Les mythes n’ont pas la peau dure.

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1960

Salim METREF

Un jour, longeant une rue située à proximité de la station de métro Corentin Cariou dans le 19 ème arrondissement de Paris, je fus étonné de rencontrer une personne  demander de l’aide à la sortie d’un magasin. Mon étonnement fut d’autant plus grand que cette personne qui portait une Kippa sur la tête était seule à le faire dans un quartier réputé pourtant  abriter une importante communauté juive.

Je ne compris que plus tard que cette situation n’était pas exceptionnelle et que la brèche ouverte dans la solidarité légendaire de la communauté, comme ils disent, s’élargissait chaque jour un peu plus. Je remis quelques pièces de monnaie dans la petite boîte que tenait le vieil homme.

L’esprit des Français fasciné par  la puissance de la communauté juive de France aura été sans doute ébranlé ce jour là par cette situation plutôt nouvelle. Ce ne sera en tous les cas pas le premier mythe qui ne résista pas à  la déconstruction par le réel. Ces souvenirs me reviennent à l’esprit parce que le génocide du peuple palestinien se déploie devant une opinion  internationale médusée, encore sous hypnose, mais qui peu à peu découvre l’infâme commis par les artisans de cet immense mensonge que fut ce récit servi à satiété par le sionisme, devenu l’autre face de la bête immonde, à une bonne partie de la communauté juive y compris à ses franges les plus pauvres et les plus modestes.

D’autres mythes, inéluctablement, s’effondrent comme cette armée invincible qui s’enlise à Gaza et qui découvre, déconcertée, ce qu’est la Bérézina. Face à d’audacieux et combatifs soldats du Hamas,  la note sera salée pour l’armée sioniste et l’équation des rapports de force militaire complètement redéfinie au Proche-Orient. Il aura donc fallu que ces tunnels de l’honneur et de la résistance soient construits dans la douleur pour que les mythes explosent et que soit lavé  l’affront d’une cuisante défaite subie, après moult trahisons, en 1973 et en 1967.

Une armée sioniste qui aura tout fait subir au peuple palestinien. Exode, expropriation, déplacement, déportation, assassinats de masse puis « cerise sur le gâteau » génocide puisque aujourd’hui les éléments constitutifs de ce processus d’extermination de masse sont réunis. L’avenir oubliera peut-être la Shoah et l’humanité retiendra que le génocide a changé de côté et que les milliers de nourrissons Palestiniens morts sous les bombes au phosphore blanc sionistes seront le marqueur de ce que l’humanité peut vivre de plus abject et de plus odieux.

Le combat du Hamas Palestinien libérera la Palestine et sa capitale EL Qods et permettra aux Palestiniens de retrouver leur terre et leur patrie. Il permettra sans doute aussi et sans l’avoir vraiment cherché  à la communauté juive de se libérer de la domination et de l’endoctrinement sionistes qui depuis la fin de la seconde guerre mondiale l’empêchent de vivre normalement avec le reste de l’humanité, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs et les mêmes aspirations. Sans être ni les  meilleurs ni les pires que l’humanité  recèle en son sein.

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