LA FRANCE AU SECOURS DES GÉNÉRAUX D’ALGER !

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Le collectif « Libérons l’Algérie » appelle les Algériennes et les Algériens résidents en France à venir massivement au rassemblement du dimanche, 21 février 2021, à 12h30, à la place de la République de Paris. L’interdiction de la marche, prévue de la Place de la République à la place de la Nation, par la préfecture de police de Paris montre que la feuille de route de la junte militaire est mise en application sous la protection de la France. Elle ne fera que renforcer notre mobilisation !

Ensemble pour dire :Non à l’alliance de deux raisons d’Etat, celle d’une France prisonnière de son passé colonial et celle d’une junte militaire soumise au néocolonialisme, contre le droit du peuple algérien d’accéder à la citoyenneté politique.

ISTIQLAL ! ISTIQLAL !

Le collectif « Libérons l’Algérie » rappelle aux participants à ce rassemblement la nécessité de respecter strictement les mesures liées à la lutte contre le coronavirus et les horaires du couvre-feu sanitaire.

DÉCLARATION-APPEL

La jonction de deux raisons d’Etat, celle d’une France officielle incapable de se libérer de son passé colonial et celle d’une junte militaire porteuse du syndrome du colonisé a, encore une fois, sévi contre le peuple algérien et son droit d’accéder à la citoyenneté politique. Deux jours seulement avant le second anniversaire de la Silmiya (22 février), la Révolution pacifique du peuple algérien, alors que les manifestations populaires reprennent en Algérie et que la Diaspora algérienne en France se mobilise pour une marche unitaire massive, prévue dimanche, le 21 février 2021, de la place de la République à la place de la Nation à Paris, de 12h30 à 17h30, la préfecture de police a décidé d’interdire cette marche.

Ainsi, seul le rassemblement à la place de la République est autorisé, de 12h30 à 17h30. En effet, dans « l’arrêté no 2021 – 00153 portant interdiction partielle de l’itinéraire déposé de manifestations déclarées pour le dimanche 21 février 2021 », le préfet de police a décidé que :

 » Art. 1er – Le parcours entre la place de la République et la place de la Nation des manifestations déclarées respectivement par Mme Houria BOUTIBA et d autres est interdit. En conséquence, les manifestants pourront se réunir à la place de la République, lieu de rassemblement de ces manifestations. « Cet arrêté a été notifié aux déclarants vendredi 19 février, vers 19h00.

Le choix du jour et de l’heure n’est pas fortuit ! Il visait à mettre les organisateurs de la marche devant le fait accompli. Car, samedi et dimanche, c’est le week-end. Et la préfecture de police ne travaille pas. Cette interdiction de la marche unitaire par voie d’arrêté préfectoral intervient quelques jours seulement après l’autorisation, obtenue auprès de la Direction de l’ordre public et de la circulation, le 13 février précédent, de la tenir. Qu’est-ce qui a changé depuis ? Pourquoi cette volte-face de la préfecture de police de Paris ? Il est, tout de même, curieux que le préfet de police évoque  » le contexte électoral tendu en Algérie ». De quel contexte s’agit-il ? Quels sont les « risques sérieux de troubles à l’ordre public » liés à ce « contexte électoral » – qui n’existe pas ! – « sur le parcours des manifestations susvisées, en particulier à hauteur du consulat général d’Algérie, situé au 3 ter rue de Charonne ( Paris 11e) ?

Le désigné d’ El Mouradia, Abdelmadjid Tebboune a, certes, annoncé « la dissolution » du Parlement en Algérie. Mais, il l’a fait jeudi dernier ! C’est-à-dire, la veille de l’interdiction de la marche de la Diaspora algérienne à Paris, arrêtée par le préfet de police !! De plus, ce n’est pas pour autant que des élections peuvent être organisées en 48 heures ! Ce motif est, tout simplement, absurde !Et puis, qu’est-ce que la France à avoir dans les élections algériennes ? D’un autre côté, les collectifs qui activent à Paris organisent des rassemblements et des marches depuis le 17 février 2019. A ce jour, aucun incident lié à ces manifestations n’est à déplorer, pas même durant les rassemblements de dénonciation du simulacre électoral du 12 décembre 2020, devant les représentations diplomatiques de la junte militaire. Des rassemblements tenus pendant une semaine ! Par ailleurs, il est ridicule d’évoquer  » la difficulté et la dangerosité des interventions des forces de l’ordre à proximité de très nombreux commerces dans les rues des 3e, 11e et 12e arrondissements en cas de troubles avérés et des risques pour les clients s’y trouvant à proximité » tant que le caractère pacifique des manifestations et l’efficacité de leur organisation ne sont plus à démontrer.

Quant à « la menace terroriste » évoquée dans l’arrêté, elle n’a absolument aucun lien avec les manifestations pacifiques organisées par la Diaspora algérienne en France. Aussi, le contexte de ces menaces était le même, le jour où l’autorisation d’organiser la marche du 21 février a été accordée. S’agissant des mesures liées à la lutte contre le coronavirus, les organisateurs et les manifestants ont toujours veillé à leur strict respect. Cela dit, le collectif « Libérons l’Algérie » a proposé à la préfecture de police l’itinéraire de la marche allant de la Place de la République à la place de la Bastille. Cette dernière a opposé un refus catégorique à cette proposition.

LA FRANCE PROTÈGE LA JUNTE MILITAIRE !

Jeudi 19 février. Abdelmadjid Tebboune, le président illégitime, transmet quelques points de la feuille de route des portes-galons pour la régénération du régime militaire. Le lendemain, la marche prévue à Paris par la Diaspora algérienne est interdite par un arrêté de la préfecture de police. Une pure coïncidence ? Tout connaisseur des relations franco-algériennes, tout esprit averti, ne peut avoir la crédulité de croire à cette éventualité. En réalité, l’arrêté de la préfecture de police de Paris montre que la décision d’interdire la marche est politique. Il s’agit d’un signal fort envoyé aux généraux-décideurs algériens pour leur montrer que la protection de la France leur est acquise. En ce cas, quelle est la nature du deal qui peut lier Paris à Alger ? Parmi les dispositions du nouveau brouillon de la constitution, l’article 31 stipule que « L’Algérie peut, dans le cadre du respect des principes et objectifs des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes, participer au maintien de la paix.  » En d’autres termes, pour se maintenir au pouvoir, la junte militaire est prête à envoyer des militaires algériens tuer et/ou se faire tuer dans des guerres par procuration, sous les ordres des commandements militaires néocolonialistes. L’intérêt de la France dans toute cette affaire, c’est qu’elle peut compter sur les militaires algériens pour garnir ses régiments des nouveaux « tirailleurs » de l’armée française, dans les conflits du Sahel ou, plus généralement, dans le cadre de la « françafrique ».

En contre-patrie, la France semble être prête à reprendre son rôle de protectrice de la junte militaire algérienne. En ce sens, pourrait-elle préserver leur impunité sur le plan géopolitique, en cas où le retour des manifestations, obligerait la soldatesque d’Alger à recourir à une répression sanglante des manifestants. Ainsi se décline l’un des points pour lesquels Abdelamdjid Tebboune a été obligé de rentrer au pays dans l’urgence, après un long séjours hospitalier en Allemagne, payé de la poche des Algériens : accélérer le processus de transformation de l’armée algérienne en pourvoyeuse de régiments de « tirailleurs » aux armées néocolonialistes, notamment, l’armée française. En effet, parmi les pouvoirs formels que lui confère le nouveau brouillon de la constitution, l’article 91 dispose :

« Art. 91. — Outre les pouvoirs que lui confèrent expressément d’autres dispositions de la Constitution, le Président de la République jouit des pouvoirs et prérogatives suivants :

1)- il est le Chef suprême des Forces Armées de la République et le responsable de la Défense Nationale ;

2)- décide de l’envoi des unités de l’Armée Nationale Populaire à l’étranger après approbation à la majorité des deux tiers (2/3) de chaque chambre du Parlement ; »

LE POIDS DE L’IMPENSÉ DE L’HISTOIRE SUR LE PRÉSENT

Le montage vidéo aura pris 25 minutes de séances répétitives. D’emblée, Abdelmadjid Tebboune, évoque « la Journée nationale du Chahid » qui renvoie à la création officielle de l’Organisation Spéciale (OS), le 18 février 1947, mise en place sur la base du rapport déclinant la stratégie globale de la lutte pour la libération de l’Algérie du joug colonial, présenté par Hocine Aït-Ahmed, âgé, à l’époque de 22 ans, président de l’OS et membre du bureau politique du Parti du Peuple Algérien (PPA).L’impensé de l’histoire nourrit la mystification, encourage la manipulation et accentue l’aliénation. A quelques jours près, la « Journée nationale du Chahid » renvoie aussi à la résolution 1012 adoptée lors de la XIe session des Nations Unies, tenue le 15 février 1957 et portant sur la question algérienne. Une session durant laquelle l’ONU a déclaré que l’Assemblée générale,  » Ayant entendu les déclarations des diverses délégations et discuté la question algérienne ; Considérant la situation en Algérie qui cause beaucoup de souffrances et de pertes en vies humaines ; Exprime l’espoir que, dans un esprit de coopération, une solution, pacifique, démocratique et juste sera trouvée par des moyens appropriés, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies « .

Cette résolution a été adoptée alors que le Front de Libération Nationale (FLN) avait appelé à une grève générale le 28 janvier 1957, en prévision du traitement de la question algérienne à l’ONU. La stratégie globale de la lutte armée pour l’indépendance portait sur les aspects politique, militaire, financier et diplomatique. Sur le plan diplomatique, Hocine Aït-Ahmed a ouvert à New York un bureau de la délégation du FLN en avril 1956. Ce choix a porté ses fruits puisque le 17 septembre 1957, la question algérienne, est à nouveau, à l’ordre de l’ONU, notamment, lors de sa XII session. Le 11 décembre 1957, l’Assemblée générale remet en question la souveraineté de la France coloniale sur le territoire algérien en réaffirmant  » la nécessité pour tous les pays… de faire respecter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. »

Le 8 février 1958, l’armée français bombarde le village tunisien de Sakiet Sidi Youcef, faisant plus de 70 morts. Le bilan varie entre 72 et 75 morts et 148 blessés. Parmi les victimes figurent une « douzaine d’élèves d’une école primaire et des réfugiés algériens regroupés par une mission de la Croix-Rouge ». La réaction de la Tunisie ne s’est pas faite attendre : les relations diplomatiques furent rompus, entraînant l’expulsion de 5 consuls français. Par ailleurs, une visite du village de Sakiet Sidi Youcef fut organisée pour la presse internationale. La Tunisie dépose un recours au niveau de l’ONU. Ce crime colonial a précipité la reconnaissance du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) à l’échelle internationale. C’est dans la lutte pour l’indépendance des pays nord-africains qu’est né le rêve d’une Afrique du Nord libre des peuples.

LA DIABOLISATION ET LE CHANTAGE !

« La Journée nationale du Chahid » et sa charge historique, Abdelmadjid Tebboune a voulu les instrumentaliser contre toutes les Algériennes et tous les Algériens qui sont résolument inscrits dans la stratégie de rupture radicale avec la junte militaire et la situation de non-système dans laquelle elle a plongé le pays. Lui qui est devenu un habitué des séjours hospitaliers en Allemagne, aux frais des Algériens, a osé accuser l’écrasante majorité de ces derniers de « vouloir vendre l’Algérie à bas prix » ! Pour oser une telle ignominie, il faut être le père d’un trafiquant de drogue dure, relaxé parce qu’il est le fils d’un président désigné par des portes-galons au service des puissances néocolonialistes. Pour enlever à la Silmiya les vertus du changement révolutionnaire, radical et pacifique, Abdelmadjid Tebboune préfère caresser les généraux-décideurs dans le sens du poil et parler de « Hirak Moubarak wa acîl » (mouvement authentique et béni). Réduire une séquence historique aussi importante à un simple mouvement n’est pas gratuit.

Le mettre sous le prisme du religieux en lui attribuant le qualificatif de « moubarak  » participe d’une perversion de la sacralité religieuse en l’opposant à l’élan de libération qui traverse la société algérienne. L’inféoder à l’instrumentalisation de l’authenticité en l’inscrivant dans le cadre des rééquilibrages claniques au sein de la junte militaire émane d’une volonté de détourner le processus révolutionnaire de la ligne stratégique adoptée par le peuple algérien, celle d’une rupture radicale avec le régime militaire et la situation de non-système dans laquelle il a plongé le pays. Afin de mettre en échec la Silmiya, la junte militaire tente d’organiser son huld-up, à l’occasion de son deuxième anniversaire, en le réduisant à une célébration folklorique.

Les récentes manifestations de Kherrata ont remis les pendules à l’heure du changement radicale : Yethennaw Gaâ! Pour désamorcer un éventuel retour des manifestations populaires massives dans toutes les régions du pays, Abdelmadjid Tebboune  » a annoncé la signature d’un décret portant grâce présidentielle au profit d’une trentaine de détenus, jugés définitivement, et de 55 à 60 autres, dont les jugements n’ont pas encore été rendus par la justice, et qui seront ce soir ou demain parmi les leurs ».A l’évidence, la libération de chaque détenu d’opinion est à saluer. C’est une victoire pour la Silmiya. Leur bonheur de retrouver leurs familles et le nôtre, aussi. Seulement, une grâce présidentielle, c’est pour des criminels. Elle n’a pas à être prononcée à l’égard des détenus d’opinion. Ces derniers doivent être libérés immédiatement et inconditionnellement, sans aucun calcul politicien et, surtout, sans que leur condition ne fasse l’objet d’un abominable chantage.

Et puis, il est sidérant de constater que le squatteur d’El Mouradia leur ait réservé le chef d’accusation de « crimes liés aux techniques d’information et de communication ayant porté atteinte à l’Etat et induit une manipulation de l’opinion publique et la propagation de fausses informations ». En clair, la junte militaire se réserve le beau rôle de choisir certains de celles et ceux qu’elle a injustement désigné comme étant des auteurs de « crimes liés aux techniques d’information et de communication » et de les gracier. Le délire ! Désormais, toute opinion hostile au pouvoir, publiée sur les supports médiatiques ou les réseaux sociaux, est frappée de criminalité !!

LA MANGEOIRE EST OUVERTE !

Des annonces à tout va ! Abdelmadjid Tebboune en a distribué à profusion. Dissolution de l’Assemblée populaire nationale (APN), des élections législatives anticipées, l’installation de « l’Observatoire national de la société civile » dans une semaine, l’installation du « Conseil supérieur de la jeunesse » dans 15 à 20 jours, « la création de la Cour constitutionnelle » et un nouveau gouvernement sous 48 heures ! La mangeoire est, ainsi, ouverte aux opportunistes de tout acabit ! A l’approche du deuxième anniversaire de la Silmiya, la junte militaire en éprouve une peur bleue ! Pour les généraux-décideurs, tout est bon quand il s’agit d’anesthésier les Algériennes et les Algériens pour les empêcher de reprendre la rue. Mais, ces derniers ne l’entendent pas de cet oreille. De Kherrata à Khenchela, ils ont montré que le peuple reste viscéralement attaché à la Silmiya. La Silmiya, c’est la métamorphose individuelle qui rend réel le renouvellement de la société dans la recherche de ses fondements et dans la redéfinition des rapports de chacun de nous à la communauté du Vivant. La Silmiya, c’est la révolution pacifique dont la puissance subversive du Sourire offre à l’Algérie les possibilités de produire sa propre histoire.

La Silmiya, c’est la possibilité de sortir l’Algérie de l’échec du projet historique porté par la Révolution de Novembre. La Silmiya, c’est possibilité d’offrir à l’Algérie un nouveau projet historique. La Silmiya, c’est la possibilité d’édifier un Etat souverain, séculier, tirant sa force de la souveraineté populaire. La Silmiya, c’est la perspective d’une citoyenneté algérienne ouverte sur l’espace nord-africain et l’espace méditerranéen. La Silmiya, c’est la possibilité de guérir nos mémoires des traumatismes de notre histoire « méconnue/vécue ». La Silmiya, c’est la participation du peuple algérien au combat pacifique pour un Ordre Mondial des Peuples. Le collectif « Libérons l’Algérie » appelle les Algériennes et les Algériens résidents en France à venir massivement au rassemblement du dimanche, 21 février 2021, à 12h30, à la place de la République de Paris.

L’interdiction de la marche, prévue de la Place de la République à la place de la Nation, par la préfecture de police de Paris montre que la feuille de route de la junte militaire est mise en application sous la protection de la France. Elle ne fera que renforcer notre mobilisation ! Ensemble pour dire :Non à l’alliance de deux raisons d’Etat, celle d’une France prisonnière de son passé colonial et celle d’une junte militaire soumise au néocolonialisme, contre le droit du peuple algérien d’accéder à la citoyenneté politique.

ISTIQLAL ! ISTIQLAL !

Le collectif « Libérons l’Algérie » rappelle aux participants à ce rassemblement la nécessité de respecter strictement les mesures liées à la lutte contre le coronavirus et les horaires du couvre-feu sanitaire. . Ensemble pour :

La non-ingérence des puissances néocolonialistes dans les affaires algériennes.

La libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion, sans distinction aucune.

L’annulation de toutes les condamnations prononcées à l’encontre des militants de la Silmiya.

L’arrêt immédiat de toute forme de harcèlement policier et juridique des juristes indépendants, des avocats des détenus d’opinion, des journalistes et de tous les militants pacifiques.

La libération du champ politique et du champ médiatique.

Le rejet du calendrier électoraliste du régime.

Le rejet de toute forme de compromission avec la junte militaire.

La dissolution de la police politique.

Le démantèlement de la junte militaire.

Une transition démocratique indépendante du système.

Une justice transitionnelle.

Une Assemblée Constituante souveraine.

Une République Algérienne Démocratique et Sociale.

La Silmiya a mis à nu l’alliance des raisons d’Etat qui vise à éteindre sa flamme. Elle finira par mettre en échec cette alliance et la jeter dans la poubelle de l’histoire.

VIVE L’ALGÉRIE LIBRE, PLURIELLE, DÉMOCRATIQUE ET HEUREUSE.

VIVE LA SILMIYA

GLOIRE A NOS MARTYRS.

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