qui n’en a pas l’air. Cordialement.




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    • M.Bous
      30 décembre 2017 at 13 h 13 min - Reply

      @ rezki djerroudi : vous m’interpellez et je ne me reconnais nullement dans aucune de vos phrases … Une seule de vos phrase me rend hommage – je pense – ,mais que vous n’avez pas suivi sa logique … je vous cite :  » Est-il raisonnable de s’élever contre celui qui recherche son intime conviction , son authenticité ?  » … Monsieur Arezki , au long de notre longue histoire , nous avons pus gardé nos dialectes de la romanisation , nous les avons pas échangés contre le phenicien , le byzantin , l’arabe et le français … est-ce un crime de ne pas échanger mon dialecte contre une langue de laboratoire que ma mere ne va pas comprendre ? … Je vous rejoins sur un point , je veux rester authentique ! … Je continu sur la ligne de mes ancetres , je ne suis pas plus inteligent que Syphax ou Massinissa , que Abderahmene ibn Roustom ou Ziri ibn Menad , que Hammad ibn Bologhine ou Youcef ibn Tachifin , que Yaghmoracene ibn Zyan ou Yahia le Hafsside … Mes ancetres ont unifiés la terre et les hommes sous un seul emblème pour un destin commun, pour une mission civilisationnelle en laissant chaque région , chaque tribut vivre dans son environnement propre et spécifique sa propre culture , moeurs et traditions … Ils n’ont jamais osés unifier les traditions , ou la langue … Eux sont les hommes libres … on peut pas dire d’eux que chez ses gents la , on triche … ils sont mon exemple , ils sont mon authenticité , c’est quoi votre authenticité ? vous défendez quoi ? éclairez nous , vous qui semblez etre psychanalyste … « Concitoyennement  » .




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  • Rezki Djerroudi
    30 décembre 2017 at 20 h 05 min - Reply

    Pour éclairer un temps soit peu votre lanterne Monsieur Bous, j’ai réagi à votre propos au tout début quand vous avez mentionné je vous cite « Mon Dieu ! …. on nage dans un verre d’eau, comme toujours… Pauvre Algérie ! même si elle a fait pour tamazigh plus que… ». J’ai cru comprendre, excusez ma réaction que vous vous êtes entremêlés à un certain moment et suite à cela j’ai voulu rétablir un peu la véritable problématique de la langue qui ne peut pas être forcément celle de la technologie qui n’a rien à voir avec sa langue maternelle qui, elle provient de vos entrailles et détermine votre appartenance identitaire. J’ai réagi parce que Tamazight ne constitue pas uniquement un Devoir pour son épanouissement mais un Droit que tout un chacun se doit pour faire en sorte que cette langue puisse revivre. Ma réaction ne s’adresse pas personnellement à vous Monsieur Bous mais à tous ceux qui nous dictent leurs préalables. Que l’on sache que l’on veut que cette langue revive OK et puis il viendra un jour où elle serait compétitive et libre à chacun par la suite d’étudier avec la langue de sa préférence. Cordialement.




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    • Salim Dekaoui
      31 décembre 2017 at 17 h 11 min - Reply

      @Rezki Djerroudi , très , très juste votre réflexion ! Tout les algériens savent que le pouvoir algérien de 1962 a tout fait pour que tous les algériens (même les berbères kabyles ou chaouis ou autres) apprennent la langue arabe ! Moi je sais que tous les enfants écoliers de Kabylie (j’en parle parce que je suis de là-bas) apprennent en arabe dans l’école de la république algérienne.

      Je dis çà car j’estime que ce n’est même pas aux citoyens berbères d’être vigilants et d’exiger l’apprentissage de tamazight à l’école, mais c’est à l’Etat Algérien lui-même de le faire, de prendre cette décision comme il l’a fait pour l’arabe et le Coran ! Et comme en Algérie l’Etat c’est le pouvoir politique, donc il faut que se soit le pouvoir politique qui encourage cette langue en mettant des budgets conséquents chaque année comme il l’a fait pour la langue arabe. C’est donc l’Etat (le pouvoir chez nous) qui doit le faire, prendre en charge cette question car la Constitution met le tamazight comme identité de l’Algérie à côté de l’islam et l’arabité !

      Dans tous les pays véritablement démocratique et jaloux de son identité, c’est l’Etat lui-même qui protège et développe le patrimoine linguistique et culturel du pays. Mais si en Algérie, l’Etat (ou le pouvoir) traîne des pieds sur cette question, il ne sera pas étonnant que les berbéristes algériens cherchent légitimement d’autres solutions pour le faire à la place de l’Etat et c’est comme çà qu’on arrive à des …. dérapages !




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  • Abdellah Chebbah
    31 décembre 2017 at 20 h 26 min - Reply

    D’un côté comme de l’autre, je ne m’attendais vraiment pas a faire un tollé sur un problème de langue qui normalement ne devrait pas se poser. Il existe des pays ou on parle et écrit plusieurs langues. Pour en citer quelques uns, en Suisse, au Canada et aux États-Unis plusieurs langues se parlent et s’écrivent sans reproches. Vous êtes servis en Anglais, en Français, en Espagnol, en arabe et même en chinois.
    Vous venez de faire fausse route mes chers frères et sœurs.. J’ai utilisé ce problème comme élément déclencheur pour attirer votre attention sur deux problèmes majeurs. Le premier étant de celui de l’altérité. Je l’ai pourtant bien souligné en gras et en italique: Il es insensé…..l’autre. Il y a l’autre qui est purement politique.
    Vous me poussez a faire une contre enquête comme l’a fait monsieur Kamel Daoud.
    Vous devez restez fixés, lucides et conscients de ces deux problèmes qui finiront par nous détruire si nous ne trouvons pas de point commun.




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  • Abdellah Chebbah
    31 décembre 2017 at 20 h 30 min - Reply

    PS: Relisez SVP mon article attentivement.




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  • Oultache Mohand
    2 janvier 2018 at 19 h 20 min - Reply

    Comme je l’ai dit suite à l’article d’un certain @Abderrahman Benamara (avec un article intitulé bizarement :… « yennayer , la grande manipulation »…, est-ce que certains algériens autres que berbères ne serez pas scandalisés ou offusqués, si on vous disait par exemple que c’est une … « manipulation » … que d’utiliser le calendrier Hégirien, que de décréter autant de jour fériés et chômés comme l’Aid Elkebir, Aid El Seghir, El Mouharam, El Mouloud Nabaoui, etc… etc.. ??? Comment régirez-vous irham babakoume!

    Moralité : pour que l’on vous respecte vous les non berbères et pour qu’on respecte vos croyances, vos traditions et par extension votre culture non berbère, il faut aussi apprendre à respecter celles des autres algériens qui ont eux aussi leur propre croyance, culture, langue, tradition etc… etc… toutes aussi légitimes que les vôtres !

    j’ai ajouté : mais je crois qu’au vu de certaines réactions que l’Algérie n’est pas prête à la démocratie, la liberté et la reconnaissance de l’identité algérienne dans sa dimension amazigh à côté de l’arabe et de l’islam ! On sent qu’il y a encore des réticences et des rejets pas seulement du côté du pouvoir politique, hélas !!




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  • Oultache Mohand
    2 janvier 2018 at 19 h 27 min - Reply

    … je parle sciemment de calendrier hégirien, de fêtes religieuses musulmanes du fait que la langue et la culture arabe ont été liées directement …. au Coran et aux traditions, aux cultures et à la langue venues de la peninsule Arabique !!!




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  • Rezki Djerroudi
    2 janvier 2018 at 22 h 38 min - Reply

    Monsieur Abdellah Chebbah les réactions à votre article abondent en majorité dans le même sens sauf que le votre à certain passage vous avez bien voulu ménager et la chèvre et le chou. Vous oubliez que pour celui, qui depuis la nuit des temps n’a connu que mépris et autre déni au sujet de sa véritable identité, ne puisse pas réagir positivement et avec passion par moment à tout ce qui a trait à la renaissance de sa langue maternelle. Dans d’autres cieux comme vous le mentionnez, la prise en charge de l’identité de l’un faisant partie l’autre relève de l’autorité qui en est le garant de son développement et de son épanouissement, loin de toute surenchère politique. Pourquoi cette crainte injustifiée à l’égard de Tamazight que cet autre injustement brandi à chaque circonstance venant briser un peu plus les carcans de l’ostracisme. Nous sommes tous musulmans et fiers de l’être, SVP ayez conscience que la revendication de son identité ne peut pas nous faire oublier le destin commun du vivre ensemble. Mon ultime conviction est que la revendication de Tamazight et son épanouissement se fera par la volonté de notre moitié, arabophone j’allais dire. Cordialement.




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    • Algérien éveillé
      3 janvier 2018 at 1 h 33 min - Reply

      Dans n’importe quel pays développé de par le monde les dialectes ne sont jamais élevés au rang de langues nationales et donc généralisés à toute une nation.
      Je précise, je parle ici de dialectes( qui n’ont pas acquis le statut de langue)et non pas de langue reconnue mondialement et officiellement par les instances internationales.
      Donc il ne faut comparer l’incomparable.Le reste c’est de la boulitique!




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      • Kaci N’Tizi Ouzou
        3 janvier 2018 at 18 h 17 min - Reply

        ya sidi @Algérien éveillé , avec tout mon respect je suis au regret de te dire que le berbère n’est pas un dialecte car il a des règles grammaticales, une conjugaison, un alphabet (tifinagh) même si certaines régions pour, leur commodités propres et du fait de l’histoire, utilisent soit l’alphabet arabe soit l’alphabet latin soit l’alphabet Tifinagh pour la transcrire.

        Le Tifinagh est « l’alphabet premier » utilisé par les berbères pour transcrire leur langue !Donc il existe bel bien une LANGUE BERBERE avec son alphabet, sa grammaire, sa conjugaison, ses poésies, ses actes et décisions juridiques pris à leur époque etc… etc… Cette langue, et non ce dialecte, ne s’est pas développé pour des raisons strictement politiques car tu n’es pas sans savoir qu’une langue locale est vite découragée pour la remplacer par la langue du conquérant, du colonisateur et de l’occupant ! C’est ainsi l’histoire, hélas !

        Mais comme en Algérie tous les algériens ( que je sache) sont indépendants et libres, ils (les berbères) ont donc le droit de réhabiliter et d’encourager leur langue Tamazight dans toutes ses variétés et déclinaisons ! Nous les berbères algériens, on est aussi libre et indépendant que … les algériens arabes ! Il est hors de question que l’un soit plus reconnu que l’autre !

        Avec tous mes respects d’internaute !




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        • Algérien éveillé
          3 janvier 2018 at 19 h 34 min - Reply

          Malgré tout le respect qu’ils doivent à ton opinion,il y a d’autres algériens y compris des chaouis et des kabyles qui ne sont pas de ton avis pour deux raisons:
          1-Ils préfèrent dans l’immédiat faire apprendre à leurs enfants une langue vivante de sciences et de technologies.
          2-Ils considèrent pour le moment que le berbère avec les variantes que tu cites ne peut que perturber leurs chérubins à l’école.




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          • batni
            3 janvier 2018 at 21 h 33 min -

            Allez on va tout jeter de bord et apprendre a nos enfants l’Anglais et le Mandarin. Cela va leurs permettre de rattraper le retard abyssal avec ces pays détenteur de Techno.




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  • Hamid Belaïd
    4 janvier 2018 at 14 h 36 min - Reply

    Bonjour Monsieur @Algérien éveillé et à tous ceux qui pensent que Tamazigh est inutile.

    D’abord, il est fort possible comme tu le dis ya si @Algérien éveillé que beaucoup de citoyens algériens rejettent le Tamazigh et préfèrent plutôt « une langue vivante de sciences et de technologies ». Mais tu oublies de nous dire que même la langue arabe, malgré son soutien avec des crédits colossaux depuis l’indépendance, n’est pas arrivée à combler le retard sur ce plan là car elle traine un gros handicap justement sur le plan des sciences et de la technologie.

    Donc, il faut avoir honnêteté et le courage de dire que si Tamazigh ne peut pas résoudre ces questions des connaissances des « sciences et des technologies », il n’en demeure pas moins que la langue arabe est aussi handicapante pour nous sur ce plan là ! L’arabe et Tamazigh sont sur le même plan, même si l’arabe est un peu plus avancé pour des raisons plus politiques.

    Remarques :

    1/-D’abord, si des citoyens algériens ne souhaitez pas que leurs enfants apprennent le Tamazigh en considérant que c’est une perte de temps, je suis sûr que personne ne les obligera à le faire !
    2/- Pourquoi Tamazigh serait une perte de temps, et l’arabe non ??? Je me le demande ! Eh oui ! En effet, certains citoyens algérien, peuvent eux aussi penser que leurs enfants berbères perdent leur temps à étudier l’arabe car ils peuvent estimer que la langue arabe ne leur permet pas l’ouverture sur le monde et l’accès à la science et à la modernité !
    3/ – J’espère simplement que ceux qui rejettent Tamazight pensent au moins à encourager, par un moyen ou par un autre,leurs enfants a apprendre le français et l’anglais, car pour l’instant l’arabe est très, très en retard sur beaucoup de choses et pas seulement Tamazigh

    Allah Ihdikoume, ya @Algérien éveillé et les autres et bon courage à vous tous !




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  • halim
    5 janvier 2018 at 4 h 05 min - Reply

    et une fois que le tamazight sera imposé partout, dans les ordonnances médicales, à sonatrach, à Essilor, Lafarge, … on ouvrira enfin des labos de recherches en maladies génétiques en tamazight, des revues scientifiques en tamazight et des noms de médicaments en tamazight… on supplantera enfin la langue française du radium et de Arianne qui est nullissime aujourd’hui, dépassée par l’anglais qui, lui, pas la langue de Luc Montagnier, a inventé le virus du sida, qui lui pas la langue de la Salpétrière, qui soigne nos briziden et wouzara’ …, qui lui attire tous les algériens vers le CCA (et non le CCF) qui rêvent tous d’Oxford et non de Paris… !!!




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    • Hamid Belaïd
      5 janvier 2018 at 13 h 16 min - Reply

      @halim, effectivement tu as entièrement raison d’ironiser,ya kho, car actuellement les ordonnances sont établies en arabes, les labos algériens de recherches en maladies génétiques utilisent l’arabe comme langue de travail, les revues scientifiques algériennes sont écrites et publiés en arabe etc… etc… etc.. etc..




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      • Hammouche Mouzite
        5 janvier 2018 at 17 h 24 min - Reply

        @Hamid Belaïd, je suis d’accord avec vous ! Il faut que les militants de Tamazight arrêtent de nous faire perdre du temps dans notre développement fulgurant grâce à la langue arabe !

        D’ailleurs, justement grâce à la langue arabe nos écoles, nos lycées et nos universités sont très, très bien classés dans le monde et on a même réussi à lancer un satellite de communication géostationnaire qui tourne à 36 000 Kms autour de la terre.

        Il est aussi connu que grâce à l’arabisation de notre pays (et aussi grâce à Dieu qui est toujours avec nous), on n’a jamais eu besoin de sociétés étrangères pour construire nos usines d’eau de mer, nos usines de GNL, nos raffineries, nos forages pétroliers et gaziers, nos autoroutes, nos métros, nos avions, nos équipements militaires, nos trains, nos rails, nos voitures, nos centrales électriques, etc… etc… ! Donc s’il vous plait vous les berbères, calmez-vous, pour ne pas dire taisez-vous s’il vous plait. Nous on travaille ! Nous on ne pense pas aux jours fériés, aux fêtes comme vous, comme votre Yennayer etc… etc…! Et je finis par un scoop : bientôt un réacteur nucléaire totalement arabe, Incha Allah !




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  • ait mazigh
    7 janvier 2018 at 6 h 22 min - Reply

    m bous ,, t’es pas un spécialiste de langues ,,c’est la structure de la langue qui défini le commun des dialectes ,, si tu enlève tout les mots et structure étrangères a tamazight dans le chawi ou kabyle elle sera tamazight ,, , avants les invasions étrangères y’a pas d’habitants dans les montagnes et déserts ,les amazighs de cette époque parlaient tamazight pure




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    • Benamina
      10 janvier 2018 at 15 h 49 min - Reply

      Et pourtant gabriel camps grand spécialiste des questions berberes pendant plus de 50 ans disait ceci : »En fait, il n’y a aujourd’hui ni une langue berbère, dans le sens où celle-ci serait le reflet d’une communauté ayant conscience de son unité, ni un peuple berbère et encore moins une race berbère. sur ces aspects négatifs tous les spécialistes sont d’accord…. g camps ».
      Quant à ferhat mehenni, il dit, je le cite : » Si, un jour, une langue amazighe unique a dû exister, nous n’en avons pas encore la preuve. pour le moment, nous assistons à l’absence d’intercompréhension linguistique naturelle entre le mozabite et le touareg, le kabyle et le chleuh… mais peut-on en créer une qui soit une langue standard entre amazighs? croire que la solution est dans la création volontariste d’une langue commune aux berbères est une autre absurdité. Bien sûr que matériellement cela est possible, mais elle serait la langue de qui? ».




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  • ait mazigh
    7 janvier 2018 at 6 h 28 min - Reply

    tamazight c’est pas un perte de temps , c’est les racines ,c’est les piliers principales de la maison algerie ,, sans tamazight ,l’algerie n’as pas de piliers et tout ce qui se fera sera ruiné tot ou tard




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  • Benamina
    10 janvier 2018 at 15 h 40 min - Reply

    Il est très remarquable que la période phénicienne (plus tard devenue punique)de notre histoire antique, malgré son importance, sa prépondérance et sa prévalence permanentes dans ses manifestations humaine, politique, linguistique, culturelle et civilisationnelle pendant des siècles (19 siècles), malgré tout cela, elle est complètement escamotée et marginalisée dans l’historiographie nationale (par le pouvoir)et par les berberistes dans leur rhétorique et leur version de notre histoire antique. C’est calculé, prémédité et fait à bon escient. Ne me dites pas que c’est hors-sujet. Bien au contraire, c’est très pertinent et très présent dans les plis de notre sujet.




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  • Congrès du Changement Démocratique